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et ee en birUaru : iei chvttkus iiuj lions, fait liCk:>dillir de juic uuc iiiuMituJe >vi'c Je
i^ini'. rl)K I.AMR.'v^Ais). -- Aujourd'hui la persécution pour n'(>lrc pas iianglanle, n'en c»l
il qu'une Religion si favorable à l'Iiuoianilé ail des ennemis parmi
ki ! ^ijssib'e que tant d'amour ne désarme pas la hame ? Ilélas t ce qui
rMche, cette hame, c'est li beauté, la perfection même de la loi évangélique. U sévé-
206 CONFÉRENGKS
Kn voyant le mal conjuré rontro la roli^ion ralholinuc, l'erreur, lo incnsonK'O unis au vice lumv la détruire, j'en conclus (|u'elle est divine. Kl je rcMihrassc de toule I ardeur de mon Ame. Viens à moi, 6 religion, qui ne [»eux soiitTrir ni erreur ni vice; pure comme Dieu ton auteur, lu abhorres comme lui liniquilé, c'est pour cela que je t'aime; fille du ciel, bannie des iVmes terrestres, viens trouver dans la un'enne un asile ! J'aime ta vérité, j'aime ta pureté ipji corresjtondent aux aspirations de ma raison et de mon cœur ! Tes ennemis font la gloire, lu n'as contre toi «pie ceux qui préfèrent la terre au ciel, le mensonge A la vérité, la jouissance à la vertu ! Ils font ta gloire encore, parce que seule, désarmée, trahie par tous les puissants, tu triomphes de tous ceux qui t'attaquent ! Il y a donc ime main plus forte que toutes les haines qui le protège contre elles, c'est la main de l)ieu (1).
rite des devoirs qu'elle impose effraie les passions, et l'on conteste le bien qu'elle fait, à cause du bien qu'elle ordonne de faire.
« Il n'est point de sophisme plus commun que celui par lequel on rend le christianisme responsable de tous les crimes qui se permettent chez les peuples chrétiens II y a eu des guerres de Religion ; donc la Religion commande de verser du sang. Il y a des vols, des assassinats : donc la Reliprion ne réprime ni le vol ni l'assa.ssinat. Il existe de mauvais prêtres; donc la Religion n'est que le manteau dont le clergé recouvre ses désori'res. Mais, diies moi. psnsez vous que la morale soil une chimère, une source de calamités f Si vous le pen.«ez. je conçois que vous accusiez la Religion. Si vous ne le penseï pas, répondez vous même à notre objection, autrement, je la rétorquerai avec plus de force contre la morale.
• Assurément, c'est faire preuve d'une rare abnégation d'esprit, que de répéter ingénument de vieil'es déc'amalions qui faisaient sourire de pitié Montesquieu. Voyez avec quel dCdain il écrase le sophiste H;iyle : « Dire que la Religion n'est pas un motif répri- « mani parce qu'elle ne léprimepas toujours, c'esi-ft-dire que les 'oi-« civiles ne sont pas « un motif réprimant non plus C'est mal raisonner contre la Religion, de rassemtiler « dans un grand ouvrage, une longue énumération des maux qu'elle a produits, si l'on ■ ne fait de même celle d<-s biens qu'elle a faits. Si je voulais raconter tous les maux « qu'ont produits dans le monde les lois civiles, la monarchie, le gouvernement républi- « cain, je dirais des choses effroyables.
« De quoi les hommes n'abusenl-ils pas? Ils abusent des aliments destinés à lesnour- « rir, des forces qui leur sont données pour agir et se conserver; ils abusent de la pa- « rôle, de la pensée, des .sciences, de la liberté, de la vie; ils abusent de Dieu même, « Faut-il pour cela, dire que ces choses sont pernicieuses? Faut-il dire qu'il n'y a de « bon que le néant?
