‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 42 sur 416 · PRIÈRE. — CREDO · texte numérisé non relu

PRIÈRE. — CREDO

Je fTois on Ifioii le l't'io toiil-|iiiissanl. qui osl vrntahloiiionl Itini. crcaloiir du ciel et de la terre avec son Fils el le Saint-Ks[>rif . Les anges et les hommes, tout a étt' fait par Dieu el rien n'a été fait sans lui; il pourrait faire des milliei*s(le mondes nlus beaux tpie relui qui existe. 11 est une seule chose qu'il ne peut pas faire, c est le mal (|ui répugne à sa sainteté. Il appelle les étoiles el elles accourent. 11 a dil el tout a été fait. A son ordre toul a été créé, i/liomnie faible peut faire de js'randes choses, mais avec les matériaux que Dieu lui a fournis. Il faut de la terre et des pierres <\ un maçon pour faire une maison. Dieu a tout fait de rien par sa toute puissance. C'est ce que signilie le mol rrènteur du ciel et dp la terre. Ce que Dieu a fait, il le conserve. S'il ne soutenait le monde, il rentrerait dans le néant. Il nous dispense goutte h goutte, minute par minute, la vie qu'il nous donne. Sa providence gotiverne tout fortement el suavement. Kt c'est pounpioi nous l'appelons notre Père. In cheveu ne toud)e pas de notre tête sans sa permission. Dans l'autre vie, il récompensera les justes, en se faisant voir à eux tel qu'il est, et il jninira les méchants (1).

<)i;{. Deuxtèiue article : .Je crois en Jésus-Christ, son Fifs unique yotre-Seignexir. Dieu le Père a un Fils véritable, égal A lui, éternel comme lui, pur esprit comme lui, étant un seul et même Dieu avec le l'ère, lie Fils de Dieu, la seconde Personne de la sainte Trinité, noire souverain maître, n'avait

Iioint lie corps non plus que le Père el le Sainl-Ksprit ; mais Dieu a tant aimé c monde qu'il nous a donné son Fils unique el l'a envoyé sur la terre, afin qu'il y prit un coiiis el ime Ame comme nous, sans cesser d'être Dieu. Kn sorte qu'il est véritablement homme el véritablement Dieu: il a uni dans une même personne Ihumanité et la divinité. (Voir la note des n"» 749 et 1254.) (2)

quelque ménagement, il leur envoya Térenlien qui leur porta une petite statue de Jupiter et leur dit que l'empereur n'exigeait pas d'eux qu'ils allassent dans les temples païens, qu'il se contentait de les voir se prosterner devant cette idole. «A Dieu ne plaise, dirent» ils. que nous adorions an démon ou !a statue d'un homme vicieux; nous n'avons point d'autre Dieu que le Père, le Fils et le Saint-Esprit, un seul Dieu en troi» Personnes. » Térentien, voyant qu'il ne pouvait ébranler leur constance, les Ht décapiter pendant la nuit.

(6) Saint Euple, diacre de Catane en Sicile, fut traîné en haine de la foi au tribunal du gouverneur, sous l'empire de Dioctétien. On le tortura cruellement sur le chevalet. Le juge, las de le voir tourmenter, lui dit : • Adore nos dieux, Mars, Apollon el Ë^culape, et je ta ferai mettre en liberté. — J'adore le Père, le Fils el le Saint-Esprit. J'adore la Trinité. Il n'y a point d'autre Dieu. — Sacrifie si tu veux avoir la vie. — Je sacrifie ma vie à Jésus-Christ, mon Dieu. » Et le tyran le fil décapiter.

(\) (a) Saint Fél x, prêtre de Noie dans la Campanie, travaillait avec zèle à la conversion des paTens, qui mirent des soldats à sa poursuite. Pour leur échapper, Félix s'engagea dans un passage étroit entre deux murailles, et comme ce passage était sans issue, il ne pouvait que tomber entre les mains de ses bourreaux ; mais à peine y fut- il entré qu'une araignée vint tresser sa toile 4 l'ouverture du passage; «t quand il arriverent, 1rs soldats, voyant cette toile d'araignée, ne songèrent pas a le chercher dans cet endroit. Félix, échappé ainsi à la mort, bénit la Providence qui s'était servi d'un vil in> secte pour le sauver.

