V. — l..'ur{>;ueil
lU.i.N. jr y/./«/.M(w /'/( /ni-s ennemis, je les saisirai et je ne i(i< Iutiu pied (fu après les avoir vaincus: l'erset/uar inimicos nieos, et comprehendam illo.i. et non ronrertar donec deficiant. (l's. wii, :W.) — Ainsi parlait l>avid. Vinsi devons-nous parler et agir nous-mêmes; notre ennemi c'est le péché; il ne suttit pas île fuir les occasions extérieures qui nous y engagent, il faut
(1) Us deux sujets suivanU serviront otilemenl d'instructions, le matin des jours de mission, et de conférences dans les retraites. Toutefois, dans une retraite trop courte, oa peut, eu les cunden><iia, les réunir dar.s U même iDâtructioD.
l'orgieil 389
encore attaquer ce qui le produit en nous, et ne nous arrêter qu'après avoir pxt^ ■ ' ' -inc du inni. Coupez la tipe des rhardons, ils repoussent tant que la -lo en terre. Ainsi eu est-il fie nos défauls. si nous ne les arra-
cli nos !\nies. Tous nos péchés viennent <le nos défauts, (.'onfesser
n' I f;arder nos défauls, c'est nous préparer de nituvelles chutes (I).
I» .M, ^ venus nos éfiaremenls après tant de bonnes résolutions ? De ce
que nous n'avons pas travaillé û nous corriger de nos inclinations perverses. Nous n'avons fait que labourer la terre de notre co'ur ; nous ne l'avons pas
(11 v.ç .)'<r.,„(g viennent de nos passions, que noos ne surmontons pas. Les passions. c<ii i elles-niémes et dans leur premi(^re origine, ne sont pas des vices, mais des
dor • e que le Créateur nous a donnés comme des organes et des insuumenis
pour acquérir le b'en et éviter le mal. Il faut que je vous explique cette belle doctrine de théologie par une comparaison familière, mais lumineuse.
L'homme, doué de ces passions est comme un carrosse attelé de six ou huit chevaux ; car les passions sont à l'homme ce qne les chevaux s-ml au carrosse pour avancer ou reculer, p^ur se porter au bien ou pour se doiounier du mal. Comment nous porierioos- Dous au bien, si nous n^ le désirions; et comment le corserviriuns-nous, si nous n'en avions de la joie et du plaisir quand il est présent? Comment éviterions-nous le mal, si nous ne le craignions, quand il est absent, et si nous ne le haïssions, quand il est préaenlî Par conséquent, disons-le en passant, quelques uns dijvenl apprendre à s'humilier '-' - - * ■• " ■■ - '— " 'ividus qui, de leur naturel, n'ont presque poini de pa- . froid el presque immobile ; quand ils voient quel-
qu ' iorgueillissenl, ils penscnl être bien parfaits, parce
qu'ils Ut- sonl pas àujris a de tclics altérations. Il est vrai que vous ne faites pas grand mal . mais aussi ne faiies-vnus pas grand bien ; ce n'est pas vertu de n'avoir pas de pa- '>■. aies modérer ei à les conduire. A'oh est pondus verœ
rii . < ; et valde insana prr stiiporem viembra sunt, quœ
sen.i.. — . — ,,j^sunt, dit saint Ambroise. Vous éies comme un carrosse
qui n'est jamais attelé; il ne se b'ise pas. il ne s'use pas, il ne verse pas, mais il n'avancc ni n.^ rorn'p ; il demeure inutile en une basse-cour. Ces passions de notre àrae sont lrè> - aux chevaux, car elles sont brutales; elles résident seulement en la
pai rieure de l'homme, et e.les nous sont communes avec les bêle». Ne
Vûy '- - ■ ' ' - .imaux sont sujets à l'amour, à la haine,
à ! es ont besoin de conducteur. Dans un
car: . , ..n qui est le postillon; el l'autre, qui est
le conducteur, ie cocher; le postillon va devant, el on le prend pour voir de loin les fossés, les haies et les autres mauvais pass<»?es. afin de s'en détourner; le conducteur tient les rênes cl le fouet en main i a; bon lui semble.
