LE PÉCHÉ
que celui qui 1 ost iio naissani't?, il ne connaît ni le banficaii qu'il a sur les veux, ni la i>ror()n'it^ur îles chiiles Hont il se vante, ni les ahiincs ijiii bordent la nulle .)iril suit: .Xescif t/ito rudaf. Xesriunf uhi cnrruant. (l*rov. iv, 19.) lixtiV '■>' Auras Jiahenf et non uiufienf. (j-iezà Toreille d'un cadavre, diles- ' I une bt'te féroce, allirée par son infeclion, s'apprête à le dévorer, il nd pas ; ses pieds ne se remuent point pour le soustraire à ce péril, ses iii.i^ 111^ sarment point pour re[iousser cette attaque. Criez à un pécheur que
10 dtinon s iipprète A l'entraîner avec lui dans labime, il n'entend rien, il ne {irend pas la tuile. M'est-rc pas être bien mort ?
1003. d'^ Perte du fjoiit. l'résentez une délicieuse nourriture à celui qui a enduré la faim pendant huit jours; s'il refuse, vous dites: Il a perdu le goût. l>n vous invite à la table sainte. Anima nostra nauseat super cibo isfo. Vous avez perdu le goût. T^ Perte de tout sens. Donnez un coup de lancette à un cadavre, il ne sent rien : Peraissi eos, non doluerunt, dit le Seigneur; il vous a chAtiés... vous n'y avez pas pris garde.
1004. 8'^ Pauvreté du mort. 1) Il n'a rjcn. Demandez à un mort ce qu'il a fait de ses biens. Il ne les a plus, tout est partagé ; il ne lui reste plus rien ; on l'emporte de sa maison, on se dis{Mitc ses meubles, ses terres. Mais lui n'a rien, pas même la place qu'il occupe. Le péché fait perdre à l'âme tous les bipiis s[-irihiels. les mérites qu'elle avait acquis jusipie-là, la grâce du li.i|ptiiiic, (.Ile de tous les sacrements qu'elle avait ret;us; les mérites des pritMt's. (les bonnes actions qu'elle avait faites, de toutes les soufTrances qu'elle aviut endurées avec résignation. Tout cela revivra si elle fait pénitence de son jmtIi.' ; mais si elle ne fait pas pénitence, tout est perdu. 0'>cl malheur, quand un l.iboureur, qui a rentré dans ses greniers en automne toutes les moissons, Iruil de ses sueurs, les voit dévorer par un incendie, quand un ouvrier qui a travaillé toute sa vie pour amasser la nourriture de ses enfants, se voit enlever en un moment par un voleur toutes les économies qu'il a réalisées. .Mais fjucl plus grand malheur de perdre le fruit de tout le bien que l'on a fait. <»h ! [•cohé, que tu es une cnielle mort (1) !
vation des antres sens ne rend pas impossibles la commonication avec nos semblables, mais que deviendrait la société si ions étaient aveugles? La vue esl le sens le pins étendu Nous n'atteignons par le toucher que ce qui est autour de nous, par l'ouTe que le.s 5ons qui sont À quelques mètres, par la vue nous atteignons les étoiles. De là compren ins le malheur des pauvre"? avpoeles. Mais si la privation de la vue corporelle qui nous e- •■ avec les iii . esl si terrible, qu'en esi-il de l'aveugiemtnl de
l'espri: >ie de i'esp ■; fait connaître Dieu la lum ère éternelle, le so-
leil de j . . V. ^ii elle qiii ni.^.. ...^. c;i commuoication avec les angfs. (Voir à la table Aveuglement).
/'w„, \i,r;o "'Axa flu saint ermite Abraham, avait vir; "*''''"' ""'=• ""e en avait p«»sé \ quand elle eut le malheur de rair< ' ; dès lors son
k' I avec tant de facilité fui envelo|i. el envahie par
le dégoût ei ie ir>ji<i<.<. Alors.se livrant tout entière à ses reiuords, die Jéchirason ciliée et se meurtrit le visage. « Malheureuse, disait elle en poussant des cris, j'ai perdu tout le temps que j'ai pasï>(^ <1 ' r;u, mes travaux, le fruit de mes larmes, de mes veilles, des saints cantiques li.i je pa.«8ais une partie de la nuii ; j'ai couvert mon àme
d'infamie. Quelle affile n oncle I »
ib) Siinte A^ape de :>ie. traduite devant Dulcetius, gouverneur de Macédoi-
ne» |Mr..|i, ,1 |„, demari'i i elle ne voulait pas manger de la viande ofTeiteauz
t '. -lu Itieu V \ ir,i. dit-elle, et ne voudrais pas, par une maovaise action,
( c ma vie passée. • tlle fut briMée vive.
