EXISTENCE DE DIED. PROVIDENCE
03(). Cela fait, on montre aux enfants le ciel, la terre, les montagnes et on leur demande: Mes enfants une belle maison se fait-elle seule et sans ouvrière ? Non, Monsieur, répondent-ils. Et ils doivent faire régulièrement ces
f «criées au ciel par les anges. A cette vue, il se déclara chrétien et reçut bientôt lai-méme a couronne du martyre.
(b) Deux religieux Prémontrés avaient été saisis à Munster, oii l'un était curé et l'autre vicaire, et traînés en haine de la foi devant le féroce comte de la .Marck prolestant. Le vicaire Jacques Lacop avait son père avec lui. Le comte dit à ce vieillard : u Si tu persuades à ton fils de quitter son papisme, je vous renverrai libres tous deux. » Jacques répondit lui-même qu'il n'accepterait pas la liberté à ce prix. Alors, dit le comte, tu mourras.— Je mourrai, iiil Jacques, ou plutôt non, je vivrai. — Eh quoi I crois-tu donc que je n'ai pas le pouvoir de te tuer. — Vous tuerez mon corps; mais mon âme esl immortelle, elle vous échappera » Irrité de cette réponse, le comte relâcha le vieillard; mais il flt conduire les deux religieux en prison, et ils eurent le bonheur d'être parmi les dix-neuf martyrs de Gorcum.
Cl) Dans les temps malheureux ou nous vivons, le prêtre ne peut compter sur personne pour l'instruction des petits enfants; il faul donc qu'il remplisse par lui-même ce saint et important devoir. Il ferait bisn toutefois de persuader aux âmes pieuses de sa paroisse de faire le catéchisme aux enfants, aux ignorams, surtout aux moribonds. Pour aider à cette œuvre de zèle, nous avonspublie le petit Catéchisme à part sous ce titre : Méthode facile pour préparer les petits enfants au sacrement de Pénitence, prix 0,15. Nous avons publié au^si le Livre des petits enfants qui contient une doctrine chrétienne à la portée du plus bas âge. fVoir le Catalogue à la hn du volume).
Quand saint Ignace eut été élu général de la Compagnie de Jésus, il fit pendant les quarante premiers jours de son généralat le catéchi.sme aux enfants de Rome.
CATÉCHISMIÎ DfiS PKTITS ENt'AMTS 4*25
r/'ponsos loiis à la Fois et à haute voix. Le ciel, cette magnifique voûte, la ttM-i(\ les iiiontnf(ncs (jui s'élèvent comme de vastes murailles, se sont-ils faits seuls? Non, Monsieur. — (Jui donc les a laits? Dieu. — .\-t-il mis beaucoup de temps pour cette çrande œuvre? Non, il a tout t'ait par une parole. — Où a-l-il pris les matériaux pour taire le monde? Il a tout lait de rien par sa toute-puissance. — C'est qu'il peut tout ce (pi'il veut. (Jni est-ce qui gouverne encore le monde, qui l'ail lever le soleil, gronder le tonnerre, tomber la neige ou la pbiie ? (l'est Dieu. — Dieu est-il plus ancien que le momie ? Oui. — Il n'a point eu de commencement et n'aura point de (in. il existera toujours. Où est-il. Dieu? Partout. — Oui il est lu, il remplit l'univers par sa présence. — Nous voit-il? Oui. — .Nous entend-il ? Oui. — Donc prenez bien garde de ne jamais rien faire ni dire de mauvais. — (.\ l'explication des mystères, dit saint IJguori, on doit toujours ajouter quebpie courte moralité.) Puis(|ue Dieu est \i\, d'où vient que nous ne le voyons nas, que nos mains ne peuvent pas le saisir? il n'a point de corps. — Oui, il est comme les anges et mieux encore. Pouvez-vous voir l'ange gardien de cet enfant cpii est à côté de vous ? Non. — Il est pourtant là, comment ne le voyez-vous pas? C'est un esprit. — Vous avez raison, l'ange n'a pas une tète, des |)ieds, des mains comme nous, c'est un pur esprit. — El Dieu a-t-il un corps, des pieds, des mains, une tôle comme nous ? Non, c'est un esprit.
