RÈGLES K SUIVRE
ûmos dont il a la charge (Lig., V, n" 615). Qu'on détrompe toujours celui qui voit un péclié où il n'y en a pas.
100. (;"ost aussi un devoir sitIoux de faire comjjrendre rleriro, habituato in peccatis f/raribus. lu.rnrirr /)r(pserfim, q\\"\\ y a ohliu'aliou grave jKiur lui de ne pas recevoir les ordres sacrés sans luie é|)reuve su^li^aule. .Saint Lt'onard Voulait (pie celte épreuve l'ut d"un an ou deux. Kl si le sujet en (piesliun ne prontellait pas île ne pas avan<'er dans les ordres sans s'y soumettre, on devrait lui rfifusur l'absolution, lors m<'me qu'il promettrait de se corrir/er de se» mauvaises habitudes, et lors même qu'il serait dans la bonne foi. Ne confessàl-on ipi'acfidenlellement un pcnilent dans ces conditions, on ne devrait pas négliger de l'avertir; autrement, il avancerai! <lansles ordres, sur l'avis de Bon confesseur ordinaire, cpii ne connaît pas son étal. — On devrait enrore instruire le |»énilent, si on était moralement sur, vu ses bonnes dispositions, qu'il suivra les règles (pie lui ^race la loi de Uieii, dès (pi'il les connaîtra.
101. — -Vprès les intcrnjgalions ci-dessus sur le sixième précepte « le confesseur, dit saint Léonard, doit engager son jiénitent, s'il lui reste quelque chose sur la conscience, à le dire en toute liberté, et qu'il ait soin de renouveler plusieurs fois cette invitation. » (Léonard, ibid.) N'oublions |ias, lui dit- (m, (pie |)our un seul doute g^rave (pie vous garderie/ toute la peine que nous avons |U"ise, vous et moi. stu-ait jterdue. S'il paraissait inipiiet ou s'il était berger, laboureur, on pourrait lui demandera» rum aninialibus peccarerit, an tactu, an alto modo; ce mol d'une autre tnanière est tout à fait à propos, et sert souvent en cette manière.
102. Koptièiiic et dtxièuic i»r<^oopte». — Arec-vous fait tort ou causé du ilo/itniaf/e au prochtiin dans les inarc/iés ou autrement f Avecroiis /iris /dus de quatre fra/as à des ouvriers et /dus de sij; francs à de bons /HO/irif'faires :* Uuoliès :* Aves-vous désiré de faire tort ?
10'.{. — ICeKtlliltioii. — Il faut presser de restitU4'r /tendant la mission tnéme.si le /lé/iitent n'est /las absolument /lauvre. S'il dit qu'il ne le peut lK)ur le momcnl. (;n lui conseille d'eiiqu-unler cl de se décharger tout desnile de ce fardeau; s'il ne peut ni emprunter ni restiluer aussitôt, il est biui de lui lixer un terme [tour s'ac(|uiller de cette obligation, a|U'ès s'être entendu avec lui sur la possilulilé de le faire au moment convenu. Si on ne peut le revoir, on peut lui donner l'absolution sur une promesse de restiluer, si elle parait sincère ; mais, dans ce cas, saint Léonard conseille de ne pas lui permettre la conununion, avant qu'il ail ré|)aré ses injustices, supp(^sé .sans doute (|u"il puisse lestituei'.
Souvent lesdélentenrsdu bien d'autrui n'osent restituer par honte, il importe de leur indiipier des iiiovens d'oiiérer la restitution sans être connus, par exemple par une lettre recommaniiée et reufermanl la valeur de la chose volée ou déiruile par malveillance, ou mieux \mv l'enlremisc d'un prêtre du voisinage (pii ne les connaisse pas, à (pii ils remctlront la somme due et l'adresse du créancier, sans se faire connaître. Le missionnaire doit ordinairemeni éviter de se charger de faire la restitution. Toutefois, si le pénitent demajidait à Bon confesseur de lui rendre ce service, et (pi'il y eût lieu de craindre (pie, ijans cet acte declinrilé. la resliliilion ne se fil jamais, le confesseur pourrait s'en charger en elbîl. mais en exigeant toujours (Ju créancier un reçu, (pii serait remis au pénitenl.
101. (Ju'on ne l'oublie |tas. ce n'est pas aux jtauvres (pie doit n'gulièremenl se l'aire la restitution. i\uùs domino noto et certo. ou à ses héritiers, auotiès absque {/ravi diffirultate fieri /totest. Un peut la faire aux pauvres lors(p]e le maître des objets volés n'est plus et n'a jtlus d'héritiers, ou lorsipi'il est inconnu, ou lorsqu'il s'agit de vols de peu de valeur faits à des personnes différentes. « Si le pénitent est pauvre et si ses vols ne consistent qu'en bagatelles, tels que fruits ou bois, on peut lui dire d'appliquer à l'inlenlion de la personne lésée quebpies (piivres de piété, comme chapelets, en lui faisant promettre séiieuseiiient de se corriger j^ l'avenir. » (Léonard, ibid.)
