‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 69 sur 416 · Ol · texte numérisé non relu

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(1) (a) Michel, empereur de Cunstantinople, éltit tellement épris de l'amour de* cbe- Vftax et des chariots, qu'il en oubliait le soin de son empire. Uo Jour que, mooi4 sur uo

3*^ SERMONS DK MISSIONS

998. Il' l'n cadavre est hideux A voir; on le couvre d'un voile, on 1 enveloppe d'un linceul, afin ijuil ne fasse pas peur aux enfants. (Jui dira la laideur d'une ftnie déligurôe par le péché r Hicn n'est horrihie comme le démon. Quelle dilïérence v a-l-il entre lui et un ange? 11 a un péché mortel de plus, et un péché de pensée : voilà tout. C'est un péché mortel (pii fait sa difformité. Une âme. «lui a dix péchés mortels, est hideuse comme dix démons aux regards de IMeu et des anges, .\ussi, voyez comme elle prend soin de se cacher, (^et honuue «jui est vicieux parle de son honnêteté à tons ceux qui le rencontrent ; cette jeune lille, (pii est égarée, carhe ses désordres à ses parents eux-mêmes : « Je n'ai point fait de mal, » dit-elle (i).

999. 2" Toutefois, on a beau masquer un cadavre, su puanfeur le décèle hientùt. Les paroles, les allures d'un libertin, d'une femme coupable, trahissent bien vite la corruption de leur cœur, et on ne s'y tromjie pas. Qiiaud vous entendez quelqu'un parler contre la religion, teuir des discours contre la pudeur, quand vous le voyez entrer dans telle ou telle maison, fré<pienter telle et telle personne, vous dites: Jam fœtet, ijuatriduanus est enim. Déjà il répand linfeclion de la mort, et vous ne vous trompez pas. La bouche parle de l'abondance du ccEur.

1000. '.V^ Nnres habent et non orlorabunt. Mais lui ne s'aperçoit pas de son infection. L'n rorps mort sent-il sa pourriture? Tout le monde dans le pays parle des relations coupables de cet époux, de cette femme, de cette jeune personne; eux seuls ne s'en aperçoivent pas. Ils ne sentent plus.

1001. 4» (hulo6 luibent et non ridebunt. .\pprochez une bougie d'un cadavre, ouvrez-lui les yeux, la lumière ne lui fait pas fermer les paupières et ne l'éclairé pas. La parole de Dieu est un flambeau qui guide nos pas. Anprochez-le des yeux <le cet homme indilTérent. il ne voit pas! Montrez-lui la beauté du ciel, les profondeurs de l'enfer: il est aveugle (2). IMus aveugle

cheval, il allait se lancer hors de la barrière dans une partie de course, un mes.'ager vint en toute bâte lui apprendre qu'un de ses lieutenants, révulté contre lui, lui enlevait des provinces Michel le regarde avec des yeux furieux et lui dit : « Corament, malheureux, vien«-tu m'iniporluner d'une chose de rien, quand tu me vois occupé d'une affaire aussi importante I» Quelle folie! Tandis qu'on lui ravi^sailses étals, il s'amusait à un carrosse. Oh t la folie du pécheur n'est-elle pas grande? Il perd le ciel, Dieu, pour des jouets d'enfant*.

(h) Les troupes de la tribu de Cad allaient conquérir une ville. Quelques soldats, entrant dans une maison, y prirent une idole d'argent. Le maître de la maison les suivit en pleurant; et comme ils lui demandaient lu cause de ses larmes : « Vous m'emportez mon dieu, dit-il, et vous demandez pourquoi je pleure. » Ah 1 ils ont de bien autres raisons de pleurer ceux qui ont perdu non pas un faux dieu qu'ils se sont faits, mais le vrai Dieu qui a fait toutes choses.

(1) Vide Domine et considéra quoniam fada sum vilis. Aux yeux de Dieu, le pécheur est un ignorant, fùi-il académicien. Saint Augustin s'indigne de ce que dans son enfance on lui apprenait à accorder des mots latins, et qu'on ne se souciait pas de lui voir faire de bonnes actions. N'est-ce pas être bien moins ignorant de ne pas accorder des mots avec la grammaire, que de ne pas mettre sa vie en accord avec les règles de la morale? C'est uo enTant qui rit. quand les voleurs qui dévalisent la maison, emportent la vaisselle d'argent et qui pleure quand on lui enlève une pomme. On s'attrisie de perdre un procès et on perd sans regret tuus les dons de la gr&ce. C'est un insensé. Si on vous disait qu'un homme s'est jeté volonlairenieul dans la rue du faite de sa maison, et qu'il en a les membres tout meurtris, vous diriez que c'est un insensé. Le pécheur tombe votiintairemeni des hauteurs de la gr&ce. il en reste tout broyc. Les sens et les passions gouvernent sa volonté, la volonté désobéit à la raison et la raison à Dieu. Il se met au des.-»ous «les animaux. Un cheval que l'on monte en hiver marche avec précaution dans un marais g'aoé. et s'il sent sous ses pas un goulTie, il refuse d'avancer, lors même qu'on l'éperunne. Le pécheur se jette dans les plus grands périls pour son âme au moindresigne qu'un lui fait. Si grand que soit le rôle qu'il Joue en ce monde, le pécheur D'est rien. Charilalem autetn non habuero, nihil sum. S'il s'imagine qu'à cause de •on crédii. Dieu ne le laissera pas se perdre, il se trompe; Dieu laisse périr toutes les mouches en automne, et il ne les ressuscite pas, et les mouches ne l'ont pas offensé. (D'après Le Jev.'^e).

(2) La privation de la vue est une des plus doaleurease pour l'homme. Entre tous les sens, celui de la vue est le plus noble, aussi est-il façonné avec un air admirable, il est l'interprète fidèle des mouvements de l'àme et comme le miroir de ce qui se passe dans noire intérieur. 11 a pour objet la lumière, la plus noble des choses corporelles. La pri-

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