‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 41 sur 416 · OI.OSE · texte numérisé non relu

OI.OSE

r.18 Acie de oonirlilon. — La nrcossilé do l'acto de conh-ilionel la niunit'io de le i.ioduiro sont nno des trois cht-scs que saint Lronard répéluil au iMMii.le avant rlia.|.io .•onléicnce. Sur rin(|uante nn.rts il y en a trente de sul.iles ou d'imprévues. Il est donr bien nécessaire que ciiaque fuide snehe fnire un aite d<- .•••nlrition parfaite (1). La contrition parfaite est loudec sur un acte d'amour de Dieu par-dessus tout et |.our lui-iuème: il comprend : 1" l'acte d'amour parfait ; 2<' la douleur, le rei^rel iuolon<l et sincère d av«ur offensé un Dieu si parfait <pie l'on aime |.ar-dcssus tout, et par eonse.pient la (Jéleslation la haine, rinureur de toutes les fautes commises ; > le lerme propos Pour le pri>duire ù la mort, il faut qu'on siml.ilue A le dire fn-queminent dans In vie. en entrant dans les sentiments qu'il exprime. Afin de nous familiariser avec cet acte de contrition, nous le redirons souvent. Ne 1 omettons jamais surtout après être tombés dans une faute grave. Quel malheur irréparahie, en elTet. si vous étiez frappé de mort après un pèche mortel, sans avoir dit à Dieu que vous l'nimezdetout votre cceiir, que vous avez horreur (le tous vos péchés et que vous vous rc|tenlez sincèrement de l'avoir offense ! Faites aussi cet acte de contrition, matin et soir, à votre prière. En voici une formule : Mon Dieu, parce que vous êtes infiniment parfait et aimable, je vous aime plus que tout, et par amour pour vous je me repens souverainement de vous avoir offensé, et je vous promets de ne plus vous ofTenser désormais. (Voir la raison de cet acte, dans notre Abrégé de Théologie,

Ainsi donc le Notre-Pére, le Je vous salue, le Je crois en Dieu, que nous allons expliquer, les cojnmandements de Dieu et de l'Eglise dont nous vous avons entretenus précédemment, et enfin Yacte de contrition dont vous comprenez maintenant la nature et la nécessité, voilà la ju-ière mic tous mmis direz tous les jours de votre vie, matin et soir, autant que possible en famille, en V ajoutant "un Pater et un Are pour les défunts ; mais lors même «pie vous seriez'en voyage, ou avec des gens qui omettraient la prière, ne la manquez jamais.

m d'amers reproches; mais l'enfanl lui fit voir dans l'Evangile que l'archange Gabriel avait récité VAve Maria. Quand il eut treize ans, des protestants déclamant dans le salon de sa mère contre 'e culle de la Sainte Vierge, l'enfant prit dans la Bible le Magnificat cl leur dit ces mots : Toutes les natiofis m'appelleront hienheureuse. Pourquoi donc s'élever contre ceux qui glonfienl Marie? » La mère s'écria alors : « Cet enfant fera on jour ma honte : il se fera catholique. » Sa prévision se réalisa dès que l'enfant fut libre. Il voulait convertir sa soeur qui éiait mère de famille; mais elle rejeta bien loin sa proposition ; ct-pendanl, deux de ses enfants étant alleinis du croup et sur le point de mourir, elle cnnsenlii à réciter avec son frère VAve Maria, et les deux enfants furent guéris. M. Tutkwell quille alors son emploi d'officier des douanes anglaises, el vient rejoindre à Aire Mgr Delannoy, qui l'avait connu à l'Ile Bourbon, pour lui demander l'ordination sacerdotale.

(1) On expliquera donc plusieurs fois celle doctrine aux fidèle».