Ainsi, dans I homme, le postillon c't • de découvrir les
chemins, de pr^ •■'■•= ^'^ '■'^'- ■ ,.,... v.. ...... jue nous pouvons
rencontrer, si , si nous faisons une leUe entreprise. La
volon'é est ci : en main, qui conduit et qui tourne de
quel cdté elle veut, qui cumuiaixie niénui au postillon : tant qu'ils font tous deux leur devoir, tant que l'inti-lligfnce juge saffeineni el que la volonté souvcrne avec droiture et
équ'-' ' ~ '■ •' ■ ' . I .. iM.. »):iig un
gr;, ^'lyage
Ufi j , , 1 'iinais-
sar. ' p'us que de coutume, après ie diner, vous n'avet
pa> 'i vin leur m »nit*nl ft la fêle : le postillon s'endort,
le ■ • n
tu: r
f0Ut>i^; - ■>•■ . ■-- ■ »^^
grand gi ers et au
pioes ; j ■• de ce pau > '•>'
ce: ii; lout cela ne va-t-il pas r
d:i: de Dieu; l'entendement es i
vi\
de .
se ploniret-il pas* Nous il
cl son sens commun, pn
com
qu.
et
ftfxu
si vilel Ja vat», lépuodu-ii, ou cvlui-ci ut'eaiporle. iLk Jsb.>ki.
minée profonJcincnt, de manière à la purger des mauvais germes ; les ronce», les épines l'ont désolôp de nouveau. C pst dansimo mission, flans une retraite, que l'on défonre le soi, <ju'on le creuse et qu'on en hnilc los niaiivaisos racines. (J'esl un travail, mais nécessaire; et sans lui nos ànies deviendront stériles ; l'ivraio v étoutTcra le bon ^'rain. Il faut combattre nos défauts, sang cela ils iriorii|ihoront de nous et nous enlrainentnl de nouveau dans toutes sortes de péiliés efjjeul-étre de crimes.
t> Kl ne me dites pas qu'il y a des crimes pour lesquels vous vous sentez tant de répugnance, que vous les pouvez éviter sans employer ce moven ; car rpii pourrait ifi vous représenter l'enchainement de nos passions : et comment ces passions que vous « liérissez introduisent l'une après l'autre, pour ainsi parler, leurs compaj^nes (pii vous font horreur ? Combien éloigné de l'idoiAI rie ilevait être le sage Salomon, }\ ipii Dieu s'était fait connaître par des ap|)arilions si manifestes: ses aveugles amours l'y précipitent. (Juoi de plus opposé j\ la clémence et au c<j'ur magnanime de liavid, que de répandre le sang innocent d'un de ses plus lidèles servitein-s, d'un IJrie qui ne respirait que son service ? l'n regard jeté mal à |>ropos, et trop doucement arrêté, l'a engagé peu à [>eu contre son lunneur fi une action si noire et si sanguinaire. Conjbien était ennemi de l'incontinence Loth, qui s'était conservé sans tAche avec sa famille parmi les abominations de ces villes fpi'on n'ose nommer f On sait où le vin l'emporta. Nabu( bodonosor n était que superbe, son orgueil méprisé le lait devenir cruel. Qu'avait besoin Hallhazar. dans ses banquets dissolus, des vaisseaux du temple de Jérusalem ? N'y avait-il {)as assez d'autres coupes d'or <lans Babylone, enrichie de la dépouille de tant de rois f (Ju'nn les apporte néanmoins ; précijiitez vos pas, troupe d'esclaves. Knivrons-nous, dit-il à ses femmes et à ses maîtresses, enivrons-nous dans ces coupes sacrées d'où l'on a fait tant d'elTusions au Dieu des .luifs. (l'est ain.si
Sue son inlem|iérance le pousse jusipi'à la profanation et au sacrilège. Tant est vrai que la lumière de Dieu étant une fois éteinte, le principe de la
droiture entamé, et la conscience alTaiblie, tous les crimes l'un après l'auti-e
se naturalisent, pour ainsi parler, dans notre cœur, et nous tombons d'excès
en excès. » (Hossikt).
Il y a en enfer une multitude de damnés qui ont eu moins de défauts que
nous, et ils .sont perdus à jamais parce qu'ils ne les ont pas combattus. Si nous n'entreprenons pas de faire la guerre à nos inclinations perverses,
il peut se faire que, dans un an, nous soyons [)longés plus profondément en
enfer que les malheureux qui y gémissent ii cette heure (t).
1039. Pour combattre nos défauts, il faut les connaître (2) avec leur mail) Pour les religieux : Quid aliu<l monasteria, dit saint Laurent Justinien, quant
robustorum rirorum adversus seipsoa dmicanliutn... castra.
(i) « C'est sans doute un mal que d'être plein de défau'.s; mais c'est encore un plus grand mal que d'en être plein et de ne point vouloir les connaître, puisque c'est y ajouter encore celui d'une illusion volontaire. Nous ne voulons pas que les antres nous trompent; nous ne trouvons pas juste qu'ils veuillent être estimés de nous plus qu'ils ne le méritent ; il n'est donc pas juste aussi que nous les trompions, et que nous voulions qu'ils nous estiment plus que nous ne le méritons.
« Ainsi, lorsqu'ils ne nous découvrent que des imperfections et des vices que nous avons en efTel, il est visible qu'ils ne nous font point de tort, puisque ce ne soi; eux qui en sont cause, et qu'ils nous font un bien, puisqu'ils nous aident à nous d* d'un mal qui est l'ignorance de ces imperfections. Nous ne devons pas être l....,.v., qu'ils les connaissent; étant juste, et qu'ils nous connaissent pour ce que nous sommes, et qu'ils nous méprisent si nous sommes méprisables.