r.t prii I ■ <■' i:i, >,!...< i.i amener devant lai le grand maître Philippe
do Siil.irv c/»i. l/M- 111 > belles actions Ce vénérable vieillard qui
n'avait mu >iu caAv.v i eo hahil lugubre. I.e grand seigneur le
M'yini, en fut louchi'v. ti ^e nui k pltuur en soupirant Eh! dit il. que la fortune est in.onstante et souvent riL'ouri'u.se h l'homme! j'ai pilic d* la chtjte d'un si gran^ pers - . . 1 . - . X — .. , uijourd'hui. il e»l très ' t, .....-...• .. ■ -. • .(ire
11 iMifz en l'état de giâ< "* lii . , -lable lenlatrar vous à r ^bl quelle cbule, quelle décadence I que voua avet grand anjet do prtudre le «Itsuil «t de pleurer.
id) Manlioa Capilolinus avait rendu de si bons services à la république qu'il avait Mrilé d'être appelé le père de la pairie; étant accusé d'un cnne capital, il apporta ta
1005. i) Le cadavre, non seiilemont n'a rien, mais il ne peul rien acquérir, népoiiillè (le tout aiijuurilhiii, il le sera dans cent ans, dans deux cents ans. Tanltjiie l'Ame est cadavre, tant quelle na pas recouvré lainitié de I)ieu par la conirilinii nu par le sacrement de |»cnilence, elle ne peut arquérir aucun mérite pi>ur le <iel. Ave/.-vous rcmiirqué ces arbres, dont le tronc tout vermoulu ne donne [»lus passage h la sève, et qu'on rencontre parfois sur les bords des clieiuins, ou danii les vergers ? l)eman<lez-leur des fleurs et des feuilles au prinlemps, et en automne des Iruits, ils n'en portent plus. Us sont morts. Demandez A (piicon*|ue a un péché mortel .sur la ronscienre des actes méritoires du riel, il n'en peut point produire, tant qu'il est dans cet étal, (i'cst une vérilé de foi.
Si /lahtiero o/fwem fidem, cliaritatem aufem non fiahuero. nihil sum. l'aimes non /tofest ferre fructum a aemetipso nisi /nunserif in vite, sir net' ros nisi in me manserifis. .Ui! le pauvre pécheur plu« <pic personne doit prier, doit faire des aumônes et de bonnes œuvres. d<(it su[ti»orler avec résiirnalion les peines de la vie. C'est par là qu'il inclinera Dieu A lui pardonner (1); mais il n'en est pas moins vrai «pie tant qu'il n'aura pas eu la contrition, tant (pi'il ne se sera pas réconcilié avec Dieu, tout ee qu'il fera de bien ne méritera aucune récomj)ense dans le ciel. Cela lui servira à sortir du péché ; mais ni ses |U'ières, ni ses (ï-uvres, ni ses souffrances ne seront récompensées en jtaradis. C'est certain et c'est terrible. Il y a de quoi en gémir et en pousser des sanglots.
.\rislole dil (ju'enlre les voleiu's. il n'en est point de plus pernicieux que ceux tpii volent à un père de famille les grains dont il avait besoin pour ensemencer son champ, parce «pie la gravité de ce vol tloil être appréciée d'après la valeur des récoltes dont il prive. Vous faites de bonnes œuvres. Combien vaut la moisson qu'on en peut recueillir? Les saints, les anges, la Vierge Marie elle-même ne la peuvent apprécier : la récolte est infinie et éternelle, et vous vous la ravissez à vous-même, en ne faisant pas pénitence.
