‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 48 sur 416 · II. — La religion catholi(|ue · texte numérisé non relu

II. — La religion catholi(|ue

716. Nous avons vu la nécessité de la religion pour rin<livi<lu, pour la famille et la société elle-même. Continuons ce sujet et apprenons quelle est la religion véritable.

747. i'> Toutes les relirjions sont bonnes, dit-on quelquefois. — Quel absurde langage! (l'est dire qu'il vaut autant adorer les oignons avec les Kgypiiens ou les serpents avec les habitants du Dahomey que le vrai Dieu créateur du ciel et de la terre, (l'est dire que les Juifs, qui ont crucifié le Fils de Dieu, sont aussi agréables à la divinité que les chrétiens qiii adorent Jésus- (ibrist mort pour letu" salut. C'est dire mie le oui et le non sont vrais en même temps sur la même question, car les diverses croyances qui se partagent l'humanité, disent les unes oui, les autres non sur le même sujet. Si l'une a raison, l'autre a nécessairenent tort. I*uis([u'il n'y a qu'un Dieu, il n'y a qu'une foi. c'est-à-dire qu'une manière de l'honorer, et tous les hommes ont les mêmes devoirs h lui rendre. <« De ce que la religion chrétienne n'est pas unique ce n'est pas une raison de croire qu'elle n'est pas la véritable. Au contraire, c'est ce qui fait voir qu'elle l'est ». (Pasc.\.l, pensées.)

sique. Un caile purement spirituel e^t le culte des purs esprits; c'est le culte des anges > mais ce n'est point celui de l'horonie, qui par un effet de l'intime union de l'&me et du corps, doit entrer en société. s»it avec Dieu, soit avec ses semblables, à l'aide des organes « Leculie. dit-on, que Dieu demande, est celui du cœur. »

iy,. <.,.,„a..t.^ .,,,•.,. „.. .^jjg (jg nié me : Les vertus que Dieu exisre, sont celles du cœr.r, et . inl le prochain '»n accomplit loule justice? Quelle pitié! comme

SI . -uit pas nécessairement par des actes extérieurs. Qui aime

l'humiuti, sert I iiuiiiaie , et qui aime Dieu, le sert également. Le culte est action, comme la vertu; et de mi^me que chacun djit concourir par son action, dans les sociétés politiques, au maintien de l'ordre, d'où résulte le bonheur de l'homme, chacun aussi doit conquérir par son action, dans la société religieuse, au maintien de l'ordre, d'où résulte la gloire de Dieu: et comme le culte extérieur est un rapport qui dérive de la nalure de rhiinme, le culte public est un rapport qui dérive de la nature de la société.

« Cependint l'ifrnorance sourira de mépris au seul nom de culte; elle ne voit pas que c'est lui ! .(• les croyances et nourrit l'amour. Des pratiques gênantes et puéri-

les, de h -monies. voiià tout ce qu'elle découvre dans cette sublime manifes-

taimn de <a i<>> ■ miosophe, ris, si tu veux, de nos génuflexions et de nos gestes, mais ajins iivoir ri, dis nous, ce que serait devenu le gftnre humiin,s'il ne s'était agenouillé (levant la croix* A ton culte intérieur, qui consiste à s'exercer aux sublims coniemplations, compare le culte chrétien, qui consiste à s'exercer aux sublimes dévouements ; compte les vprt«< qu'ont fait natire ta solitaires colloques avec l'Eternel, et celles qu'enf.ii ' 11- l'image de son Fils.

ontre les pierres de l'autel, comprenez main-

i' ,, , .;:ieur, ton Dieu, et lu ne serviras que lui seul.

I' - exiérieurs, la prii^re, tous ks actes de culte sont inséparables de l'tdo-

Il il. L'amour nécessîiremenl se manifeste an dehors; et c'est en vain que

-•■ i\' de Dieu, et rom ant les liens de sa société, vous osez dire : \on ser-

' I vous, il faudra servir: Vous servirez vos désir*, vos pissions, vous en

II' - ■ • ■'•' ■ " '> •■• — ^- •■■■■■•■' '-IIP

li.i:, ,iS

prosleruerez devant vos vices, v>un érigerez en lei»|»le.> les obscurs repaires de la prostitution, snh omni li'inn fron'h*», prottfrneharix meretrix: vous servirez mais il ISS. iii.til. I in que le hasard lui donne, jusqu'à ce

i| .1 m;, it.s de la justice, vous ailliez encore, el

a juiui.s, Ijiii .:c ...,......v V. ..>. . .^. ;..... el du s<juverain bien, servir, sans espérance, dans les régions désolées de la haioe, el dans l'empire du souverain mal. • (Di

L^ME^^ÀlS).