U37. DiEr BKCo.MrE.\sE i.es bo.ns et punit les .mécha.nts. — Ce Dieu qui sait tout, quand il a vu un enfant qui fait de gros péchés, que fera-t-il de cet enfant, s'il vient à mourir? Il l'enverra en enfer. — Très bien, est-ce le corps d'un enfant qui va enfer, tout de suite après la mort? Non. — Le corps mort va à la terre, on le porte au cimetière, enfermé dans des planches. Qu'est-ce donc qui va en enfer? C'est l'iYme. — Savez- vous ce que c'est que l'àme? Avez-vous vu un corps mort? Oui. — Ce corps avait une tète, des mains, des pieds, n'est-ce pas? Oui. — Qu'est-ce qui lui nu»n(piait ? L'Ame. — Kh bien ! l'âme, c'est ce qu'un enfant vivant a de plus tpi'un enfant mort, ce qui donne au corps la force démarcher, de parler, de regarder; c'est un esprit qui comprend, qui pense, qui gouverne notre corps et tjui y habile. Kh bien ! cette t\me ne peut mourir, elle vivra toujours.
Si elle n'a point fait de péché, où ira-l-elle après la mort ? .\u ciel. — Kt si elle a fait de gros péchés ipii ne lui aient pas été pardonnes, où ira-t-elle ? En enfer. — Qu'y a-t-il au ciel? Dieu. — Oui, avec les anges et les saints (pii ' xiissent d'un bonheur inlini. Les Ames au ciel voient-elles Dieu ? Oui. — ]lles le voient tel (ju'il est, non avec les veux du corps, mais avec ceux de l'Ame elle-même, et elles possèdent ses richesses et son bonheur incomparable. Oh ! (lésirons d'aller au ciel ! — Qu'y a-t-il en enfer ? Les démons. — Oui, les dénutns fuii tourmentent les damnés et qui les font brûler «lans un feu qui ne s'élein<lra plus. Et i|uand on est au ciel ou en enfer, combien de temps y demeure-t-on ? Toujours, oui mes enfants, toujours : car l'Ame de l'homme ne meurt iamais. elle vivra éternellement, toujours. Où voulez-vous allez, mes enfants: .\u ciel. — Ah! gardez-vous de prendre le chemin de l'enfer, ce serait un malheiu' éitouvanlable. Donc ne faites point de péché et soyez sages ; mais i)our éviter le péché et ^tre sages avons-nous besoin ipio le bon Dieu nous aide ? Oui. — En elTet sans le secours de Dieu, sans sa grAce nous ne pouvons rien absolument pour le ciel.
El pour obtenir la grAce que faut-il faire ? Il faut prier, c'est-à-dire la demander à Dieu. Si vous priez, vous obtiendrez le secours de Dieu. Si vous ne priez pas, Dieu ne vous aidera pas, et vous tomberez dans le péché ; et le démon vous entraînera avec lui dans l'enfer.
On répète celte première leçon, jusqu'à ce qu'elle soit bien comprise de tous. ■ On ne doit pas dire bsaucuup dn chose aux enriiils, dit saint f ii;uori, il vaut mieux leur répéter les mtîmes vi'ritt^s ■ -< » {Tarn. A't7. p. 170, r ' '. " ' ■'■ )
— Dans ers répélions, o[i ; i dt'feridanl aux autres de rt'i
les plus distraits cl les m n. „ nls, pour s'ussurer qu'ils u;; i-
redit le« mêmes vérités, jusqu'à ce qu'ils tes aieot saisies suflisamiueni.