(b) Saint Paul au désert vivait d'un demi pain qu'un corbeau lui apportait chaque jour depuis soixante ans. Saint Antoine étant venu le visiter, le corbeau «pporta un pain entier. ■ Oh '. que Dieu est bon, s'écria saint Paul, il double aujourd'hui la ration. >

{c) Saint Camille de Leilis était réduit à la dernière misère avec ses rtligieux. Tout manquaient de pain. \a Saint tomba aux pieds de son crucifix en disant : • Secoureznous! » Aussitôt on sonne à la porto, el un inconnu demande au saint s'il n'a besoin de rien. « Il nou« faut trois cents écus, • répondit-il. L'inconnu s'en va lui compter cette somme el la lui apporte sans qu'on sût jamais qui il était; c'était le messager de la Providence. (Voir la ooie, n'I.'iàT.)

(2) (il) Dans les persécutions d'IIunéric, roi des Vandales, trois cents catholique» ci>o< ressèreni la divinité de Jésus-Christ et curent pour ce fait la langue coup(^e jusqu'à la lacine. Mais lous après ce siipplirc ronlinii^renl do parler avec une fncililé merveilleuse. Cet éclatant miracle eut ' . ' r Justinien lui-même,

qui avait vu à Conslarii • urs.

<>>' I .« Futychitns, ^.^.^..^ , > .^ , . jue la nature divine

rnce (lu corps humain, rn concluaient que la nature divine avait souffert et i . i morte sur la croix. Alamundara, roi de* Sarrasins, se servit d'un trail ingé-

an Troiaiéme article : Il a été ronru du Saint-Esprit. Otic sigtiifio 00. ,m^ s * 1^ s *T.ificnT .,ne le Fils do I.ic... Dic-u deUmU» étcm.le, en L San on,.. 0 .oin.no n.M.s !l v a dix-nef cents ans, n a po.nl e.. d autre Pore m." s »" re céleste ; quil sesl fait l.o....nc par .m .uirac e de la pràce la .Im^s Ml Dieu, .niis il n-a pas toujours été homme ; il y a d.x-neul ilcle r « «A. /« Viorne Marie par un prodige éclatant Lne Merge î^ conn la mis a., monde sans perdre sa viit^imlé Ne convena.l-.l pas q. en «0 faiîan homme un Dieu n'e.U pour mè.e mPune \ierge? La v.rg.mle perr^Muè fe le Marc est un article\le foi q..Vn ne saura.t mer sans cesser S-,' e catholique. Ma.ie a été vierge avant pendant el «P'-^« *, "^•':,^«"';;;\^ son divin Fils Q..clle gloire que celle de la virg.nile. qui a tellement phi a D"iq. "elle la attiré s,.r la len-e! Cfuelle dignité incomparable que celle e vraie Mère de Dieu conférée à Marie! Comment honorerons-no.is assez celle

•^'e^i'QiàTHème' article : Passus snl> ^^ontio Pilato U preru^^^^^ homme créé par Dieu dans la justice, e.ll été exe.np des soulTrances cl de a no l sil WÏ resté fidèle à Dieu ; malheureuscu.entil '»;:«« '^'" :,«.«, J-'f''^^ divine \a condamna h la douleur et à la mort. Tous les ^pf«"'V'.-Vir "nn Sp enveloppés dans la disgrâce de le.ir père. Cesl ainsi qu un m.mstie infidèle, nu tr hit son prince, voit tous ses enfants chassés avec hn du P«l'î'«/«y«;'; IÔ1.S nous étions bannis du ciel par suite d.i péché de "olre p.-cm^^^^^ pc.c, même le petit enfant esl souillé à sa naissance de la tache origine le, «pu a chassé Dil... de son Ame. Pour mériter notre grAce, le F Isde Dieu fa» »'o,nme a voulu subir à notre place la peine q.ie nous "»'[;. '^"/•^.'''.f""ï,'V'' temps d-un gouverneur de Judée, qui sappela.t Ponce-Pilale. ^«"^i'^ ''^^^^m^^^^^^^ ne était vraiment sensible à la douleur. Dans son Ame il a ^^^^ /'«"« '^ J^'' din des Olives une l.-istesse mortelle ; dans son corps il a s''''fff''t '-^ "''J-r,' ;^lion, la couronne dïq.ines, le cruciUe.nent. H a ete «"«Pond.i pai les pla.es de ses pieds et de ses mains à de gros clous fixes à une cro.x. S il -i choisi ce supplice, cest parce .p.il était le ph.s ignomineux et le plus ÇP'^»' '^ p'.is capaUo par cr.ns'.quenl d'expier nos péchés el d'apaiser la justice de son Père,

