‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 64 sur 416 · rflt · texte numérisé non relu

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pinir I eiii(iécber.

' Nt|i.!éon, qui avait fait emprisonner Pie VII, reconnaissait |K>nrt»n» que cet homme

cUre I'. >>

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idavre. • l'njour qu une

.1. ; ses, un reliijieux. Il n ''on

le salue d'un air affable et lui rappil c que c'est lu. U'U-

nion. « Cet acte, ajoute t-il, ayant été le plus bea ^uis

heureux de revoir c^'ui qui m'y a disposé. • fui», prciiam oi mini ut- lu uin i' ri;>t-ux, il l'embrusa, et en témoignage de son bonhear et de M reconnaissance, il lui assigna

One pension pour toiilp sa vie.

328 CONKIÎHBNGES

occasion. 2) En paroles, que de cnllioliqiies parlent du Pnpe, du prAlre. comme les impies! Jamnis ne faisons rlm-Hr avec eux. « Il venu. dit saint Augustin.qui. dt's qu'un [u-r-lro. qu'un relitîieux, qu'une reliiriouse l(uul>onl. ne rlior- «•lienl qu'à rroiio et rt persuader aux autres que totis sont cou[)al»les; nuiis qu'ils carlient plulùt, leur honte ; en effet, ces nirnies lumunes. quand une leinuie lomltc dans l'adultère, ne renvoient pas leurs épouses, et ne renvoient pas leurs mères ! » Si le prêtre loinliait. il est «le rhair et d'os comme Vous; souvenons-nous du mol du grand empereur (;<uistanlin : « Si je vovais en faute un liouuue revêtu d'im caraelcre sacré, je le couvrirais de nuui manteau, pour cacher sa luuite à tous les veux.» — Le lihératcur del'Irlande, Dnniel O'iionnel, ne se présenta januiis à la cour d'.\nf.'lclerre sans avoir avec lui un prêtre, qui Vacciuupagnail partout. Dans les içpas politiques, il le faisait asseoir h la place d'honneur et ne s'as.scvail point lui-même, que le prêtre n eut béni la table, même eu présence des protestants.

S'.Ml. III. (theissance. 1<» Point de fioucoir qui ne rienne de l)ieu. et rehii qui résiste au /tnuvoir, 7-ésiste à l'ordre éfahli jtar Dieu, dit saint Paul, et il acquiert In damnation. Mais point de pouvoir si clairement, si directement établi par Dieu, (jue celui de l'Kglise. Comme mon Père m'a envoi/é. je roiis envoie, a <lit Jésus-Christ. Celui qui voui< écoute, m'écoute : et qui i:ous ivéfirise, me méprise. Si quelqu'un n'écoute pas l'Ef/lise, ret/ardez-le comme un païen et un puhlicain.

Ki)7. 2o Sur qui s'étend ce pouvoir ? i) Sur les nations chrétiennes. Le roijaume qui ne vous servira //as, périra (I). L'Afrique, en abandonnant rr.fjlisc, est tombée dans la barbarie. Napoléon 1'"'' voulut faire la guerre à l'Kglise et fut excommunié. Il dit, dans sa colère : « Le Pape croit-il que l'excouinuinication fera londier les armes des mains de mes soldats: » Quelque temps après, il entreprend, avec six cent mille hommes, la cajupagne de Moscou. Les Musses fuient devant son armée; il ne peut pas combattre, et ses s(tldats. transis de froid, laissent tcnuber leurs armes et tombent avec elles, glacés par la mort ; c'est à peine si quelques dizaines de mille de ces hommes revoient leur patrie. 2) Sur chacune des âmes baptisées, c'est-j'i-dire sur plus de deux cents millions de catholiques, et même sur les hérétiques et les schismatiquf's M.iHnin- ;'i qui scroufi-iiil le jouir si doux de cette divine autorité ! (2).

(1) Quelle erreur de se persuader que ceux qui sont en p'ace ne doivent pas regarder de si près à la rigidité des règles saintes ! Que les empires et les monarchies ne se mènent poini par des maximes de religion, que la loi de Dieu esi la règle du particulier, mais que les Etals ont une rè(;le supérieure à la loi de Dieu même ; que tout tomberait dans la langueur et dan.s l'inaction, si les maximes du christianisme conduisaient les affaires publiques, et qu'il n'est pas possible d'être en même temps, et l'homme de l'Etat et l'homme de Dieu.

