‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 76 sur 416 · IX. — Occasion»* fie péolié (i · texte numérisé non relu

IX. — Occasion»* fie péolié (i

102i. Qui amat perindum in illo peribit : Celui qui aime le danger // périra. (Koli. m. 27.) Voici un averlissoinent tic rKspril-Saint que nous flovons gruvcr au fond de nos co'urs ; si nous l'oubliions, notre salut serait en «langer. Saisissons-on donc aujourd'hui toute la portée. Le péril dont il est question, c'est le danger d'offenser Dieu, ou plutôt c'est l'occasion cpii auièno ce danger. Il va des occasions de chules graves, que l'on trouve partout, et dans lesquelles pourtant il est très rare (juon tombe ; ce n'est pas de celleslà qu'il s'agit ; car, s'il fallait les fuir, il faudrait quitter ce monde. Il n'est question ici que des dangers extérieurs et prochains d'offenser Dieu. C'est là l'occasion qui fera la matière de notre entretien.

iOii. 1'^ Qu'est-ce que l'occasion prochaine f Les théologiens la définissent : l'ne circonstance extérieure qui entraîne l'homme fréquemment dans le jtéché soit par elle-même, soit à cause de la fragilité de celui qui s'i/ trouve enqagé. Ce n'est donc pas la pente intérieure <|ui nous incline au mal; mais c'est l'objet extérieur «pii seconde et excite l'inclination perverse, (pii est en nous. Itentrez en vous-même et vous connaîtrez sans peine ce qui est occasion pour vous. Dans quel lieu, avec quelle compagnie, dans (|uclle conversation, dans ipiels amusements, dans «juelles lectures, étes-vous tombé fré(|uemment dans des fautes mortells ? Votre conscience vous répond : C'est ici, c'est là, avec tel ami, telle [>crsonne de dillérent sexe, dans telle fête, en parcourant tel livre, tel journal, en assistant à telle danse, ou au théâtre C2). Kh bien! vous connaissez l'occasion pour vous. Kt il importe que vous sachiez les règles «pie vous avez à suivre à cet égard ; sans cela, votre vie se passera loin «le IHeu, dans sa disgrâce, dans le malheur par conséquent: vos chutes se uuiltiplieront et une mort dans l'impénitence pourrait être le châtiment d'ime si triste et si misérable vie.

10i'.i. 2" Combien y a-t-il de sortes d'occasions prochaines ? — Il v a des occasions prochaines de péché qui sont nécessaires ; il en est qui sont volontaires.

1024. '^o Qu'entend-on par occasions nécessaires ? — Les occasions nécessaires sont celles qu'on ne peut pas abandonner absolument ou qu'on ne peut fuir sans subir un grave dommage. Voici un prisonnier, qui est dans son cachot, à ctjté de compagnons d'infortune, qui tiennent de mauvais propos, (^et homme ne peut quitter sa prison, où le retiennent la force et la justice humaines. C'est l'occasion nécessaire. Un enfant ne peut quitter le toit paternel, sans inconvénient grave, et il trouve là un danger, parce uu'il a le malheur d'appartenir à des parents sans pudeur et sans foi. C'est l'occasion nécessaire.

(1) Cette instruction peut être donnée IndifTéremment, ou par manière de sermon, ou par manière de conférence; les numéros iadiquenl les questions de l'interlocultur ; mais elle ne devra jamais être omise ; il faudra même revenir souven', par manière d'avis, sur le devoir qu'elle expose. (Voir n'^ 196.^ Qu'on observe toulefuis de ne la donner in extenso que lorsque le peupe a déjà été ébranlée par les grands sujeU ; on duil la donner cependant, au moins en subsiance, avant l'absolution des femmes..