rrité contre nous. Kl c'est pour cela (pi'il a yo.ilu so.ilTrir. hnmmn

Dans ce supplice, il a rendu le dernier soup.r ; étant verilablement homme

il pouvait mourir, non dans .sa divinité, mais dans son l'o^x-^n'^*'- " " «'^

comme nous un corps et une A.ne, el son Ame s est scparee le son co ps

comme il arrive A la mort à chacun d'entre nous ; mais la ^>' !" f J« ' ^f ^^

unie à son Ame cl à son corps après sa mort. C esl le vendredi saint, jo.ir de

nieax pour rendre palpable celle erreur. Touché des ^î^"'" opérés par les Chrjii^^^^^^ il detnandail à recevoir le baptême. Les Eutych,en.<; "'.ava.ent ^fliy^-lV^l^^^^^ pour railirer dans leur secle; mais il méprisa leurs soll.cUations El vo.cHeslralagem^ donl ilusa pour leur montrer l'absurdilé de leur hérés.eFe.gnanldavo.r reçu des leUres par Ie8<iuelle« on lui apprenait la mon de l'archange Michel. .1 '«".■-. ,î^„,f/'"«"^^^^^^^ Su'ils pinsaienl de celle nouvelle. Comme elle leur parut aussi '"ipo»»'*'''' ^"%"f '*>"[*'; ' leur dil: « S'il esl vrai qu'un ange ne puisse ni soudrir "' «"«""^ ««Tfr «ni n»,.^ serait-il morl sur la croix, s'il n'avait eu, comme vous l'affirmez, qu une seule nature, laquelle, étant divine, reste impassible ,^^.. ^^..«.1 /,.,: ini«pHii

(C) Sainl Amphiloque sollicitait en vain de l'empereur Théodosc »" ««^Çrct qui mlerd.l toul rassemblement aux Ariens, ennemis de la div.n.lé de Jésus-Christ. Un our que Théodose le reçut en audience, ayanl à ses cfltés son fi's Arcade. Amph.oque ne ht aucun cas du jeune prince. Théodose, croyant que c'était une disliac ion, lit remarquer son fils à l'évéque. Alors Amphiloque s'approche de l'enfant I appelle /o" «'« ^l '". caresse le meul.m, comme il eût lait à un enfant vulgaire. Hiéodose. '"d'gné. ordonne d'éconduire le faint, qui. se toumanl vers lui : « Seigneur, dil-il. vous «epouvei souffrir qu'on méprise votre fils, ne douiez pas que Dieu n'abhorre ceux q"^';«'"*«"' ^.[f ,' dre à son Fils unique les mêmes honneurs qu'à lui. » Théodosc comprit, el i. renaît le décret que sfjllicitail le saint évéque. . „ . ,, . .

(d) Sainl Richard éiail un enfant de douze ans, d'une bonne famille de Pans. Il lu; saisi par les juili en 1180 et conduit dans un souterrain. Le chefde la Synagogue ayani interrogé sur sa foi, il répondit : « Je crois en Jésus^hrisl, son Fils unique. >oire-beijraeor. • On le fit alors dépouiller et fouetter cruellement. On lui crachait au visage, toul eo vomissant d'horribles blasphèmes contre Noire-Scigneur. tandis que lui ne cessait d'invoquer le nom de Jésus. Enfin, ils le crucifièrent, mais bientôt il expira en prononçant toujours le nom de Jésus.

PRII-RE. — r.RÉDO 221

«louîl univoi*s(»l, qui nous rappelle la mort de notre Dieu. Le Corps de No(re- Seigneiir Tut mis <lans lo loinbcaii pendant trois jours ; et son Ame :

iiiCi. Cinquième article : Descendit au^r enfers, c'est-à-dire dans ces profondoiu's où les Ames (tes justes, morts avant sa venue, attendaient leur délivrance. Le ciel avant lu mort de Notrc-Soigneur était fermé. La croix fut la clef avec laquelle il l'ouvrit ; et son Ame (livine se hAta de porter celte nouvelle à tous les saints qui soupiraient après leur «lélivrance. Le troisième jour après sa mort, Jésus-Christ, par sa propre puissance, a réuni son Ame à son corps ; il est sorti vivant et glorieux du tombeau, pour ne plus mourir désormais, donnant par là à tous l'espérance de la résurrection bienheureuse. Nous fêtons la nsiu'rection de Notre-Seigneur le jour de Fàtpies (I).