105. « Si le cas est douteux, poursuit saint Léonard, que le confesseur ne se lie jtas à lui-même, et prenne son temps ])our consulter les auteurs et d'autres confes.seiiis plus expérimentés, avant de décider. .Si même on ne peut lever toutes les diflicultés dans l'acte de laconfession, (pi'on en renvoie la décision a
un auui' uiiiiis. . mu lii'vra poiil-t'^lro partir aviint d'avoir tlissip(' rpB doutes : dan8 ce oas. ipi'on fasse proinottre au pruilont de consnlter un prMre sérieux du voisinajie et de seu rapjtorter à sa décision. ■> Il sulTil. dit encore notre hon saint, (pie le pénitent, pour être altsoui) de sa faute, s'en accuse : et, (piant j\ la restitution, qu'il soit disposé à faire ce (pi'on lui ordonnera en bonne conscienee. » (Id., Ibiil.)
tiU). IMo^eii de coiiiialtrc si cenx qui ii*oii( pan voulu d*al»ord faire une eoufeRMion générale, en ont pourtant l»efioin. — (l'est après les accusations siu* le sixième et le septième coniniandenienls (jn'on remarque surtout, si l'on veut, j)Our l'honneiM" de Dieu et par le zèle pour les Aines, en prendre la peine, (ju'une confession générale est nécessaire à ce même pénitent qui, au commencement, a soutenu n'en avoir pas Itesoin. VA voici le moven de i)énétrcrce mvstère : Que vous m'avez bien ex|diqué c<>s péchés! n'èles-vous pas heureux de l'avoir fait? — Oui, assurément. — Je suis bien consolé moi-même de vous entendre me dire tout si franchement. Vous n'aviez januiis si bien dit vos fautes, n'est-ce pas? — Non, luon Père. — Vous étiez inquiet, par suite?— Oui, mon Père. — Eh bien! nous allons expli<|uer ensemble toutes les plus graves fautes de votre vie, et après vous serez sùrde votre panlon.. VA on l'igterrojje brièvement sm* tous les péchés, commis de|>uis l'Apc de «puitre ou cinq ans. Il importe en elTet de faire partir sa confession de l'épotpiela plus reculée de sa vie, afin qu'après il ne lui revienne pas de d(Mifes.
107. ('oniniaiifl«'iuen<f« d«> l^FgliNe non compris dans les interrogations précédentes, (lonffssions et conununions annuelles omises.
Nous n'aviez jamais si bien dit vos péchés, n'esl-ce pas ? — Non. — Oh quelle joie j»our moi (pie vous m'avez témoigné une si grande confiance ! Vous étiez toujours inquiets dans vos confessions même dès votre première communion ? — Oui. — Combien de fois par an l'oiis ronfessiec-x'ous aranf votre première communion ? Et après f Vous communiiez autant de fois que vous vous confessiez f Vous vous accusez bien de ces confessions et de ces communions mal faites ? — Vous avez été confirmé, roj/s avez reçu le mariuf/e dans <es doutes ?
1(J8. €'oni«ellM pour pr<»vonir le saoril^ge. — Ah! A l'avenir, dites bien tout ; changez de confesseur si vous êtes gêné avec celui (pie vous avez. (,)u |triez-le de vous aider (juand vous n'osez pas lui dire vos fautes. N'omettons jamais ce conseil à l'égard de ceux qui sont exposés à cacher leurs fautes. Il en esl (pii cachent en confession des circonstances qui ne sont pas nécessaires A accuser, et des fautes (pii ne sont j)as mortelles. Qu'on ne né'glige pas d'éclairer el de rectifier leur conscience, en leur faisant remanpier (pie ce (pi'ils ont cru faute grave, n'était pas un péché, ou n'était (pi'une faute h'gère. On aj(aite (pi'à l'avenir, en ca(-hant ces circ(Mistances ou ces fautes, ils ne feront pas une mauvaise confession. On sait (pi'il n'est pas nécessaire de dire «pie l'on a médit des personnes c(uisacrées à Dieu, il suffit dédire (pi'on l'a fait en matière grave ou h'gère. Les pénitents sont souvent coupables de sacrilège, pour I avoir ii.'n(uv : il est donc bon de les en avertir, surtout (piand ils n'ont (pi'uii seul prèlre dans la paroisse.
ID'.J. AlkHtiiience. — (>n n'interroge sur le jeilne (pie les personnes qui paraissent n a voir pas de raisons d'en être dispensées.
110. l*é(*liéM<'}ipilailx. — Arez-vous mauf/è ou bu avec e.rcès ? perdu la raison par suite, ou blasphémé ou consenti plus facilement au,r mauvaises penséei. Les autres l'aul(^s graves, (pii rentrent dans les péchés capitaux, ont été prévues dans les intcjTogations sur les commandements. **
ill. ti Kn dernier lieu, le confesseur devra faire des inlerrogati(»ns sur les devoirs d'état du pénitent, surtout sur ceux (pii sont les plus graves. •> (Léonard. ibitl.) « Il ne suffit pas toujours, dit saint Ligiiori, de demander au pénitent s'il a rempli ses devoirs, (piand il est d'une conscience peu délicate, ou (pi'on a lieu de craindre (pi'il iiian(pie ù ses (d)ligalions ; il faut l'interroger en particulier sur les principales.