(3) Saint Grégoire de Nysse rapporte qu'on célébrait à Neocésarée une fête en l'honneur des faux dieux. La foule fut telle au théâtre que les musiciens et les artistes ne purent s'y faire entendre, et la fuule s'écria : u Jupiter, donne-nous de la place. » Gréf!)iire le thaumaturge, évéque de cette ville, envoya dire à la fouie qu'ils auraient plus de place qu'ils n'en voulaient. En etfei, une peste se déclare dans l'assemblée même et dans toute la ville. On ne peut plus ensevelir les morts, de telle sorte que ceux qui sont alleiots se rendent d'eux-mêmes eux tombeaux, prévoyant qu'ils n'auront personne pour les y porter. Celte prophétie du saint et ses autres miracles opérèrent un tel effet sur la foule, que Grégoire, à sa mort, ne laissa dans la ville que dix-sept pnfens, lui qui, à ton arrivée, n'y avait trouvé que dix-sepi cbréliens. (Voir la Doie du n" 1497.)

OCCASIONS m: l'KKin. 385

1025. 40 Quelles règles doit-on suivre dans l'occasion prochaine nécessaire ? — Les voici : une Ame (jui y est engagi'c, doit ôlro résolue de se garantir de ce danger, «l'éviter toute marque d'affection trop intime, avec la pei-sonne qui l'entraîne au mal, de ne pas rester seule avec elle, de ne pas même arrêter sur ollo ses regards, de s'approcher régulièrement des safrements. (Jiiollc ttraui:»' illusion tpie ceux qui disent : « Je suis dans une situation criti :is exposé à retomber toujours, je ne puis pas me confesser. » C' raire qu'il faut penser et faire.

(!'est }.i. ■ .>. ..I. ijt dans une toile situation qu'on a un besoin plus pressant df's siiiements. (ieux fjui sont ainsi exposés doivent aussi renouveler tous les jours, et surtout le matm devant un crucifix, la résolution d'éviter le danger; sans cela ils sont convaincus de l'aimer, puisque, sachant «piils y sont jetés, ils ne veulent rien faire pour en sortir, ou ne prennent pour cela que des moyens ineflicaces. Ils n'ont qu'une velléité de conversion. ()nc si, généreusement, ils veulent employer ces moyens, ou ceux aue leur confesseur leur indiquera, ils sont bien disposés, et Notre-Seigneur leur pardonnera.

i0i6. o* Et si. le pardon obtenu, après des efforts tentés pour sortir du péché, après toutes les précautions prises, l'dme qui est dans l'occasion retombe encore, retombe toujours : t/ue faire alors? C'est son emploi qui est pour elle la source de ses chutes ; ses intérêts sont engagés dans cette maison où elle rencontre un écueil. — N'importe; c'est alors, dit saint \A- L'iiori, Je cas d'a| pliquer la parole du Maître : Si votre œil droit vous scanilalise, arrachez-le et jetez-le loin de vous. Périsse im membre plutôt que tout le corps; périssent les intérêts temporels plutôt que ceux de l'éternité ! Kt quand un prêtre vous tracera à cet égani votre devoir, ne l'appelez pas sévère ; appelez-le père, ami, médecin habile.

Le père, qui voit son enfant se jouer avec une arme, qui risque de le blesser,

la Itr '^ des mains ; l'ami qui, voyant son ami tomber dans l'abime,

le •- inment par le bras, afin de le retenir, et le blesse par celte

étrfiiii. , iuj .lonne néanmoins une mar([ue éclatante de charité; le méilecin n'écoute pas les plaintes du malade, il emploie le fer et le feu atin do guérir une |.i.^>;v,ir-,. qui le conduirait à la mort; voilà le prêtre «juand il nous dit : Kuv '. coupez. Il ne fait que son devoir; s'il parlait autrement, il

train - [dus chers intérêts; et son ministère alors serait gravement

criminel, rm- il servirait à notre ruine et non à notre salut.

