QUATRIÈME LEÇON
67)9. les trois leçons qui précèdent ont appris aux enfanta c« qu'ils doivent eonnaltr*
sacrement de Pénitence. Il ne suffit pas de = ■ - ' '- ■ r- -" ■— '*a ; cl les enfant."* natuifllenicnt léper.s on ,s'
„,,v. ..-.v. nient il sera facile «le faire avec eux les acle:^ l : . . .
rite et de contrition : « On veillera à ce que les acte* préparalo res à la con(e»»iuo «J«a
enfanls, dit »ain( Liguori, aient un rapport spécial à la confession qu'ils vont faire, c'est* à-dire qu'ils croient spécialement que dans le sacrement de pénitence les péchés sont pardonnes, qu'ils e«pôrent spécialement ce pardon par les mérites de Jé>us-Christ. • On a soin auiisi de présenter toujours les motifs des actes arant les actes eux-mêmes. (Bien remarquer ce que noH$ arona dit aux n"« 137 et 487.)
Celle quatrième leçon, ainsi que la suivante, doit précéder immédiatement la confession et l'absolution des enfants, et leur être donnée dans la même journée que l'absolution. On r>'péieraii donc plusieurs fois ces deux leçons, si la confession des enfants durait plusieurs jours.
053. AcTK ith I <>i. — l/enfanl Jésus n'est pas toujours demeuré petit enfant, il agrandi, n'est-ce pas? Oui. — Quand il a été grand, avant de mourir ?|u'a-t-il fait? Je vais vous l'apprendre. Pour faire voir (juil était Dieu, il a ait des merveilles que les hommes ne peuvent pas faire. Il guérissait les malades, les aveujjles, les boiteux. Il a même fait revivre trois morts, (les miracles extraordinaires nous sont attestés pour tous les catholiques du monde, par les hérétiques eux-mêmes. Il n'y a que Dieu qui puisse l'aire des choses si merveilleuses; et quand quelqu'un l'ait des miracles, on est stir qu'il dit la vérité, et que Dieu est avec lui. Dieu seul est tout-puissant, il fait bien tout ce qu'il veut. Jésus a-t-il parlé aux hommes quand il était sur la terre? Oui. — Disait-il la vérité ? Oui. — l'ouvait-il dire des mensonges ? Non.— Dieu est la vérité même, il ne peut donc mentir. Pouvait-il se tromper ? Non. — II siiit tout. La raison nous dit que Dieu connaît tout et qu'il ne peut mentir. Nous a-t-il dit lui-même qu'il savait tout, et ne mentait jamais? Oui. — Nous a-t-il dit que lui notre Dieu nous enseignait tout ce qu'il faut savoir? Oui, et il l'a bien prouvé par ses miracles. — Devons-nous croire ce jr|u'il a dit ? Oui. — (Juel est le livre où se trouve ce qu'il a dit ? L'Evangile dont le catéchisme est un abrégé, l'Evangile que conservent, comme la parole de Dieu, tous les catholiques du monde et même tous les hérétiques. — C'est pourquoi il faut bien a|)prendrc voire catéchisme.
Si Jésus-Christ, n'était pas venu, aurions-nous su comment faire pour aller au riel ? Non. — Personne n'a vu Dieu et ne sait parfaitement bien ce qu'il faut faire pour lui plaire. Nous avions donc besoin qu'il vint nous dire qti il y a un Dieu on trois Personnes, et nous apprendre à le servir, nous laisser le baplême et la ronfossion pour nous sauver. Oh! que Dieu est bon d'avoir bien \oulii nous instruire, et comme il faut bien écouter ses leçons ! A qui a-t-il parlé ? Aux Apôtres. — Etaient-ce des hommes les Apôtres? Oui. — Leur a-t-il appris tout ce qu'il faut pour être sauvé? Oui. — Leur a-t-il recommandé de ne le dire à personne? Non. — 11 leur a ordonné de le prêcher partout. Quand les .\pôtres prêchaient, disaient-ils la même chose que ce qu'avait dit Notre-Seigneur ? Oui. — Am-aient-ils pu dire autre chose? Non. — Pourquoi ? Noire-Seigneur leur avait promis d'être toujours avec eux, pour qu'ils ne se trompassent pas et ne trompassent personne. Devait-on croire ce qu'enseignaient les Apôtres? Oui.— Comme ce que Dieu lui-même avait enseigné, puis(]ue c'était la même chose.