Quoi 1 mes Frères, la justice, la vérité, 'a bonne foi seraient funestes au gouvernement de» Fi<iis et des Empires! La Heligion, qui fuit tout le bonheur et touie la sûreté 0. -. en deviendrait elle-même l'écueilîUn bras de chair soutiendrait

I i.mes que la main de Dieu qui le? a élevés? Les peuples ne pour-

Ki. — luie et la tranquillité qu'à la fraude et à la mauvaise foi de ceux

qui les gouvernemi et les ministres des rois ne pourraient arheler que par la perte de leur salut, le salut de la patrie? Quel outrage pour la Religion et pour tant de bons rois, qui n'ont régné heureusement que par elle! (Massili.o;<.)

d) (a) « Vous assurez qu'on ne vous donne pas de preuves sufHsantes de la vérité de l'Eglise catholique et de sa doctrine : mais y pensez-vous. L"Egii«e catholique vit. N'eùt-elle à vous présenter ni les prophéties qui l'ont préparée, ni lès miracles qui l'onl mise au monde, m la suite des choses [lar où elle lient à tout ce qui est vrai dans l'histoire, ni la divinité visible de son fondateur, elle vit enfin, et une partie de l'humanité vit d'rlle et par elle. Elle a fait des hommes et des sociétés; elle a fait plus encore, elle a créé des venus Et vous pensez qu'il suffit de la nier pour être tranquille avec voire c(inf.cienre et avec le» jugements de Dieu ! Vous demandez qu'elle vous prouve sa légiti- I! ' V':' ' lis de prouver que vous êtes dignes de la comprendre et de compter >. C'est à vous d'établir contre elle que votre intelligence mesure un Kl. Il , L> \j--te que le sien, que vos pensées ont réalisé dans le monde plus de bien que les siennes, que vos vertus sont plus grandes, vos mœurs plus chastes, votre autorité plus haute et qu'à vous seul, ramassé dans un j(>ur et dans une idée, vous pesez autant que les siècles et la place qu'elle occupe ici-bas. Si vous ne le faites point, elle se taii*.

DEVOIRS ENVERS l'ÉQLISE 329

898. Z<* an quoi cofisiste la aoumission iluc à lEyliaiP ? 1| A accepter

sa foi ; noiis on nvr '.• [tins haut, n" 7t>2 (l). Il laul. de plus, obéir à

ses lois. On ne i"! le [toiivoir il'une Cliaiiihre h'^'islalive «lans un

ntvauine. |iourvu lu <■..<■ :-.* tienne «lans les limites de la ju.stire. ni oeiui qu a un prélVt di> l'ain» dan.s son déparleuient des rèf^leinents de police, ni iri<"'jM<^ i-fliii d'un Mjajiistral dans sa coniniune. (ioinment, sans folie, eonti -'• r t I ise le droit de dieter des lois à tous ses enfants, dautanl ijuassi>li 1 1,' iJiiMi, elle ne peut exiger d'eux rien <pie de juste, de salutaire; et que. lut're pleine de tiMidiesse, elle ne nous ordonne ordinairement cpie ce que Dieu lui-mùme demande de nous, et Jamais que ce qui peut nous aider à aller au ciel.

89*J. L'obligation d'assister au saint sacrifice est établie par Dieu lui-

rlle aurait du moins le droit de se taire. Quand l'Arabe, passant aux pieds des pyramide,<t, Iror jette un coup de lance, les pyramide» se laisent.

Jnçf? fli ne quelle înisère ei quel crime, quel abus lamentable de l'intelligence, lorsqu'i; t> sans caractère et sans mission, sorti tout au plus de la vile

écli de lui-même enlin, dit : négation ei anatliéme à tout ce qui

est. urj,i e. au Christ, à l'humaniié. qui les a reçus, t)ènis et adorés, aux

relu; au sang des martyrs, à la loi et aux venus de soixante siècles !

Kl i'. nner en échange sa raison qui proteste et son cœur qui se révolie !

Qu'est-ce qu'une piulesiaiion, sinon une impuissance? Qu'est-ce qu'une révolte, sinon une mine? Qu'est-ce qu'un homme qui se retire, sinon une feuille ([a\ tombe ? Et ce peu de chose, un nous le donne encore avec l'exaltalion de l'orgueil pour soi et l'exaltation du mépris pour nous I