ili. << Si c'est un prèlre, (pi'on lui demande : los'ij a récité l'office, el s'il a ac(|iiilté les messes en temps voulu ; t' s'il dit la messe Inq» vile. La dire eu moins d'un (piart d'heure, c'est se rendre coupable de faute grave; 3" s'il n,
42 iti;aLi:s a suivuk
refiisé d'enlorKlrc les confessions, lors même qu'il ne serait pas curé, lorsque les confesseurs ne sont pas en nombre sufTisant ; -i" s'il a «'ludié la théologie morale, non satis est aliniKuido stutluisse ; 5° s'il a donné l'absolution aux récitlifs et ô ceux qui sont dans les onasions sans en suivre les régies.
lin. « A un niro. qu'on demande : l*s"il a corrigé ses paroissiens (faisant disparuilrc les abu.s dans sa paroisse et «•hcirbanl à rainonor A f>ieu les péc-lieurs jtar des visilos ou antrement); 2'> s'il veille à ce quêtons, sans exception, fassent leurs pAcjues; '.i" s'il a administré les sacrements aux malades et antres qui les bii demandaient, et cela par Ini-mème ; i" s'il a assisté les mourants; o» s'il a fait son prone. Omettre de pri"^cljer sans emp^cliement légitime, pendant un mois entier, ou pendant trois mois k diverses reprises, dmis le cours de l'.'innée, c'est une faute grave ; (}<> s'il a négligé d'instruire de la doctrine chrétienne les enfants et les ignorants, et de leur donner l'absolution quand ils sont capables de perdre la grAce (voir plus loin n" 1 i4) ; 7" s'il a trop différé de faire faire la ju-emière communion; 8» s'il a donné des certiliciils aux ordinands trop facilement, sans être positivement sûr de leur probité et de leur habitude de fréquenter les sacrements; 9" s'il a gardé la résidence ; » 10° s'il a entravé les vocations religieuses.
M 4. « Si une religieuse se confesse on lui deman«le : l"si elle a manqué à ses vœux; 2" si elle a entretenu quelque alTection dangereuse par paroles ou lettres. Kt dans ce cas, que le confesseur soit ferme à lui refuser l'absolution, si elle ne voulait cesser ces familiarités ; 3» si elle nourrit quelque haine contre ses sœurs. Si elle a un emploi particulier, qu'on l'interroge sur la manière dont elle accomplit .sa charge; en particulier qu'on demande à la portière si elle fait passer des lettres ou des messages suspects, si elle introduit quelqtie personne contre les règles; et A la supérieure si elle fait observer la règle même dans les choses légères. » Voir n« U>i:{. Four les autres devoirs d'état, voir n"J o7i (Saint Liguori. Praxis, ronf.. W^ i8 et suivants.)
115. De ceux qui sont «laiiH roi'casion procliaine. — On fera promettre ensuite au pénitent d'éviter les occasions prochaines de péché qu'aïu-a révélées sa confession, soit qu'il s'agisse d'occasions de fautes contre la pin-eté. ne serait-ce qu'intérieures, ou de |)échés d'ivresse, ou d'autres, comme de manquei- la messe en telle ou telle compagnie. Nous rappelons ici brièvement les règles à suivre vis-à-vis des pénitents i|ui sont dans l'occasion. Soixante et unième proposition condamnée jtar Innocent .\I : Potesf ahso/ri qui in prouima orrasione /jerrandi versafur f/uam potest et non i-iilt omittere. (/uinimo directe et ex proposifo quœrit aut ei se int/erit. Où sera donc la vérité, demande saint Léonard? Kt il répond: l>ans la contradictoire : Numquam ]>otest ubsolri, etc.
lit}. « Trois choses constituent l'occasion prochaine, d'après notre saint, dont nous suivons exactement la doctrine {Conférence sur l'administration du Sacrement de Pénitence) : 1« l'inclination intérieure au péché d'où nait le danger ; 2" la circonstance extérieure dont la présence porte au péché, connue une compagnie, une lecture; 3" la fréquence des chutes. Il n'est pas nécessaire (pic l'occasion extérieure soit mauvaise; lors même (pi'elle serait sainte, si elle fait tomber frétpiemmenl, elle constitue l'occasion prochaine. Uiiand on (larle de la frétpience «les chutes, on entend non seulement les péchés extérieurs, mais même les péchés de pen.sées. Si ces derniers sont fréquents dans une occasion, ils constituent l'occasion prochaine. La fréquence (les péchés d'omission dans telle ou telle compagnie, fait de cette compagnie une occasion prochaine, (les mots fréquence des chutes ne signilient pas (pi'il soit nécessaire de pécher tous les jours, "ni toutes les semaines, pour être •■(mslitué dans l'occasion prochaine. Il sulTit de tomber fréquemment quand on .se trouve dans celle compagnie, lors même qu'on la fréquenterait rarement, une fois par mois par exemide. Si on tombe alors six fois dans une année, cette compagnie est l'occasion prochaine, (j'iehpjefois m(]*me il ne faut pas tant faire attention au nombre matériel de péchés, «pi'à l'inlluence (pie l'occasion exerce sur le péché.