10i7. G" Mfiii il faut bien vivre, dira-t-on. — Oui. il faut vivre ; mais si on ne peut vivre sans perdre Dieu, il faut mourir. C'est ce rpiont fait tous les saints. Et rien n'est d'ailleurs plus raisonnable; autant le fiel l'emporte sur la terre, autant l'ilme l'emporte sur le corps. Quelle folie que celle d'un enfant qui, pour un morceau de verre, échangerait le diamant dont sa mère a orné sa poitrine! (l'est celle de l'homme qui, pour un intérêt d'un instant, sacrifie Dieu et «a conscience. Comment se fait-il que les mêmes tpii pn''leniKînt que Dieu les assistera dans l'occasion (ce qu'il n'a jamais pi' nnent dire; Que devien<lrai-je si je quitte l'ocj-asion. quand Dieu a |m

i^<jui lui seront iidéles. (J'est ainsi ipi'il lit de Moïse le roi d un . parce (pi'il ne voulut pas rester nu palais d'un Pharaon intilu'il fit nourrir '•" tu saint Pa\d, ermili' 1 li

-<ert pour ne \< ><>]({ concluons à le-

iti vèrent à rr-sn-r- unis mil' m ii^on, ou depuis longteiiiiis

il>^ I, sans rien faire pour se convertir et sans songer i\

<.Miiil,i,ii -.ml. Mil ils sont coupables, les parents, les chefs de maison, qui t.ilii.n' .1! II- ,] eux d»'<i ii.-i- iv.ii,ii« .!■• i...,lii. ,|i|i ne veillent |>as stu' les liv ' "-^ '|u I dans leur 1 naux qui arrivcul ilic/

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i'a< lient [las à lem il, qinnl ils •-;

cluclicus? Non. c cs>l a poiue sii exposent la vertu, l'iimocence, .

386 SKUMHNS t)E BilSSîON?!

Vigilance donc ol à lu preiiiiiTC alariiip il faut rompre. (Voir la preniiôi'e noie du n. 502.)

iOiS. 7". C'fst assec parlé (les orrasiuns nére.ssdires, renons-en à celles que les flif'olut/ie/is ftjijiellenf vuloitlaires. fit (/uoi consistent-elles * Co sont ccllf's qui, nous exposant à pt-rher fréqiioninienl, peuvent ùlre évitées, si nous le voulons. Kt dans cette catégorie, il faut placer toutes celles ipic notre illusion nous fait rej^arder comme nécessaires et qui ne le sont point en réalité, l'n aj,'rément i|ue nous v trouvons, un intérêt vil, siiffit pour nous persuader d"v rester toujours. J'ai tel hénéfice dans ce4te place, dans celte charj^e. dans cet ouvroir. dans ce commerce, la vie me serait trop dure si je ne pouvais pas voir celte personne; et puis. que dirait-on de moi? on serait scan<lalisé, étonné île mon éloif^nement. VoilA, des prétextes ; mais le plus souvent ce ne sont pas des raisons sérieuses.

Ah ! si chaque fois qu'on va «lans celte maison, avec celle compagnie, on pensait une somme tant soit peu importante, on n\v retournerait plus ; si cette compaf'ne nous donnait un soulilet toutes les lois que nous la vovous, quel soin nous aurions de la fuir. Nous redoutons le scandale et l'alleinle faite f\ notre réputation; à cela saint Liffuori répond : Le scantiale sera hien plus };rand si, après la confession, on nous voit toujours dans la même occasion. Ou on ignore, ajoute-l-il, que vous faites le mal, et voire éloignement ne fera rien soupçonner; ou <ui connaît vos égarements: et dans ce cas là, en éloignant l'occasion, vous recouvrez votre réputation plutôt que vous ne la perdrez. Que de fois certaines liaisons sont un scandale, quan<l nous crovons «pie c'est un secret : et il est aussi nécessaire à l'honneur, à la réputation qu'au salut de les rompre aussitùt. .\insi donc, comprenez-le hien, l'occasion volontaire de pécher esl celle que l'on peut fuir, sans inconvénient grave : quand même on a des prétextes pour y rester engagé, cela ne sidtil pas, il iaut des rai.sons sérieuses.