Ajoutez, Mes.«ieurs, que l'esprit, élanl faik pour la vérité, est affîrniatif de sa nature, comme je v< us le disais tout à l'heure, et que s'il perd les affirmations qui ont leur fondement en Dieu, il se livre aisément aux premières qu'on lui présente avec l'empire du génie, de la hardiesse et de la nouveauté. L'intelligence, affaiblie par la .«ouslraclion de son aliment surnaturel, qui est le juste et le vrai, ressemble à une mer privée du tribut de ses fleuves, et dont les eaux diminuées reçoivent avec joie les impurs limons que lui portent çà et là d«'- eaux de hasard. Tout est bon à qui n'a rien. Kt plus la négation a été profonde dans un e.^prit, plus il esl accessible à la séduction de l'absurde, en sorte qu'il n'y a rien de crédule à l'égal d'un incroyant. Ils se font, dit saint Paul, des m qui chatouillent leurs oreilleset.se refusant à la vérité, ils courent au-devant des f

L'homme qui ne croit point à Dieu croît * un songe ; celui qui ne croit plus à Jcvus- Cbrisl croit à Voltaire. » (LAConoAiBB.) — Donc, acceptons de plein cœur la foi de l'Eelise.

(bi Victor Hugo venait d'attaquer le Saint-Siège à la Chambre. Monialemhert répomiil par un discours célèbre, dont voici un extrait: « Messieurs, le discours que vous venez d'entendre a d- jà reçu le chAiimenl qu'il méritait dan* les applaudissements de l'opposition. >> A ces mots la gauche interrompt avec fureur; et. pendant cm(| minutes, l'oraleur e»; ' ' ' ' ' er : a Puisque le mol de chdliment vous blesse, dil-il en repre-

na j'y substi'ue c<*!ui de fécompcuse. ■

(. . .. .cours que se trouve le fameux passage sur l'Eglise, tant admiré :

« On peui mer la force du Saint-Siège, mais non sa faiblesse, qui faii sa force insurmonlalile contre vous .. . Permettez-moi une conipsrsisor, familière. Quand un homme est condamné à lutter .- .- .,is la demi. s.

elle peut le braver i * vous vou i

vous ne me \-:\- ' '"'■ est :> , , . i-

femme, c'est i, ~t la mère de la >' • i'

moderne. On a - ingrat, on est toujiu -

.son nis; et il vient un m.'ii.t^^nt où c^Ue, 'ulle uarncide devient insupportable au genre hum«inct où celui qui i'a engagée tombe accablé, soit par la défaite, soit par la réprobation unanime de l'humaïuté, m Jamais discouru ne fut plus applaudi dans aucune assemblée.

(I) Kénelon avait ' ' ' -• • ' ' - y ■ -■ '■■ ;l

Cftndamna. par un '

arriva le 4.% mars, . '•

sermon qu'il avait prépara, il parla de la wiumi*i»ion à 1 t^n'^e, avec une "nciu'n qui arrarhn des Inrnie^ ilr tni)5 le* vcfir. I.e 7 avril suivant. >\ piittoa un mind»'ni»»nt rtan»

\f.. ^ ■ no

mes dei buiiUi.

330 CONKÉHENCEa

même, rKgliso no fait que fixer le jour où nous devons In remplir. L'ohli?ntion «le la confession et de la coniiniinion sont aussi de droit divin, Il ne fait (jne n'iîler roi»oi|iie où nous «levons nous confesser et comm . L'oldiKaliun de faire pcnitence est de droit divin pour quicon(]ue a pct lie. L'Kjjiise. de peur <pie nous nacconiplissions jamais cp <levoir, nous fixe les jeunes rlu cart^uio. des quatre-lempset des vigdes. et l'abstinence du vendredi. >Ialhcur à <pii lui (lèsot)éill Ce neslplus un chrétien fidèle^ Kvitons donc les occasions de transj^resser les lois de rKglise. les compagnies (pii nous dclourneraient d'entemlre la messe, de faire abstinence. N'allons [tas [>rendre nos repas dans les maisons, ou avec ceux qui nous exposeraient à faire gras le vendredi.

iMWJ. On apporta un vendredi à Louis XVI, prisonnier de la Révolution, un diner gras. Le roi prit un verre d'eau, y trempa un morceau de pain en disant : <• Voilà mon diner (1). » Louis-Philip[)e donna, un vendredi, un diner olliciel aux principaux dignitaires de l'Klai et de l'armée. La bravoure du général hnm de Villerel le iît placer à la droite de la reine ; et le maréchal Soult.son ami. él^'iil à la droite du roi. On ne sert d'abord que des plats gras. Le général n'en accc|»te aucun. La reine, le remarquant, lui dit : « Mais, général, vous ne mangez pas ; — C'est vendredi, répon<lil-il, j'attends du nuiigre. >• Le maréchal Soull se met à le plaisanter. <• Si tu me connai.s bien. re{»rend le général, tu dois savoir que jamais de ma vie je n'ai fait gras le vendredi, excepté dansl'ile de Lobeau, où je n'eus à manger que la tète de ujon cheval. » Tous admirent, et les plats maigres ne tardent pas d'arriver (2).

