ALLOCUTIONS DIVBBSES KT SEBMONS DK CIRCONSTANCB
tère! 0 sainte Virginité qui alTranchis des sollii'.itudes de la terre, tu donnes aux âaaes un époux qui ne peut mourir, en qui elles ne trouvent jamais ombre (i'imperfection, qui les aime, qui les rend heureuses par son amour; elles n'ont à craindre que de ne l'aimer pas nffPT, ou d'aimer ce qu'il n'aime pas. Exig;àt-il beaucoup de ses épouses, qu'elle! i!' . er tmp cher l'honneur qu'il leur fail ; mais il ne demande d'elles
(; iicur.
Oo est tenté de penser que c'est un joug écrasant de s'assujétir, n s.^e, à la charité, mais encore aux fantaisies, ou aux duretés
de ■ ! I pourtant un grand bienfait ; car bon gré mal gré, il faut se sou-
rneiiii'. A qui se 6uumcttrail-on dans le siècle 'l à un mari, parfois à un serviteur, à ses propres caprices, à ses propres passions, ou du moins à une vaine sagesse qui, sous une apparence trompeuse, est souvent pire que les passions elles mômes. En religion en se soumet à Diej à proprement parlt-r. r.'est ceriain pourvu qu'on ait la foi: les supérieurs tiennent sa place. Le servir n'est-ce pas régner? s'ils abusaient de leur autorité, tant pis pour eux ; il ne vous en reviendra que des biens sérieux ; vous aurez l'ocrasion de vous humilier, de raorlifier votre amour propre trop sensible. La Providence se sert des défauts des supérieurs pour corriger les vôtres. Ne vous irritez pas contre l'homme, car l'homme n'est rien; ne vous élevez point contre celui qui tient la place de Dieu même, et en qui tout est divin pour votre correction, même jusqu'aux défauts par lesquels il exerce votre patience. Souvent les défauts des supérieurs nous sont plus utiles que leurs vertus, parce que nous avons encore plus besoin de mourir à nousmêmes et à notre propre sens, que d'être éclairés, édifiés, consolés par des supérieurs sans défauts.
Du reste, la solitude, le silence, l'obéissance exacte à la règle et aux constitutions, qui, au lieu d'être un joug pénible, ne sont que l'Evangile, ou la loi de grâce appliquée, et par conséquent le joug doux et léger du Maître, garantissent presquede tout ce qu'il y aurait à soufTrir des supérieurs et des égaux, pourvu qu'on aacbe se taire, ne pas se mêler de ce dont on n'a pas la charge, et chercher son soutien en Dieu, et non en des amitiés particulières, source de critiques et de murmures. Que peuvent les défauts des supérieurs, sinon nous retrancher quelque vaine consolation, mortifier notre goût en des bagatelles î N'est-ce pas pour nous un sujet de mérite 1 Le pis qui puisse vous arriver, c'est de n'être jamais dans les emplois de confiance, qui sont pénibles et dangereux, qu'on est fort lieureux de n'avoir jamais, et qu'on est obligé de craindre. Le pis qui vous puisse arriver, c'est que ies supérieurs vous humilient et vous mettent en pénitence, comme si vous ne deviez pas y être toujours, comme si la vie chrétienne et religieusfl n'était pas un sacrifice d'amour, d'humiliation et de pénitence continuelle) Où est-il donc, ce joug si dur de l'ubé ssance T hélas I je dois bien plus craindre ma volonté propre que relie d'aulrui. Ma volonl»?, si bonne, si raisonnable, si vertueuse qu'elle soit, est toujours ma propre volonté qui me livre à moi-même, qui me rend indépendant de Dieu et propriétaire de ses dons, si peu que je m'y arrête. La volonté d'aulrui, qui a autorité sur moi. quelque injuste qu'elle soit, est à mon égard la volonté de Dieu toute pure. Le supérieur commande mal ; mais moi j'obéis bien, heureux de n'avoir qu'à obéir I
Qu'on ne dise donc plus que l'obéissance est rude. Au contraire ce qui est rude, c'est d'être livié à soi-même. Il est doux de n'être plus à soi, à ce matire aveugle et injuste. Que volontiers je m'écrie, avec saint Bernard: Qui me donnera cent supérieurs, au lieu d'un, pour me gouverner ! Ce n'est pas une gêne, c'est un secours : plus je dépendrai de mes supérieurs, moins je serai exposé moi-même. Il en est des supérieurs comme des clôtures : ce n'est pas une prison qui lient en captivité, c'est un rempart qui défend I urne faible contre le monde trompeur et contre sa propre fragilité. A -t- on jamais pris la garde d'un prince pour une troupe d'hommes qui lui ùtent la liberté ? Celai qui se renferme dans une citadelle contre l'ennemi, conserve par là sa liberté, loin de là perdre.
0 bonheur de la vie religieuse, 6 pauvreté plus riche que tous ies tiésors, 6 chasteté plus douce que tous les plaisirs, 6 obéissance, vraie liberté des enfants de Dieu, abnégation complète d'une ime à qui Dieu est tout I le monde esl crucifié et mort pour elle ; elle n'y pense plus ; elle est crucifit'e et morte pour le monde, mais elle vil en Dieu. Voilà la vie religieuse. Qui ne l'estimerait, qui oe l'envierait, s'il comprend son bonheur pour ce monde et pourl'aulreT
-♦8'. * lan. Pour une profession. Sur /a virginité, d'opm/?0Muc(.