iO±). S» A7/ bien! quel le rèyle fauf-il suivre à l'éf/ard de cette lecture, (le ce concert, de cette fête, de cette personne de sexe différent, de cette conipaf/nie, etc., ijue ion peut ('luter ? — Il faut fuir; celui ijui recherche l'occasion l'aime et celui (pii l'aime v périt. (Test l'Ksprit-Saint lui-même qui a porté cet arrêt. Ecoutez Notre-Seigneur : Nolite tiviere eos t/ui occidunf corpus, (inimatn autem non possunt occidere : sed jiofius tiniete eum (/ui potest (inimam et corjius jie?'dere in yeliennatti : tlraignez celui qui peut perdre l'Ame et le corjis dans l'enfer. Ce n'est pas là un conseil c'est un i)réce|)te. Ce précepte est grave ; le transgresser, c'est un crime, c'esl une violation coupahle du cinipiième oommandemenl <ie Dieu.

{Jue défend ce commandement f D'oler la vie à son prochain et de se l'ùter à soi-même ; et là-dessus, on remarque qu'il y a deux sortes d'homicides ; le

f)remier qui consiste à plonger un fer mem'lrier dans le sein d'un homme, de a vie duquel Dieu seul est le maître, crime puni par toutes les lois et tlélri par l'ojtinion puhlique;le second, c'esl le scandale contre lequel .\otre-^eigneur a lancé toutes .sortes de malédictions: IVr mundo (i scrindalis : v(i' nomxni illi per (/uem.scnndalum renit; e.rpedit ei ut suspendatur moUi asinarid in collo ejus, et demeri/ntuv in profundum maris.

Il y a aussi deux sortes île suicide : I un qui consiste à s'ôter la vie du corps ; et ce crime est si horrihie que l'Kglise ne veut pas qu'on ensevelisse en terre sainte ceux ijui s'en sont rendus coupahles; mais le second suicide est plus ahominahie encore, il consiste à s'ôler la vie de l'àme en s'cxposanl volontairement au péché, en se jetant sans raison dans le danger prochain d offenser Dieu gravement. Il esl facile d'en concevoir la malice. Vous jouez votre vie. en dansant sur le hord d'un ahlme ; sans raison, vous faites une imprudence qiu |»eut nuner votre santé, vous êtes coujtahles ; comment serions-nous innocents en exposant notre éternité, notre salut, la griice de Noire-Seigneur 1

10:>(). 5»" Mais il y en a (/ui vont dans des occasions, et qui n'y font pas de mal, dira auelqu'un ; je puis bien faire de même. — Si vous avez I habitude de tomber là où un autre se tient debout, vous ne pouvez sans faute, faire ce que les autres font sans péché. On peut être coupable là, où un autre e»! innocent. Voici un homm» d'une santé robuste, qui fait une course

■'(•CASIONS DE l'ECUE 38Î

II" i K" nom, i.iiirse cjui n'est nullement nécessaire. 11 revient, il n en

H M ir appétit et il n en retire que de nc»uvellcs forces. Mais voici un

audr MM, ,11, II' d'une santé délicate, menacé d'une phtisie ; il fait la même course sans raison, prévoyant (|uune maladie <le poitrine Se déclarera à la suite : il est homicide de lui-même, il en est de même du tempérament spirituel.

Nous devons tous éviter ce qui est reconnu généralement comme dangereux pour la santé, le poison par exem|)le; niais si un aliment salutaire à un autre devient poison pour nous, nous devons bien nous garder den user, sous le prélcîle qu'il est salutaire, ou inolTensif pour beaucoup d'autres. Il en est de même pour notre i\me. Ne disons pas : tel ou tel d'ailleurs très consciencieux et chrétien va là ; il ne le se reproche pas, je puis donc le faire. 11 faut se prendre tel qu'on est ; si on a le tempérament faible, c'est un devoir de le mên.c'or et de fuir ce qui, n'ayant aucun danger pour autrui, offre (tn péril ionsiiirrable pour nous. Que chacun mesure <ionc ses forces, et que chacun fuie ce qui a été un écueil volontaire pour lui. (le n'sst pas de la perfection, c'est simplement le devoir de tout chrétien, (l'est de rigueur. Pas de conversion sans cela.