(c) Les saints s'appi quent si fort aux »clM extérieurs de r. iils peuvent

fararire excessifs à nous qui sommes si lièdes el si froids, la - e chante, en

honneur de saint François de B irgia, qne cent fois pur jour, n ,i.^i..»-».t Icâ ^noux

20" COMlOtl-.NrKs

(}\i\ (lom: esl iissoz iusoiis.- |niiii- tenir un piiiTil langage : loiilcs les religions sont lionnes ? Ce sml les iniiilTérenls qui ne veulent [»as se (Itmner la peine (le prati(|iier une religion «pielconipie. Dans \in sans-sonci <pii oîTraie, ils «lisent : toutes les religions sont lionnes, tout en pensant ipi'il esl inutile «l'en enilinisser généreusement une. Pauvres aveugles ! et s'il y a une vraie religion, el rpic Vous ne la praticpiiez pas, à ijuoi vous exposez-vous? Vous risipiez n<in seulement vos alTaires, voire (-(unnierce, l'avenir «le vos enlanls, voire vie même, toutes i-lioses qui sont entre les mains de Dieu el par les- •pielles il peut vous |)unir ; mais de plus vous j(juez voire Ame, votre éternité. Vt)ii8 laites par votre négligence le scunflale de votre famille et la ruine de la société dont la religion est le plus ferme appui. Ktre irréligieux ou indifférent, c'est tout un. Les ronséijiwnfes désastreuses de l'impiété sont aussi celles de l'indifféreucc. De cpioi nous occupons-nous en ce monde, et qu'y faisons-nous, si nous ne mettons pas en sûreté notre ùme pour l'éternité ; et c'est la religion vraie <jui nous préservera du mallicur de nous perdre. Il est donc capital pour nous de connaître cette religion seide vraie et, après l'avoir connue, de nous y attacher de tout cœur. ( Voir lu note 'J du n" 4H7, saint Josap/iat.)

IIH. ± Puisqu'il est insensé de prétendre que toutes les relif/ions sont bonnes et qu'on risque son salut en ne cherchant pas la relif/ion véritable, quelle est donc la vraie relif/ion f — C'est celle «jue Dieu a établie. Dieu ne peut êlre laiileiu- «pie du bien, «pie du vrai. (Test évident.

7tî>. (af Dieu a donc établi une relif/ion f — Sans doute, el il pouvait seul l'établir. Dieu seul se connaît conqtlélement lui-même et connaît parfailemenl sa créature. Seul donc il pouvait nous apprendre ce que nous avons à faire pour lui plaire et nous sanctifier lout à la fois, n'est-ce pas au maître à tracer A ses serviteurs ce qu'ils ont à faire? n'est-ce pas au père à régler la conduite de ses enfants (1) ? Etant notre jicre. Dieu ne nous a point abandonnés, et il a bien voulu nous apprendre a le servir. Jamais il n'a laissé l'homme sans lui faire connaître quelle religion il devait pratiquer. Aussi, la vraie religion esl aussi ancienne que l'humanité. Et c'est ce qui prouve la fausseté «les sectes nouvelles qui «latent «l'hier et qui ont pour fondateiu" des Imposteurs, ou «les libertins. La vraie religion date «le la création de l'homme et elle a été révélée par Dieu h nos premiers parents, prèchée par les prophètes que Dieu s'est choisis, el enlin par le Hls «le Dieu lui-même, la seconde Personne «le la sainte Trinité, «^ui est venu s(U' la terre et a pris un corps et une Ame comme nous. Les mn-acles «jui ont environné son berceau el la croix sur laquelle il est mort, les prodiges qu'il a opérés sur la terre ont prouvé sa divinité. Ces miracles, comme l'écrivail à son fils le Chancelier <l'.\guesseau, grand magistrat et grand savant «lu siècle dernier, «;es miracles sont «les faits aussi avérés, que les con«pièles d'.Mexandre ou la mort de César. El en montrant les sounis, les muets, les paralytiques qu'il avait guéris, les morts «ju'il avait ressuscites, Jésus-Christ a pu «lire sans crainte dètre démenti par ses ennemis eux-m«'^mes : Je suis le Fils de Dieu ; si vous ne croyez pas à nia parole, croyez du moins à mes œuvres, v. n. 630, 125-i.

pour adorer le Très-Haut. Elle dit pareillement (]e saint Patrice, qu'il avait coutume de se proslerner cent fois par jour à terre pour adorer la .Majesté divine. Marulle (auteur du xvi« siècle), rapporte que sainte Marthe, fléchissait les genoux cent fois par jour el cent fois par nuit, pour adorer, comme régnant dans lu ciel. Celui auquel elle avait donné l'hospitalité sur la terre. Nous lisons que saint Siméon Stylite pratiqua un pareile nombre d'adorations sur la colonne où il faisait sa demeure.

(\) (a) Il était fort difficile à la raison humaine de découvrir ce que l'homme devait savoir c! ' - - ■ 're sa fin. On prêle à Aristole, l« maître des philosophes

pa'ens, ■ < J'ai vécu dans le doute, je meurs dans les angoisses, je

ne sa'S ■ , - êtres, ayez piiié de raoil »

(b) L'n des anciens amis de Brucker, célèhrc écrivain converti, voulait lui prouver que la révélation, la foi, pouvait être utile dans les temps de barbarie, mais qu'aujourd'hui les propres lumi«res de l'homme civilisé suflisaient. Brucker prit sur sa table un livre et pria son ami de lire à haute voix. Pendant ce temps Brucker se hàle de fermer les volets de l'appartement. • Que fais-tu donc î demande l'autre. — Mon cher, je te livre à tes propres lumières, » reprend Brucker, lui faisant sentir par là combien la rai» fton humaine est ténébreuse, sans la lumière de la foi.