117. « Quand on veut rester dans ces occasions, pouvant les éviter, on ne peut être absous. Pour y rester, une cause utile ou nonnête ne suffit pas, c'est ce qui résulte de la condamnation d'une autre proposition (voir n'' 120) ; il
Al ^Al.N l 1 ItlIU .NAl. 43
l'iiui '!■ Il'- une raiisp nécessaire. En d'autres termes, il l'aul être danR
1111 ision (ju'on ne puisse ni fuir, ni écarter sans graves scandales ou
<.ins inconvénient sérieux. (Jiuind l'occasion ne peut èlrc écartée, uni diminuer l'inclination au |)éilié (pu, unie A l'occasion, amène la fré- ' >chules; par consécpieni il faut dtumor au pénitent des moyens de r. (les mo.vens sont : 1" de ne pas rester seul avec l'occasion; i" de
, ,,,,■. la tentation; W» de IVéïpienler les sacrements ; 4o défaire (juelques
pénitences. Si le pénitent promet de j»rendre ces t«i03'ens, on peut l'absoudre une première l'ois ; mais ensuite on le traitera, en temps ordinaires et en nussion, comme les habitudinaires et les récidils. dont nous parlerons plus bas. »
liH. » Dans le doute, si l'occasion est néces.saire ou volontaire, prenez, dit saint Léonard, le parti le plus sévère, cpii est le parti le plus favorable au pénitent, puisqu'il l'éloigné du péché. » Cette sainte rigueur était aussi celle de saint Liguori.
i ly. Si l'occasion est volontaire, ou elle est in esse, c'est-à-dire permanente, ou non. Dans le [iremier cas, qui est celui dune domestique qui pèche avec son maître, « on doit refuser l'absolution aussi longteuips que l'occasion n'est pas retranchée, sans avoir égard aux prétextes qu'on a coutume d'apporter.» (Id., ihiff.) Saint Léonard appelle prétextes lallégation du scandale et des dommages qui s'en suivront. Toutefois, dans le cas où ceux qui sont dans l'occasion ne donneraient nullement lieu au public de soupçonner leur conduite, le saint |)ermet de les absoudre en temps de mission, s'ils paraissent bien disposés, alin de ne pas compromettre leur réputation ; mais en leur faisant promettre de ne plus se trouver seuls, de ne pas se regarrler fixement, de se séparer (piinze jours après et de se confesser dans cet intervalle. Encore aioule-t-il. ce moven terme est louable sous un rapport, mais n'est pas à emplover dans tous les cas, ni avec toute espèce fie |»énilents. Quand l'habitude est très intense, la tentation très forte, et l'inclination vive, ne faites pas alteulion aux belles promesses du pénitent, et dites-lui avec bonté, mais sans hésiter : .Mlez, faites disparaître l'occasion, et revenez ensuite demander l'absolution. » Combien d îlmes, en elTet, (|ui resteraient toujours engagées dans le mal. si elles ne rompaient lem's chaînes en teiiq»s de mission!
120. Toutefois il est des Ames grossières l'egardant (le bonne foi, comme nécessaires, certains avantages matériels dont un autre sait bien qu'elles pourraient se passer ; si, en exigeant d'elles absolument le sacrifice immédiat de celle occasion, qu'elles jugent de bonne foi indispensable, on risquait fort, comme cela airive rpielipiefois de les éloigner «les sacrements et des habitudes religieuses, on pourrait, ce semble, se contenter de la promesse de roiii|»re aiissilùt après une rechute, et (Unis toute hy|to||ièse de chercher à écarter au plus lot l'occasion, d'employer les movens delà renilre éloignée, et leur «lonner ensuite l'absolution sous condition, (ju'on n'oublie pas toutefois la condamnation des propositions suivantes : Xoti esf ohlif/diidus miiciihinaritts ml ejirieinhim rontithinnm, si h(vr nimis ufi/is essef <i<l ohlcrtdmenttnn roii'iihinfirii (ru/r/o rff/nto). i/nm. ileficiente if/d. nimis d'ffve (Kjevet ritnni ft nliœ e/ni/ir t(i'<Ho niat/no conciihinarinni <i/'/irf'n'/if, et niiti fumiilti nimis ilifficilf inrenircfiir. (/'rn/>. \\ ^ihinnmtd ah.l/f.ra/ufro Vil.) l'ro.rima orr/isiit //ecf/tnifi non est /'iii/ient/n (/n/i/n/o r(nis<t fifi^/iiti utilis.i't futnfsfu non /'uf/ienfli octurrit. Licituni est t/iurrere directe occasiuneni //ro.rimnm peminili pro hono s/firifunli, vel tem/mruli nnstro vel proximi. Il'roji. «12. «»;t, f/amn. ah Innor. XI.)
121. (Jiiant aux occasions voloulaires et non permanentes, telles <pie fréquentations, danses, cabarets, ipiand on y pèche IréipiemmenI, il faut toujours que le pénitent veuille les quitter et le promette. On peut avec cette promesse sincère lui donner l'abscdulion deux ou trois fois, s'il n'est [tas habituilinaire encore: mais s'il l'était, cpi'on le Iraite selon ce inu esl dit u" LK) el suivants. Dans les missions, comme ou ne doit pas le revon*, il faut lui donner l'absohilion, mais sous condition seulement, si la promesse piiniil douteuse, el vil n'y a pas de signes extraïu'dinaires de contrition. Il esl M-ai «pi'une contcsMun Kénérale faite aver franchise, esl «u'dinairemenl un signe exlraordinairc do lerme propos.