10:M. {{)• Pourquà' tant de confessions sans amélioration? — I*our ce seul motif, l^t si nous ne promettons pas à Dieu d'éviter les occasions prochaines, point de pardon à espérer, point de confesseur qui puisse nous absoudre ; le Pape lui-même avec les clefs de saint Pierre ne le pourrait pas. (Propositions condamnées, voir no:» 11.") et 120.) Kt quand même, par impossible. Dieu nous pardonnerait, ce pardon serait suivi aussitôt de la rechute : Et fiant novissima liominis illius pejora prioribiis. « (l'est que l'occasion, couuMC parle saint Liguori, est comme un llletqiii enlace l'homme, l'entraîne au péché, aveugle son esprit, en sorte qu'il ne voit plus ce (pi'il fait ; et l'ennemi le plus souvent et presque toujours a lieu de chanter victoire. »

W.M. 11" Je ne sais plus un enfant. Je sais ce que Je puis me permettre. — La vieilles.se est-elle impeccable :* Le Saint-Ksprit lui-même nous dit qu'il y a des enfants de t:enl ans ; et Salomon, (}ui avait demandé et obtenu la sagesse pendant les premières années de son règne, la perdit danssa vieillesse . à tous, quel que suit leur âge, Notre-Seigneur a dit : Veillez : Omnifjus ilico : vif/ilate.

\iY.\'.\. li" Je me sens asser fort pour ne pas retomber : Je pourrai encore aller ici et là, frèi/uenter telle ou telle personne, mais après la confession nous ne retomberons plus. Voilà le raisonnement qui ruine tout et peuple l'enfer. Saint Pierre avait dit dans sa |»rési>mpti(»n :Je ne vous renierai jamais. Etsi omnes, ego non ; il n'évite pas l'occasion et il renie son .Maître à la voix d'une servante. Voilà le sort qui attend t«^us ceux (pii, dans ime folle préson, jp) ion, disent : <« Je suis fort. « Les saints étaient pliis forts ipie nous, fin iiji'us ; (|ue nous, à tpii rex|»érience a révélé ime faiblesse elTrayanle ; et ils trr-uiblaient. Saint Jérôme fuyait au fonti des dé.serts ; saint Itcnoil avait client le l'eu de la lentalion en se roulant tlans les épines, saint Pierre Damien et saint Iternard, en se plongeant ilans un étang glacé; et ils craignaient, (l'est pour cela qu'ils (Ujt évité les chutes.

Lr-s sjiitits. i|tii n'ont pas craint le danger, sont tombés eux-mêmes niisér;ibb tiHiii ^.liiil (irégoire raconte (pi'en .\fri(|iie. un homme d'un courage et d uni' loi .nliiiii .ibles, fut saisi par les Vandales (lui le l'ondamnêrent à avoir la langue roii|Me. s'il ne ren<uii.ail pas à pidjlier (a divinité de Jesus-dhrisl. Il n'y renuni.a pas el on lui arraelia la langut>. Mais Dieu. récom[»ensanl la constance de son serviteur, permit, qii après ce supplice, il parlât enc(U"e avn- une admirable éloquence. Kh bien 1 ce martyr, cet homme hériuque, s h- i'ea dans une oreasion où il tomba et devint muet ; on en chercha la • .111-1 i-t on la décituvril. <leiui ipii était un objet d'admiration pour tous, devint pour loiis un objet de mépris. (»i'i sont les miraeles (pie nous avons lails:' Flattons nous après lela d aller aNcc les uiêincs lonipni'riics- tii:iiiv.M--.s il line pas retomber. Saint Iternard vous dit iju'il u

mort que de ne [»hx retomjter (Ihph l'orension n

donne à la !• luu .s.ui.s

sion est un ! . ^ cutuuic

tjaial Lcoiiara.