RELIGION CATHOuiM» t

> '-Il fiit'i t'iaienl «livincs, car Dieu seul a 1 cinjuro iIp la vie et

de ^i doctrine était divine aussi bien «jue ses ipiivres : sa morale

faii 111 1 iiuiniiio un ange. Les récompenses qiiil promet sont dignes d'im Dieu ; les cli:\tinienls dont il menace les cou[ial)les. révèlent une justice inlinie. ii'est l'Kvanirile qui contient la doctrine de Jésus-Christ. Toutefois, quand Dieu fait une ir-uvre de laquelle dépend le salut du monde, il ne la fait point d'une manière tronquée et incomplète. Or, si l'Kvaugile du Dieu de véiilé avait été abandonné à la merci de l'esprit humain, toujours facile à séiraror. il eût été vite altéré ; et, de fait, toutes les erreurs ont voulu s'appuvcr sur IKvangile mal compris. Le Fils de Dieu a dû donc prendre des mesures pour que sa parole, si nécessaire au salut du monde, ne fût pas corrompue par l'esprit de mensonge et arrivAt intacte à tous les hommes jusqu'à la Kn des Ages: car il est le Dieu de tous les siècles, et veut sauver les hommes <le tous les temps. C'est pourquoi il a confié son Evangile à rK}.'lise qu'il a établie, v. n. iiH.

"750. {//) Quels ont été les chefs de cette Ef/lise ? — Les .\pôtres que Nolre- Scigneur s'était choisis : à leur tète était Pierre dont Jésus-Christ avait fait la pierre fondamentale de l'édifice de son Kglise (I). Pendant trois ans il les instruisit, leur confia tous ses secrets, leur enseigna tout ce (pie l'homme doit croiro et pratiquer pour se sauver el leur ordonna de le prêcher partout : « Je suis avec vous, leur dit-il, jusipi'à la consommation des siècles. Je vous enverrai l'esprit de vérité alin iiuil demeure avec vous jusqu'à la fin. » Vous mourrez comme moi pour le salut du monde; mais vous laisserez après vous des successeurs cpii continueront votre mission jusqu'à la consommation des siècles, tant qu'il y aura des hommes ; et justpie là l'Ksprit de vérité sera avec eux. Pierre, tu seras crucifié comme moi. mais tu laisseras après toi un Pontife suprême qui gouvernera mon Kglise. Jean, Jacques. .\ndré, Phili[)pe, vous serez martyrs ; mais, après vous, vous laisserez des Kvèques qui prêcheront mon Kvangile. comme vous ; ils seront sous la conduite du Pape, comme vous êtes sous celle de Pierre, et je serai avec eux et l'Ksprit de vérité demeurera aVec eux éternellement.

731. Voilà la promesse du Dieu cpii sait tenir parole. Elle se trouve dans IKvangile que les ennemis mêmes de l'Kglise conservent. Les .\potres, après la mort du Sauveur el son ascension glorieuse, après la Pentecôte où le Saint Esprit est descendu sur eux, partent à travers le mon<le ; ils n'ont ni crédit, ni talent, ni fortune, le .Maître ne leur a pas même permis d'avoir un bâton; Ws jtrêihent. ils font des prodiges qui étonnent; on les croit, bien (pie leurs [•;iriil»'s rondanmenl les superstitions alors en vogue et les corruptions qui i-nl. Les savants [taiens. les puissants se liguent contre eux ; on les , on les traîne dans les prisons, dans les arènes, sous les dents des 1m Los 1< loces; ils meurent pour confesser la divinité de Jésus-Christ, n Je crois volontiers les histoires dont les témoins se font égorger. » Ils meurent, mais If'iii ■ ' • chrétiens, et Paul pouvait dire aux fidèles peu

lie I iir: Votre foi est annoncée dans tout l'univers ;

eC .111 iiiii\i-Mif sii. !•• m- I Kglise, Tcrlullien pouvait écrire : .Nous remplissons vos places publi<pies, vos armées, nous ne vous laissons que vos temples.

752. Après saint Pierre, un autre Pontife, héritier de sa foi, occupe le siège de Home el ciunmence cette chaîne non interrompue jusipi'à ce jour, de papes qui ont gouverné l'Kglise de Dieu. .Vprês les Apôtres viennent les évêipic-s oriis .111 Pape. Us prêchent aujourd'hui avec lui ce <pie nous a enseigné Jésus-

la f"

Cl s.,

comme tl ea ilevail élre le preiiiier i

premier qoand il fAllul remplir \e ni

riKilirmi ' i ' ...

»i. T. ; le ,

sut;. ■ ^

a le (>euple d Cor., XV, S) , le CAi't .H, liv -, \n premier qui

I «jr-

• tin. i'icrre vi»r* dan* M*

Page 1