KMM). Vous n'êtes pas, [tour la plupart, des heureux du siècle, vous portez le poiils du jour et de la chaleur, quoi grand dommage que vous penliez le fruit de v(»s peines! Voici un père de famille qui a des enfants à nourrir. Uue de .sollicitudes, que de travaux, que de veilles ! Hélas! s'il est en état de péché mortel, tout est perdu pour le paradis. El .s'il reste dans cet étal pendant un mois, un an, ce mois, cette année sont perdus pour le ciel. Avoir la peine et non le profit, quel malheur! Cagner l'enfer par sa faute avec les soulTrances de cet exil, qui auraient pu si facilement nous mériter le bonheur des élus, quel égareujenl fatal !
milieu du Sénat les couronnes qu'il avait méritées par ses exploits; puis, découvrant sa poitrine, luuie couverte de cicatrices qui étaient autant de témoignages de sa valeur, il dit en les montrant : Uuo eriato tôt décora abolerU Faul-il que tant de services, tant d'actions pénj'rcuses, soient effacés par un seutciimeî Quand vous auriez été malade l'espace de irenle-huit ans, et quand vous auriez enduré avec grande patience les rigueurs de la maladie, comme sainie Lidiivine; quand vous auriez souflert le martyre pendant vingt huit ans, comme saint Clément d'Ancyre; quand vnus auriez tait pénitence sur une co.'onne exposé aux injures de l'air, comme saint .Simon Stylite; quand vous auriez dit la messe très dévotement plus de cinquante ans et demeuré tous les jours quatre heures à l'autel, comme saint Philippe de ISéri, si vous commettez un seul péché mortel, l'no errato lot décora abolentur.
{\) Paphnuce avait fondé un monastère en Basse-Tbébaîde, et il y menait une vie sainte. Il eut un jour la pensée de demander à Dieu à quel degré de perfection il était parvenu. • Au même degré qu'un certain musicien qui gagne sa vie en chantant dans le voisinage, » lui répondit une voix. Paphnuce, étonné, se met à la recherche du musicien et le rencontre ; mais son étonnement grandit encore quand le musicien lui dit qu'avant d'exercer cet état, il n'avait vécu que de vols, o N'avez-vous pas fait «lors quelques burines actions. — Je me souviens, répondit-il, quand d'autres larrons s'étaient saisis d'une vierge, de l'avoir délivrée de leurs mains, et de l'avoir reconduite chez elle la nuit, et d'avoir payé les dettes d'une pauvre femme poursuivie par ses créanciers. ■
Paphnuce enmena dans son monastère le musicien, qui y vécut et mourut «aintement. Que le* pécheurs fassent donc de vaintes oeuvres, avec des motifs de foi, et en vue d'obtenir niiséncorde.
LE pkchl: u",r>
Xn'u'i une fpinmc qui soiiil>!c n'avoir en re monde {loiir parlaço (|ue les larmes et la floiileiir. Oux-là iii»''inos^ qui devraienl faire sa consitTation icibas. I diisiiiicnl à la toiirnienl<M". Pauvre femme! qui ne la (ilaindra ? Oli ! si • n élaf Me ^'rAre. cl qu'elle niTril ses soulTrances à Dieu, quelle
sei i^^e I Au eiel. hieu essuierait toutes ses larmes. .Mais si elle est en
étal il»' {»»Mlié mortel, tout est penlu pour le paradis. Bien de ce qu'elle souffre, en cet étal, ne sera récompensé là-haut. Ah! je ne compren<ls pas que vous vous rési^rniez h un tel sort. Ce qui fait la désolation d'un missionnaire, «piand son ministère le met en rapport avec les ûmes, c'est de voir (]u'çlii'!< soufTrent beaucoup et (jue ces soulTrances ne seront jamais récompi'Msics ilans le ciel.
Le péché, c'est donc la mort la pire de toutes. .\h ! vous l'avalez peut-être comme l'eau, et vous ne vovez pas que c'est un poison, qui vous ronge les en'i " ■ qui vous tue. Nous caressez vos passions, vous folAtrez avec les pli (l)les. Malheureux, c'est une vipère qui vous inocule son venin,
c'est 1111 iiiiM qui vous dévore, c'est un glaive à deux tranchants rpii ruine à la fois votre Ame et votre corps! Ksriras trouva flans le désert une femme couverte de cendres, les vêlements déchirés, les veux novés dans les larmes et punissant des gémissements. (IV, Ksd., \, 6.) Il s'approche d'elle et lui denjande la cause de ses larmes : « J'ai perdu mon lils unique, dit-elle, le jour de ses noces. »
Stulta super omne." mitlieres. lui répondit-il. vous pleurez votre fils que vous deviez perdre lot ou lard, et v(»us ne pleiu'ez pas Jérusalem saccagée, le temple bnilé et tout votre peuple dans la consternation et dans le deuil. Oh ! pécheur, lutjes corjnig <i «/uo récessif ani/na ef non lui/es animam a uua reifssit fJeits. 0 maudit péché, tu es le voleur et l'assassin des âmes, lu leur ravis Oieu, tu les mets à mort, tu les dépouilles de tous les «Ions de la grAce et tu leur ôles leurs mérites! F)l ce n'est pourlanl pas là encore le comble de ta malice (1). Il v a. en effet, un autre malheur plus terrible où lu les jettes, c'est l'abandon de Dieu.