« Voilà les sentiments qui naîtraient d'un cœur qui serait plein d'équité et de justice. Que devons-nous donc dire du Rôlre, en y voyant une disposition toute contraire ? Car n'esl-il pas vrai que nous haïssons la vérité et ceux qui nous la disent, et que nous aimons qu'ils se trompent à notre avantage, et que nous voulons être estimés d'eux, autres que nous ne sommes en efTei ?
« En voici une preuve qui fait horreur. La religion catholique n'oblige pas à découvrir ses péchés indifTéremment à tout le monde ; elle souffre qu'on demeure caché A tons les autres hommes; mais elle en excepte un seul, à qui elle commande de découvrir le fond de son cœur, et de se faire voir tel qu'on est. Il n'y a que ce seul homme au monde qu'elle nous ordonne de désabuser, et elle l'oblige à un secret inviolable, qui fait que cette connaissance est d&ns lui comme si elle n'y était pas. Peut-on s'imaginer
L ORQUL IL
lice et savoir par quels moyens nous réussirons à en triompher. C'est ce que nous allnn!5 >■•"<= ■"•'•'•. «ndre. Nus délauts sont nombreux. Il y en a autant (i'os[i.M is i' Il nous que d'os[)è(Cs de mauvaises herbes dans un
jardin. 11 ,\ is des vices qui ne tiennent â nous que par d'autres, et
qui, en otanl le tronc, semportent comme dos branches. >• (Pascal, Peiuées.) Mais il V en a deux surtout qui sont comme les pères de tous les autres, et dont nniis allons vous parler (1).
loin. Le premier, c est l'orgnoil ; I. A quoi reconnaftrec-vous quilrètjt.e en mus et f/nmine votre rime f 1° Envers /es supérieurs, esprit d'incré'lulito. raisonnements contre la foi, peu d'estime pour les pratirpies de piété <^u'on roirarde comme au-dessous de soi. murmm'es contre Tohéissance, critique <le l'autorité, révolte contre ses ordres. 2» \'is-(i-vis des égaujc, emportement quand on est froissé, colère, paroles injurieuses, jahuisie, haine contre ceux qui nous contrarient. 'M Envers les inférieurs, airs lic mépris, commandements durs, rapports hautains et tiers.
iii En soi-même, pensée d'estime de soi, désir d'être honoré, de paraître, d'arriver .1 cî. ' ' x. ambition, amour et recherche des éloges^ paroles à sa pripprc !■ airs et allures de vanité, actions dans le but <le se
faire admirer. ims iruvrespour èlre vu des hounnes. Voilà le signalement
de l'orgueil. Si vous vous reconnaissez à quelques-unes de ces manpies, c'est
rien de plus cliarilabie et de plus doux ? Et, néanmoins la corruption de l'tiomme est lelie, qu'il trouve encore de la dureté dans cette loi; et c'est une des principales raisons qui a fait révolter contre l'Eglise une grande partie de l'Europe.
« Que le cœur de ! homme est injuste et déraisonnable, pour trouver mauvais qu'on l'oblige de faire à l'égard d'un homme ce qu'il serait juste, en quelque sorte, qu'il fil à l'égard de tou.s le? h"'mme«. Car est-il juste que nous les trompions?
« Il y adifl"é(. .ur la vérité : maison peut dire qu'elle
est en tous, en réparable de l'amour-propre. C'est cetie
roauv'i-^o ,K. ,. ,., „.,., ,,,i,îg la nécessité de reprendr" les autres, de ' imenis pour éviter de les choquer. Il faut qu'ils dini: ~ .mblanl de les excuser, qu'ils y mêlent des louanges et des iémuig;ia>:L'j uaffeciion et d'estime. Avec tout cela, celte médecine ne laisse pas d'être amère à l'amour-propre. II en prend le moins qu'il peut, et toujours avec déginll, et souvent même avec un secret di'p t ' ' 'renient.
« il arrive de là que si on a quelqi: <. on s'éloigne de nous
rendre un oftioe qu'on sait nous être , . :e comme nous voulons
être traités : nous haïssons la vt^rilé, un nous la cache; nous vouloos être flattés, oa nous ilalle; nous aimons à être trompé?, on nous trompe.
« C'est ce qui fait que chaqu> ne qui nous élève dans le momie,
nous éloigne davantage de la \. réhende plus de blesser ceux Ju.it
l'alf' '-' -'"^ '<'■''> "' ''" Un prince sera ta fable de toute
l'Ei: : dire la vérité est utile & celui à
qui ent, parce qu'i's se font hafr. Or,
ceux qui vivËul avec le («ruice dimenl mieux leurs inléréis que celui du prince qu'ils servent; et ainsi iis n'ont garde de lai procurer un avantage en se nuisant à eux-mêmes. » (Pascal, Pensées.)