fl88 SKUMON's nu MISSIOXS

10:U. [',V> Mais hieu m aidera jMit sa grdce, ef dans f'orrasion Je serai fidèle. — Oli ! vous <<»m|»lez i\no l>ioii vous fera une grAcc mir.'ifiilciiso, quand vous lailos si |»eii de cas do sii giAcc, <|iip vous Joiioz pour une bagatelle, pour un |>;issL'-leui|)s. ^)oura\oir le plaisir de folAIrcr avec des cuuipagnirs [(gères. Vous teniez Dieu absolument foninie relui ipii se jetterait dans un lir.isii'r, en comptant que Dieu le |u'é.scrverail des llaunnes. Dieu le laisserait mlir ; vous vous exposez au danger, il vous laissera pt-rir.

l();{o. W^Que l'aire donr.puisr/u'o/i nepeutse fier ni à soi-même, nia Dieu, ifuand on s'expose au damjer 1 — Il laul fuir. Jose|di laissa même son manteau. Ktqui HurfUenlre/. en vous-mr-me; qu'est-ce qui vous a i-onduil au pérlië? <;'est ce Iht'AIre, ce bal, cette maison où vous vous êtes enivré, où vous avez tenu de mauvaises conversations, cette mauvaise compagnie avec hupielle vous avez parle contre la religion, contre la pudeur, ou avec, laquelle vous avez manqué la messe ; ce sont ces lettres, ces livres, ces journaux, c'est cette personne dedilVérent sexe avec qui vous avez ollensé Dieu. Mais elle est vertueuse, dites-vous ; soit, mais pour que vous deviez la fuir, il suffit que vous fassiez le mal à son oi-casion. Je suppose même que vous aussi, vous êtes lionnéte ; mais pour le demeurer il faut fuir le |)éril. L'eau est excellente, la terre aussi, l'eau avec la terre forme la boue.

UïMi. iri" Mais nous avons des desseins sérieux. Et c'est pour cela que vous avez un plus grand besoin de la bénédiction du (Mel sur votre avenir, sur la famille cpie vous voulez fonder. Si vous vous préparez par la légèreté et le péché à un mariage, vous recueillerez ce que vous aiu-ez semé, c esl-àdire la malédirlion de Dieu. Fuyez! Saint .Antoine vit le monde couvert de lilets, flans lesipiels le dém<»n enlaçait les âmes. Le monde d'aujourd'hui n'est pas moins dangereux. Fuyez. La monture refuse d'avancer vers l'abiine ; elle se laisserait tuer plutôt <pie de s'y jeter. Le lion, le loup et les autres bètes féroces fuient ceux »pii les poursuivent de leurs Uèches, et l'homme raisonnable c(jurrait dans l'abime, il irait au devant des traits qui donneraient la mort à son Ame ?

10:n. D>'> C'est bien dur tout cela. — Ah! détrompons-nous, mes frères, le bonheur ici-bas, le bonheur dans l'autre vie y est attaché. Dieu ne nous commande rien pour nous imposer un joug; il veut nous obliger à ce qui peut nous rendre heureux et tiignes de lui. Kt nous-mêmes qui désirons tant votre bonheur en ce monde et en l'autre, en vous prêchant ces vérités, nous sommes guidés par l'alfection (pie nous avons pour vous. () mon Dieu, aurons-nous réussi h persuadera ces Ames ce grand devoir! Dans ce cas tout est gagné, « car si les hommes avaient soin, dit saint Liguori, d'éviter les occasions, la plupart des péchés seraient évités ; » mais si nous ne les évitons pas, tout est perdu, les fruits de la mission dureront pendant uuinze jours. Serait-il [mssible «pie tant de lumières, de remords, de bons désirs, rlempressement à venir à la misiiion, restassent stériles; et devrions-nous quitter avec la tristesse la plus désolante dans le ciKur, une population qui nous a tant consolé ? Non, Confidimus de cobis meliura et viciniora saluti ; au moins une Ame en prolilera. (^hère Ame, je vous bénis ; courage ! vous irez au ciel : mais pourquoi n'en prolilerions-nous pas tous 1 Y en a-t-il ici qui ^ ' ''■? Oh non! Tombons à genoux. Acte de contrition et de

'T les occasions i/u'on détaille. Prière à Notre-Seigneur

■ I iii> iijr iK'ii

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