• Les guerres, les ma.ssacres, et tous les forfaits dont le christianisme fut le prétexte, doivent si peu lui être attribués, que. pour ôter l'efTel il aurait suffi d'accrottre l'énergie de la cause prétendue. Quelques degrés de foi de plus, et la vertu triomphait avec la Religion. Qu'est-ce qu'un voleur, un meurtrier, un avare, un prêtre impitoyable, ou de mauvaises mœurs? T'est un homme sans foi, ou d'une foi faible, puisqu'elle cède à la pa.ssjon qu'elle devrait domp'er ; c'est un rebelle que la Religion condamne à mort, s'il ne se condamne lui-même parle repentir; c'est un incrédule, on dogmatique ou pratique, un athée conséquent ou le plus inconséquent des chrétiens. Il ne .se commet donc pas dans le monde, un seul crime dont nous n'ayons droit de demander compte à l'incrédulité. C'est elle qui les produit tous, et même ceux qu'elle repioche arrogamment au christianisme ; c'est elle qui enfanta la Saint-Barlhélemy ; c'est elle qui conduisit le fer de Ravaillac.
« Sitôt donc qu'on écarte et les préjugés et les sophismes, il ne demeure en propre & la Religion que ses bienfaits. » (De Lamexjiais).
H) (0) Le parti de Dieu (l'Eglise), a dit I^cordaire, est doué d'une force qu'aucune autre n'a pu abattie, ni les siècles, ni les rois, ni les sages. Les siècles sont venus avec l'empire et les ruses de la durée ; le parti de Dieu les a regardés couler et s'est servi d'eux S»oar leur survivre. Les rois on' tenu dans leurs mains toute la puissance de l'homme ; e parti de Dieu a bénit ou maudit leur passage, et, dans un cas comme dans l'autre, il a mis de la terre sur leur tête, et il est demeuré vivant. Les sages ont écrit des livres et se sont faits des noms; le parti de Dieu s'est emparé de leurs livres, et maintenant que leur renommée n'est plus qu'un souvenir sans vertu, il se sert encore de leurs cendres pour parantir sa propre immortalité. (Lai;ordairb.)
(h) L'empereur Julien l'apostat avait résolu de détruire le christianisme. L'édit de persécution était déjà envoyé en Afrique; et le fameux Libanius, confident de Julien, rencontrant un chrétien à Antioche, osa lui dire : « Que fait maintenant le Galiléen ? » C'est de ce nom qu'il désignait Notre-Seigneur Jésus-Christ. « Il fait un cercueil pour ion maître, » répondit le chrétien. En effet, Julien pari pour une expédition contre les Perses, et, au premier combat, au moment où il lève la main pour exciter les soldats, un dard le frappe entre les côtes et lui perce la poitrine On rapporte que recueillant de
RELIGION CATHOLIQUB 267
738. Chrétiens, en vnvanl la religion catholique seule allamiée, elle qui n'a fait que du bien à ceux qui la haïssent, et toujours triomplianle malgré la puissance et la pertidie de ses ennemis, sachez que c'est là la plus forte preuve de sa divinité, et attachez-vous davantage à elle. Si vous ne pouvez confondre ceux qui l'oiitragcnt, du moins, en entendant les blasphèmes vomis contre elle par les méchants, comprenez bien qu'elle est sainte, puisqu'elle ne pactise pas avec eux, et ne se fait point complice de leur crime (1). Dites-leur, comme le saint Pape Symmaque le faisait à l'empereur .Vnastase : « Si vous regardez comme une erreur la foi catholique, pourquoi ne pas la tolérer comme les autres erreurs ? Si vous la regardez comme la vérité, il faut non la persécuter, niais la suivre. »
739. e) Assurément la preuve la plus saisissante fie la divinité de l'Eglise, c'est qu'elle soit la seule contre laquelle se déchaînent les méchants, et c'est aussi que toujours attaquée elle triomphe toujours. Toutefois, les calomnies lancées contre elle ne laissent pas de trom/)er les simples, et c'est pour cela qu'il est bon de réfuter une des accusations ineptes que ion entend le plus souvent répéter : La relit/ion catholique, dit-on, est une relif/ion d'argent. — Le premier qui a tenu un langage semblable, c'est Judas qui, trouvant mal à propos que .YJjideleine répandit un parfum de grand prix sur les pieds du Sauveur, dit, sous l'inspiration d'une sordide avarice : « Pourquoi cette perte inutile? » Il en est encore qui, comme lui, regrettent tout ce qui est dépensé en l'honneur de Dieu ; et ils ne se plaignent pas de toutes les richesses qu'absorbent le luxe, la débauche, les jeux et une folle prodigalité ! Qu'il serait à désirer, au contraire, que tout l'argent mal employé fiit remis entre les mains des ministres de la religion : comme les pauvres et toutes les œuvres saintes s'en trouveraient bien ! Kst-ce donc bien regrettable que le prêtre catholique, qui consacre aux âmes son ministère et sa vie, trouve dans ce ministère même de quoi fournir à sa subsistance, ou au moins de <pioi ne point endurer la faim? Oui fait la guerre à ses dépens, dit saint Paul ; le pasteur n'a-t-il pas le droit de vivre du lait du troupeau?