627. Sixième arilcle : Ascendit ad cœlos, sedet ad dejcteram Dei Pafris omnipotentis. — L'ascension, cpie nous célébrons quarante jours après la PAque. nous rappelle ce mystère. C'est en effet quarante jours après être sorti vivant du tombeau, que Notre-Seigneur, qui s'était fait voir plusieurs fois plein de vie et environné de gloire aux Apôtres, aux saintes femmes, et A plus de cinq cents témoins réunis, remonta au ciel, en corps et en âme. en présence de ses .Apôtres. L'œuvre de la Rédemption du monde était terminée, il allait prendre possession de sa gloire éternelle. Au ciel il est assis à la droite de Dieu, c'est-à-dire qu'il est égal à son Père en majesté, en gloire et en puissance. Là, il nous prépare une place ; là, il nous attend et intercède pour nous.

tiiS. Septième article : Inde venfurus est judirare vivos et mortuos, Notre-Soisncur Jésus-Christ, comme honime, viendra à la fin des temps jug' ' 'Ilement tous les hommes, qu'il a rachetés par son sang, les viv - morts, c'est-à-dire les justes vivants de la vie de la grâce, et les

péiiituo morts spirituellement, ou bien ceux qui vivront encore quand viendra la lin du monde, et ceux qui seront morts avant les derniers temps. Nous comparaîtrons donc tous devant son tribunal, une première fois immédiatement après notre mort, et ime deuxième fois d'une manière éclatante à la fin du monde ; et alors il rendra à chacun selon ses œuvres et nous rendrons compte, non seulement «le nos actions, mais même d'une parole inutile et de nos plus secrètes pensées. Heureux ceux qui entendront, au grand jour des vengeances, sortir de la bouche de Notre-Seigneur la sentence de bénédiction!

(>i9. Hnttième article : Et in Spiritum Sanctum. Nous croyons au Sainl-Ksprit, conimo au Père et au Fils. Le Saint-Ksprit est une des trois l'ersonnes divines, en tout égale au Père et au Kils, mais distincte de l'un et de l'autre. Il est Dieu comme le Père et le Fils avec lesquels il ne fait qu'un seid et même Dieu. C'est l'enseignement que Dieu lui-même nous a donné et que nous transmet son Kglise. Le Saint-Ksprit est descendu sur les .Xpôtres, 1p jour de la Pentei-ôtc, sous la forme de langues de feu. Chaipie fidèle le reçoit avec l'abondance de ses grâces, par le sacrement de confirmation, dont nous avons déjà parlé (2).

(1) {a) Interrogée sur sa religion par un juge païen, sainte Hargueriie répondit qu'elle était clirélienne.— Comment adorer un liomiue qui a été crucifié T — Comment savez-vous qu'il a été crucifié ? — 1* ir vos livres. — Ces mêmes livres nous apprennent qu'il est ressuscité et nous (!•- >re. ï.i elle mourut martyre.

(b) Un jour, La l; peaux, chef d'une nouvelle secte, nommée Ihéophilan»

ttiropique, se plaignait a lamjrand de ce que le - ' - —isans n'augmentait

pas, tandis que les disciples de Jésus-Ctirisl ne ' er malgré les sa-

cnllces et les privations qu'il leur imposait. ■ I' . i en riant TaiIIev-

rand, je n'en suis pas surpris. Je puis même à cet égard te duiiner un excellent c — Lequel donc, citoyen ? interrompii le nouveau p'>ntife. — < 1^ voici, fais-toi tut dredi ; qu'on t'enterre samedi ; lâclie de ressu5. iiclie; elje réponds que i on

croira touldesuiteà ta nouvelle religion. » 1. 1 ■ Lepeau.x ne jugea pas à

propos de suivre ce conseil. Aussi a-t-oo oabli., ...^„,.. longtemps la secte des itiéophilanthropes et son fondateur.

(j, I» Il \,.,i„, ,1,1 u 1.., \ ..o.,on .r,i,.« iniirn,iiA Aa iin.T,ie était OH ffloine de

Sairi ( à lui que l'on doit le

Vi( . 1 lit le tic-lac d'un mou-

lin, ei peiiaaiii iiue i liouu«« ixius lo .saini-Lapiii e( coiuuic uu moulin sans eaa, il cooiposa une magnitique invocation au Saint-Esprit.