654. Quel était le chef des Apôtres, celui qui leur commandait à tous, et à qui Notre-Seigneur avait promis surtout de le préserver de tout mensonge et de toute erreur? Saint Pierre. — Saint Pierre est-il mort? Oui. — Et les autres Apôtres sont-ils morts ? Oui, ils sont au ciel. — Qui a pris leur place, qui doit nous prêcher l'Evangile à leur place ? Le Pape et les Evêques. — Qu'est-ce que l'Evêque, est-ce un homme ! Oui.— Est-ce un prêtre ou un curé ? — C'est le plus grand des curés d'un diocèse. L'avez-vous vu quelquefois? Oui. - Qu est-ce que le Pape, est-ce un homme? Oui. Est-ce un prêtre. Estce un Evêque? Oui. — C'est le plus grand des évêques du monde, le chef de tous les autres. Dieu a-t-il promis d'être avec le Pape et les Evêques jusqu'à la fin du monde ? Oui.— Quand Dieu promet, manque-t-il de parole ? Non.— Il est donc avec le Pape et les Evêques comme il était avec les Apôtres ? Oui.
Ce que le Pape et les Evêques enseignent, est-ce la même chose que ce qu'enseignaient saint Pierre el les Apôtres? Oui. — Flst-ce la même chose que ce qu a dit Notre-Seigneur Jésus-Christ, le Fils de Dieu fait homme ? Oui, Doit-on le croire? Oui. — Peut-on être sauvé sans cela? Non. — Est-ce rai-
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SI, Il ihic de le croire? (hii. — Poiin|uoi ? Parce que Dieu ne se trompe pas, I tout et il ne peut mentir. — Pouppioi encore? Parce que Dieu est
toiijiiurs avec le Pape elles Kvèques pour \es enip»"'cher de se tromper et de nous tromper. Kt puis l'Kglise tathoiiquc romaine qui a pour chefs le Pape et les Kvèipips a toutes les marques de divinité. Il v a toujours eu dans son sein un grand nomt)rc d'àmes saintes qui ont fait des miracles aussi éclatants qii" '^ '■ ^ "^tMgneur lui-mt^me. elle a toujours triomphée sans armes de tous If- - armés contre elle. .\ mesure qu'on égorgeait ses raartvs. elle
f:i.. — plus (lorissante, et rendant le bien pour le mal, elle répandait sur es hommes, m«^me sur ses persécuteur, des bienfaits de toute sorte, .\ussi elle règne sur l'univers.
H.'m. y en a-t-il beaucoup qui croient ? Oui. — Tous les prêtres voisins prrchent ces vérités et les fidèles les croient, tous les curés de France les prêchent, tous les curés de l'Kurope et plus de deux cents millions de catholiques les croient, et les martyrs sont morts pour affirmer cette foi, et tous les saints l'ont crue, les grands Docteurs, qui étaient des savants, l'ont crue : la prédication de Notre-Seigneur, ses miracles sont le fait le plus certain du monde.
Ne vaut-il pas mieux croire avec les saints qu'avec les impies et les liberlins, qui parlent mal de la religion? Oui. assurément.
Le crovez-vous sincèrement? Oui. — Croyez-vous, mes enfants, qu'il n'v a
3u'un Dieu, que ce Dieu se donne lui-même en récompense aux bons <pii ans le ciel le voient avec les jeux de l'àme et le possèdent tel qu'il est, qu'il punit les méchants, qu'en Dieu il v a trois Personnes, que le Fils de Dieu s'est fait homme, qu'il est mort pour nous sauver, qu'il nous a laissé le baptême et la confession que vous allez faire, pour nous donner le pardon de nos péchés? Oui. (Irovez-le. parce que Jésus-t^hrist la science et la vérité infinie, l'a dit et que le Pape et les Evèques l'enseignent. Faites donc un acte de foi. Faire un acte de foi. c'est di^e de tout son cœur à Dieu qui vous entend, que vous croyez tout ce qu'il a dit et tout ce que le Pape et les Kvèques enseignent. Dites le donc de tout cœur les yeux baissés, les mains jointes, l'Ame parlant à Dieu, (\m vous écoule:
Mon Dieu, je crois tout ce que vous avez dit et tout ce que le Pape et les Evéques eoseignent. (On le répèle plusieurs fois.)
656. Acte d'Espérance. — Quand le Fils de Dieu, Jésus-Christ, est venu sur ia terre, a-t-il promis de pardonner nos péchés, de donner le ciel et tout ce qu'il faut pour y aller, à ceux qui vivraient saintement et qui le lui demanderaient bien ? Oui. — .V-t-il dit que c'était lui-même noire Dieu qui le promettait? Oui. — A-l-il dit qu'il ne manquait pas de jiaroic, qu'il pouvait, étant tout puissant, faire tout ce qu'il promettait, et, qu'étant bon il voulait le faire? Nous a-t-il dit qu'il a tout ce qu'il faut pour nous rendre heureux ? Oui. car il a en lui toutes les perfections et tous les biens. — L'Kglise catholique, le Pape et les Evéques nous apprennent que Jésus-Christ nous a promis le ciel et sa grAre pour y arriver.
