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dans les allées iet> plus soiutiie!* nu jariim. Citie fuite, ces paroles, ce ton sevrre et tort au-de»^u^ dp S"n &zt frMppt-nt Imh-» ces jfiincs ijen^ et le poiipuble »tiri"iit. C.epfndanl ils ; ils en
8 un lieu
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lm>uiéu)«, s'écrie avec (urce . « Oh ! qu'ai je («il? J'ai waitrailé uu »aial. «
382 SKUNlON- ...uN
a tlo lcllcs> 11.11. 3 .11 iiorreur. l'n roi n'est pas oITenst!' de voir <lcs larheS
sur la sfrvanlp de sa cuisine, mais il no sauniil les supporter sur le visage de la reine. « Vous (jiii dites que ce péché est petit, dit saint Augustin, je voudrais savoir si vous voudriez autant de fois tpie vous le comniellez, recevoir une petite blessure dans votre corpsouunc tache ou une décliirurc légère h vos v(';teuients? Si donc vous n'acceptez ni plaie pour votre corps' ni tAche, ni déchirure pour vos vêtements, comment ne craignez -vous pas d'en accejder pour votre Ame? » î^o Dieu étant en délicatesse vis A vis d'une Ame, cpii commet le pé(-hé véniel facilement et volontairement, i«ii refuse ses grAces de choix <pii font les saints.
4" .Moins de lumière dans l'esprit. I>e 'péché mortel aveugle, le véniel rend louche. 3" .Moins de hims sentiments lians le cœur. Le péclie mortel en<hn"cit, le véniel émousse l'élan de l'Ame vers Dieu et refroidit l'exercice de l'amour divin. (')'• Le péché mortel donne la mort, le péché véniel rend l'Ame malade en diminuant en elle les lumières et les secours de Dieu. La crainte de Dieu s'alTaihlil, les passions ausipielles on donne qiiehpie pAture deviennent plusavides. Les chutes légères anjènent des hahiludes qui inclinent vers le mal ; l'Ame est disposée A pécher gravement comme le bois sec à être bn'dé. Le démon, que dcpreujiers suiîcès rendent plusaudacieux, multiplie les lisonsde tentation, et. bien que des milliers de péchés véniels ne constituent pas un jiéché mortel, ils y conduisent. Le voleur (pii veut piller une maison fait une ouvcrtiu-e A la porte, et par lA introduit un enfant rpn' la lui ouvre; ainsi fait le démon. Thérèse était une Ame toute séraphique, et pourtant Dieu lui lit voir la place, qui lui était réservée en enfer, si elle continuait de s'occuper de la hlancheiir de ses mains et d'autres légèretés, qui assurément n'avaient rien de grave.
(Jui spernit motlira. paulafim fleridet. (Eccl. xix, .1) C'est l'oracle du Sainl-Ks|u-it. (iomment sont tombés ces hommes de la sainteté des([uels le grand docteur de l'Kglise, Donavenlure, ne doutait pas plus que de celle des Andiroise et des Jérème?Par la tiédeur et le péché véniel. Ine légère blessure peut amener la gangrène: une gouttière amène la ruine d'une maison. L'eau qui entre goutte a goutte dans un navire linil par le submerger; un ciron ronge les [joutres fl'une charpente et elle s'écroule ; ime légère déchirure A un habit l'use coujplèteujenl, si on ne la répare pas ; une étincelle peulembraser une maison et ime ville entière.
Noii i/eipirere percuta tua quia parva sunt, dit saint Augustin, sed time quia ni ara sunt. <■ Le.s gouttes de pluie sont petites, ajoute-l-il ; mais elles rem[)lissenl les tr)rrcnts qui emportent des masses, et «les arbres déracinés. »
Judas garda d'abord pour lui quelt|ues parcelles des aumônes qui étaient faites aux .Xpùlres, et il en vint à livrer Jésus poiu" trente deniers. David jeta un regani de curiosité sur une femme qui se baignait, el il devint adultère et homicide. Dina, fille de Jacob, voulut voir les femmes d'un autre pays, el elle perdit son honneur ; et l'outrage (pii lui avait été fait, fut la cause li'une guerre sanglante, (ien. xwiv, 1.; Les Israélites mangèrent, burent et jouèrent ; puis ils apportèrent toutes les pierres précieuses à Aaron, pour (|u'il en fit un veau dor, (piils adorèrent. In regard, ime sortie inspirés par la curiosité ont amené la chute «lune midtitudc d'Ames. Kt qu'en est-il des paroles légères, des familiarités (pii d'abord semblaient innocentes? Le passé est la pro|»liétie de l'avenir. Jeimesse. ah ! ne négligez pas les petites choses, ne vous familiarisez pas avec des légèretés, des imprudences, des curiosités cpii ont fait avant vous la ruine <le tant d'autres. Comment ont commencé tous les granils coupables, les blasphémateurs, les ivrognes, les libertins, les assassins, les voleurs ? etc. Interrogez les damnés eux-mêmes. Interrogez votre passé.
