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8nh :;) i.f imiii- iinijuts. a. Hst-il aussi nècessnii < ,j(i,- ,,i luniratu/i .' Assm'cinent. Sans feriiio propos point «le conlrilion ; cl sans «^onlrition point de pardon. n>mme iioiislavons dit. Aurait-il une vraie douleur d'avoir désohi'i i\ son père, l'enfant qui lui deniandcrail itardon, ajoutant «ju'ù la première occasion il lui désobéira de nouveau ■; Loin de lui pardonner, le père ne serait il [ms justenienl indigné de ce repentir dérisoire 1 Avons donc soin, avant il entrer au saint tribunal, en nous excitant à la conlrilion, de penser à l'avenir et de nous <iéterininer énergiqueinent. non par une denii-volonlé (pii ne suffit pas, mais |)ar une résolution ferme à ne plus pécber au moins luorlellemenl, el si nous n'accusons que des péchés véniels, de nous corriger au moins de l'un d'entre eux.
8«1. b. Quelles sont les qualités du ferme propos ? (1) — Il doil être intérieur, surnaturel, souverain el universel, comme la conlrilion et dans le même sens. Tiu'enne, ce grand capitaine du plus glorieux siècle de la monarchie française, raconta que s'étanl confessé une première fois, il lit des promesses à son confesseur. Celui-ci lui ayant demandé plus tard s'il v avait été lidèle ; « Je n'ai jamais manqué de parole aux hommes, répondit-il, comment en manciuerais-je à Dieu? » C'est admirable. Heureux ceux dont le ferme propos est eflicace de cette sorte! Malheur, au contraire, à ceux qui aussitôt après une confession, retombent sans résistance! C'est une preuve que leur résolution ujanquail d'une qualité essentielle, la fermeté, l'efficacité, (^iiand la volonté de l'homme est bien affermie dans la haine du mal, elle ne se dément pas si vite ; el si elle change aussitôt , c'est une preuve qu'elle n'était pas vraiment décidée à éviter le péché. (2).
si abondamment que tous les cils lui tombèrent des yeux , et ses larmes étaient accompagnées lie pnèreii et de soupirs continuels pour obtenir la rémission de ses péctiés.
(d) Théodose le Grand, pour punir la population de Thessalonique, qui arail mis à mon un de ses officiers, avait ordonné de massacrer la fouie entassée dans l'amphittiéàtre. Après le massacre, voulant assister aux saints mys<ères, l'empereur se vit repousser du saint lieu par saint Amoroise; et il accepta avec soumission la pénitence putiliqne à laquelle le soumit le saint Evéque. Uuil muis après, à la solennité de Noël, saint Ambroise l'admit dans l'église; el l'empereur, prusierné contre terre, versait des larmes, s'arrachdit les cheveux, en disant avec It^ saint roi David : Adliœsit pavimeiUo anima tnea, vivifica me secundum verbum tuum. Et le peuple priait et pleurait avec lui.
(\) Sur ce sujet il nous importe de ne pas nous faire illusion. On dit que les deux plus célèbres peintres de l'antiquité ZeuxiSfl Apelles, se disputaient entr'eux la palme. Zeuxis représenta si bien une grappe de raisin, que les oiseaux venaient la becquelier. Apelles peignit si bien un rideau, que Z''Uxi3 s'y méprilPt le pria de l'écarter, afin qu'il pût voir ce qu'il cactiait; el alors on adjtig»*» le piix à Aptjlles.car dii-on. Zeuxis n'a trompé que dej< uiseaux et Apelles a trompé Zeuxis lui-même, si habile pourtani. L'homme est si rusé, non seule-nent il peut tremper les oiseaux, et <l'aulres hommes habiles; mais il peut même se tromper lui-même en se faisant illusion sur «es propres dispositions.
(i) Une sœur de l'ang-'lique saint Thomas, qui vivait religieusement dans un monastère de l'Italie, entendant parler de la profonde science de son frère, pensait en elle-même: Oh! si j'ai jamais le bonheur de lui parler, je suis sûre qu'il me donnera de belles instructions pour mon salut. Comme il la visita un jour en passant, elle lui dit : Mon frërf, on dit que vous êtes si savant, que vous instruisez si bien tout le monde, enseignez-moi ce que je dois faire pour me sauver. Ma sœur, lui dit-ii, pour faire sun salut, il faut le vouloir. Il l'avait appris de saint Aiigusiin, qui a dit en parlant du ciel : Illuc non itur naribus. aut pedtbus, aut quadrigis : illuc non solum ire, sed pertenire, est telle ire, sed telle forliter atque ef/icaciter, non semisauciam hac atque illac versare voluntatem * On ne va pas en paradis par eau, m à pied, ni en carrosse. Aller au ciel i que dis-je I non seulement y aller, mais y arriver, c'est avoir la volomé d'y aller ; non une volonté faible et languissante, mais une volonté forte, eflicace, géuéreuse.
(■'est la volonté qui est le ressort de toute ta vie humaine. Voyez les préoccupations constantes d'un marchand qui cherche à s'enrichir. Il y pen.-e sans cesse, il n'agit que dans ce but et cela jour et nuit. C'est la volonté de s'enrichir qui le meut.
Il y a une grande diflérence entre le mouvement naturel et le mouvement violent; quand une pierre tombe en bas, plus elle s'avance et s'approche du centre, plus son mouvement est rapide : quand on la jette en haut, plus elle s'avance et s'approche du ciel, plus son mouvement est lent et tardif La rai.son en est que lorsqu'elle tombe en bas, le ressort de ce mouvement naturel est ea elle, et en sa propre pesanteur; quand elle est portée en haut, le principe de ce mouvement violent est la vertu motrice ({ui