I>ef}i >os uni viro virginem castain exhibere Christo. L'Apôtre saint
Jean vl.„ ...:.'ire la gloire des vierges les représente sur une montagne avec
l'Agneau. D'où vi«nl qu'elles sont sur une montagne élevée, bien au-dessus du monde, sinon parce que la virginité les sépare ? El d'oîi vient qu'elles sont avec l'Agneau, sinon parce que la virginité les unilTEt c'est aussi ce que saint Paul exprime par ces paroles: Je vous ai promise à un seul; c'est la séparation d'avec tout autre. Je vous ai promise à un seul époux, c'est l'union la plus intime. Voilà donc le rôle des épouses de J.-C. sur la lerre : c'est la séparation d'avec le monde et les créatures, et l'union à N.-S.
2485. 1. Séparaiion de la vierge. Si nous entendons bien ce que c'est que l'homme, nous trouverons qu: nous sommes comme suspendus entre le ciel et la terre, sans
t>OUR PNB PROFESSION 1">29
iu'on puisse bien dt^iMJer anque) des deux noas appartenons.lt n'y a point an inonde une que ia n6tre : une partie de ouus est tellement bru'e, qu'elle )éies ; l'autre est si haute et si relevée, qu'elle semble nous éga< es. ijui pourrait lire sans s'étonner de quelle sorte Dieu forme l'hom- :il, il prend de la boue; e>l-il une matière plus vile? Après, 11 y insr - vit' il y grave son image et sa ressemblance; esi-il rien de plus aijmiraole ■ vous disais, chrétiens, que nous sommes entre le ciel et ia '.<•:■ V. -: •■ l'un et l'anîre puissent disputer à qui nous appartenons & n>.riaiité ; à la terre ; l'image de Dieu nous adjuge au ellement p ;l semble qu'on ne puisse faire justice sur ^a.i3 iriuz, ruiner et .- . - ■ ' •• ■■■"lion violente ; touteest pas de la sorte. 1. 1 - pas notre condition aine que celte imporKi -ment terminée. '; ; - ; . -'-a donc uft si granit procès ' Qui décidera celte question, qui met toute .■\ :i . <()Utet Chrétien, n'en doute pas, ce sera toi-même. L'homme est la ■ procès, et il en est lui-même ie juge. Oui, nous pouvons prononcer -I nous sommes de la terre ou du ctel : selon que nous tournerons nos i'^ ■serons des brutes ou nous serons des anges célestes. C'est pour- 1, Dieu a formé l'homme avec l'usage de son libre arbitre; ani- M' du Ciel, s'il sait s'attacher à son créateur. Terrenum animal, ■ret auctori. Ne nous plaignons pas, chrétiens, si eei nI liée à une chair corruptible. Dieu qui. par un très ...<:.. A .,.,.. ,....„ 1..: ^ inspiré nr." — '-■" ••frtu
• ; et si no; - a
. ia préémice . 'Si
due, ce cur)ia itième (qui n'en serait éionnéj, oui, ce corps tout pesant, tout mortel
qu'il Psi, pa>-pr i au rane des choses célesies, parce qne l'âme, qui est la partie princi-
liale à laqu ' maine, attirera - avec elle, .ent
omme un - ■.. mais encore c mpagnon f
^ '■■^' ■■ -, "a.r les parolti .. .„ ... ApOtre, que -^^ ■ ..o dé-
■li.) Défaites-vous de l'homme terrestre, qui n'a
>. par une juste sentence, venus du ciel et faits
iiii vous tiennent attachés à la terre.
>int aux choses immondes, et je vous
• '" " ■ '- - ■' créa
uU-
; is appelons impur ce qui est mêlé ; et pur. ce qui
-..•;e. Tant que l'eau n'a point perda la limpidité de --i i'jurco, L- le - igiie en p.i- ' > lerre, elle en détache quelques
parties qui se nx' .e, elle perd sa cesse d'éire pure dès qu'elle
est mêlée. V' - >>' nos pensée». ..... ^.. ,étre infiniment pur, parce que
sa nature > 'e de toute altération étrangère, sans mélange, sans
chan^pmer.' levée au-dessus de tout le créé. Il ne ro.oit rien de
> ncbe ; et il ne souffre rien en lui-même i\' ures
, répandant par degrés sur les créatures, ne de
pius pn-s acte que >•>> ii eiligences célestes, qli' " "' ■':-''osde toute hiukii-. .Mais après les anges du ciel doivent venir ceux de la \> i virginité qui les fait et
qui les séoare du iit-<' : ei .lueune vertu ne va plus . i, en eiTet, de» vertus mo-
rales : ^ limites; mais il yen est d'autres qui ne sont jamais
sati^f nues à ce qui »»«t pin» élevé. Le couragem est f*»rme
( ,i;s le nngn.ii.i.<me peut a p' assez de dan -sex
;ieB pour exircer sa vertu i inne géni mx
, . .r>,l,.-..n. ,. V,. r.rPi.nie JU$<J„ .. 1 .l.m,, .'nd
^ sens; la pas
eds et <!'e ee.
le
ht,
I 111 1 ?>cs ijr.-» ;.iu ■ i^nS
j en haut au-dessu nt.
r ..iriul. en ''éU:\ .las
ml .; -ni