(3) (a) Une femme, qui menait une vie .«candalcuse, alla un jour enlendre saint Vincent Ferrier pour un tout aulre motif que celui de profiter de sa parole. Aussi se plaçal-ellc dans un endroit apparent, afin d'être mieux vue de ses admirateurs. Mais bienl6l les paroles du fninl pénètrent le cœur de cette malheureuse ; elle se met à fondre en larmes de repentir. Sa douleur fut si vive qu'elle enfui suffoquée el tomba morle à terre à la vue de l'auditoire. Tous ceux qui étaient là avaient é'é témoins de sa douleur ; mais ils irembiaiont pour son salut. Vincent inspiré de Dieu leur dit : « Soyez sans crainte, la contrition parfaite l'a sauvée ; mais priez pour elle. » El une voix du ciel w fit entendre à tout l'audiloiie, et elle dit : « Ne priez pas pour elle; car elle esl en : '■

i.islase le Sinalte raconte que du temps de l'empereur Maurice, il y avait

su; cres de la Thrace un célèbre voleur qui répandait la terreur partout. On

avait essayé en vain de lui tendre des pièges, el de le faire cerner par des soldats. L'fcm(p( reur lui envoya un jeune homme pour lui dire de venir auprès de lui. Le voleur, frappé par ce message de l'empereur, devint doux comme un agneau, et vint devant l'empereur avouer ses crimes et se remettre à sa clémence. Maurice lui fil grâce; ei

le V. I ^■<irt[ lombé malade bientôt après, fut placé dans un hôpital. LA, senlanlsa fin

pi repasse dans son esprit tous ses crimes, il se mel à les pleurer avec

d - larmes el il mcuri. Le médecin qui l'avail soigné pendant la nuit

eut une vision, dans laquelle il vil les démons mettre les crimes du bandit sur un pla-

PRIKRE. — CREDO 217

^ III. — Vérités à croire.

649. Je crois en I>ieil. — I.osdonzo «lisciplps. qm- .lisus i.miM sfijiil choisis, pour t'iro los inissionnaires des vôril^s (|ii"il Icuravail apprises, avant de se narlnsjer le momie et de se s»''parer les uns des autres, pour aller prêcher I Kvanirile du Kils de Dieu, ooniposèrent le Jf crois en Dieu, (i'est pourquoi ou appelle \e Je crois en Dieu, le Symbole ou la profession de foi des Apôtres. Celte prière est \m abrégé de oc que Jésus-Christ avait enseigné, et de ce que tous les ministres de Dieu doivent prêcher. I.es commandements de Dieu cuntiennenl tout ce que nous devons faire; le Notre Père el le Je vous sa/ue, Marie, tout ce que nous avons i\ demander ; et le Je crois en Dieu, ce que tous les fidèles doivent croire, l'nissons-le <lonc toujours au Pater et à 1 Are Maria de la prière du matin et du soir, et en le récitant avec attention nous nous rappellerons tout < e <pie notre Dieu a fait de prodiges pour nous, toutes les vérités surnaturelles quil nous a apprises et que nous aurions toujours ignorées s'il ne nous en avait instruits (1). Expliquons cette prière et vous en comprendrez rexcellence.

Giif). Pr«»mler article. — Je crois en Dieu. Je crois à la parole des hommes inslniils et sinrères, qui m'apprennent avec loyauté ce que j'ignore moi-même. Je suis convaincu de ce qu'ils me disent, et cela d'autant jdus ipic j'ai des preuves plus évidentes de leur science et de leur franchise ; mais je sais aussi que tout liomme peut se tromper et peut mentir. Dieu ne peut ni l'un ni l'autre, ma raison et la parole de Dieu me le disent. Je crois donc tout re que Dieu a dit, il m'a assuré qu'il parlait lui-même, et il l'a prouvé par d'éclatants miracles. Je sais sûrement qu'il est venu sur la terre parler aux hommes, l'histoire de l'univers entier est là poiu* l'attester : les hérétiques, les schismaliques le croient ; les païens eux-mêmes m'attestent ses miracles.

teao de la justice divine, et le plateaa s'abaissa. Les anges qui voulaient prendre ta défense ne savaient comment contrebalancer ses iniquités; mais trouvant auprès de lai son mouchoir trempé de ses larmes, ils le jetèrent dans l'autre plateau qui l'emporta.

