TA CONFESSION
f Mil-, sentez oelte o<lfiir m- Mnifif. Ali I si à la suite
.1 ■/. ét(^ cnnflamn»} à \ine prison infecte pendant de
li.ri-'].^ uni -, »..uMni 1./. : Maudit blasphème, que tu me coùlesclier ! Ali ! si r^•tait .1 r. liiiro. La prison de Dieu est plus lerrihle que celle des hommes, et •'"est |i<Miilant une ôtornité qu'on v est enfermé !
871. Transportez-vous ensuite par la pensée au ciel, contemplez ce bonheur
I..I ,111/. liT-il de l'homme na rien vu qui puisse lui être comparé. Hélas! nous
■~ perdu [»ar nos péchés. Ah! si par suite de nos fautes nous avions été
i.js à nos parents, à nos amis, à notre patrie; si notre maison avait été
incendiée, notre fortune conlîsquée, nous verserions des larmes! Nous avons perdu plus que tout cela, en perdant le paradis (1).
S7i. Enfin, rendons-nous au ("alvaire ; ranimons notre foi : un Dieu crucifié, un Dieu mort pour nous! La nature prend le deuil. 0 Jésus, q»ie sont ces plaies que vous avez au milieu de vos mains "! Qui vous les a faites? Les bourreaux : Ils nont été que des instruments; il est de foi que vous êtes mort à cause de mes péchés. Le bourreau, c'est moi. Si mes crimes avaient fait condamner mon père à mourir sur Téchafaud, j'en mourrais moi-même de rojrrel; et j'ai été la cause de la mort de mon Dieu! Jésus, pardonnez-moi. Vous avez dit à votre Père, parlant de vos bourreaux : Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font. Dites-le aussi pour moi. Uélas ! je ne comprenais pas mon malheur (2).
i<il'.i. La douleur d'avoir offensé Dieu fondée sur la crainte de l'enfer, le regret de la perte du ciel, les soufTrances et la mort que Jésus a endurées pour nous, est salutaire; elle suffit avec le sacrement de pénitence pour nous assurer notre pardon. Toutefois, c'est ce qu'on appelle la contrition imparfaite, parce qu'on se repent. plutôt pour son propre intérêt, que pour l'amour de Dieu. On a le regret d'avoir offensé Dieu parce qu'on a perdu beaucoup en l'ofTensant. Dans la contrition parfaite, on pense aux mtérêts de Dieu
iitnt qu'à ses propres intérêts. Voici deux enfants, l'un de ilouze ans et le quatorze ans, qui ont commis tous deux la même désobéissance à
iliitnt mi iiulre o(
,1 c, „ .,c -vions une grande foi, il ne faudrait qu'un péclié pour nous jeter dans r' Gain; pour nous faire pousser le.< mêmes cris qu Esaii. quand il se \ lageet de la bénédiction de son p^re; pour nous faire frémir comme
cê fui lie Habyione, lorsqu'il aperçut la main qui écrivait son arrél: pour nous faire éprouver la craiole , la tristesse morielie qui saisit Notre-Seigneur au Jardin des Oliviers.
(2) (a) Clitai, frère de la nourrice d'Alexandre le Grand, accompagna ce prince dans ses expéditions Un jour, qu'un satrape, se précipitant sur le roi, levait sur lai une ép<''e avec laquelle il allait lui fendre la téie, Clitus pn^vint le coup, en coupant le bras de l'ennemi. Alexandre, dès lors, en lU son favori et lui confia le commandement d'une pariie de ses arniOes. Un j'>ur, cependant, Clilus osa, dans un festin, coniredire son maître ; et celui ci, furieux et échauffé par le vm, se jette sur Cliius qui prend la fuite ; mais Alexandre litnce contre lui un javelot qui le p^rce. Clitus tombe. A la vue du cadavre de celui qui lui avait sauvé la vie. Alexandre entra dans une douleur mortelle, et il se serait tué de désespoir, si ses amis ne lui avaient enlevé les aimes des mains. El nous, à la vue de Jésus mort pour nous, nous ne concevrions pas un repentir sin-
rai'porle qu'au temps où les chrétiens les plus distingués par leur
nif-ni un .Itvnir de visiter les saints lirnx. tin jfunR scignrur d'Autan,
' rinagc* avec la plus c > avec une
niiquit, Nazareth où il ' Jourdain
(Ml i; A. - I . I. . J, -r.i ^j., i^ij,,^ 1^ . ..„,g |g
Jard ' vaire I.A. rna,
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.si^pukre et se dirigea rnlin vers la munlagne duù Jé»us, remontant au ciel, laissa l'einpreinte de ses pieds .«arrCs. I.A. le visap*» ronire terre, il c<>'le ses livres sur c*« traces divines, les arroge il' il sécrie : • 0 Jésus, 6 l'i
f.1 ^..,. ..>..,! ■■ ...r moi. Où ■•■.. ..^ - ■^•■*. j ......
au cifl. Puisse je. ô ma vie, vous suivre en pm ' e»l
•ir s'ouvre sous la vi'ilence de l'amour, et son ài ^ lea
cieux. Heureux ceux qui meurent d'amour pour Jésu$, ou du moins dans l'amoui d« Jésus.