(l) ia) LeriM de ftyrie ordonna à •<>« capitaines de ne s'attaquer dans sa guerre contre
Israél qu' 1 mée fut
Attaquons
(Il) Albe ei H'ime i.ni ctiiie itfiii Curiiice. Ihiux Horace ^urc .:i;' -r:' 1 liomce qui reste prend la f .
marche sera inégale ; et >i' renverse l'un après l'autre. ■ c.^ ■."< défauts les uns après les autres.
(*2) C'e^t auT ,■'-■■'■■•-■■■ -■■ '■ ■
marchands éla •
leurs magasins
font plus de l>ruu <|ue les al>«iUes
étourdit «le «on r"i,i*>'emeni. pi tin lM«n
tant : ■
le V
ccu\ , ,
Tel percé d'une flècl e, et dès lors toute l'artous les Philistins furent bientôt dispersés.
ijt'sunée à la valeur des trois Horace et des trois
;^ ' i 'tH!e ei les tmis r.urtacc «ont hles«^s. Leseul
.,ucé
pi*!i('«
\\n rebute si fi>rl
une preuve qtiil est en vous. Et cela ne doit pas nous surprendre : il est monl^ jusqu'au ciel, il est entn'- jusrnie flans le paradis terrestre, d'où il a banni Adam ol V.vo auparavnni dans l'innocence. Tremblez si vous en êtes atteint, cl «lin lie cbnsser ce monstre île vnire Anie considérez :
tOil. II. Sa malice. 1" Injure (fn il fait à Dieu: il lui ravit par un mensnnyt" injuste ce A quoi il lient le plus, sa gloire : fîloriam meam alferi non dnho. Oiiiil hahes i/untl non arcejiisti ? Tout nous vient de Dieu, biens de rftmoel du corps, biens extérieurs, fortune, considération, biens surnaturels. Tout lui doit |»ar conséquent revenir. La récolte appartient A celui qui a semé: le fruit, à celui qui a planté l'arbre. L'orgueilleux s'attribue tout A lui-même. Il Jouit de ses biens, tout A .son fu-ofit, connue s'ils lui appartenaient ; il ne renvoie rien A son tiréateur. Il veut Mre son Dieu A lui-même et ne dépendre de personne. Or. dit Hossuet, « il y a ime imitation de Dieu qui est un crime et une imitation qu'il nous commande. Gloriam meam alferi non dabo. les droits de la souveraineté sont réservés A Dieu seul, et tout puissant qu'il est, il ne veut ni ne [teul s'en dépouiller. Le trône ne se partage pas. Il y a des attributs que Dieu veut nous voir imiter. Estote et vos per/erfi sicut Pater rester perfectas est. Estote miséricordes, sancti estote quia ego sanrtus sum. Soyons comme lui par l'imitation de sa sainteté, de sa justice, de sa vérité, de sa patience, de sa n)iséricorde. Quand il s'agira de sa puissance, tenons-nt)us dans les bornes d une créature. Mais! ù égarement étrange, les liommes au lieu d'imiter Dieu en ce qu'il couunande.cberclient A se mettre A sa place par orgueil et revendiquent pour eux la souveraineté, l'indépendance qui n'appartient qu'A lui. Dieu n'a rien au-dessus de lui qui le gouverne, et riituume veut aussi n'avoir ni Dieu ni maitre.il secoue tout joug.il rompt toutes les rênes, il rejette le frein du commandement divin qui retient sa liberté égarée, il transgres.se toutes les lois emporté par ses pa.ssions. » Aussi Dieu est-il indigné contre ce fermier qiu' ne lui paie pas ses rentes : Vineain meam dabo aliis rolonis. « Les petits, a dit Lacordaire, les pauvres, les simples, les ignorants, on le voit par l'expérience comme par l'Écriture, ont ime part plus ahonrlante au mystère de Jésus-Cbrist, non seulement parce qu'ils ont peu reçu du côté de la terre, mais surtout parce qu'ils n'opposent point à la vérité la conjuration de l'orgueil et de l'idolâtrie de la raison. Ils savent qu'ils sont peu et <|u'ils ignorent beaucoup ; leur pente est de s'en rapporter à la vertu, (pii leur fait du bien ; et s'ils se détournent quelquefois du sentier où Dieu les illumine, c'est par l'effet d'une dépravation qui viten de plus baut qu'eux, et qui démolit avec perversité dans leur Ame sa naturelle c(uislruction. Le sage (orgueilleux), au contraire, puise dans sa science une vanité qui le détourne de sa foi ; il s'imagine être le créateur de ses |tenséfs. l'astre de son intelligence, la mesure du mon<le et de Dieu, et s'il rencontre en de si vastes sujets une oud)re qui l'arrête, il s'en prend à la vérité plutôt qu'A son es|Mit. et se transforme en puéril contemptein* des lois qu'il n entend pas. Dieu liait et niéjirise ce pygmée qui le juge et le rejette; il se jdaîl A «-onfondre ses desseins, A troubler ses notions, A en faire le joiiet d une bislorique crédulité, im monument de folie, à moins (pi'un jour le doute de tout ne le raniène au doute de lui-même, et qu'un rayon d'bumilité ne lui rende le Dieu des simples et des petits C'est lA, Messieurs, ce qui explique que des bouunes de bien selon le uumdc, demeurent éloignés du cbristianisnie, pendant que des scélérats et des feunnes perdues y entrent A pleines voiles ; ceux-ci se méprisent, ceux-lA .s'estiment : et les uns et les autres accomjilisscnt. mais diversement, la parole de l'Kcriture. » Deus superbis résistif ; huiiiiHhus autem ilaf f/rafiam. VA afin d'apprendre à l'orgueilleux qu'il n'est rien que misère. Dieu lui inflige quelquefois sur l'heure des cbAtiuients épouvantables (1) ; d'autres fois il livre l'orgueilleux A ses propres forces, et l'orgueilleux descend dans des abiuies (2).