C'est bien le cas d'appeler la religion une religion d'argent, aujourd'hui que IKglise est dépouillée de tout ce dont la générosité de ses enfants l'avait enrichie dans les siècles de foi, aujourd'hui que la plupart des prêtres ont pour t<nir leur maison, en payer le service, faire laumùne, i,300 francs tout coui pris, casuel et honoraires de messes, c'est-à-dire un tiers de moins que
»a main le sang qui coule de sa blessure, il le jette vers le ciel, en disant : « Tu as vaincu, Galiléen. » Il expire la nuit suivante. En efTet, le Christ et l'Eglise ont triomphé de toutes les haines, et dans la basilique de Saint-Pierre à Rome, à côté de la statue de Ctiar:emagne, on lit cette inscription : Le Christ triomphe, le Christ règne, le Christ commande.
;, i.nnr,,i v.,|iaire se frollait les mains, sur la fin de sa vie, en ricanant et en disant: <i I> nns Dieu aura beau jeu, » le Christ faisait un cercueil où descendit
V.>ii > avoir expiré au milieu des tortures et du désespoir. El quand une auire
puissance tenait captif le Pape, le Galiléen faisait un cercueil, le cercueil de Sainte- Hélène.
(1) fa) Le duc de Wurtemberg disait : « Si j'avais eu des doutes sur la divinité de la religion, je n'eusse pu les earder an souvenir de la tcéléraiesse que j'ai reconnue à Paris, dans les chefs du (.' ' " Tie. »
i/'i Des impies demaml irpe quelle était sa religion, c Je suis chrétien, dit-
il. parce que vous ne Téc , -. ■ religion qui a pour ennemis mortels les plus mortels ennemis de toute murale, de toute vertu, de toute humtnité, est nécessairement l'amip f)r b morn'p. de Is vrrlti, He l'Immanilé ; donc elle est bonne. »
npire d'Autriche, était d'ab< r ' >-
(f- vt< par ses mérite» et par <■ 'e
et sa secte. « Le spectacle des liitU"*(|ue i dan» notre sifcle et le
ni'nde entier, a-t-il écnl, exerça surioui Nur mon esprit ; j>xa-
minai^ la valeur morale des partis divers et le» moyt^^ns (1«< c<>iii!ial employés par les uns
et les autres Voilà inu* \nt Taits qui me firent sérieusement ién»'<iiir sur Iixisiince
d'une institut ' • ' • '"' ■ 'i lutte contre tant d"«nncmis fran-
ciicincnt déliai i se (It callii'liqiie, et il est mort
A^n-i le sein 1- i„ „„ s'fst fjit ji'suile cl a écrit une
Théologie dogmatiqu€.
co qu'ont corlains niarunivrcs dans los usines de nos villes ! Il osl si clair que la situation faite au l'rètro ost à jieine convenable, que reux (|ui afcuscnl lu religion il't^tre rclijiion d'arj^enl, ne consentiraient pas à laisser un de leurs fils devenir prêtre, parce que cet état n'est plus assez avantageux à leur sens. Serait-on assez sot pour croire qti'il v ail eu jamais, niùnie chez les Ttaions, une religion où l'on nail eu aucinie dépense à faire pour le culte et l'entretien lies ministres sacrés? La vérité est (pTaujourd'Iiui il n'en est aucune eu France, dont les ministres se contentent de si peu que les prêtres callndifpies. Dernandez aux pasteurs protestants combien ils reçoivent de l'Htal. et vous vous en convaincrez.
