PRIÈRE. — AVE MARIA
la lui conférer, c'est pour Ken revèlfr que Dieu la préservée du péché originel, et de toute souillure, môme légère, el lui a donné Ju plénitude de la grâce. T'est pane quelle est la Mère de Dieu «ju'elle règne au ciel, sur la terre et dans les enfers, (pi'elle est toute-puissante sur le cœur de son Fils. «Test parce qu'elle est Mère de Dieu qu'elle est en même temps notre Mère, car Dieu ne s'est fait Fils de Marie qu'aOn de devenir notre frère et qu'afin que nous devinssions avec lui fils de Dieu. Devenus par la rédemption les frères de Notre-Seigneur, nous avons Marie, sa Mère, pour mère adoptive. Sainte. Marie. Mère de [Heu. nous pouvons compter sur Totre ci'édit, il est tout-puissant f( sm- voir.- i<'ndresse maternelle, nous sommes vos enfants.
616. Ora pro nobis. Vricz (h>w jmur iMni>. \tms êtes la toute-puisance suppliante ; usez en notre faveur de relTii-aeité de votre prière ! Obteneznous tout ce qui nous manque ! Pecratorihus. Nous sommes de pauvres pécheurs; pauvres. les mendiants de Dieu, nous n'avons que ce qu'il donne ; et s'il nous délaisse, tout nous manque; pécheurs, au néant de notre nature nous avons ajouté celui du péché <pu nous a valu la disgrAce do Dieu. Les plus grands saints parlent et peuvent parler ainsi avec vérité : le juste lui-même pèche sept fois (1).
Vous, le refuge des pécheurs, l'espérance des désespérés, priez pour nous ; détournez de nos tètes la colère de votre P'ils que nous avons attisée, obteneznous notre pardon ! Maintenant. Marie, le passé n'est plus à nous, nous en avons abusé ; l'avenir ne nous appartient pas ; demain peut-être nous aurons disparu de la st^ène <lu monde. Maintenant donc, priez pour nous, ne tardez pas davantage: nos besoins sont urgents ; maintenant dans la misère présente, dans les tentations qui nous poursuivent, dans les malheurs qui nous menacent, dans les douleui^s qui nous aftligent, priez pour nous î
617. Et in hora mnrti.s no.str(P. Si notre vie est si amère, notre mort nous est bien plus redoutable encore. A ce dernier passage du temps à l'éternité, à cette heure suprême où l'enfer tentera tout pour nous perdre, où le souvenir de nos iniquités sèmera dans nos cœurs l'épouvante, où la pensée d'un juge terrihle ni.us glacera de terreur, priez pour nous, assistez-nous, défendeznous ; prenez notre àme et transportez-la abus dans le sein de Dieu ! Amen. Ainsi soit-il. (Ju'il en soit ainsi, ô Vierge ttcnie!
s;.,:.,i„ , -tnide, à son lit de mort el n'avanl plus de force, ne put prononcer juesmotsde l'.lr^ .Maria, encore plus du cœur que des lèvres,
et t.., ..il de voir la Mère de Dieu. Nous ne sommes pas des saints;
mais si Marie ne se fait pas voir à nous, elle assistera sûrement ceux qui, duranlja vie, lui diront souvent cette belle prière, qu'il faut répéter itartoiil, dans les champs, dans les maisons, par les chemins, ilans notre couche, et suriniii (1,1 IIS les tentations. Heureuses les âmes qui par celle fréquente prière, lit une sainte vie et une mort de prédestiné! Elles répéteront élci I it dans le ciel avec les anges : Ave Maria (i). (V. n. 211)9 et le trait du n. ii<)3).
(1) Alexandre le Grand disait : u Une seule larme dp ma mère a effacé beaucoup dt condamnations à mort. » Qu'en doit il éire des prière,s et des larmes de Marie?
(i) (a) M.?r Dupanloup fut un Jour appelé auprès du lit de doulecr d'une jeune dame de io ans, Rlle d'un des plus illustres maréchaux de I Empire ; elle se muurail après avoir mis au monde un bel enfant. L'évéque, en arrivant auprès d'elle, la trouve inondée de paix, au milieu de Inutceux que son état plongeait dans la plus douloureuse trislesse. « Est-ce m'z pas, mon Père, lui dit elle, que j'irai au ciel? — J'en
ai la ferme espr évéque. - El moi, reprit la malade, j'en suis sftro. —
Comment cela? .^ ipclet tous les jours depuis quatre ans. Il n'est pas pos-
sible qu'ayant dit à la Mainte Vierge cinquante fois par jour : i'riez pour nous maintenant et à l'heure tlp nntre mort, elle ne soit pas là pour m'assister. » Et cette jeune femme, non sans la' - htcc une sérénité radieuse, con.«ola ses vieu» parents, encouragea son I bénit son petit enfant ; et au milieu de ces embrassenienls qui cherchaient en ><>iii <i la retenir, elle quitta tous les honneurs de la terre nour aller joyeuse au ciel.
(b) Né dans l'Ile Maurice, de parenU angiata protestants. H. Tukwell, à l'Age de ais ans, eniendii réciter \'Ave Maria el le retint. Sa mère, le lui entendant répéter, lui en