(D Hérode Agrippa voulut recevoir au ihéâire les ambassadeurs de Tvret deSidon. Il parut devant la foule vêtu d'une robe royale toute d'argent, dont les ravons do soleil relevaient encore l'éclat. Quand il eui harangué le peuple, on s'écria : « C'est un dieu qui parie et non un homuje. » Mais l'ange du Seigneur le frappa à l'instant, et il mourui rongé oar les vers.
(il Saint Antoine vit dans une vision le monde tout couvert de pièges et de filets tendus par ie démon pour perdre les âme». Il s'écria en soupirant : « Qui donc pourra échapper à ces pénis 7» Une voix lui répondit : c Les&mes humbles seules. »
l'orgueil 393
I/orgueil est le père de toutes les hérésies, de tous les égarements de l'esprit, do tous les désordres du cœur. Voyez cette jeune fille orgueilleuse, elle no tardppKsdo s'altachcr aux créaliu'cs; elle ne réussit que troj) à leur [)laire, ' l'orilent. (,'onuiieni se sont accomplies ces (-liules étranges d'hommes
• ut comme des flambeaux el qui sont devenus des lisons d'enfer? l'ai- 1 urgueil. Kt quand ils sont lomltés, ils deviennent l'objol du uu'jiris public : Odilihis roram heo et hominibus superhia ! Ut castitas detiir hurniUtas meretiir, dit saint Bernard ; Saint Jean (llimaque fait celte comparaison ; Qui sold contiuentiù hélium hoc siiperare nititxir, similis est ei t/ui. iirid manu nataus, pelago liberari contemlit ; sit ergo humilitas continentiœ conjuncta.
iiUi.'i"Leshommes,en effet. méprisent rorgueillexuc: c'est l'accomplissement de celte loi : Qui se ejcaltat humiliabitur. L'estime des hommes est comme l'ombre, elle fuit ceux qui la poursuivent. Aussi Pascal a-l-il écrit : « Voulez-vous qu'on dise du bien devons? n'en dites point. » (1) On peut redouter une Ame orgueilleuse, ne pas oser en face lui témoigner le dédain qu'elle inspire ; mais, par devere elle, on s'en moque. Qu'est-il là d'étonnant? quoi de plus vil, en eflet, el de plus faux que de se croire quelque chose quand on n'est rien en réalité? Quoi de plus vulgaire et par conséquent de plus t>as que l'oiTTueil ? Les hommes qui valent le moins sont toujours ceux qui en ont le plus. L'orgueil court les rues, et toutes les Ames communes se soumettent à son Joujï. L'orgueilleux lui-même ne senl-il pas le mépris que mérite le vice dont il est atteint? S'il le trouve dans les autres, il cesse de les estimer : el il comprend si bien qu'il fait sa propre honte qu'il n'ose pas le laisser paraître ; il le cache avec soin, comme un chancreux la difformité de son visasage. Il fait quelquefois le modeste, tant il redoute de passer pour fier, (i'esl nue l'orgueil rend semblable au démon. « Kncore que les philosophes fussent nés animaux de gloire, selon le mot de Terlullicn, ils ont reconnu la vérité de ce que je viens de vous dire, et voici la raison qu'ils en ont rendue ; c'est que la gloire n'a point de corps, sinon en tant qu'elle e.st altachée à la vertu, dont elle n'est qu une dépendance. C'est pour(]uoi, disaionl-ils, il faut diriger ses intentions à la vertu seule ; la gloire, comme un de ses apanages, la doil suivre sans qu'on y pense. Mais la religion chrétienne élève bien plus haut nos pensées: elle nous apprend que Dieu est le seul ([ui a de la majesté et de la gloire, el par conséquent que c'est a lui setd de la disiribuer. ainsi qu'il lui plail, à ses créatures, selon qu'elles s'approchent de lui. Dr, encore que Dieu soit très-haut, il est néanmoins inaccessible aux Ames qui veulent trop s'életer, et on ne l'approche qu'en s'abaissant ; de sorte que la gloire n'est