(t)(a) Saint Pierre, martyr, était fils de parents manichéens. Son père le confia pourtant à un mallre catholique, qui était en grande réputation de science, et qui apprit à son élève le Je crois en Dieu. L'enfant le récitait même devant ses parents hérétiques ; et aux «hjpciions qu'ils lui faisaient, il répondait toujours : Il faut croire ce qu'ont en- «eicr res. Dès l'âge de 15 ans, il entra chez les Dominicains. Devenu prêtre, il

ran. -Cllri^t une foule d'hérétiques. Ceux-ci lui jurèrent une haine à mort;

et qu-u'i . .r. .e revenait de Côme à Milan, ils appostèrent sur sa route deux assassins, dont l'un lui déchargea deux coups de hache sur la léte. Le martyr est renversé baigné dans son sang ; il a pourtant encore la force de se mettre à genoux pour réciter une dernière fois le Symbole des Apôtres. Et pendant qu'il le récite, il reçoit un coup de poignard dans le cûié et expire dans cet acte de foi, le 6 avril t2ri2. En récitant le Je crois en Dieu, pensons que les martyrs l'ont dit avant nous, et disons-le avec la même fui qu'eux.

(hi In vifiiiard demandant un jour l'aumône au cardinal Bellarmin, le cardinal le III enli et lui dit dn réciter le Symbole des Apôtres. Le vieillard répondit qu'il

nel» « Comment à cet Age ne pas savoir prier, reprit Bellarmin T — Personne

ne me la appris »,dit le vieillard. E( alors le cardinal se mit à lui apprendre le Credo. Hélas, combien de gens auraient besoin aujourd'hui d'un maître aussi charitable I

(C' »'-' '■' (■'-•■-I avait une d-'- •■ '■ - ■■- '■ '■•■•-•■ - •'•• v;...>i. l'on I 11,'ne elle f.i que-, . .1 à le chani.

Et le y prrnait un tel plaisir que, plus lard, devenue reiigieuae, elle le chanlail *uuvua pendant les rérr^'ationn.

(d) En r icains de Castres, ob \>' • ■ 'i-

ques s'éi.i ir une troupe de cah

avoir assoi; ., .rux n"^'?ii»>i« 'i« avaici.. - - ^l

le bienheureux Pierre Ouillot. qui était pr: int sur un Ane, le visage tourné

en arrière, tin mnr<; dins \r\ hurtip. et le ; ' par tous les quartier» «If '« ville,

en l'accal' lui avuir fait su* '<

indignes !■ la rivière. Il re\ '

pendant qii on lui hkui ul-^ i:i>u)>- <j .iKjuriMiM-, ci joiiiii ics brts cnsAnglri: *

par trois fois : Credo, Credo, Crcdtj, et rendit l'esprit.

L'I'^lisc tallinliquo à lui|iiellc .I('sus-(:hrisl n pnmiis i\o la |)rt'SL'ivcr do louto erreur. Il^plise dont la divinité est prouvée par des miracles et par la sainteté de la vie d'un grand nonjbro de ses enfants, nous enseigne que Dieu nous a parlé, qu'il a laissé au monde l'Evangile qui renferme sa parole, l'Kvangile que 2(X) millions de catiioliques. (jue les prolestants eux-mêmes conservent. Je crois à IKvangile, je crois à ce que Uieu a dit, j'en suis certain et je l'accepte sans hésitation et sans doute. Mon Dieu, jadhcre pleinement dcsprilct de co'ur A toutes vos paroles; ne m'avez-vous pas fait connaître (jue vous f tes la vérité et la science infinies? Le ciel et la terre passeront, mais votre parole ne passera pas. Jimis ma voix k toutes les églises du monde où tous les fidèles chantent C.reilo.