44 RKOLES À M i\ UK
Mi. non fr<^«|iion(»Hr»nM enirc porMoiiiioH do «IHIV^reiit POxe. — SninI I.i'fin.'inl s'/lrvc cnsiiitp coiilr*- cfiix (|iii no sfinl jms ffrmos pour l'carlor losAiiics des IVriim-iihilions ; et \n\n les c.is djins l('S(|ii('ls il los ronsiili'ro roiimio altsoliimonl illicilos : l» toiilfs los fois <|ii"(»IIps .-iiiioiiont dos faiitos ^M'uvos ou un danijor ilo faulos iiravos; â" (puiud cllos ont liou oniro dos porsonnos do coiidilions loiil A lait dilToronlos. ou oiiti'o porsoiuios qui iio pouvont ooniraclor luariago onsouildo, soit <|uV'llos soiont doja niarioos, suit «piVllos aioni l'ail vumi de chaslotô ; II" quainl los jiaronls los intordiscnt ; 4" lorscpiVllos ont liou en socrol. surtout la nuit, ou sous jdvtoxio do pnssotonips ol d'atnuscinont ; 5" si l'uno <los porsonnos s'aporçnil <pio l'autre est gravonionl tontoo. « Q" <'n examine l»ion, pniu'suil le saint, tous los «-as qui viennent d'otre signales. (lu'on inlerropo sur ces dilTéronts eas ; et que r(Mi me dise s'il va le moindre doute sur oetio proposition : <|ue les fréquentations sont le plus souvent une oc(;asion prochaine de pôcho. Je cito ati tribunal de Dieu ces confesseurs qui. faisant parade d'une indul}j;ence pernicieuse, donnent sans rotlexion rahs(dution à tout le ntonde. « (Itl. ifjïd.)
ii'.). Les danses, les tliôAtres ne sont (pie trop souvent des occasions prochaines rie poches. 11 faut donc en »''carter ceux qui y lomhent froquemment, no serait-ce <]ue <lans des p»''chos de pensées vtdonlaires. et leur refuser l'absolution s'ils n'.v renoncent pas. à moins ([u'ils n'aient des raisons graves d'y aller : et dans tout autre cas, il ne faut rien omettre non jilus pour en éloigner los Ames. Toutefois, ipiand ces diverlissenionls mondains ne sont |»as encfire devenus, pour le pénitent, des occa.sions prochaines, on l'en écartera plus facilement, en lui persuadant de s'approcher .souvent des sacrements qu'en lui refusant l'absolution.
m. Lorsqu'il on coilte au |»énitent de romj)re avec l'occasion, on répond aux |trétenduos rai.sons qu'il allègue, étant très ferme |»our exiger l'éloigneîneni <lu jiéril ; mais usant d'ime bonté d'autant plus gi-ando. que ce qu'on exige de lui lui sondilo i»lus dur. l'no jtarole comme celle-ci : (juo conseilleriezvous à un lils. à une fille cpie vous aimeriez bien, s'ils étaient dans le même cas que vous ? amène prosipie toujours cette réponse : Si j'avais des enfants, je leur conseillerais d'éviter cette occasion. — A'ous voyez donc que je no «lemande do vous (pie ce que vous exigeriez de ceux que vous aimeriez le plus sur la terre. Vous le ferez de bon cœur.
125. 0 Dans le cas où la femme, .ou la fille, est sollicitée par im domestique, ou im ami t\c famille, qui a ses entrées libres dans la maison, on éviterait de nombreux péchés en ])ersuadant à la fille de dire à la mère. A la femme de dire au mari ce (|ui se passe. « LVfach. Trésor r/u Prêtre). Si la servante sollicitée résiste com-ageusomont, il ne faut pas facilement lui enjoindre de s'en aller de la maison, à moins (|u"il n'y ait danger do ("onsentement. Le maître et la servante peuvent se trouver en pire compagnie. » (Id. ibid.) Il en serait autrement, si la domestique trouvait là jtour elle-même un danger prochain.
\ti\. Fin «le In ooiifpsslon. — La confession est donc terminée : on a fait piduicltro au péiiitont do ne garder aucune haine, de restituer, d'éviter l'occasion; en un mot. on l'a établi dans los dispositi(ms néc(^ssaires pour recov(»ir l'absolution, (l'est en otTot ce (pii doit se faire dans la première confession, sans cola on ris(pierait do no [dusse souvenir do son état dans la seconde, et |»ar constVpient de ne |ias lui dire ce (pi il a un plus pres.sanl besoin deulondre. Il est bien à propos de voir doux fois le pénitent. au(piel on a fait faire ime revue, ou une cftnfossion assez longue : mais la chose n'est l>as toujom's possible. Si mémo los miKsi(mnaires sont en [»etit nondire. vu I importance do la popidation. ils feront bien de chercher à entendre le plus de pénitents p(».ssiblos. et par cons(''(|uent de leur donner l'absohdion dès la première fois, sauf à leur dire de revenir si qucbpie chose de grave les in- (piiétait. .Si donc on no doit pas revoir son pénitent, on lui demande encore s il n'am'ait pas oublié (piobpie péché, ou s'il ne lui resterait pas (piebpie <loute sur le C(rMir. <ln le laisse parler sans le presser. On l'aide au liosoin à achever sa confession, et qiumd il a tout dit, on lui demande s'il veut sincèrement renoncer au péché. S'il hésite on lui fait com|trendro la nécessité de changer de vie, cl on le préparc à l'absolution, connue nous le dirons plus loin.