(1) Ce prince ayant fait disparaître l'usage établi à la cour, sous le règne précédent, de servir à la fois des plats gras et des plats nriaigres les jours de chasse, un courtisan s'en plaignit devant le roi. en c tant les paroles de l'Evangile : Ce n'est pas ce qui entre par la bouche qui suuille l'âme. « Non, répondu Louis XV'L mais c'est la révolte contre une autorité légitime; et, puisque vous lisez l'Evangile, vous n'ignorez pas la parole de Notre-Seigneur : Si quelqu'un n'écoule pas l'EjUse, etc. »

(2) (a) En 1859, Ferdinand M, roi de Naples. retournait de Rome à Naples avec son flis, qui fut depuis François IL Le feu ayant pris aux roues de sa voiture, il dut s'arrêter et entrer dans un hôtel oii il n'était pas connu C'était un vendredi. Il y trouva ;)lusieurs hôtes qui mangeaient de la viande et qui se riaient d'un jeune homme de dix-huit ans environ, qui faisait maigre. Le jeune homme ne se laissait pas iniimiiJer, et répondait hardiment qu'il faut toujours avoir le courage de pratiquer sa religion. Le roi se mit de la partie, et eut bientôt réduit les rieurs au silence. Cependant on vint lui annoncer que la voiture était prête. Ferdinand, prenant le jeune homme à part, lui demanda qui il était et oij il allait. « Je suis Florentin, lui dit-il ; mais la religion n'étant pas assez respectée dans l'armée, en Toscane, je vais me mettre au service du roi de Naples. » Ferdinand, alors, écrivit un billet qu'il ferma et remit au jeune homme en lui recommandant de le présenter, à sun arrivée à Naples, à l'autorité militaire A Naples, le jeune homme présenta en effet le pli royal, dont il ne connaissait pas le contenu, et on lui donna aussitôt le grade de lieutenant.

ib) Liiuis Veuil/ot raconte que deux hommes, Etienne et son ami, voyageant en France, entrèrent un vendredi dans une auberge, dite de \a.Couronne (Fur. Ils demandèrent du maigre : « Il n'y en a pas. dit l'aubergiste. — Alors, donnez-nous du pain, du vin et du fromage. — Je crois que l'on peut bien manger ce que l'un trouve, on n'est pas damD<- pour cela. — Pendant que vous raisonnez, dit Etienne, vous auriez déjà fait une omelette, et pendant que nous répondons nous ne dînons pas. m L'aubergiste hésitait, lorsque retentit à la porte une voix de basse, qui fit résonner les vitres comme un tambour. « Donnez du maigre ! » Et on vit entier un vieil officier de la plus fière taille et de la plus martiale figure : c'était un général, accompagné de sa femme et sa fille. Alors l'aubirgiste de la L'ûuronne d'or perd toute sa philosophie, il ôle sa couronne à lui, qui était un bonnet de coton, et promet du maigre à tous ses voyageurs.

[Cl Le duc d'Orléans ayant invité Boiieau à dtner un jour maigre, ne fit servir que du gras. Boiieau causait spirituellement selon son habitude, mais ne mangeait que du pain. Le duc lui dit qu'on avait oublié le maigre : « Monseigneur, répondit Boiieau, vous n'avez qu'A frapper la terre du pied et il en sortira des poissons. » Sa réponse plut an prince, et tes poissons arrivèrent.

(d) Napoléon passa les dernières années de sa vie dans la pratique exacte et sincère de ses devoirs religieux. A Sainte-Hélène, on faisait maigre le vendredi; le œatire donnait l'exemple et tous devaient ^'y conformer : « Fais-nous du maigre, Cipriani, disait il à son maître d'hôtel, c'est aujourd'hui vendredi. >

SEBMONS DE MISSIONS 331

X. B. On peut traiter aussi, sous forme de conférence, du :èle d'aftrès les indications données au n» '341, et de la confession générale comme il est indit/iip iiii.c /r- :':'-/, t07î, des occasions du péché comme au w^ 10 Jl ; et il en est ainsi de beaucoup d'autres sujets.

Si on DP (lonnait passons forme rie conférence, les sujets que nous venons de trailer, du moins fauflrail-il les donner sous forme de sermon, dans les pays indifTcrents, ou ignorants. '

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