225 cimÉ

<»30. NeuTlènte article : La sainte Eijlise catholùiue, la seule l'ijîl'so, ou sorit'lt' s;iii»to, fouili'C par Josus-Olirist. L'Ealise, r'est le peuple fulélo répan<lu par lou( l'univers, riit saint Augustin. Klle a dans son sejn tous ceux qui, •'tant haplisos, croient ce (pie Nolre-Sei«neur a enseigné, el sont soumis Hux pasteurs Icgiliuies établis jiar lui. C'est le Fils «le Dieu luiiuénie cpii la gouverne du haut du ciel ; le Pape successeur direct de saint Pierre, est le vii'aire «le Noire-Seigneur sur la terre. C'est h lui (jue Dieu a priunis principalement l'assistance Jusqu'il la (in des temps. Jésus-Christ, le Fils de Dieu, a dit, en elTet, «pi'il serait ave.- les pasteurs de l'Eglise, le Pape et les évèques jusipi'A la (in du uionde, pour »pi ils nous di.senl toujours la vérité çt pour les "préserver de toute erreur. Quand il a promis, il tient parole. Tous fioivenl accepter l'enseignement de l'Eglise, (^etle Eglise est sainte dans son fondateur qui est le Fils de Dieu, dans sa doctrine apportée du ciel, dans ses membres qui sont glorifiés en paradis, et dans ceux qui, sur la terre, vivent conformément à leur foi. Il n'v a |)oinl de salut pour celui (pii refuse d'entrer dans l'Eglise, (pi'il connaît être la véritable (église de. Iésus-(;hrist, ni pour celui qui, ne la connaissant pas, n'est pas élevé par la gnlce à la foi el à l'amour parfait de Dieu, (le n'est (}ue par les sacrements de l'Eglise, reçus ou désirés, que Dieu remet les péchés. C'est pourquoi Notre-Seigneiu* a voulu qu'elle fût répandue dans tout l'univers, afin (juc tous la crmnussent et pussent ^y entrer. Ee mol ratholique signifie répandue partout.

Toutefois Dieu veut le salut de tous les hommes ; el dans sa miséricorde, il Iciu- donne à tous la grAce suffisante, pour arriver à la vérité et par elle au salut, s'ils ne résistent pas au seco(n-s divin.

OIM. La communion des saints. Tous les biens de l'Eglise sont communs à ses enfants, «pii tous sont imis à .lésus-(;iirist par le baptême el surtout par la communion, et par conséquent sont unis entr'eux. Chaque fidèle peul participer h lagrûce des sacrements, institués par Notre-Seigneiir, pour le salul de tous ; mais il v a une autre sorte de communion des saints, qui consiste dans la participation aux bonnes o'uvres de tous les fidèles qui sont dans l'Eglise ; de même (pi'im des membres du corps de l'homme profite de la sanlé el du bien être de tous les autres menjbres, de même chaque enfant de l'Eglise, qui est en étal de grâce, a part aux fruits des bonnes «puvres de Ixjus les saints vivants el morts, ('eux qui, étant membres de l'Eglise ne sont pas en étal de grâce, ont un péché mortel ou plusieurs sur la conscience, ne participent pas complètement à ce> grands biens; cependant ils sont aidés par les autres à sortir du péché ; el étant membres de l'Eglise, ils reçoivent une foule de grAces que n'ont pas les infidèles ni les excommuniés.

632. Dixième article : La rémission des jiéchès. Jésus-(;hrist a donné aux Apôtres et aux évèques, et par eux aux seuls prêtres de son Eglise, le pouvoir de remeltre par le sacrement de pénitence tous les péchés à tous ceux qui s'en repentent el s'en confessent avec de bonnes dispositions. Le sacrement de pénitence est un des grands bienfaits de Dieu, un des fruits les plus précieux de la Passion du Sauveur ; mais il est un moyen nécessaire poiu* recevoir le panlon des péchés commis après le baptême; el ceux qui, éUint en état de péché mortel, ne peuvent absolument pas recevoir ce sacrement, doivent au moins le désirer cl avoir la contrition parfaite, s'ils veulent recevoir leur pardon. (Nous en avons parlé plus haut, n" 589.)

