LA CONFESSION
"luoi, il est très important que les personnes, qui ne font que des fautes légères, s'excitent avant chaque confession h la contrition d'une faute pfus sérieuse de la vie passée et l'accusent à la lin de la confession. Il en est qui s'exritenl ainsi i\ la contrition d'une faute passée, mais ne' s'en accusent pas ; cela ne suffit point. D'autres ont l'habitude d'accuser une faute grave du l»ass.'. sans s'exciter à la contrition de celte faute; c'est inutile. Toutefois il ncsl pas nécessaire de confesser avec détail ce qui a déjA été dit dans des confessions bien faites, il suflit d"indi<juer la vertu, ou le commandement contre lequel on a péché sérieusement. Par exemple : Mon Père, je m'accuse de tous les péchés de ma vie contre la pureté ou contre la charité. Si la contrition manc^uait d'une seule des qualités que nous venons d'énumérer, elle ne serait point véritable et par conséquent elle ne nous réconcilierait point avec Dieu.
879. e) II est d'autres qualités de la contrition qui ne sont pas indispensables, mais qui sont pourtant très salutaires, il est à désirer que la contrition soit vive et durable ou persévérante dans l'Ame. Telle était celle de David : Mon péché est toujours itérant mes yeux; jour et nuit, mes larmes sont ma nourriture. C'est pendant trente ans (pjc .Madeleine pleura ses égarcnionts (1). Si nous retombons si facilement, c'est parce <pie nous ne nourrissons pas assez habituellement dans nos cteurs la douleur de nos péchés passés, car cette douleur amène et suppose :
(U (a) Quand on aime Dieu, comment se consoler de l'avoir renié une fois dans sa vie. Uo homme qui a tué un ennemi, se console vite quand il a pu éctiapper à la justice humaine ; mais si un (ils bien né, en étant à la chasse, avait par accident tué son père, lors même que personne ne songerait à l'en châtier, li serait inconsolable, et tout ce qui lui rappellerait son père, lui ferait verser des larmes. Par le péché, nous avons percé le cœur de Dieu, notie l'ère du ciel. Il nous a pardonné ; comment nous le pardonnerions-nous à nous-mêmes?
Lt qu'on ne s'imagine pa^ qu'elle soit triste la vie passée dans la conirilioo.
( Nous lisons dans rhi:itoire sainte, c'est au premier livre d'E^dras, que lorsque ce grand prophète eût rebàii le temple de Jérusalem, que l'armée assyrienne avait détruit, le peuple mêlant ensemble le triste ressouvenir de sa ruine ei la joie d'un si heureux ré lit, une partie poussait en l'air des accents lugubres, l'autre faisait retentir
jii des chants de réjouissance, tn tel!e sorte, dit l'auteur sacré, qu'on ne pou-
vj. .......er les gémissements d'avec les cris d'allégresse Sec polerat quiiquam
agnoscere vocem clamoris lœlantium.et voctm flelû* populi. Ce mélange mystérieux de douleur et de juie est une image as>ez naturelle de ce qui s'accomi'lit dans la péni* teace. L'âme déchue de la grâce voit le temple de Di''u renversé en elle. Ce ne sont point les Assyriens qui ont fait cet effroyable ravage, c'est elle même qui a détruit et honteusement profané ce temple sacré de son cœur, pour en faire un temple d'idoles. Klle pleure, elle gémii, elle ne veut point recevuir ne consolation ; ma s au milieu de ses douleur:», et pendant qu'elle fait couler un torrent de larmes, elle voit que le Saint» Eiiprit, touché de ses pleurs et de ses regrets, commence à redresser celte maison sainte, qu'il relève l'autel abattu, et rend enDn le premier honneur à sa conscience, où il veut faire sa demeure : en sorte qu'elle trouvera dans le nouveau sanctuaire une retraite assurée, dans laqnelle elle pouira vivre heureuse et tranquille sous la paisible proiecliun de Dieu, qui y fera sa demeure. Que jugez-vous, Chréliens. de cette sainte tristesse ? Une âme à qui ses douleurs procurent une telle grAce, n'a inera-t-elle pas mieux s'afOi* ger de ses péchés que de vivre avec le monde, et ne faut-il pas s'écrier ici avec le grand sa:nt Augustin : Que celui l<k est heureux, qui est malheureux de cette sorte. (Juam felix e$t qui tic miser e$t. • (Bossiikt.) Il n'est pas prés de retomber. Du moins est-il saga en nous préparant v. ' ' ' ' • lireu le malheur de tomber dans la
péché, de répéter |i land on veut luer un serpent, ou ne
se cuntenie pas de . . , :i, on le frappe jusqu'à ce qu'on soit
bien «ûr qu'il est mort.
{b) Saint Vincent Feirier prêchait à Béziern. Un grand pécheur, porté au désespoir, vint l'entendre; et après le sermon il se ' ' .>vec tant de duu'i le
saint lui eut imposé une ):éniienL'e de sepi na : « Ah I mon <r
tant de crimes! » V •■ -"i '■*!misiI la peu.;,..., ^ ...jis jour» ; et coin.:., >
lamentait plus fort • lui prescrivit que la récitation di> Inns l'in
tent les récita aux ; du saint, mais avec tant de larmes ot :n ;
fond qu'il expira. Ld uuil suuauie s<>n Âme apparut au saint, \> {u'a cu'jeio
de sa coniniion, elle était entrée dans le ciel sans passer par le i
('c; Saint Araéoe avait quitté la cour pour se retirer au deseri. vm, ^.r,. .aol le travail, il était obligé de porter au mouchoir sur soa »eio, pour essuyer ses larmes, qui coulaieol