(1) (a) Carionian, roi d'Austrasie, ayant pris la résolution de fuir la gloiie mondaine, allaavec un de sesofnciers, s'enfermer au mont Cassin, sans se faire connaître ni l'un ni l'autre. L'abbé donna à r.arioman l'emploi d'aide à la cuisine; el comme il s'en tirait mal, le cuisinier, impatient, s'oublia jusqu'à lui donner un soufflei. Mais cet outrage s'étant renouvelé une seconde fois, l'oflicier qui était présent, n'y tint pas, et il frappa rudement le cuisinier, (^e dernier alla se plaindre à l'abbé, qui lii appeler Carlooian et rofllcier coupable. Celui-ci pour s'excuser, dit ; « Comment aurais-je pu souffrir qu'on outrageât ainsi l'bomaie le plus distingué par sa vertu et sa noblesse? » On lui ordonna de s'expliquer; et, mnnirnni son maître: « Voici, dit-il, Carloman, roi des Francs, qui pour l'amour de J ' à son royaume. » Alors tous les moines se
jettent aux genoux il> au^si à genoux devant eux, cberrbanià leur
persuader qu'il n'élaii (.u- ... .,....,. ■""••' "" "- ' .....i^.... i...,,.. . .L^r . ...,
humiliK'', l'abbé dut lui crinlier les eni les brebis et les oies. Un jour qu'un I
eussé-je conduit et défendu un royaume, mui qui ne sait même pas ^kitifr des oies ? » {bj L'empereur Cbarics le Gros se rendit un jour au couvent de i\aiiil-(>all en Suisse, pour consulter le savant moine N>" ' ivait grande conllance. Le flmpc-
lain de l'empereur était jaloux; et uii lisait dans le clin'iir. il rlicrclii .i
le confondre en lui posant devant ^ ,. aoages de la suite du n >i iiin',
cette question : « Qu'est-ce Dieu fait dans le ciel i » Noiker répondit « ' humilie les orgueilleux et exalte les humbles. » Celait une propi.(<(ip i^ i le ii-ndeinain une chute de cheval dans les circonsiancns le^
ifi Louis XL roi de France, parlait familiéremeni ik tout <nd on lui
reprochait de ne pas asseï garder son rang, il répondait : « J..,^.,w ■ ,^.,y,. ilicmine devant, boole et ûommtfft stiivenl de prè». •
soi SERMONS DE MISSIONS
qu'une ombre pl un fanlùme, si elle n'est soutenue par le fonileraenl deThuluilit»', qui attire lf'sl(»iian.;:r*s en les rejetant, n (Hossi'et).
ion. ;V> /tartif/es t/ue l'orf/uei/ opère ddiis l'dme. 1) Il diminue en nous l'exeri'ire de l'aniour de Dieu. Il en est de notre cœur, (le l'amour de Dieu et «le lamourde nous-ni»^uies, comme de deux branches <le liqiude dans un baromètre: l'une s'élevanl, l'autre diminue. Quelle place ,v a-t-il pour l'amour de Dieu dans un co'ur [dein d'amour de soi?
lOii. 2j // enlère une partie du mérite des meilleures actions. Autant vaudrait'd jeter delà poussière au vent que de faire de bonnes o-uvres uniquement par amour-propre. In prêtre de la mission de saint Vincent de Paul, avouant à ce saint ipi'il avait l'ait imo action par un sentiment de vanité, le saint rcpr)ndil (piil vaudrait mieux «^tre jeté picils et poings liés sur des charbons ardents ipic d'agir pour rie tels motifs. In religieux de saint Pacùme avait fait un jour une natte de plus que les autres : et il l'exposa par vanité dans un emlroît où son supérieur devait [lasser. espérant en recMieillir quelque louange. Le supérieur passa et dit : Que du travail pour le démon (t) !