7(J0. f)Lfi ri'/if/ion catholique 7ious fait croire ilex nn/s/ères (/in; nous ne rom/irenons pas, ilit-on encore. — La vie. la mort, le temps, l'espace, tout est mvsiére autour de nous, jusqu'au brin d'herbe (|ue nous foulons aux pieds, et nous voudrions cpi'il n'y ciil point <lc mvsléres dans la religirm i ('ne religion sans mystères n'apprendrait rien à 1 homme ; elle le laisserait terre à terre et ne serait pas divine. « Kh, dit Sîiint Augustin, accordons du moins A Dieu de pouvoir faire des choses «lont nous convenions que nous ne pouvons pas les comprendre. Deuni t/emus aiif/uid /iosse.(/uof/ nos fateamur investif/are non posse. » Kst-ce que Dieu n'en sait pas i»lu.s que nous, et n'a-t-il pas le droit de nous apprendre ce que nous ne comprenons jms ? N'est-ce pas un bienfait qu'il nous accorde, quand il nous révèle les vérités, qui sont hors de la portée de notre intelligence? Nous en plaindre, ce serait une ingratitude.
L'homme tpii a courte vue. remercie celui qui lui offre des lunettes, à l'aide desquelles il verra au l()in ; et nous serions assez insensés [»our ne pas remercier Dieu de ce qu'il nous fait connaître ce «piil est, ce qu'il promet aux justes, ce qu'il réserve aux méchants, vérité qu'il nous impr>rte tant de connaître, et (lue la courte vue de l'intelligence humaine n'aurait jias [tu découvrir assez clairement. L'aveugle bénit celui tiiii lui pai'le dos iriagnificenc.es du ciel, de l'éclat des Heurs «piil n'a jamais vues; il remercie celui cpii Laverlit des précijiices où il risque de toniber. Hénissons Dieu de ce qu'au lieu de nous laisser dans l'ignorance de ce qui nous intéresse le plus, il nous a appelés à son admirable lumière (1).
(1) (a) La raison tiumaine, laissée à elle-même, rejelle tout ce qui l'abaisse, comme le coeur repousse (oui ce qui le gêne. C'est pour cela que les religions de faltrique liumaine sont plus ou moins accessibles à la raison et favorables surtout aux passions. Les philosophes et les hérétiques, par un effet de leurs courtes vues, peuvent bien admettre et proposer des doctrines qui deviennent incompréhensibles ou plutôt absurdes et contradictoires dans leurs di'-ductions et leurs applications. Mais en général leur but et leur intention directe n'est point de proposer des vérités incompréhensibles, pas plus que des vertus héroïques et sublimes à pratiquer. C'est pour cela que chaque hérésie n'est que la négation d'un myslèn> qui confond la riison humaine ou d'une loi qui incommode les passions. L'incrédulité, à son tour, n'est que la négation complète de toute vérité cachée et de toute sainte loi, dans l'intérêt d'une raison orgueilleuse cl de cœurs corrompus.
Ce qu'il importe de noter, c'est que Dieu seul, dans une intention patente cl avouée, peut révéler et imposer à l'homme des dogmes incompréhensibles ei des lois sévères, une croyance au-dessus de la portée de la raison et une morale au-dessus des penchants du cœur.
Si la religion nous proposait un Dieu compréhensible à noire raison, c'est alors que nous devrions noui montrer difficiles h croire, nous devrions nous en défier; un tel Dieu nous devrait être suspect. En ettet, un Dieu que l'homme comprendrait pourrait ti^ès bien n'être qu'un Dieu d'invention liumaine. Un Dieu accessible à la raison pourrait bien être l'œuvre de la raison. Ce Dieu, à force d'être trop humain, cesserait, par cela même, de paraître un être vraiment supérieur à la nature humaine. A force d'élre facilement croyable, il ne paraîtrait plus qu'une rêverie, une fiction indigne de toute ciéance. Hien. en effet, n'est plus contraire à la raison que l'hypothèse d'une intelligence finie, comprenant les inson<iables profondeurs de l'infini.
