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iiioe pciue partie et elle en agite toute la surface ; duoc vigilance cl Jiiiacbemcnt gé* éral, afin de goûter:
1230 ai.lolitions dîneuses et sermons î)E circonstance
^tf^^v |( L'union à Jésui. Les esclaves des plaisirs coupables ne penvent s'unir au \) ;elé ; les âmes les plus détachées des choses mortelles sont les plus
(! sements de celte souveraine beauté qui ne se montre qu'aux esprits
pu..^ ......V ...11 ne détache de la terre comme la virginité, qui sépare l'&me en l'élevant, il est clair que c'est avec elle que Jésus s'unit avec plus de complaisance. Qui pourra dire l'amour qu'il porte à la sainte virginité? Il ne veut point de mère qui ne soit vierge ; en célébrant la dernière pàque, il met sur sa poitrine un disciple vierge ; en mourant sur la croix, il honore de ses derniers discours les vierges ; c'est lui qui dans sa gloire veut avoir les vierges en sa compagnie. C'est que la vierge, cogitât quœ Domini sunt; retirée loin des soins du m^nde dans son intérieur, elle n'ouvre la porte qu'à Jésus seul. Aussi est-ce là le sanctuaire que Jésus se platt à habiter, parce qu'il n'y entre que son saint amour ; il aime d'autant plus à en remplir les âmes qu'il les trouve plus vides de l'amour du monde. Quelle doit être votre joie, 0 Vierge, dans celte mystérieuse union ! C'est là. dit saint Bernard, que les amertumes contentent, parce que la charité les change en douceurs. Dilectus meus mihi et e'jo illi ; tl cet Epuux n'a-t-il pas tout ce qui peut saUsfaire l'épouse la plus exigeante? 0 disciple bien aimé, disciple vierge, d:les-nous quelque chose des délices des viert;es. J'ai entendu, dit-il dans l'Apocalypse. une voix du ciel, comme le bruit de grandes eaux, et comme le son de plusieurs instruments de musique ; et ils chantaient un cantique devant le trône, et nul au- Ire qu'eux ne pouvait l'apprendre. Ce sont les vierges, et ils suivent l'Agneau partout où il va. C'est un cantique nouveau ; car la virginité est propre à la nouvelle alliance; toutes n'entendent pas ce cantique, car Jésus a dit que tous ne comprennent pas le conseil de garder celle vertu ; ce cantique retentit comme le bruit de grandes eaux, parce qu'il vient d'une joie abondante ; il raisonne avec justesse parce qu'il naît d'une joie réglée, qui n'a rien qui ressemble au débordement de la joie mondaine. Courage donc, voyez cette sainte compagnie qui vous tend les bras ; venez, dit-elle, venez clianter avec nous les louanges de l'Agneau sans tache ; là les Agnès, les Cécile, les Ursule, etc. vous montrent la place qui vous esl marquée, si vous gardez la foi à votre Epoux, si pour lui rester saintement unies, vous réglez touten les passions de votre âme ; et saint Augustin vous apprend que c'est plus facile pour vous de les modérer, qu'il n'est facile aux amateurs du mondu de les contenter. Veillez sur vos oreilles : c'est par elles qu'Eve a été séduite ; gardez vus yeux : ce n'est pas en vain qu'où vous donne un ville, comme un rempart de voire pudeur qui retient vos yeux et exclut ceux des autres. I lai^'nez où il n'y a pas lieu de craindre, afin d'être en sûreté dans le péril môme. Voire Lpuux esl plein d'amour, concupiscet rex decorcm tuum. mais il est jaloux : respiciena per fenestras, prospiciens per cancellos.U ne peut souffrir que votre cœur se partage, c'est pourquoi, en vous donnant à lui, vous renoncez aux biens de ce monde et même à votre liberté, lui protestant par là que vous foulez tout aux pieds pour n'aimer que lai. Soyez fidèles : et vous chanterez à sa suite, au ciel, le cantique virginal. 2487. Flan de Massillon pour une profession.
Misit de summo, et accepit me, et assumpsit me de aquis muUis; ... et eduxit me in latitudinem quoniam voluit me.
Division. Deux consolations de la vie religieuse. I. Une consolation d'élection. II. Une consolation de préservation.
I. Une consolation d'élection. Outre cette élection invisible par laquelle la miséricorde de Dieu nous a marqués du sceau du salut, et nous a sépares de la masse de perdition, il est des élections visibles qu'on peut regarder comme les moyens et les préjugés consolants de la première. Or, telle est la vie religieuse eo efTet, dans les Ames que Dieu appelle à cet état.
1o On y voit une préférence marquée au milieu d'une infinité d'Ames jetées au milieu du monde: 1) Préférence de pure bonté. Car, au lieu que les hommes ne nous préfèrent, dans la distribution de kturs grâces, que parce qu'ils nous trouvent ou plus utiles à leurs desseins, ou plus dignes de leurs bienfaits; Dieu, dans ses choix, ne consulte que sa miséricorde, parce que nous en sommes tous également indignes. Ainsi les heureuses inclinations, le premier âge passé dans l'innocence, i'éloignement naturel du monde, sont les suites heureuses, et non les causes de votre élection. Car combien d'autres, avec les mêmes secours, n'ont pas persévéré dans le dessein qu'elles avaient de s'ensevelir avec JésusChrist dans ces saintes retraites? 2) Préférence consolante par sa singularité. Considérez ce qui se passe dans l'univers: comparez, si vous le pouvez, le petit nombre d'Ames justes et fidèles, qui au milieu de nous vivent de la foi, à cette multitude effroyable d'infidèles, d'errants, de pécheurs, de mondains, de tous les pays et de toutes les nation», qui suivent les voies de la perdition et de la colère : c'est on atome au milieu d'an espace immense : et cependant c'est parmi ce petit nombre même que le Seigneur vous a choisie; il vous a élue même parmi ses élus. Que de grAces renfermées dans une seule grAcel il vous a séparée de tant de peuples qui ne le connaissent pas, oa qui le connaissant ne l'adorent p.is comme il faut, de tant de fidèles, qui en l'adorant, violent sa Loi sainte ; il vous a privilégiée encore par dessus ce petit nombre d'Ames justes, qui au milieu des périls da monde le servent, mais sont obligées de se partager entre le monde et lui: sentez-vous tout le prix de cette préférence? 2* Nouveau sujet de consolation dans votre élection: Les moyens dont Dieu s'est