Faut-il donc compter «jue Jésus-Christ nous pardonnera et ([u'il nous aidera & aller au ciel ?Oui. — Devons-nous désirer, espérer daller au ciel ? 0»ii. — Faisons donc im acte d'espérance. C'est dire à Dieu que nous c(»mptons sur lui, sur sa promesse, sur sa bonté, sur sa puissance, sur sa fidélité à tenir sa parole, et que nous attendons son secours pour faire le bien j»our recevoir notre pardon cl aller au ciel. Disons tous «lu fond du cœur à Dieti : (on fait lever les enfants, on leur reconnuande de jf)indre les mains, de baisser les yeux, on le fait soi-même, et quand tous sont attentifs, on produit avec eux, lentement l'aiMc suivant) :
Mon Dieu, j'cspére que vous me donnerez le paradis et tout ce qu'il faut pour y arriver ; mon Dieu j'espère que vous me pardonnerez me» péchés. (On le répéle pluf^ieurs fois.)
657. .\cTK de charité. — ,\imez-Tou8, votre père, mes enfants, parce qu'il travaille pour vous, vous fournil du pain, vous caresse? Oui. — Nous aimez ilavantage encore votre mèrf. elle est si bonne pour vous! Le bon Dieu ii
de bonléenrore ; c'est lui qui \ou8 donne tout, rpii vous conserve père cl i
qui vous donne la vie, la nourriture, clr. Il faut donc l'ainier plus que louf. Aimez-vous un beau soleil, une belle fleur, une belle imapc? Oui, — Le bon Dieu est-il plus beau que tout cela, nlus grand que la terre, [ilus saint que tous los saints cl (pie tous les anges ? n est-il pas plus prcfiniix (pie tout l'or et tout l'argent du monde? — Assurément, il nous a dit lui-uK'^me qu'il était intinimoul |>arlait et aimable. Il a toutes les [torfeclions à un degré infini.
Il laiit donc l'iiimer de tojit votre cceur et plus (pie tout le reste. Nous allons dire onscmble rt Mien, les mains jointes, les veux baiss(^s: « Mon Dieu, je vous aime [iliis ipie tout et de tout mon cceur. « Il faut aimer aii.ssi ceux qui ressemblent à Dieu, ce sont nos frères, les Ames de tous les boinmes, qui sont faites à l'image de Dieu. Dieu veut (pie nous les aimions et elles le méritent, parce qu'elles sont le portrait de Dieu. Disons donc de tout c(Bur : « .Mon Dieu, j'aime tous les bommcs jioiir l'amour de vous. » (Si les enfants se lassent, on peut réveiller leur attention en chantant avec eux (]uelques couplets de cantiques, ou bien les actes ci-dessus, sur le ton d'un psaume ; puis on continue.)
(),'i8 .\<:tk I)K coNTHiTio.N. — La douleur de vos péchés est nécessaire pour recevoir votre pardon, n'est-ce pas ? Oui. — (Jni vous donnera cette douleur ? Dieu. — Oui. sans lui vous ne 1 aurez jamais; et il vous la donnera si vous la lui demandez ; dites-lui donc avec moi de tout cœur, tous: Mon Jésus, miséric(»rde ! (trois fois.) « Mon Dieu, donnez-moi la douleur, l'horreur du péché, la rés(duti()n de n'en [)liis faire! » On répète plusieurs fois cette prière et la suivante : « .Sainte Vierge, priez pour nous! »
Kt. maintenant, nous allons nous préparer à la confession et au pardon de nos péchés en demandant pardon à Dien. Ayez tous l'intention de faire les actes de douleur du pécné, en vue de la confession (pie vous allez faire (1). Dites tous avec moi : « Mon Dieu, c'est pour me confesser et recevoir mon pardon que je vais avoir le regret de mes péchés » (deux ou trois fois). ,
Mes enfants, |toint de contrition, point de pardon ; ou la résolution d'éviter tout péché mortel, ou l'enfer.
« On doit avoir soin, (Jil saint Liguori, d'exciler les enfants au repentir plusieurs fois et par divers motifs. » (T. XYl, p. \H.)