G:U. Onzième article : La résurrection de la chair. L'Ame n'a pas besoin de rossusi-iter, elle est immortelle ; c'est le corps condamné aux vers el devant retomber en poussière, qui revivra. Le grain que vous déposez dans la terre y pourrit el c'est alors qu'il en sort une lige qui produit plusieurs grains. Ainsi en est-il de notre corps ; nous le semons dans la corruption, il se relèvera imorruplible. Est-il plus difficile h Dieu de refaire que de faire (1) ? Il lui est [)lus facile de faire revivre les morts, qu'à nous de réveiller ceux qui dorment.

(1) (a) Job, à la vue de son corps couvert d'ulcères qu'il croyait devoir se dissoudre bientôt, se consolait pir la pjnsée de la résurrection. « Je sais, dil-il, que mon Rédempteur est vivant et que je ressusciterai au dernier jour, et qu'alors je serai de nouveau revéïu de mi peau el verrai mon Dieu dinsraa propre cliiir. » Des païens eux-mêmes ont cru à la résurrection.

PRIKRB, — r.ttfiDO '223

("!elte Térilé csl bien consolante pour ceux qui ont perdu ceux qui leur étaient chers. « Si vous aviez marié votre lille à un jeune homme qui l'einmenAl fort loin et qui In rendit heureuse, vous n'en seriez pas triste, et son bonheur adoucirait pour vous le chagrin de cet éloignement, dit saint Jean <;iirvsostonie ; mais ce n'est pas un ami, ni im gendre qui a emmené avec lui ceux que vous pleurez, c'est le Seigneur lui-même. Kst-d raisonnable de vous en tourmenter et de vous en lamenter? Soyez triste, soit ; mais pas comme un paien qui n'a pas d'espérance, et qui ne pense nullement à la résurrection future. » (Voir le n. 21 il).

6^i. Douzième article : La vie éternelle. Les hommes ressuscites ne mourront plus. Les méchants comme les justes vivront éternellement; les premiers pour leur supplice qui ne finira pas plus que celui des démons; les seconds pour leur béatitude qui durera autant que celle de Dieu même. Cette béatitude consistera à voir Dieu face à face avec l'œil de l'àme et à le possé<ler a jamais. (Test pour acquérir la vie éternelle des justes que nous devons travailler ici-bas. (Test pour nous la procurer que Dieu le Père nous a donné son Fils, que le Fils à subi la mort de la croix, uu'il a répandu le Sainl-Kspril dans nos Ames, qu'il a établi son Kglise. C'est là le but de toutes les œuvres de Dieu, et ce doit être le but de tous nos efforts. La vie présente est une vapeur que le moindre souffle dissipe, les biens <lu temps nous échappent et nous les quitterons bientôt; recherchons, poursuivons la vie qui ne finit point, les biens qui durent, en observant les commandements de Dieu, et en puisant la force d'y être fidèles, dans les sacrements et dans la prière. (J'est la résolution que nous renouvellerons tous les jours, matin et soir, en récitant \e Je crois en Dieu (1).

{b) Quand eut lieu & Reims, au milieu des plus grandes pompes, le sacre du roi Char» les VII, Jeanne d'Arc y assista tenant entre les mains un élendird qui, promené au miiieo des combats, n'était plus qu'un lambeau couvert de poussière. On voulait le lui ôter, mais elle répondit : « Laissez-le-moi, il « été à la peine, il faut qu'il soit à la gloire. » Ce corps de terre, qui aura aussi été à la peine pour conquérir le ciel, devra participer à la gloire, à la béatitude de l'àme.

(c) L'impie Antiochus voulait forcer les sept frères Hachabées et leur héroïque mère à manger des viandes défendues par la loi de Dieu. Ils dirent tous : « Nous aimons mieux mourir. » Alors on arracha à l'alné ta peau de la tôte avec les cheveux, on lui coupa les mains et les pieds, et comme rien ne pouvait vaincre l'intrépide jeune homme, on acheva sa vie par le feu.

Vint le tour du second, qui avait été témoin de ce croet spectacle; il se vit livrer au même supplice, et lui aussi offrit au bourreau, avec le m4me courage, tous ses membres. Sur le point d'e.tpirer. il trouva encore assez de f >rce pour dire au tyran ; « Scélérat, vous pouvez nous enlever la vie présente ; mais le roi du monde saura bien ressusciter ceux qui seront morts pour ses lois, au jour de la résurrection pour la vie éternelle. ».