DEUXIÈME LEÇON
«38. Quand tous savent Vexisienco il'iin Ui>'n. qui punit l*% mt'chunl* ft rrcom» pense les bons, en se faisant voir à leur dme tel i^n'il est, et dont lapruviUcnce ijoh'
rfnie le monde, iimvi "" ' ' '"'■% In uécesùté de la grâce et de la prière, on pusse aux trois prinn <Ui ne peiii, en eilel, si on les ignore, recevoir
l'absoludon. Uu'on ail s .. - i les questions de pelils éloges, qui rendent les
enfants altentir». D'autrefois, en louant lnus les enfants, on dit: J'en ai vu un qui ne répondait pas, qui ne suivait pas ; s'il continue, je le ferai connaître, et il ne saura pas son catûchisme celui-là.
639. Mystkrk dk la TiuNiTii. — Avez-votis vu le soleil, mes enfants? Oui. — Combien y a-t-il <le soleil dans le monde ? Un seul. — Faites voir avec vos doigis (ot les enfants doivent montrer l'index de la main droite, tenant les autres doij^Ms fermés). Si vousy avez fait attention, dans le soteil il y a trois choses dilîérentes:
1" (On lève le pouce de la main droite), la lumière qui fait voir clair ; 2o la chaleur qtii fait fon«lre la neige et dessèche la boue des chemins ; (on lève l'index); il" la rondeur, car il n'est pas carré, mais rond comme une boule ; (on lève le majeur). Lutnière, chaleur, rondetir; trois choses, font-elles trois soleils? .Non. — Combien y a-t-ii de Dieu? Un setil. — Faites voir avec la main. Et dans ce seul Dicta, t^ombien y a-t-il de Personnes? Trois. — Faites Voir avec vos doigts; (les enfants tiennent levés le pouce, l'index et le majeur de la main droite. On s'assure (]tie les plus petits le font exactement). Comment s'appelle la première ?(on montre le pouce.) Le Père. — La seconde? (on montre l'index). Le Fils. — La troisième ?(on montre le majeur). Le Saint- Esprit. — Faites le signe de la (iroix ; (on le fait avec eux) : .\u nom du Père, et du Fils et du Saint-Ksprit. — Kn faisant le signe de la Croix vous invo(pioz donc les trois Personnes divines qtii sont : le Père, le F'ils et le Saint-Ksprit. — Le Père est-il Dieu ? Oui. — Le Fils est-il Dieti ? Oui. — Et le Saint-Esprit ? Oui. — Cela fait-il trois Dieu? Non; — mais un seul Dieu en trois Personnes distinctes, comme la lumière, la chaletir, la rondeur ne font qu'un seul soleil. Il n'y a qti'une seule Divinité ; et il ne peut y en avoir plusieurs.— Le Père est-il un ptir esprit qu'on ne peut ni voir ni Voticher, pas plus (jiie l'ange gardien qui est à cùté de votts ? Oui. — Et le Fils, et le Samt- Esprit? Oui. — Les trois Personnes sont égales en tout (1).
040. MvsTKHK DK i.'I.NCARNATio.N. — V a-l-il UHC dc CCS Ifois Pcrsonncs qui s'est faite homtiie, qui a pris un corps et une Ame comme notis, des pieds, des mains, tme tète comme nous ? Oui. — Est-ce le Père ? Non. — Est-ce le Saint-Esprit? Non. — Qui est-ce donc? Le Fils. — Faites voir avec le doigt laquelle des trois Personnes est venue se faire homme comme nous sur la terre ? (Les enfants montrent l'index). — Comment s'appelle cette Personne? Le Fils. — Kegardoz le crucifix, qui est-ce qui a été attaché à la (Iroix, qui a eu les mains et les pieds percés, la tète couronnée d'épines? Le bon Dieu.
— Est-ce le Père? Non.— Est-ce le Saint-Esprit ? Non. — Est-ce le Fils ? Oui.
— te Fils de Dieti a-t-il totijours eu des nieds, des mains, un corps et une ûme comme nous ? Non.— Dtirant totile l'éternité il n'en avait pomt, il était tm pur esprit, comme le Père et le Saint-Esprit. — Il a donc pris ce corps et celle i\mc ? Oui. — Il est venu les prendre sur la terre. Combien y a-t-il de temps qti'il est venu sur la terre, prendre ce corps et cette Ame? 1899 ans. — El avant ce temps, il n'avait point de corps comme nous, il ne s'était pas fait homnie. En se faisant homme, a-t-il cessé d'être Dieu? Non. — Fort bien, il est Dieu et homme tout ensemble.