D)i.%. W) L'orf/ueil entendre tous les vires. Le vieux Tobie disait à son fils; Superhiam in corde tuo nunf/uam dominari permitfas ; in ipso enirn initium su/n/Ksif omnis perditio. (Tohie, iv, 14.) Tous les autres défauts naissent de l'orgueil ; l'insoumission, la vanité, l'ambition, l'envie sont ses filles. Il mène au vice en privant des grAces de Dieu qui en préservent. Qu'un homme descend bas, quand Dieu lui-même l'abaisse!
l(U<i. i) // troublf l'dme et ne lui laisse aucun repos, rnde bella et lites in vohis ? e.x roncupiscentiis ; discite a me f/uia humiiis, et iîwenietis requiem. L'orgueilleux ne trouve point de place bonne, car il ne sait pas se tenir à la sienne. Les mépris (;u'il reçoit le troublent aussi bien que les éloges que Ion donne aux autres. On cherchait à aigrir le grand Constantin contre des gens qui avaient jet» des pierres à sa statue ; et on lui disait que son visage en était tout défiguré. Ce prince se contenta de porter la main sur son front et de dire ; Je ne m'aperçois pas qu'on m'ait fait le moindre mal. Ne pas le combatti-e. ce serait donc être l'ennenu de soi-même et se préparer peut-être les humiliations des réprouvés (pii sont foulés aux pieds par les «lémttns f2). Que faire donc?
1047. \\\. Moip'ns de le combattre. 1" Prière. L'humilité est im don de de Dieu. Que je me connaisse, disait saint Augustin à Dieu ; et nous devons dire nous-mêmes fréquemment, en entendant la messe, en récitant le chapelet, dans nos communions : .Mcm Dieu, donnez-moi l'humilité. 2» ftêflèchir sur les ravat/es de l'orgueil et les avantages de l'humilité. Saint François
(1) Aussi saint Dominique, qui avait dans le diocèse de Toulouse on grand nombre d'admirateurs de sa vertu et de son éloquence, se relira-t-il dans le diocèse de Carcas- «onne ; et quand on lui en demanda la raison : « J'aime raieax, dit il, les ennemis que j'ai ici, que !es admirateurs, que j'avais à Toulouse. »
'eux Aman était devenu, à force de ruses, le favori du roi Assuérus, 1' ' un trône presque aussi élevé que le sien, et ordonna que tous se
P' .ml lui. 1-e Juif Mardochée ne voulut jamais lui rendre un honneur,
qui! réservait a Dieu seul. Aman, indigné, voulut perdre toute la race juive: et déjà il avait fait préparer pour Mardochée une potence ; mais le roi ayant lu les annales de son règne, y trouva rappelés les services que lui avait rendus Mardochée, qui avait déjoué une conspiration tramée contre sa vie. Il demanda quelle récompense il avait reçue. 0,,..i, >,,... ,ir,...., , . . ...ç lyj répondit-on. Alors Assuérus donna ordre à Aman de le re- ^' X, de le faire monter sur le cheval du roi, de conduire lui-même
''' n criant : « Ainsi sera honoré celui que le roi veut honorer. »
Aman rciura l..ut tioiifus. Mais il lui arriva bien pis : le roi ayant appris qu'il voulait faire périr Uius les Juifs, ordonna de l'attacher à la potence qu'il avait préparée pour Ma-' -' •" ,
nque ne hait point en soi cet amour-propre et cet instinct qui le porte à *^ dessus de tout, est bif" «v^nn^iû puisque rien n'est si opposé à la justice
et à lit vénié. Car il est faux que n , cela ; et il est injuste et impossible d'y
arriver, puisque tous demandent la .i. C'est donc une manifeste injustice où
nous sommes nés. dont nous ne pouvuui nous défaire, et dont il faut nous défaire.
» Cependant nulle autre religion que la chrétienne n'a remarqué que ce fût uo péclié, m que nous y fussions nés, m que nous fussions obligés d'y résister, ni n'a pensé i nous en donner des remèdes. » {\'ÀS>ciL,Pe7isécs.)
l'orgl'eil 393
de Borffift fnissit fJenx houros dp mo«litalion par jour sur l'huinililé. Qui vou*
di " lit à l'injure qu'il fait à Dieu, au mépris des
h juil se fait, et au néant de la gloire mondaine.
(■hiiso, iiisaii saint Stanislas, que d'être grand en ce monde
i\iy>. MHS iit-n n'est nlussalulaire que <le considérer les exemples de Notre- Seigneur anéanti <lans le sein de la Vierge Marie, caché pendant ti-ente ans dans la boutique d'un artisan, et devenu moins qu'un homme et i-omme un ver de terre dans sa passion: (tpprohrinin hominum et ah)ectio pMtis. Voilà notre modèle ; notre gloire n'est-elle pas de lui ressembler, k lui le plus beau des enfants des hommes, la sagesse de Dieu? Plus nous nous él.ii.'ii,,ii< ,|p lui, moins n(»us \\alons: plus nous nous approchons de lui. plus fi levons et méritons l'estime «les anges et des hommes : Qui se
I l'iiltahifur. (Test en méditant ses humiliations que les saints ont i humilité (2).