Dieu n'est Dieu qu'autant (|u'il est infini, el par conséquent infiniment élevé au-dessus de ta comprélien.«-i(in de mon inieliiffence. Un Dieu que jf omprendrais serait un Dieu trop petit à mes yeux, il ne me paralirail pas digne de mes horaniages. L'honneur et la gloire de l'homme consiste à ne courber son front, à ne plier son genou que devant l'infini ft l'incumpréhensible.
(b) Anne Conzague de Clèves, princesse palatine, dont Bussuet a fait l'oraison fu-
UEMGION CATHOLIQUE 269
"lil. 1/ 1 l.n religion catholique nous impose des oblif/ations difficiles. '— Kl i|!i impnrto, si c'est aux prix 'lo ces liillictillés qiril faut se sauver :* iN'psl-il pus juste qu'il faille s'iuiposer «juelquc sacrilice pour gajjner le ciel :? Toutefois, le \nn\z ije Jésus-Cihrist est doux et son fardeau est léger, c'est le seul qui ilélass»! celui qui le porte. La religion, qui ne semble faite que pour rendre riiouime heureux dans l'autre vie, fait »léjà son bonheur sur la terre, comme nous le montrerons plus tard. O'ielle vie »pie celle d'un homme qui observerait lidèlement depuis l'enfance jusqu'à la vieillesse les comman(iements dc'Dicu et de l'Kglise ! Quelle société que celle qui ne serait composée que d'hommes, dont l'Évangile serait lu loi et qui l'observeraient parfaite-
oèbre, dans les éuaremenu qui suivireol son précoce veuvage, avait perdu la foi, de telle surte qu'il lui paraissait impossible de la retrouver. Dieu lui envoya uo songe qu'elle raconte elle-nu^me : « Elle crut que marctianl seule dans une forél. elle y avait rencontré unaveuizie dans une petite église. Elle s'approctie pour lui demander s'il était aveugle île naissance ou s'il l'était devenu par quelque accident, fi répondit qu'il était aveugle-né. — Vous ne savez donc pas, reprit-elle, ce que c'est que la lumière qui est si belle et si agréable, et le soleil qui a tant d'éclat et de beauté? — Je n'ai, dit-il, jamais joui de ce bel "jtijet, et je ne m'en puis former aucune idée. Je ne laisse pas de croire, coniinua-t-il, qu'il est d'une beauté ravissante. L'aveugle parut alors changer de voix et d<$ visage; et prenant un ton d'autorité : Mon exemple, dit-il, vous doit apprendre qu'il y a des choses très excellentes et très admirables qui échappent à notre vue, et qui n'en eoot ni moins vraies, ni moins désirables, quoiqu'on ne les puisse ni comprendre ni imaginer. C'est, en effet, qu'il manque un sens aux incrédules, comme à l'aveugle, et ce sens c'est Dieu qui le donne, selon ce que dit saint Jean : Il nous a donné un sens pour "" ' ■ ' vrai Dieu et pour être en son vrai Fils : Dédit nobis sensum, ut coij n Deum, et simus in vero FiUo ejns. (I. Jean., V, 50 )
« , le comprit. En même temps, au milieu d'un songe si mystérieux,
elle fa l applicatiun de la belle comparaison de l'aveugle aux vérités de la religinn et de l'autre vie : ce sont ses mots que je vous rapporte. Dieu, qui n'a pas besoin ni de temps, nid' rcuit de raisonaemems pour se faire entendre, tout à coup lui ouvrit les