Le corps cl l'Ame de cet enfant (on désigne l'un d'entre eux), font-ils deux personnes distinctes ou différentes? Non. — Cela ne fait qu'un seul et même enfant. La divinité dti Fils de Dieu, et le corps et l'Ame qu'il a pris font-ils deux personnes dilTérenles? Non. — Une seule personne, celle du Mis de Dieu fait homme, qui a pourtant deux natures distinctes, la nature divine
3uil a eue de toute éternité, et la nature humaine qu'il est venu prendre ans le temps. — Comment s'appelle le Fils de Dieu fait homme? Jésus- Christ. — (Juand il est venu sur la terre a-t-il été tout de suite grand, ou bien
(I) Sainte Véronique de Giuliani n'avait que six mois quand, le jour de la fêle de la Sainte Trinité, elle s'échappa des bras de sa mère, pour aller vénérer un tableau représentant ce mystère qui se trouvait sur les murs de rapparleraenl. Depuis ce jour, elle mardis sans le secours de personne.
CAÎECHISMÉ des petits ENi'ANTS 227
a-t-il d'abord été petit enfant ? 11 a été d'abord petit enfant. — Quelle a été sa mère ? La Sainte Vierge ; (on montre une statue de la Vierge Mère). — Quel est oc petit enfant que la Sainte Vierge tient dans ses bras 1 L'enfant Jésus. — (ju est-ce que l'enfant Jésus? C'est Jésus-Christ, le Fils de Dieu fait homme.
Quel a été le père de l'Enfant Jésus? Dieu le Père. — Très bien ; Jésus- Christ n'a point eu d'autre Père que Dieu le Père. — Puisque la Sainte Vierge est .Mère de Dieu, elle est donc toute-puissante, car Jésus-(;hrist ne refuse rien à sa .Mère. Faut-il la respecter, l'aimer et la prier souvent, la Sainte Vierge ? Oui. — Oh! assurément.
641. .Mystère de i..\ Rkdk-mptio.v. — Pourquoi le Fils de Dieu est-il venu sur la terre prendre un corps et une Ame comme nous ? Vous ne le savez pas : je vais vous l'apprendre. 11 est venu pour se faire voir à nous, pour parler avec nous, pour nous instruire, et pour souffrir et mourir pour nous. — Regardez le crucifix. Ksl-cc le Fils de Dieu qui est mort pour nous sur la croix? Oui. — Pourquoi est-il mort ? Pour nous sauver. — S'il n'était pas mort pour nous sauver, aurions-nous pu aller au ciel? Non. — Pourquoi? .\h ! mes enfants, je vais vous le dire : Adam, le premier homme, le père de tous les autres, le nôtre par conséquent, avait désobéi à Dieu; et Dieu, à cause de cela, l'avait chassé du paradis avec tous ses enfants, qui tous avaient perdu l'amitié «le Dieu, .\lors le Fils île Dieu a eu compassion de nous, et il a voulu venir mourir pour nous, porter la peine que nous avions méritée et nous rendre lamilié de Dieu. Il faut donc bien l'aimer, le Fils de Dieu, n'est-ce pas? Oui. — .Maintenant qu'il est mort pour nous, pouvons-nous aller au ciel? Oui. — Sa croix est la clef avec laipielle nous pouvons ouvrir la porte du paradis qui nous était fermée. Jésus-(Jhrist, après sa mort, est-il resté longtemps dans le tombeau? Non, il n'y est resté (pie trois jours seulement; et il en est sorti ensuite plein de vie et environné de lumière et de gloire. Il s'est montré après sa résurrection à plus de cinq cents personnes. Et ensuite en présence de nombreux témoins, il est remonté au ciel où il nous prépare une place et règne en souverain à la droite de son Père. — Descendra-t-il encore sur la terre ? Oui. — Quand donc? A la lin du monde. — Pourquoi? Pour juger tous les hommes, récompenser les bons et punir les méchants.