127. Pénitences eommémoratlves. — Si on peut le revoir, on lui
une une |)fniiiiiio i|(ii rapiiolle <iiirl<iiii's-iincs de ses fautes graves haltiluelles. S il avait retiisé de prtunellre de remplir un devoir grave, on lui dirait en le longediant de prier l)ean«-oup pour obtenir la gn\ee, de rellèehir, cl de rt^t'oir, en avant soui de reparler a son retour de celte dil'liculté qui l'nrn'-te. l'nur e\ilfi-un oubli ou une réticenec coupable de sa part, on lui j>i-iii(onoe qui rappeii\t eette mauvaise disposition: et apr^s Il s assurerait «lu il la bien ct>ni|»rise et qu il son souviendra. .>,iii> I -M. |.i. - .uilion.on devrait s attendre à être lorl embarrassé au retour du pénitent.
Il n'est pas nécessaire toutefois que ces pénitences commémorât ivcs dos habitudes, nu du mauvais vouloir «lu pénitent, soient très compliquées. On pourrait â la rigueur, avec un nombre dillérent <r,lr^ Mui'iu, rcconnaitro à qui l'«>n a alïaire ; par exemple ^Vw Ave Maria [>oiirraient signilierles Taules solitaires contre la sainte vertu; vingt Ave Maria, les fautes coinmises inter conjuges; trente, celles coinmises cum jiernonis diversi serras ; <:\ni\\i<yn{(^, l'habitude du sacrilège. On pourrait ajouter un acte de contrition à ces .Ire Maria, pour reconnaître ceux qui ne sont pas disposes A remplir un devoir grave, ijuebpies messes ou instructions entendues pourraient faire reconnaître ceux qui ont mampié la messe parleur faute, ou négligé leur devoir pas.ral. On congi-die ensuite avec bonté le pénitent, en lui recommandant de
\amincr encore sur ce qu'il aurait oublie.
lis. Onand il revient, on lui demande quelle pénitence on lui avait donnée, et s il a exécute ce qu'il avait promis, la restitution par exemple, réloignemont de l'occasion, etc. Sur sa réponse allirmative, on peut aller en avani. S il ne l'a pas fait, on peut l'exhorter a l'accomplir et lui dire de revenir aussilùt après. Il est très important, en temps de mission, de ne jamais dire an pénitenl ipi'on ne l'absoudra pas ; un refus «labsolution peut en faire un ennemi de loMivre de Dieu. On renvoie donc, jusipi'à la dernière heure,
' ■ • • ■ ' ■ :• ^ les dipositions voulues.
u. «piand il est impossible de le' revoir, si Ton ne peut, ,..,1 .. ,. I. .. ,.- .Ml. -nations les plus fortes et les plus tendres, l'amener à proniellir de remplir un devoir, qu il sait être grave, on lui dit de bien prier; on I"' '" "•■|ne une [trière a réciter tous les jours. (Jn le presse de se décider, aii 'l <l aller ensuite trouver un bon confesseur, aïKjiiel on espère
qii r;i de l)on cœur <le faire ce (pi il n'a pas le courage d'accomplir
p'' u ajoute que Ion prieni pour lui tians ce but. S il s emporte,
im; , • pratiquer la douceur à son égard: Kesponsio mollis f'ran-
' ira?n. ^t'rov. xv. i.)
NIèiiie dans ce cas il est fort utile d'exciter ce pénitent à la contrition parl'aile cl de lui recoHunander d'en faire souvent les actes alin de recouvrer I.T grAco de Dieu.
llMbiliidlnalres. — Quand on a le bonheur de Taincner à une -f sii niisi'. un ptiil, dans les missions, ou quand on ne doit pas le revoir, le préparer de sou mieux à l'absolution, loi*s même ipi'il serait habituHinairo ci rè.idif.
I ' qu'en teri' " • lire, on doit suivre avec cette classe de
pt-i -s dont II - parler. — Pœnitenti habenti comuetu-
ttii étui eineioiiinoins nitlla tpes appareaf, nec net/unda nec
dif ////lo. Tollo est la soixantième proposiliim condamnée par
liii lin aes|M'-rani-e d'amendeiiient ; l"quaiid le pénitent confesse
CCI ir la premirrc fois, cl promet de s'en corriger et d'en prendre
Ic^ III"» iM~. -■ i|iuind, i-latil rt'lombi- '-isieurs confessions, delà même
manière, il donne des signes extr.i ^ de contrition. La confession
(générale, nous l'avons dit. est iiii de . . - ,,.. s.