yeu ir une soudaine illumination, elle se sentit si éclairée et tellement tran-
spoi;... -^ ... j 'le d'avoir trouvé ce qu'elle cherchait depuis si longtemps, qu'elle ne put s'empêcher d'embrasser l'aveugie, dont le discours lui découvrit une plus belle lumière que celle dont il était privé. Et, dit-elle, il se répandit dans mon cœur une joie si douce et une fui si sensible, qu'il n'y a point de paroles capables de l'exprimer. « Elle s'éveilla là-dessus et se trouva toute changée. (Bossuet.) (r) Qu'enlendons-nous f- ' i is le monde, que des réflexions insensées sur
les Voies de Dieu; Un lui -<e raison de la sagesse incompréhensible de
«es ii.ii<.'i;< ..t ,(..x i,r.,f,,r . :.Jence : pourquoi il laisse tant d'infidèles sur
la I' ' sont pas sauvés? pourquoi il a rendu le salut si
difn. s si faibles? pourquoi il n'a pas parlé plus claire-
ment ïui ta plupart des chusfs qui- nous devons croire ? pourquoi il permet tant d'événements si fune<tes à 1« foi et à la gloire de son Eglise? que sais-je? Des questions
éternelies, où l'on voit l'homme se jouer de Dieu; le vil p«-' ' ' rendre
cumpte au Maître souverain, le vase de boue, demander à Ji : ii>i il
l'a fait ainsi ? le ver de terre rampant dans cet exil, où un .i : , u e de
son Dieu, oser lever les yeux au ciel pour clianger ce qui s'y pass«; douner des coa* seils au S<»!!îno(ir; fournir ;\ sa saL'e^se de nonvellps vues; condamner l'économie de la
:l*ic; oser réformer ce grand ouli substituer les chimères de son
^ 14 dans la conduite de leurs peuples, et ne pas
fairv ''marctics diint nous i^noruns tr.uj .urs les motifs;
le s. des rots dans . . < res-
peci «ns-nous moins Mseils
éier; - ,1 ;<'^ : ' - -
CoO;. . , ; i'-
A.l -.■■ici- ']■■ Il . . . -
noii:< p^ruil fi divin et si admirabli-, pourquoi ne pas conclure i|ue ce que nous n'en cunnai«»'>nn point l'est aussi? S'il est si .^bc lor«(]u'il a?il à découvert, p'itir'(iii<i se df^mf-n- : se cache T Si la sin.. ' '
nie. de sagesse et di
idwiibles, qui durcruitl aulaol que lui-miiiuu 7 (M4>sillux.;
i}î{) CONFKRKNCKS
inenl ! (1) Fiiilos-<^n rpxju'riencp, chrétiens ; ntladioz-vous h colle religion divine, i'(al)lio |iar .Nolrp-Soigneiir lui-m^ine, pr^cliée par les Apôtres et par leurs suci-esseiirs, pei-srcutée par les mérhanis, aimée par tous les saints; crovoK ce ipicllo cnsci^rne, pralitpiez ce cpielle onlonne, et vous ne tarderez pas lie voir (piello différence il y a entre le juste et rinjuste, entre celui nui craint Dieu et celui qui l'offense (2). Kl vous, enfants séparés de l'Eglise catliolitpie. (pii croyez votre rcli^'ion bonne, sachez (jue si vous Mes logi([ues, vous (levez enihrasser le catholicisme. Henri IV, roi de France, d'abord calviniste, demanda aux ministres pndestanfs si on pouvait se sauver dans l'h^lise catholi(pie. Ils répondirent qu'on le pouvait. 11 demanda aux évéques si on pouvait se sauver dans le protestantisme, ils répondirent que non. Dans une affaire si grave, je dois prendre le parti le plus sur, dit Henri IV, et il se lit catholique- {ii}.