TROISIÈME LEÇON
642. Les principaiLT mystères étant appris par la leçon précédente, on passe atuv sacrements les plus nécessaires.
Lk Baptême. — Le petit enfant qui vient au monde, est-il. en venant au monde, l'ami du bon Dieu, et s'il mourait en venant au monde, irait-il au ciel ? Non. \ cause du péché d'.\dam, le père <le tous les hommes, le bon Dieu est en colère contre cet enfant, qui est entre les mains du démon. — Qu'a fait Jésus-Christ |)0ur sauver ces pauvres petits s'ils venaient à mourir? Il leur a laissé le baptême. On apporte les petits enfants à l'église et .M. le Curé leur verse de l'eau sur la tète ; et Jésus-(;hrist ipii peut tout ce qu'il veut a voulu que cette eau versée sur ces petits enfants lav.lt leur i\me et la rendit belle aux yeux de Dieu. Si un enfant qui a revu le baptême venait A mourir tout de suite après, où irait-il? .\u ciel? — Et s'il n'était pas baptisé, irait-il au ciel? Jamais. — Que vous êtes heureux d'avoir reçu le baptême!
643. Lk saohkmk.nt dk I'émtknck. — .Maintenant, vous avez grandi, depuis que vous avez été baptisés ; et si vous avez fait un gros péché, (pi'avez-vous mérité ? L'enfer. — Si vous veniez à mourir sans que ce péché vous fut pardonné, iric/ vous au ciel ? Jamais. — El que faut-il faire pour aller au ciel malgré ^ . et éviter l'enfer? Il faut se confesser. — Vous avez raison, Jésu- Il a pas abandonné non plus les enfanls qui. «'n grandissant, ont le malheur de faire de gros péchés; il a institué la confession; il a ordonné de se ironfcsser, afin ipi'en se confessant on reçoive le pardon de ses
réchés. Qui est-ce qui a coinujan<lé la confession ? Jésus-Christ. — Pourquoi a-t-il commandée ? Pour nous pardonner nos péchés. — La confession est donc tme grande grAcc du bon Dieu, le plus grand de tous les bienfaits pour ceux qui ont fait des péchés, la porte du paradis. Faut-il aimer 4 se cuafea-
'l'iS AinniisMi-, i>i;s n:riis i;ni.\.ms
sorf Oui. - Nniis avo/ raison, inallioiir h ceux qui ne se conlosseraienl pasi après avoir fait de jfros pécln-s, ils iraient en enfer ! vous confesserez-voiis bien, mes enlanls:' Oui. — Kii Itien. le bon IMeu vous pardonnera; mais si on se coMlVssail mai, reccvrail-on le pardon <ie ses pèitlii-s? Non. — Ferailon lin iumIic. en se ecmfessanl mal ? Oui. — Kt un péclié énorme f^ui s'appelle le sarriU'jçe.
Que Dieu vous préserve de ce }?rnnd malbeiir! I)f»nc ayez bien soin d'examiner vt)s gros pccliés de toute votre vie, depuis ipie vous êtes au monde, même ceux ipie vous avez déjA «lits. Il est bon fie l'aire une ccmfe.ssion de loiile la vie : vous les compterez tous avant d'aller vous confesser. Dieu veut qu'on s'examine. Celui ijui ne s'examinerait pas du tout et ipii par sa faute oublierait tics péc.liés mortels, ferait-il une bonne confession ? IS'on.