i ». 3*» E-ramen jtartirulier le soir, avec pénitence pour chaque faute d oriTueil, et résolution de ne pas recommencer le lendemain. 4« Produire Kourt'/tf des actes opposés à Voniueil, s'himiilier dans son cipur, quand on a «ne pensée d'amour-propre et «lire ; O mon Dieu, il parait que je suis loin delà sainlelé (ti) ! (/humiliation con«luit à la sainteté comiiie l'étuile à la science. Fuir les (laiteries, les louanges, se tenir i^aché quand on est tenté «le se produire: se mettre d'autant plus .simplement qu'on est plus porté à la Aller au-«levant d'une humiliation. Faire «les avan«"es à qui nous a
-'•s (i). l*ar ces moyens nous arriverons à triompher de l'orgueil. .Ne
(1) Cromwell, qui tint quelque temps entre ses mains l'empire de l'Angleterre, assistait à un triomphe préparé pour lui, « Voyez donc quel concours vous attirez, lui dit-on. —
II serait encore plus grand, répondit-il, s'il s'agissait de mon supplice. »
{,% (a) La lienheureuse Marie des Anges, d'une illustra famille du Piémont, étant encore dans le monde, méditait un jour sur les soufflets qu'un valet donna à Notre- S' "' tte méditation l'embrasa du désir de recevoir le même alTront pour l'amour
i! che d'une ég'ise de Turin sonne à cet instant, annonçant la bénédiction
<i rement. Elle y va avec sa mère et sa sœur Quand le prêtre, la béné-
d >e. se retourne vers l'autel, un inconnu s'approcbe de la Bienheureuse et
Il an souIRet tel que le bruu en retentit dans toute l'église. On s'empresse
a pour la consoler ; mais elle remercie Dieu de cette grâce, en sorte qu'on
ht ur une innocente, nouvelle humiliation dont elle e&t liére. Quel exemple I
Mi uii'Mis I» Vie et la mort de Notre-Seigneur, et l'humilité nous deviendra facile. Qui ne voudrait être humilié pour l'amour de celui qui a subi tous les outrages pourl'amour de nous ?
(b) Qui n'admirerait l'amour des humiliations qu'a fait paraître saint Alexis I Fils nniqne d'Rophémien. riche patricien de Rome, qui n'avait pas moins de mille esclaves à son s*'! é i une jeune lllle de la plus haute noblesse et de la plus grande fortune,
l> c de ses noces, il partit en secret pour l'Orient, où il resta pendant dix-sept
ai. u et mendiant »<on pain. Au bout de dix-sept ans. il fut ramené à R'>me par
une tempête et in«piié d'aller vivre d aum(>ne dans le palais de son père, qui, A sa prière, ne le reci>nnai>$ani p'us, le l'>L;ia sous un escalier. iIa, pendant dix-sept ans, vivant comme un mendiant, il dut subir de lapart des esclaves de son père toutes sortes d'avanies. On alla jusqu'à lui arracher les cheveux ou la barl>e, jusqu'à jeter sur lui les Invores de la vaisselle. Il lui eOt sufll de dire un mot pour se soustraire à ces opprobres;
aima mieux les soutTrir jusqu'à la mort.
' '^ '■ "■ ' " ' ' ' '^•'" r' ""- — ■ '-• '--f un des hommes les
l're. je me considère pas assez, mon lils, il faut au^si viju> cofitiUérer comme élanl au-«ie»suU!> de luulea les créatures. Cela sert efHcacement à acqutirir l'humilité. » .Saint l^ierre de Luxemboore, cet an^'e terrestre (|ui fut évéque de Meiz à seize ans et cardinal à dix-sept an^. huit ans,
répétait souvent : < Méprisez le monde, méprisez-v> -sez-vous
dans le mépris de vous-mêmes ; mais gardez-vous de aépi...v. ,... .,..v .^ •
(-1) Saint Louis avait l'habitude de laver les pieds aux pauvres, tous les samedis. Un jour, il demanda au prince de Joinville *''i ■•" i '^»" ■■^» les pieds aux pauvres, !• jeudi »aint. « Assurément non I je ne lavera us. — Ce n'est paa bien,
ri'i>rii le roi, je vous prie poftr l'amour de ; d« voua accoutumera \*%
laver. »
806 si-:rmons de missions
nous dpcouragoons pas. IHou nous aiflera ninsi(|uc la Sainlo Viergo, qui par son hiimilili' osl (hnonuc More elr [)ioii ; mais porsôvr^rance ! (Jiiplle paix suivra colle vic^loiio, inrenictig requiem, cl puis la gloire du ciel en sera la récompense : h'.ralfubitur !
■i" honnorA l'amour de soi un objet saint, comme le tiésir de procurer la plus grande gloire de Dieu, de se procurer à soi-même un haut degré de sainlolé. el une éclatante couronne dans le ciel ; car on ne peut éteindre ramour-jtropre, et conmie le dit saint Augustin : Auf infimis delectatuv, tint su m mi s.
Acte lie contrition sur les fautes d'orgueil, résolution de le coniballre par les njovens indiqués; prière A Notre-Seigneur el à la sainte Mère.