(I) D'ailleurs oîi est celle incompalibililé de l'Evangile avec la société? Est-il incompatible avec les devoirs de l'amilié ? Mais c'est la religion toute seule, qui peut nous assurer des amis sincères et IHeles : avec les sentimenis de la reconnaissance ? Mais c'est la piété véritable qui forme les bons cœurs : avec la joie des conversations et des commerces? Mais ce sont nos crimes qui forment toute la noirceur et toute la bizarrerie de nos humeurs ; et une conscience pure est la seule source de la joie et des vrais plaisirs: avec le lien du mariage? Mais c'est la foi toute seule qui, rendant cette union sainte, la rend sûre et inviolable : avec les bienséances et les devoirs de la vie civile? Mais c'est l'Evangile qui nous rend doux, humbles, affables, et qui nous persuade que nous devons toujours plus aux autres qu'on ne nous doit à nous-mêmes : avec les fonctions de la République? Mais, si les maximes de l'Evangile gouvernaient les emplies et les royaumes, on ne verrait ni l'abus de l'autorité, ni l'oppression des faibles, ni la mauvaise foi dans les all'aires, ni des fortunes monstrueuses, et par l'opulence qu'elles étalent, et par les injustices qu'elles cachent ; ni l'innocent devenu le jouet et la victime da fourbe ; ni la société déchirée par les haines, empoisonnée par les jalousies : ni enfin, les passion» troubler et diviser les mêmes hommes que les seules passions réunissent.
Voulez-vous donc savoir en quoi l'Evangile est opposée à la société! Aux vices qui la déshonorent, aux passions qui la troublent, aux débauches qui la renversent, au luxe qui y répand la confusion et la misère. L'Evangile ne retranche que les désordres qui corrompent la soiriété; il en assure la paix, les devoirs, les bienséances Vivez se'on Dieu ; et vous serez bon citoyen, bon sujet, bon mari, magistrat équitable, maître modéré, épouse fidèle, juste, désintéressée, ohariiable. Ne nous dites donc plus que la piété n'est pas compatible avec la vie du monde: du monde pervers et corrompu, il est vrai ; du monde qui ne connaît pas Dieu ; du monde qui est ennemi de toute vérité et de toute justice. Mais est-il nécessaire o'ôlre fourbe, dissolu, voluptueux, injuste, vindicatif, irreligieux, pour vivre dans le monde î Sont-ce donc les vices tout seuls qui doivent lier les hommes les uns aux autres? N'est-ce pas là plutôt ce qui les désunit? S'il reste encore de la bonne foi, de l'équité, de l'humanité, de la sincérité parmi les hommes, n'esi-ce pas à la religion, que nous en sommes redevables?
La piété seule met tout à sa place: mes passions seules font que j'abuse de mes talents, de mes biens, de mon crédit, de mes places, de ma fortune ; elles seules troublent l'ordre de la société, que l'Evungie assure et sanctifie. C'est mon cœur tout seul, qui se révolte contre vous, o mon Dieu : ma raison, mes lumières, ma conscience, mon repos, mes intérêts mêmes, tout sollicite en votre faveur : tout me presse de retourner à vous, les chaînes seules qui me lient à mes dérèglements, s'y opposent. (Massillo.-h.)
(2; Malgré tous ses torts envers l'Eglise. Napoléon avait néanmoins rétabli le culte catholique en France. Ce grand acte fut pour l'empereur, dans ses dernières années, un souvenir qui le consola dans le malheur : ■ Général, dit-il à Monthoon, le lidèle compa-
fnon de sa captivité, ce qui me console dans mes derniers moments, c'est d'avoir rétali la religion catholique en France, car, sans la religion, que deviendraient les hommes? »
(3) (a) « Je n'aime pas ceux qui changent de religion, disait un prince protestant à M. le comte de Siolberg. — Ni moi non plus, dit M. le comte, car si mes ancêtres n'avaient pascliangé de religion, je n'aurais pas été obligé de revenir au catholicisme. Un protestant qui se fait catholique ne change pas de religion, il ne fait que revenir à celle que ses aïeux avaient eu le tort de quitter.
C'est en efTet un préjugé absurde et contradictoire dans la bouche des protestants que de dire qu'il ne faut pas quitter la religion de se» pères. Les protestants existaient-ils avant le xvi» siècle? Assurément non, ils ne peuvent le nier; leurs premiers ancêtres étaient donc catholiques; et d'après ce préjugé même, ils doivent revenir au catholicisme. Si, sous prétexte que leurs pères sont protestants depuis trois siècles, ils se croient
UKLIGION (J^THOLIQLK 271