HH)7. — III. L'uhandon de Dieu. Il est certain «jue Dieu n'abandonne jamais un honmie sans que cet homme lait abandonné le premier. Mais quand l'homme, par son péché, a déjà banni Dieu de son cœur ; quand, engagé ilans la voie du crime, il y marche toujours, alors Dieu qui l'a appelé en vain, (pii lui a envoyé en vain des remords, (pii l'a frappé inutilement par des malheurs, Dieu voyant qu'il méprise tous ses desseins de miséricorde et
(1) On pourrait ici terminer ce sermon par l'acte de contrition et la péroraison suivan'.- ' ' : l'objel d'un autre sermon sur le raôme sujet, dans lequel on résu-
mer ml. tout ce qui précède.
yu , , àme sur le point de inmber dans le pértié, je me sens porté k lui
dire, comme I anjfe à Agar, servanle de Sara, femme d'Abraliam : Agar, unde vents et quo vadis. \oyn de quel état vous sorlei. Volie âme est beile aux yeux de Dieu comme les anfre»; 7110 radis? dans un é(al où vous seriez un (il)jel d'horreur pour tout le ciel. — Vous allez sortir d'un éial oii vous éuez enfants de Dieu, frère de Jésusci •■ • ' - " "• XI..:.- .. f'vnii des anpes. pour devenir l'ennemi de Dieu.
en paix, inondé des consolations de la grûoe; vous
;s. Vous allez sortir d'un état d'oii, surpris par la
ffioK, vou» nioiii«iàe/ du.-.Mi»i au i i< . , vous allez dans celui où la mort vous précipiterait
an fond des enftrs. Hfryrli're. ad ilaminam : Retournez à votre matire. il n'a pas perdu
main, ce- >'i que «vus avez mérité tuuâ m;s cliHiiiiientt>: sa main,
r'r<t ^ri n i qu'elle ait piiié de vos grandes misères, et sa puis-
> miséricorde vous accueillera et vous donnera
,, . i.i'fiii.n» .v .!*ni pris et réduit en -•^mii...^ u
Vil I ' >e. Il prit Son m.
(.11 II de pouvoir me
Atliémeiis. Ll, depui», il fiiiui.iia a un de ^' roetirnil à table : Prince, souvenez vous des
tes alTreux dé^àl» qnr le i>é<iiô fait à nosâmi-. ipit ui-» jn m n s rM.u.., n.ii :>.t. n .1- « .-uru pour demander la giiccde nous vengtr de cet incendiaire, de ce ravisseuri
376 SEaMONS de missions
se moque des avertissements nti'il lui fait donner par une épouse vertueuse, par un enfant, par un voisin cliaiitablc. par un prêtre selon son cœur, Dieu dont on ne se moque pas en vain, le laisse courir à sa perte.