i:il. Ouand il csl ri-loinli.' sanv l'irnijrc les movens de se corriger, et qu'il ne donne pas des signes exlraonliiiaircs de conirilion, on 'l""i 'ni «iiiTiiir qnelque lem|»s I ab.soiiiljon jiisipi'A ce que emendutionis quelques-uns peniielleiil de la lui donner <leu\ ou trois fois. / fortitudine uyendum e*/, dit saint \.\'^ku)\'\,( um gtu irilntihut qui in yrariu fKCcata, rehipsi. >/itifi se iim/iiarn t-inenilaverint , aitii sunt tamen celé-
'ifi
Kl,(.l,l'> A M i\ i;i-.
lirnre. (iu'UjkuiiId ahiitintionem fif)oli«/uo (•(nifi'ssdnontni ([in idlxtrant ut (latnm'ntur. Hn <l(iil. ilapr^slc saint Ddcloiir, leur faire iv|M'(('r leurs conrossioiis rtdiiiiH' sa<rilé;:('.s cl leur roldser l'absolution jusqu'à ce ({u'ils ilonncut (les si;;nos (raniemlenient.
Les nicines refiles s'ap|)li)|uent à ecux (jui sont dans l'occasion prochaine, qu'ils ne [teuvenl éloij.'ner. Dans les missions, si elles sont de longue durée, on jteut é[»rouver son j)cnilenl ; mais si ce dernier ne se ju-ésenlc (lu'à la fin, (tu SI dcjA renvové une ou |»lusieurs fois, il ne s'est pas amendé et n offre à la lin aucun sign*; extraordinaire do yo\)Oi\\'ii\(/uift facie/tiium "^
Nous su|^q)osons (pi'il n'est pas clairement no/i (lisponitus : car if/ est indispositus, s'il refuse d'acconqilir la loi de Dieu en matière prave, il est clair ipi'on |»èclierait pravement en lui donnant l'ahscdiition. Mais si la promesse et les dispositions du p«uitenl sont douteuses, et (|u"en lui refusant l'absolution en temf>s de mission, on crni^ne de l'écarter <les sacrements, peut-être toute sa vie, ou de rex[toser, surtout si c'est un enfant ou une fennne, h cacher sa faute alin de pouvoir comnumier, c'est le cas de lui donner l'absolution «ous condition. On a les mêmes rais<uis d'absoudre, sous c(mditi»ui. un|>énilenl récidif (pie l'on ne doit pas revoir de longlcnij»».
i:iâ. Absolution houh condition. — L'absolution sons condition effraie bien h tort certains confesseurs, (lelui (lui la donne d(»it, comme celui tpii n'en use pas, faire le possil)le |)our rendre les dispositions de son pénitent de douteuses, certaines. Con/'rnsarins, dit saint .\lplionse, tenetur ex rif/urosa oh/if/afione charitatis. stium (jnenitenti^in) disponer*' (piantum rale.t, e.rpotie/ufo ipsi (lefonnitati'm percnti, pcriculum damnât ionis et similia, efidinsi multam fe/n/ioiin in hoc im pend l're defifut. Net: ei curte essf débet qund nia pa'nitentes e.rpertent. (Lib. VI, ii' 008) .Mais quand il a accompli ce devoir, il |teut, non pour une raison vaine, mais pour une cause juste, donner l'absolution sous condition, si les dispositions du pénitent restent douteuses. C'est la doctrine commune. L'(q)inion contraire n'a aucune pnjbabilité pas même extrinsèque. (Voir (Jurv et saint Ligiiori. lib. VI, n- 431). On peut donc la suivre à l'égard des pénitents douteusement disposés qu'on ne peut revoir, et de ceux (pi'on peut revoir, mais (pii déserteront les sacrements si on les renvoie sans absolution, et cela en tem|ts pascal surtout et en tem|js de mission ou de retraite, et même dans le cours de l'année.
Un peut aussi donner l'absolution sous condition aux enfants et aux idiots, non seulement à l'article de la mort et en temps pascal, mais même (juand ils accusent une faute grave : idqiie puto omninn tenendum, dit saint Liguori (lib. VI. n- i'M). On peut la donner, si le pénitent est dans la nécessité de communier, ajoute le saint Docteur. .S'il a A recevoir le sacrement de Mariage et de (ionfirmalion, le cas est le même. Le saint Docteur permet aussi de la donner de temps en temps aux pénitents j)ieux, qui ne peuvent pas trouver, dans leur vie passée, une matière certaine d'absolution. D'autres théologiens dont le sentiment n'est pas improbable, au témoignage de saint Alphonse, disent i|u'(ni peut même la donner, tous les trois mois, aux petits enfants douteusement disposés, quand même ils n'accuseraient que des fautes légères (Voir ir Uiâ.)
i'.i.l Imposition de la pénitence, préparation à Tabsolutlon. — Le confesseur (jui voit son |)énitent |)our la dernière fois, doit lui imposer une pénitence en rapjtort avec ses fautes et capable de le prémunir contre la rechute. La messe, et (piebpiefois dans les paroisses bien chrétiennes, les vêjtres, le dimanche, pendant un certain temps, la prière du matin et du soir, sont des pratiijues salutaires pour les chrétiens indifférents qui les omettent. .Si la bonne volonté du pénitent est grande, la pénitence peut être prolongée davantage, sinon il faut la donner pour peu de temps, afin qu'il ne soit pas exposé i\ la manquer. On peut aussi avec une pénitence courte et strictement obligatoire, en donner une plus longue, qu'on conseille au pénitent de faire, en l'avertissant (pi'il ne péchera pas s'il l'omet.
