ET
i;62 CONFÉnENCES
Chrisl. cp qup nous (inl onsoign«^ Piorrc ol 1rs Apùlrcs : Dncentes omnta. Ils enseignent Imit ce (jiii est né» essaire au salut, Jésus ne leur a jias permis de rien retranriier ; ils n'ajoutent rien non plus. L'Kspril de vérité (pji est avec eux ne soulTre pas ipiils nièlenl des erreurs à rKvangile(l).
TJÙ\. La voilà cette Kglise de Jésus-Christ, la seule vraie puisqu'elle seule remonte aux Apôtres ; elle peut voir venir avec confiance chacune des hérésies qui naissent ù travers les Ages et lui dire : U<»i l'i donné mission pour prêcher une doctrine nouvelle? De quel droit espères-tu trouver créance? Il n'y n que ï)ien qui ail autorité sur les hommes et il nj'en a revêtue. Je possède la première ; et si tu veux me déposséder, montre-moi tes litres, signés par l»ieu lui-même qui m'a donné sa parole. Mais Dieu ne se déiuge pas ; il ne renverse pas ce qu'il a fait pour la rédemption des hommes. La vérité ne change pas, elle demeure éternellement. Le ciel et la terre passeront, mais la parole de Dieu ne passera pas. Il a dit qu'il serait toujours avec son Eglise, il y est, et il y sera. Il pourra lu laisser persécuter, il l'en a averti : Le disciple n'est pas au-dessus du Maître, a-t-d dit ; ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront. Mais il ne laissera pas altérer le dépôt de la vérité, et il ne soulTrira pas (pie la haine de l'erreur triomphe ; les jtuissances de l'enfer ne remporteront pas siu- l'Kglise. Les miracles (jui s'opèrent sans cesse dans son sein, les vertus admirables que pratiquent ses enfants, la Providence merveilleuse qui la protège sont et seront jusqu'à la lin, la preuve évidente de sa divinité. Les fondateurs des autres sectes chrétiennes n'ont même pas pu entre tous guérir un cheval boiteux, selon le mot plaisant d'Krasme (2).
75i. (Jiiei bienfait d'être membre de cette Kglise romaine, que d'être les enfants du Pape ! Quand un protestant croyait lancer l'injure à O'(]onnel, le libérateur de l'Irlande, en l'ajtnelant papiste, il se retouinait aussitôt et lui ré[»liquait hardiment; Misérable ! tu crois me faire injure, et tu m'honores : oui, je suis papiste, et je m'en glorifie. Cela veut dire tjue ma foi, par une suite non interrompue de papes, remonte jusqu'à Jésus-Christ, tandis que la tienne ne va pas au delà de Luther et de Calvin. Si tu avais une étincelle de bon sens, ne comprendrais-tu pas qu'en matière de religion, il vaut mieux dépendre du Pape que du roi, de la soutane que de la jupe ? »
755. ticux qui veulent que l'Eglise s'accommode aux passions, aux préjugés
(1) Les nations commencent et finissent, elles passent avec leurs mœurs, leurs lois, leurs opinions, leurs sciences; une seule doctrine reste, toujours crue, malgré l'intérêt qu'ont les passions de n'y pas croire, toujours immuable au milieu de ce rapide et perpétuel mouvement, toujours ailaquée et toujours jusiifiée ; toujours à l'abri des changements qu'apportent les siècles aux institutions les plus solides, aux systèmes les plus accrédités ; toujours plus étonnante et plus admirée à mesure qu'on l'examine davantage ; la consolation du pauvre, et la plus douce espérance du riche; l'égide des peuples et le frein des rois ; la règle du pouvoir qu'elle modère, et de l'obéissance qu'elle sanctifie; la grande charte de l'humanité, où la justice éternelle, ne voulant pas que le crime même demeure sans espoir et sans protection ; stipule la miséricorde en faveur du repentir ; doctrine aussi humble que profonde, aussi simple qu'elle est haute et magnifique ; doctrine qui subjugue les plus puissants gi-nies par sa sublimité, et se proportionne par sa clarté aux intelligences les p\\xi faibles; enfin indestructible, qui résiste à tout, triom* phe de tout, de la violence comme du mépris, des sophismes comme des échafauds, et, forte de son antiquité, de ses preuves victorieuses et de ses bienfaits, semble régner sur l'esprit humain, par droit de naissance, de conquête et d'amour. » C'est la doctrine de Jésus-Christ et de son Eglise.
(2) Quand sur la fin du xru« siècle, les ministres protestants hollandais, débarqués sur les côtes du Malabar, invitèrent à embrasser leur hérésie, les InJiens évangélisés autrefois par saint François-Xavier, le chef des Paravas leur répondit : « Faites de plus grands miracles que notre grand père François et nous croirons que votre doctrine est meilleure que la sienne. Il a ressuscité six morts, ressusciiez-en dix, » A ce raisonnement les ministres n'eurent à répondre que par des injures, et ils sfi dérobèrent i la honte par un prompt départ. C'est ce qu'ils avaient de mieux à faire. Comment eussentils pu rendre la vie aux morts, quand le chef de leur secte ne savait qus donner la mort aox vivants! Calvin, en effet, ayant engagé A prix d'argent un nommé Bruié à faire le mort, vint avec une fouie pour le ressusciter. Il lui ordonna donc de se lever ; mais Brûlé ne bougea pas. Calvin cria plus fort, mais en vain. Les amis de Brûlé essayent de le relever: il était mort tout de bon. C'est l'Eglise catholique seule que Dieu a marquée da sceau divin des miracles.