1011*. III. Les rhdtiments du péché véniel, l" Point de maux temporels qui soient un idiAtiment sid'tisant pour une faute légère, (ju'ai-je donc fait à Dieu, disent certaines Ames, pour qu'il m'éprouve ainsi ? 0 orgueil insensé ! N'avez-vous point commis dotantes légères? Si vous dites <pie vous n'avez point péché, la vérité n'est pas en vous, au témoignage de saint Jean. Je veux même supposer que vous n avez j/oinl commis de péché mortel. 11 n'v a point
i.F. PÈcîiK viLnikl 383
iir i.MininriK. lie r^Iainilrs, <le fléaux que Dieu ne puisse très justement
'Ut «l'un seul péché véniel. Que de fois il a frappé de
>'nilus t'oiipaitles !
M.' .).' I..IIII, par fxoniplo, (pii n'avait i|ue rogar<lé par curiosité
iiK'iit de Sodome : .Mario. stiMir de.Moise. quipour un léj^er uuiriniiro
■ 1 ' II'- 'le lèpre; unjouno homme, pour avoir recueilli un peu de bois
li« jAiir ilu N'i.'nt^iir (Nom. \v,;{i); Osa. pour avoir porté la main à Tarche
saiiilo. qui niouai.ait do tomber (II. Heg. vi, 6); soixanto-et-dix Melhsamites,
pour avoir jeté sur celte arche im regard indisi-ret (I. Ueg. vi. 10). F>avid,
|i,Mii- .i\nir fait par vanité le <lénoml»romonl de ses sujets, vit une peste
•ire muiu-ir soixante-dix mille hommes, .\utant de péchés véniels
us commis, autant de fois nous avons mérité la mort, et nous
-lions de quelques peines de la viel Que dis-je, nous avons nkcrité
•ire.
i' «.est au purgatoire, en eîVot, que nous conduit tout péché véniel, qui
ii:i pr(<: l'ié expié ou ce monfle. Pourvu que je sois sauvé, je passerai vidontiers
'«Miips en purgatoire, disent les Anies avouglesqui ne comprennent,
ni- du péché, ni les tourments qu'il mérite. .Mais savez-vous que le
Itti tlii (liiigaii'ire. au sentiment de saint Thomas, le prince des théologiens.
c'est !•• mi-mo ipie celui de l'enfer, .sauf la durée. L'Ame n'est en purgatoire
q»i'^ [lour un temps, le ré[»rouvé est en enfer pour toujours. Il n'en est pas
m ■ius vrai que tout ce qu'on peut endurer de tourments en ce monde, par
I ' if la malice, par la cruauté des hommes, n'est pas à comparer
<' de purgatoire.
d'une année parait intolérable. Quelques mois de prison auxions condaumés nous jetteraient dans l'elTroi. Kt nous ne re-
'i i> |".i> «cite prison do feu. où l'Ame peut-être jetée pendant des
siècles, car l'Kglise autorise les fondations à perpétuité pour les défimts. Une
:' ' ' ■'•'!■ rester en purgatoire jus(pi'à la lin du monde. Kl comme Dieu
I i ne soit di-té par une souveraine justice, il s'ensuit que les
^ méritent tout cela. Bien plus, chez les réprouvés, les péchés
!ont punis parles flammes éternelles, selon l'enseignement de saint
UtH). \t)ilà donc les cliAtimonts, les cITets, la malice de ces fautes que les Atiirs I.-('i. s r'i'iiuent pour dos bagatelles, dont elles se ft)nt un passe- ;;ères, s(Uit après le péché mortel, le plus grand des maint notre Dieu, notre bon Père, notre meilleur ami ; elles ^.tiiil-Kspril ; elles diminuent en nous l'ardeur de la charité et a d'Inu-ribles chutes ; elles nous méritent les maux de cette .\ plus redoutables du ••. Kxauun(ms-nous ici. Q'iel cas
s fait du péché véniel :* /■ ici tes fautes léf/t^res les ptns
iji'l iiuiiiiis,) Noiif Mutlheur a été irrand ! Ooelles sont nos dispositions pour l'avenir?
"" il nous échappera toujours dos nnperfeclions.
' liies. ne nous en troublons pas A l'excès ; uuiis
' ' ' ' i'Is Volontaires, rétléchis,
s graves, ceux dans les-
)oii< ■■•
■ -^ lOMj ues
jtleurait.
- larmes.
1 i.i-ière
1). Saii.
irait ir A htis ^sé ;
".'. si non
iiiour, ou in
pé-
nitence de faire des ttcles contraire».
!t -M ni Louis de fluniagiie eul. tualesa vie, une douleur Irè» vive d'avoir pris dm* siii tnf ifMC un peu de poudre aux soldats de son père el d avoir r*p*l(> tjueiijiic*ua$ de leui-s jurons.
3S'l SBftM0N5^ DE Mt.SStOMS
A'ir ,i,- ,..tifnlion, de. ferme propos... prière à Nutre-Seiyneur et à la Sainte Vierqe. PlutiU mourir t/tie d'offenser Dieu I
N. II. ' ""■ '' /" f"''^'' '''•'< ""'/*■ ■ ' t''<"l'i's (le pensée et Prétextes des pécheurs.