Le troisième, dès qu'on lui en fait la demande, offre sa langue pour qu'on lui la coupe ; il présente aussi ses mains, en disant avec confiance : r C'est du ciel que je tieos ces membres ; mais, par fidélité à la loi de Dieu, je les sacrifie volontiers, car j'espère en celui qui me les rendra. » En sorte que Aniiochus et ceux qui l'entouraient

étaient eux mêmes dans l'n '■■ ■ -". d'un tel courage. Les quatre autres frères et

enfin la courageuse mère yrs subirent de semblables tourments. Que l'es-

poir de la résurrection nou ;ifler, sinon nos membres, du moins les coupables

plaisirs.

(d) Un roi de Perse fit coaper tous les membres les nns après les autres à saint Jac* quea l'intercis. Le saint, à chaque membre qu'on lui coupait, disait : « Partez, non pied, ma main, mon œil, le Seigneur saura bien vous réunir un jour. >.

(1) (a) Valérien, é(> l son frère Tiburce. étaient en prison pourlt

cause de la fois. C >s la persécution de Marc-Aurole. L'uflicier

Maxime, chargé de li. --. ..,,•'' ""^'•.«iit la prison, les vil à genoux les

yeux levés au ciel avec la sérénité la plus g' t; sur leur visage. Leur jeunesse,

leur naissance illustre, leur innocence, leur i. i luchaient le ccear du soldat qui

se mit à pleurer. « Pourquoi pleurez-vous T lui deradodèrenl-ils. — Je pleure de ce que jeunes, riches, nobles, vuus allez déjà mourir. — Détrompez -vous. Miximc. nous sommes

chrétiens, ei en quittant ce mtnJe, lo^ .> -'......,., ........~. * .. , ..,..]. ... i, -j

n'a plus d'empire.— Ah I si vos paro e-

la foi chrétienne, vous verrez la véril** .

le promit, et lorsqu'on Iranchala tête des martyr», il vil leurs Âmes éclatante» do gloire

224 Catéchisme dks petits ënfanTs

Ahtici.k II. — Pftit catéchisme pour préparer les petits enfant» à l'absolulution. à f'usaffe (tes prêtres, des instituteurs et institutrices, et des inf/t's r/i retiennes.

Voir ce que nous avons dit n"» 144 et suivatits (l).

Nous avftns dit riin|»oitimiC do ce catécliisiue dans les missions, n. iii. Il esl nécessaire aujourd'hui rpie les pasteui-s le lassent i\ tous les enfants chez <|ui rinlellij:enie ri.inineme à s'éveiller (v. n. l7iH). Il sera hon de réunir d'ahord res enfants séparément du reste des lidèles, jusiiu'à ce qu'ils sachent répondrez toutes les ipieslions, mais une fois qu'on les a bien instruits de ces vérités nceessaires au salut, rien de plus utile, dans les missions et même durant l'année, que d'inlerrof;er les [telits enfants en présence <le tous les lidéles. Point de meilleiu- moyen d'amener à réjj;lise des parents indilTérents, et de les catéchiser sans en'avoir l'air. M. l'abbé (iarnier conseille de faire accompagner de gestes expressifs toutes les réponses des petits enfants; et c'est en elfet, un nioven de donnera une paroisse un spectacle des plus édi- Jiants, A certains jours de l'année.

Donnons d'ahord les levons de ce petit catéchisme et ensuite joignons-y des traits hislori(}ues !\ raconter aux enfants.

^ I. — Leçons du petit catéchisme.

PREMIERE LEÇON

63.'). On invite les enfants à lever la main droite, et on le fait avec eux. On leur fait compter tous ensemble à haute voix les doigis de cette main, et on observa si les plus petits et les plus bornés le funl d'une manière exacte. Cet exercice est loin d'èire inutile. L'eiq)érience prouve, en effet, que certains enfants auxquels on a appris à répéter qu'il n'y a qu'un Dieu en trois Personnes, ne savent pas ce que sii^nifient les mots lui et trois. On peut rencontrer des entants tellement indisciplinés qu'il ne serait pas prudent de l(-.a interroger tous ensemble. On devrait dansée cas les interroger sépaiéinent ; mais en ne posant qu'une seule question au même, alin de les tenir tous en éveil, sauf à revenir ensuite a celui qui n'a pas bien réponlu la première fois. Qu'on ne perde pas de vue ce que nous avons dit au n. 487 sur les vérités qu'il est nécessaire de croire expliciieinent de nécessité de moyen. (Voiries n. 137 et 487.J

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