Sailli Léonard recommande la j)rati(pic de réciter, matin et soir, trois Ave Maria à genoux, en l'honneur de l'Immaculée Conception, pour demander la pureté, avec un acte de contrition. Si on ne l'imposait pas comme pénitence sacramentelle, on pourrait du moins la conseiller comme moyen
Al, >AINT TIURINAL 'I?
nr |i. 1 MM i.iiir.- il i.itii Wisn 611 pffot sc jfiirilcr dompllre de fournir au |)énilent dos iinivons ilo porsovércr. Que sorvirail-il d'èlre médecin dos ftines, si on no leur iiulii|uait p(»inl de ronicdes 1
("est doue à la tin de la fonlession ipiil faut rappeler nu pénitent la nécessité de fuir les occasions, lui faire prouietire d'être fornio sur ce point, lui recommander la prière en famille, la sanclilicalion du dimanche, la fuite de l'oisiveté, les invoattions à dire dans la tentation. « Je me plains surtout, dit saint Liguori, dos confesseurs «pu ne prennent pas de soin d'avertir leur pénilenl de la nécessité de prier dans les tentations. Ils ont soin de les engager à promettre à Dieu de no plus l'olTenser, mais ils ne prennent pas la pcmc de leur faire comprendre que lorsque l'on est tenté, sm-tout contre la pureté, les bons propos servent peu, si l'on n'invoque pas le secours de Dieu. « (Tom. XVI. n- :«5.) <;'osl alors aussi qu'il faut conseiller la fréquentation des sacrements, surfit <lu sacrement de Pénitence. Quel grand bien, si, à force de zèle, on Liersuadait A toutes les Ames qui ont la crainte de Dieu, île comnumior tous les liiiil jours et de se confesser au moins tous les quinze, en leur recommandant de changer de confesseur plutôt que de garder un doute ! I..e respect humain (jui empêche un certain nombre d'hommes de comnumier ne les enchaîne plus autant, quand on leur conseille de se confesser en secret aux prêt rf's de leur paroisse ou' des environs, sans recevoir la communion en dehors ries pAques.
i'M. Si l'on a affaire A des personnes pieuses ou susceptibles de le devenir, on leur trace brièvement un petit règlement de vie. Outre la fréquentation des sacrements, on leur conseille fortement l'oraison dont on leur aj»prend une méthode facile (voir iv 1357 etsuiv.)^ la messe au moins plusieurs fois la semaine, et. tous les jours la lecture spirituelle, le chapelet, l'examen de conscience, la pratique de la présence de Dieu, et des orai.sons jaculatoires fréquentes.
i'i'). Rèjfles touchant la rréquentation des sacrements. — Il est certain que l'état de péché mortel est le seul grave obstacle A la connnunion; et par consécpient quiconque comnmnie même fréquemment sans avoir de |téché mortel sur la conscience ne fait jauuiis de sacrilège ; à plus forte raison s'il ne comuumie <pie tous les huits jours; car la communion de tous les huits jours n'est |»as la communion fré<|uente. Il est même à propos de permettre la cojnunmion fréi|uenle, par eonséquenl de plusieurs fois la semaine, A un pénitent qui est en danger de tomber ilans des fautes graves, ipielle que soit l'imperfection de sa vie, pourvu ipi'il soit décidé A éviter le péché mortel et ipi'cm espère que la commimion l'en préservera ; A plus forte raison peul-on la lui permelire tous les huit jours. (V. Liguori, Praxis, n. iii).) ."Sous avons rencontré des personnes vicieuses qui n'ont pu se corriger que par la comnumion quotidienne. Qui contlanmera le confessem* f|ui la leur a permise ?
(k'lin'(pji tombe encore ilans le péché mortel, mais qui a la bonne volonté de se convertir, trouvera manifestement, dans la comuumion de tous les huit jours, le moyen le plus edieace de se préserver de la rechute. Qui a jamais songé A fortifier une nature faible, en la privant de nourriture? (V. Ténébrei et lAimitTHs, |»ar Mgr Viard, et la Communion de tous les huit jours, par .Mgr de Ségur.) Ou réussit quelqueft)is A corriger les pécheurs d'habitudes invétérées, en leur persuadant de se ronfi*sser tous les huit jours et de communier non aussitôt après, mais plusieurs jours après l'absolution, délai de la communion les excite A veiller davantage sur eux. ijiianl aux personnes qui ne s<»nt pas en danger <le péché mortel, et dans lo«4iuelles on ne voit aut:un amendement ni aueun désir de se etu'riger des péclié.s véniels, o/y/i//i»//« erit, dit saint Liguori, non permittere eis communionem plus t/uam semcl in hebilomuiid. \.\\ communion fréquente. c'esl-Adire de trois ou quatre fois p;ir semaine, sera permise et mèitu'eonseillée aux Ames qui n'ont aucune affection au péché véniel, bu's même qu'elles v tomberaient «pielcpicfois par fragilité, et (jui s'exercent A la praticiue de l'oraison et dcsveriu.s chrétiennes. .Si, outre ces dispositions, elles ont de plu» triom[)hé de leurs passions, cl sc sentent im vrai désir do communier et d'avancer