659. Premier motif: L'enfer .mérité. — Si, après que vous avez blasphémé ou fait un gros péché, les gendarmes étaient venus, armés de leur fusil, qu'ils vous eussent saisis violemment, qu'ils vous pussent ensuite arrachés à votre père et à votre mère, et traînés dans une noire prison ; si vous y aviez été enfermés dans la misère, la faim, dans l'obscurité la plus noire, pour toute votre vie, ne vous repenliriez-voiis pas de ce péché qui vous aurait jetés dans tant de malheurs ? Ne promettriez-vous pas de n'y pas retourner ?Oui. — Kh bien ! vous avez mérité la prison du bon Dieu, ces n()irs cachots de feu ; les démons, ces gendarmes de l'enfer, viendront vous saisir )\ votre mort, si vous ne vous repentez f>as, et si vous ne promettez pas de mieux faire. Vous repentez-vous d'avoir offensé Dieu ? Oui. — Promettez-nous de ne plus l'olTenser ? Oui. — Dites donc tous avec moi, au bon Dieu. <pie vous avez la contrition et que vous ne l'offenserez plus.
(Les enfants se lèvent, etc., comme pour les autres actes.)
Mon Dieu, j'ai un grand regret de vous avoir offensé dans tonte ma vie, j'en ai horreur, je ne vous offenserai plus I
flOO. Deuxième motif: Lk Ciki, i'erdi-. — Si votre péché avait fait briller volio maison, s il vous avait ruinés, que vous n'eussiez plus de lit pour vous roiicher, plus de pain pour manger, plus de mère pour vous soigner, point de sou pour acheter ce dont vous auriez besoin, vous repentiriez-yous d'avoir offensé le bon Dieu 1 Ah! vous pleureriez ce péché, qui vous aurait fait perdre tant de biens à la fois et vous aurait réduits à la misère :
(4) Ayez soin de faire formuler celle inlention, afln que les actes de contrition servent sûreraenl de préparation à la confession. Car, d'après une opinion, les actes de contrition qui ne sonl pas faits en vue du sacrement, ne seraient pas une matière sufTisante.
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mes enfants, les gros péchés que vous avez commis vous ont fait plus de mal que loul cela. Vous avez perdu le paradis, la compagnie des anges et des saints, les riches.ses du bon Dieu, cette helie maison cpic voire Père du ciel vous dcsiinail. Ce paradis, vous ne lain-ez jamais si vous n'êtes pas bien fâchés, bien repentants d'avoir offensé Dieu el fait des péchés, et si vous ne promettez pas de n'en jdus faire. .\vez-v(»us la douleur de tous vos péchés ::' Oui. — Kh bien, dites au bon Dieu : « .Mon Dieu, pardon, je nie rcpens de vous avi)ir désobéi cl offensé, je vous promets de ne plus le faire ! »
Wil. Troisième motif: La passio.n »e Notrk-Skui.nkir. — Hegardez ro riiicilix. (Jui est sur la croix ? Jésu.s-(;hrist. — Vovez-vous ses plaies, etc. (Jii ist-io qui l'a fait mourir ? Nos péchés. .\h ! si rpiand vous avez blasphémé, on avait coupé la léte à votre père pour vous pimir, vous pleureriez votre père. La niort du bon Dieu n'est-elle pas un bien plus grand malheur ? 0 mon Dieu, c'est nous qui vous avons crucifié, quand nous avons fait de gros péchés, pardonnez-nous. — Dites tous, les mains jointes :
Mon Jésw, p«rdoD. j'ai une grande dooieor de voas avoir oflensé, j'ai horreur de mes pecbé% je ne vous offenserai plus !
♦Uj2. Quatrième motif: L'amoir de Dinr gii produit la c(>>tbiti(».\ PARfAiTE. — Dion esl-il plus beau, plus saint, plus parfait que tout le reste? Oui. — Il faut donc l'aimer plus que tout, n'est-ce pas ? Otii. — Ceux qui font des péchés, aiment-ils Dieu ? .Non. — Quand vous avez ronimis des péchés aimiez-vous Dieu ? .Non. — Oh ! quel malheiu* de ne pas avoir aimé i)ieu, d'avoir mieux aimé que lui le blasphème, ou des choses horribles ! Est-ce le plus grand malheur de tous ? Oui. — Oh ! assurément! Il faut donc bien nous en repentir.
0 mon D'eu, je vous aime de tout mon cœur et par amour pour vous, je me repens de ne vous avoir pas toujours aimé : j'ai grand regret, j'ai grande douleur de vous avoir ofTfnfé, je vous promets de vous aimer toujours et de ne plus faire He péchés.
a A la fin, dit saint Liguori, on engage les enfants à former le bon propos de ne plus offenser Dieu, en leur faisant lever la main, en signe de parole donnée.
• Il est bon toutefois de leur faire comprendre, que par là on n'entend pas les inviter à faire un serment, mais à prendre une résolution sincère. On leur fait prenare aussi dès ce moment, la résolution de ne cacher aucun péché par honte. » (XVI, pages 143, 144.)