<i4i. Je vais faire votre examen ; écoulez-bien : .\vez-vous blasphémé f — Avez-vous mampié la messe ? — Avez-voiis soiiliailé du mal, dit des injures, désobéi i\ vos parents ? — Avez-vous souhaité du mal aux autres, les avezvous battus? — .\vez-vou8 vu des choses laides et mauvaises "! — Avez-vous fait des actions mauvaises, des polissonneries seul ou avec d'autres enfants; en avez-vous jiarlé, y avez-vous jiensé avec plaisir? — Avez-vous désiré en faire, quand V(»us n'en faisiez pas 1 — .\vez-voiis volé quelque chose à vos parents ou à d'aiiti'es f — Avez-vous menti? — Avez-vous dit du mal des autres, vrai ou faux ? — Avez-vous mangé par votre faute de la viande les join*s défendus? — Vous ôtes-vous enivré? — Avez-vous caché des péchés dans vos autres confessions ?
il est bon, au catéchisme et au saint tribunal, de dire aux enfants qu'ils ne pèchent pas en mangeant des aliments gras, quand leurs parents ne leur donnent pas d'autres mets, ou quand ils ont à craindre, en n'en mangeant pas, des blasphèmes ou de mauvais traitements xie la part de leurs parents.
045. Faut-il bien compter tous les gros fléchés ? Oui. — Et les petits? Non. — Ainsi, vous n'avez [las besoin de compter combien de fois vous avez pris une |tomnie. une cerise, une plume, c'est bien assez de dire : J'ai pris plusieurs petites choses. Mais faut-il compter combien de fois on a blasphémé le nom du bon Dieu et manqué la messe, ou pris plaisir à des pensées mauvaises ? Oui. — Kt si on ne peut pas bien compter juste, on dit tant de fois par jour, ou par semaine, j'ai blasphémé, etc.
6i0. (ielui qui s'examinerait bien, et qui n'aurait point de repentir, de regret, de douleur de ses péchés, recevrait-il son pardon? Non. — Et celui (pu pleurerait ses péchés et qui voudrait encore les faire, serait-il pardonné? Non. — Si après avoir désobéi à votre père, vous lui demandiez pardon en disant : Je désobéirai encore de la même manière dans quinze jours, vous pardonnerait-il ? Non. — .\u contraire, il prendrait une verge et vous fouetterait. Et si vous vouliez encore, par votre faute, aller avec ceux uni vous font faire des gros péchés, est-ce que le bon Dieu vous pardonnerait ? Non. — Il faut <lonc bien demander pardon à Dieu, avoir une grande douleur de l'avoir offensé, avoir horreur de tous vos [»échés.
047. Faul-i! promettre de ne plus faire de péchés et de ne plus aller avec ceux qui vous font faire le mal? Oui. — Oui est-ce qui vous donnera la douleur du péché et la résolution, la détermination de ne plus en faire ? Dieu. — Oui, il n'y a que lui qui les donne. S'il ne vous les donne pas, vous ne les aurez pas. Et pour qu'il vous les donne, que faut-il faire ? 11 faut les lui demander ? — Et comment les demander ! En priant bien. — Ouand votre confesseur vous donnera une pénitence, faut-il promettre de tout cœur de l'accomplir ? Oui, mes enfants, c'est nécessaire.
048. .\in.si, mes enfants, il faut examiner ses péchés, en avoir la douleur et une grande horreur, promettre de ne plus en faire, au moins de gros, et vouloir ne plus aller avec les libertins qui vous font faire le mal. Tout cela est-il nécessaire pour faire une bonne confession? Oui. — Dieu veut tout cela, et il ne nous pardonnera pas sans cela ; et quand vous vous êtes examinés, que vous avez la douleur du péché, et que vous voulez bien sincèrement ne plus faire de péché et fuir ceux oui cherchent à vous faire offenser Dieu, ipie vous reste-t-il encore ù faire . 11 faut encore nous confesser. —
CATÉt-îHISME DES PETITS ENFANTS 229
Très bien. C'est-à-dire qu'il faut aller trouver le confesseur; et faut-il tout (lire? Oui. — Si vous cachez un petit péché en confession, comme d'avoir un neu parlé à léj^'lisc avant le catéchisme, forez-vous une mauvaise confession . .Non. — .Mais vous feriez mieux pourtant de le dire. Et si vous n'osiez pas dire tin gros péché, comme d'avoir blasphémé ou autre chose grave, feriez-rous une bonne confession ? Non. — Vous feriez une mauvaise confession et un énorme sacrilège.