31 fi 'OXFÉaKNCBS
l'égnru «if MMir \<r m. -ni toiis doux lui on deinnnflor pardon. 0 mon
{►ère, dil le plii« .1. nd rcprel de vous avoir désobéi, car, je le sais
>ien,j'ai inërit»' li> >■ •• . ■ r. (.onilenros (jue vous n'épargnez pas i\ vos enfants coupables, et j'ai perdu le droit aux récompenses que vous m'aviez promises; oubliez loul l'ola. jt> n<^ désobéirai plus. Le plus jeune à son tour dit à son père : Mon bon [lére, pardonnez-moi, j'ai pran<l regret de vous avoir désobéi; punissez-moi, relrancbez-moi. si vous le voulez, vos faveui-s ; ab! ce n'est pas ce nui m'arillge : la cause de ma douleur, c'est d'avoir conlristé le cœur du meilleur dos pères. {}{w. fera le père ? Il pardonnera à tous deux, mais pour qui aura-l-il le plus de tendresse 1 Pour le plus jeune assurément. Ot enfant représente le pécheur qui a la contrition parfaite ; le plus Agé, celui qui a la contrition imparfaite.
874. La contrition parfaite est fondée sur l'amour narfait de Dieu. L'amour parfait de Dieu est celui qui est produit en nous par la pensée non des bontés qu'il a eues pour nous, mais de ses [lerfections, de ses amabilités divines. i) mon !»icu, qui êtes infiniment parfait, je vous aime de tout mon cœur, et poiM- l'amour de vous je me repens de vous avoir offensé ; je vous ai outragé, vous ne le méritiez pas ; vous aviez droit à tout l'amour de mon cœur! Onfi j'étais malheureux quand je ne vous aimais pas! Uii'aimais-je à votre filace f O beauté toujours ancienne et toujours nouvelle, s'écriait saint .Augustin, pourquoi vous ai-je si lard connue, si tard aimée? Cet acte rie contrition parfaite est si agréable à Dieu qu'il panlonne au pécheur qui a le désir de se confesser. aussil(U qu'il voit dans son orur ce regret et cet amour, .\ussi laut-il avoir soin de le réciter souvent, le matin, le soir, aussitôt après être tombé. Si on néglige de le redire, on peut être surpris par la mort sans savoir le jtroduire. Quel malheur ! L'acte de contrition que vous avez appris au calécliisme est un acte de contrition parfaite, répétez-le souvent en le faisant précéder d'un acte de charité ou d'ainour de Dieu.
S75. c) La contrition doit être souveraine, (le qui ne signifie pas qu'on doit avoir une douleur plus sensible du péché que de tout autre mal, parce que la |»erte de Dieu (pie nous ne voyons point, nous frappe moins tpie celle des biens terrestres ; mais nous devons estimer que la perte de Dieu est la plus grande ilc^ toutes, la déplorer avec une plus profonde douleur, et être bien déterminé, (pioifpi'il arrive, à ne l'offenser jamais. Sans cela, il n'y a fioint de pardon. Qui voudrait sacrifier son âme, le ciel, son Dieu, pour se procurer les vils intérêts et les malheureux plaisirs de ce monde ?
S7(). fl) La contrition doit être universelle, c'est-à-dire qu'elle doit s'étendre r/') à tous les péchés mortels, non pas qu'il soit nécessaire de faire un acte de contrition sur chacun d'eux ; mais on doit les détester tous en général, sans en aimer aucun {\). t'elui qui reste attaché à un seul péché grave, quand même il déleste tous les autres, ne peut obtenir le pardon d'aucun. Il aime ce que Dieu abhorre, il aime le mal, il ne peut donc être l'ami de Dieu, qui a tout mal en horreur. L'oiseau, ne serait-il enchaîné que*" par un pied, n'en est pas moins esclave.
877. (P) Si on a commis des péchés mortels et des péchés véniels, il n'est pas absolument nécessaire d'avoir la contrition des péchés véniels, pour faire une bonne confession : il suffit de se repentir de tous les péchés mortels. Toutefois on ne reçoit |»as le pardon des véniels, si l'on ne s'en repent point.
878. f/3) Si l'on ne cmifesse que des péchés véniels, pour que la confession soit bien faite, il faut au moins se repentir de quelques-uns ou d'un d'entre eux. Sainte Thérèse (lui n'avait jamais péché mortellement, a pourtant écrit: Je ne saurai jamais donner assez de larmes à ma triste vie. Si l'on n'avait la contrition d'aucun péché véniel. <piand on n'accuse que des fautes légères, la confession serait au moins nulle. >-o qui est un grand malheur. C'est pour-
M) Un gouverneur de Rome, Commartius, était malade. Il demanda au saint martyr Sébastien de lui obtenir sa guérisnn. Sébastien la lui promit, à b condition qu'il détruirait les idoles et les signes superstitieux qu'il avait dans son palais. Commartius le fit ; il excepta toutefois un de ces signes superstitieux auquel il tenait. Il ne fut pas guéri et s'en plaii^nit à saint Sébastien. « Pourquoi gardez-vous encore un de ces signes ? » lui répondit le saint. Commartius détruisit donc ce dernier reste du paganisme, et il fut guéri.