(Jil. Je crois en Dieu, non pas en plusieurs dieux comme les infidèles ; ma raison et ma foi me disent qu'il y a un Dieu infiniment sage, puissant, bon, qui voit tout, entend tout, sait tout et est infini dans toutes ses perfections ; j y crois parce que Dieu s'est ainsi fait connaître à moi ; ma raison et ma foi nie disent en même temps qu'il ne (»eut y avoir {tlusicurs dieux. S'il y en avait deux, comment l'un et l'autre pourraient-ils tout ? i/un n'aurait pas la puissance de l'autre. Ils ne seraient donc lout-{)uissants ni l'un ni l'autre. De même ni l'un ni l'autre ne seraient infinis. 11 manquerait à l'im ce (pie l'autre aurait. (Comment Dieu serait-il l'être suprême, s'il avait un égal (]ui ne dépendit pas de lui ? Mais ce que je conçois, Dieu est venu me le dire dune manière plus claire : Audi, Israël : Dominus Deus noster, Dominus unim eut. (Deut. vi, i.) Viilete quod er/o sim soluset non sit aliun /Jeus prwterme. (Ibid. x\xu, 39.) Je crois qu'il n'y a qu'un Dieu. C'est pour lui que ie suis fait, c'est pour le servir, l'aimer et le posséder un jour que je suis sur la terre (f).

622. Spirifus est Deus. Dieu est un pur esprit comme les anges. Erreur de se le représenter avec une tête, des yeux, des oreilles, des pieds et des mains comme nous. Il est là et nous ne le voyons pas. Nos mains ne peuvent le saisir, |»as pliLs que l'anfre gardien de notre voisin. Si on le représente sous la forme d'un vieillard, cesl pour nous faire comprendre son éternité. Si on lui donne des veux, des oreilles, des bras, c'est pour nous montrer qu'il voit, qu'il entend, qu^il fait tout. Personne ne l'a vu ; mais il est venu lui-même, en la pei"sonne de son Fils, nous faire connaître sa nature.

Et c'est ce Fils rie Dieu qui nous a appris (pien Dieu il y a trois Personnes distinctes. Le soleil rpii éclaire les corps a la chaleur, la lumière, la forme ronde ; mais il n'y a qu'un soleil. Dieu, le soleil des intelligences a trois Personnes distinctes ": le Père, le Fils et le Saint-Esprit. .Nous les nommons en faisant le signe de la croix. Ces trois Personnes ont la même nature; et cepenilant le Père n'est pas le Fils, le Fils n'est pas le Saint-Esprit. Le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; mais il n'y a pas trois Dieu, mais trois Personnes divines, égales en toutes choses. Nous trouvons en notre Ame quelque chose de semblable ; nous n'avons qu'une àme, et dans cette flnie trois facultés distinctes : i) la mémoire qui fait que nous nous souvenons du temps passé; 2) l'intelligence qui fait que nous comprenons, que nous raisonnons, que nous connaissons le bien ; 3) la volonté qui fait que nous désirons et recherclions certaines choses, tandis cpie nous en repoussons d'autres. C'est ainsi rjue nous sommes faits à l'image <le Dieu (2).

(1) Ruffîn et Valère étaient les intendants d'un palais impérial dans le territoire de Soissons. Le préfet du prétoire, Rictiovare, ayant appris qu'ils étaient chrétiens, les fit amener à son tribunal : « Quel Dieu adorez-vous •? » leur demanda t-il. Ils répondirent : c >ous adorons un seul Dieu tout puissant, immuable, éternel, créateur de toutes les choses visibles, gouvernant tout, et un seul Seigneur Jésus-Christ. Quanta ces dieux, vains simulacres, faits de la main des hommes, avec une malièrt sujette à corruption, nous ne les adorons pas. La substance divine existant avant le temps, n'est pas sujette à ces vicissitudes, elle demeure éiernellem» ni simple et parfaite. » Rictiovare les fit battre avec des lanières armées de plomb ; mais les glorieux martyrs restèrent fermes au milieu des tortures, et eurent la léle tranchée pour la cause de Dieu.

. (â) (a) Jean et Paul étaient deux frères qui avaient aussi les emplois les plus relevés à la cour de Constantin et de Constance, sa fille. Après la mort de l'un et de l'autre, Julien l'apostat voulut les altinr dans son palais ei leur faire abjurer la foi. Il y mil

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