649. « II faat ajouter en peu de mots, dit saint Liguori, on exemple des châtiments que Dieu envoie à ceux qui. en se confessant, omettent de dire quelque péché mortel par honte. On doit appuyer avec force sur ce point, atin que les enfants pour le moment actuel et l'avenir, conçoivent une grande horreur de cacher leurs péchés par honte. » CI. XVI. U1.)
Voici un des exemples que rapporte le saint Docteur lui-même. Un jeune berger, appelé Pelage, était si s/ige qu'il passait pour un saint; une fois pourtant il eut la faiblesse de consentira une mauvaise pensée et n'osa pas s'en confesser. Ses parents étant venus à mourir, il se relira dans un couvent pour faire pénitence: mais là encore le démon lui persuada qu'il pourrait obtenir son pardon, sans se confesser, par ses jeûnes et ses prières .11 vint à mourir, et on ensevelit son corps dans l'église ; mais le lendemain, son corps se trouva sur le pavé. On court chercher le supérieur du monastère qui appelle Pelage au nom de Dieu. Le cadavre répond : Je suis damné pour un péché que je n'ai pas confessé en mourant; voyez mon curps. Au même instant, le corps parut comme un monceau de fer, rougi par le feu qui jetait partout des étinceles. Tous prirent la fuite et on jeta le corp<» hors de l'église dans un égout. 0 mes enfants, quel malheur si vous cachiez un péché I Par quels affreux ch&timents Dieu pourrait vous punir l Dites donc bien tout.
GoO. Quels sont les enfants que le confesseur aime le plus ? Ceux qui disent bien de gros péchés, quand ils les ont faits; il faut sans doute se garder d'en faire pour les dire, et il ne faut pas en dire plus que l'on en a fait. Mais quand on en a fait de gros, le confesseur est content si on les lui dit bien. Loi-squ'un enfant ne dit pas de gros péchés, le confesseur tremble : il a peur que cet enfant cache ses fautes, et il devine bien souvent quand on dit des mensonges. Et comment voidez-vous qu'il aime un enfant qtii ment en confession ? Vous direz donc bien tout, n'est-ce pas ?<Jui. — Tous les péchés de votre vie, tout ce que vous vous rappelez depuis le temps où vous étiez bien petit, jusqu'à maintenant. Vous direz bien tout, nest-ce pas? Oui.
El si vous avez ime faute sur le cti'tir, que vous n'osez ou que vous ne savez pas dire, <pic ferez-vous ? Voyons. Vous direz à votre confesseur : « Mon l'ère, j'ai un péché que je ne sais pas explicpier, ou que je n'ose pas dire, aidezmoi. » Alors votre confesseur vous aidera et devmera votre péché, et il sera content de vbus: et après, vous serez heureux comme des anges. Ne craiiv-"' ■■'- pie le prêtre dise vos péchés. S'il le faisant, il commettrait un ént I . Et nuis choisissez toujours le confesseur auquel vous pourrez
le 111 vos laiiles.
f)51. — truand vous allez vous confesser, est-ce que le prêtre peut vous panionner vos péchés? Oui. — Si vous disiez vos péchés à votre père, à votre lucre, ou à un autre enfant, est-ce qu'ils pourraient vous pardonner vos péchés? Non. — Oui est-ce rpii a donné au prêtre le pouvoir de pardonner les péchés? Dieu. — Oui, Jésus-Christ, le Fils de Dieu. Oh! qu'il est bon denous avoir «lonné un prêtre pour pardonner nos péchés! Savez-vous ce que c'est que l'absftlutionr (Vesl lo pardon de vos péchés que le prêtre vous donne en latin. Si le prêtre vous «lonne l'absolution de vos |)échés, sont-ils panlonnés? Oiij . — Est -il nécessaire plus tard de les redire en confession ? Non. — Et s'il ne la donne pas sont-ils pas pardonnes ? .Non. — Il faut donc bien désirer l'absolution, c'est une grande grâce comme la communion et plus nécessaire encore. Oh! le confesseur sera heureux de vous la donner si vous dites bien tout, et si vous vous repenlez de vns péchés.