Ah ! sans doute, il lui laisse la ^'rAce suflisanle pour son retour : si ce pécheur ne se convertit pas, c'est hien sa Taule ; mais il ne lui accorde plus ces grAces tic choix qu'il réserve A ses amis. Kl, alors, ce pécheur roule de crime en crime; il va de précipice en précipice, de ténèlires en ténèbres; il ne sent plus son mal et il en laudrail désespérer, si la miséricorde divine n'était inlinie. \\\cn ne le touche, rien ne l'émeut, rien ne l'arrache h ses intérêts misérables, è ces plaisirs inlAmes auxquels il sacrifie son Dieu. Il méprise tout ; la parole de Dieu le laisse insensible ; la mort elle-même, qui frappe à coups redoublés autour de lui, ne le presse pas de se convertir. l\a Imnière de l'éclair ne lui ouvre pas les veux, les grondements du tonnerre ne l'éveillent point ; autrefois, vous périssiez : mais sotivenl vous versiez des larmes sur votre jierte , et vos tristes funérailles étaient du moins honorées de (pielque deuil, maintenant vous paraissez confirmé dans vos crimes. Prenez garde (pie ne s'accomplisse en vous la prophétie disaïe, xxx. H. Il sera brisé, dit le .Seigneur, comme un pot de terre, et réduit tellement en poudre qu'il ne restera pas le moindre fragment sur lequel on puisse porter une étincelle de feu, ou puiser une goutte d'eau. La j)arole de Dieu devrait embraser vos Ames. Hélas! elle n'y laisse pas une étincelle. Les grAces coulent sur vous en abondance, el vous n'en recueillez pas une goutte : Vœ cum recesxero ab eis! Malheiii- h la brebis abandonnée du paslciu'! Malheur au voyageur qui, à travers les ténèbres et les précipices, a perdu le flambeau qui le guidait !
0 femme, avez-vous un époux, un enfant, qui en soit réduit à cette extrémité? Il faut des larmes et des prières pour obtenir son retour. 0 sœurs, ô mes enfants, avez-vous un frère, un père qui soit menacé d'être abandonné de Dieu ? Poussez des cris vers le ciel, le jour et la nuit. Pour lui, la grâce de la mission est peut-être la dernière. 0 malheur^ s'il n'en profite pas : Vfp mm reces.sero !
lOOS. IV. — Il y a plus, la colère de Dieu est armée contre l'obstination ilu pêc/ieur. i<* Preuves : Odisti omnes (Ps. v.) ; Odio sunt Deo, impius, etc. (Sap., XIV, î>) ; Odio habet peccatores (Eccl., xu, 3 ; Pr., xv, !)). Jamais une colombe n'eut plus d'horreur de l'épervier, qui veut lui ravir sa couvée ; jamais agneau n'eut tant d'aversion pour le loup; jamais homme n'eut tant d'horreur pour la peste, pour le poison, pour la mort, que Dieu n'en a jtour le péché. Malheur donc à celui qui a la conscience noircie par une faute grave! l'.n se rendant l'ennemi de Dieu, il a armé Dieu contre lui.
1()00. i<' Otte colore est terrible. Quand un homme rencontre un ennemi puissant et armé (pii le regarde avec des yeux en courroux et lui dit : « C'est moi à qui tu auras A faire »; il tremble. On'en est-il donc d'avoir Dieu contre soi. lui qui a tout entre ses mains, nos biens, notre fortune, notre santé, notre vie. Dieu qui peut commander à la foudre de nous consumer, aux fleuves el aux eaux du ciel de nous inonder, aux animaux de nous renverser, A la mer de nous engloutir. Si son bras, si son soufïle les tournent contre nous, rpii les arrêtera?
Quand Dieu est contre nous, toutes les créatures sont armées pour nous
fierdre, et si la |iuissance mi.séricordieuse du Seigneur n'était encore là pour es contenir, elles seraient prêtes à venger leur Créateur (1). Le démon, luimême, rendu plus audacieux par le péché qu'il trouve en une Ame, la poui--
(D Saint Jean Ctirysostônnc nous apprend que quand saint Mélèce, patriarche d'Antioche. eut été condamné à l'exil par l'emperenr Valens. en haine de la foi, le gouverneur d'Antii "^ --■ ^it de lui el l'emmenait dans son carrosse. Le peuple, qui airoail pas- S'onn- lâleur, s'arma de pierres, qu'il lançait à la téie du gouverneur; mais
'e sa-'' l'i de son manteau et chercha à le proléger de son corps contre les
pierres qui risquaient de l'atteindre. Ainsi fait Dieu, dans sa miséricorde, à l'égard du pt»cheur qui l'oulrage : il étend ses ailes sur lui, pour que les anges ne Texlerminenl I" — I'" :.'• = ' levant Absalon. fut insulté par St'mei. AbisaT, son fidèle écuyer,
' - ■ "■ en percer l'insulteur, mais David l'en empêcha. Dieu conlient
icaïu.Liialrc» de sj juilicc, pour qu'ils ne frappent pas le pécheur, et l'ingrat n'est pas aliendri de cette clémence.