XI. — SenHualité
lO.'iO. Filio/i. nolife (lilifieremundum neque ea qun- m mu, m:, .•>„,,, . ,,,,,,,- (lusenim transit et conçu pisrentia ejus : ,)fes enfants, n'aimez pas le momie ni ce (fu'il y a dans le monde ; car le monde passe avec ses convoitises. Tout ce f/u'il y a dans le monde est concupiscence de la chair et concupiscence des yena\... {\. JoAN. II, iC), il.) Voilà l'orgueil du corps, source de péché comme l'orgueil de l'esjtrit. L'homme se révolte contre Dieu auquel il devrait être soumis; le corps, par un Juste chAliment, est rebelle à l'Ame A laquelle il devrait l'obés.sance. Depuis lors, sentio in memhris meis leyem peccati repuynantem leyi mentis mea'. Je ne fais pas le bien <pte je veu,j\ et je fais le mal t/ue je ne veux pas. Corpus quod corru/npitur af/f/rarut animam. Infeli.r eyo homo,quis me liberahit acorpore mortis hujus !
Nous avons donc, tous en nous celle inclination mauvaise, qui nous porte à rechercher les plaisirs des sens. A aimer ce qui flatle notre cor[)S et A nous attacher aux biens de la terre, parce que les richesses nous procurent ces misérables satisfactions : fJoncupiscentia carnis... oculorum : mais il est des Amos chez qui la sensualité, l'amour des aises delà vie, l'inclination vers le plaisir est un défaut dominant, plus redoutable <|ue les autres. Nous dirons: I.A quel signe chacun peut reconnnaitre qu'il est esclave de ce vice; II. les raisons, les motifs pour lesquels nous devons le combattre ; III. les moyens «le nous en délivrer.
lOril. I. Marques. L'Ame sensuelle est molle el Iftc.he, dans son lever, et dans toutes ses actions. Le travail lui pèse, elle redoute toute peine, tout oiTorl. le froid, le chaud, la faim, la soif, le dérangement. Kilo voudrait se v(jir servir par tout le monde cl no rien faire poin- personne, lille voit souffrir les autres, sans rien se retrancher pour les assister. Klle tient plus à flatter ses goûts qu'A soulager la misère d'autrui. Klle cherche ses aises dans le boire et le manger, dans ses babils, dans ses meubles. Klle prend toujours la position la plus commode el se plaint de ce qui la gène.
Son cuMir se colle volontiers aux créatures, elle aime «pi'on lui donne des inanpies d'affection ; son bonhem*, c'est de se sentir aimée d'une manièi-e sensuelle. I*a/' suite de ces tendances, elle en vient peut-être à consentir a des pensées, ou à des désirs contre la plus lielle des vertus, ou à profaner son corps, qui est le temple du Saint-Kspril, par des actes coupables, et c'est le triomphe complet de ce vice, qui ne tend (pi'à perdre l'Ame par le péché le plus honteux.
4052. M. Il faut donc le combattre, if* Dieu le veut. Si vous ne faites pénii once, vous périrez tous, a dit Notre-Seigneur : Si secundum carnem ri.reri/is, mnriemini : si autem spiritu factncamis mortifîcaveritis,vivetis. Le royaume tlos lieux soulTro violence ; el ceux-lA seuls qui savent se faire violence le ravissi.nl. Qui amut animam suatn perdet eam, et qui odit animam suam custodit eam. Non veni pacem mittere. sed yladium. Voilà l'expression de le volonté de Dieu. Voilà la règle de notre vie. Voilà qui s'applique à toute Ame. S'il -^ ..,..,:( dans ces enseignements divins, de jeiines, d'austérités, nous pri .giior des excuses ; mais il s'agit de
ne pas écouler les lendances ......;..; ^ qui sont en nous. Point de prétextes
pour nous exempter de cette lutte. Knlenducs dans ce sens, ces paroles de
î.\ SRSSUAÎ.ITti 397
., .^eîgrteiir sont pour lous : yisipœ.iitentiam egeritis, o/nnes similifer
peribitis. Quœ seminaverit homo, hœc et metet ; qui seminat in carne.
.. iu Lea exemples îles saints. Qui Christi sunt, carnem suamcruci- ,,t runi rifiis ff (oncupiscentHs (2). Si nous voulons arriver au bon-
h |)ar le même chemin qu'eux, c'est-à-dire par la
III iisualilé.
(1) Une dame pieosê manifestant à madame Louise de France son étonnement de ce qu'elle avait embrassé la vie austère des Carraéliies, celle-ci lui dit : t Vous connaisseï l'Kvaiigile et vous savez bien qu'il n'offre aucun secret particulier, ni aux saniés délicates, "ni aux enfants des rois, pour se sauver sans fàiie péoileace. (Voir n» 1637, en note ; Madame I^uise de France.)
(i) a) Voici l'histoire de tous les serviteurs de Dieu, et vous Irouverer que l'esprit d« pénitence a été U seule vertu, coniraune à tous. Tous n'ont pas été favorisés du don des miracles ; et le précurseur lui-même n'en opéra point dans la Judée : tous n'ont pas répandu leur san:: pour la vérité ; et le Disciple bien-aiiué mourut en paix dans une TieiHe««e avnnc»**». au milieu de ses disciples; tous n'ont pas enrichi l'Eglise de leurs o<: <;ois d'Asfise n'a laissé à ses enfants que la simplicité de la fui
fi . ; tous n'ont pas renoncé au lien sacré du mariage ; et Ahraham
n: '■- yants, en saiictiflant les périls de cet état; tous ne so sont
p: t un saint Louis à la téie des armées, et au milieu de la
n . n le cœur de Dieu. Mais tous ont faii pénitence; tous ont
porté id ui.jtiiiicaiiuu <ie Jésus-Christ dans leur propre corps ; tous, autant que leur état la pu permettre, ont mené une vie de violence, de privation, de renoncement i euxm' lient des plaisirs; et partout où vous trouverez des saints, vous les
ti - ^Massillox).
, apprenant que la courtisane ThaTs faisait le scandale de la \ 'luiita âon désert, se déguisa en soldat et arriva jusqu'à elle. La
f.j IX vérités de la foi auxquelles elle croyait encore; il lui persuada de
fa lie se retirer au désert. Thaïs va donc s'enfermer dans une cellule
qi; e comme un tombeau, ne laissant qu'une ouverture, par laquelle oo
j, — '' ' rt, .,., n M... .Mnjura Paphnuce, qui allait la
q r. « Vous n'êtes pas digne de
|,i -mfnt : Vousqui m'avez créée,
ayez piiir de moi. » bl Thaïs ne lit que répéter ces parûtes dans les larmes et la pénitei'Ce pendant trois uns. Au briot de ce temp.i elle mourut.
i ' ' " ]ue préparé au ciel ; il pensait
qi. !:e mais une voix céleste l'en
é - - iapénitente.
iii de iui-méme : « fout ce que le monde aime, les plaisirs, le> .ses, les vaines louanges, tout cela m'est une croix ; et je m'atia*
cbe à loui ce que le monde croit être une croix, et je l'embrasse avec une grande alTection.
/ .> c.;„, ,-„r.,„. I., Ti.;,„„^ „•.'...:. ;.,„,.,;. .-,.„, f..;..» '^■lelque pénitence corporelle. Le
c es nuiis entières k se donner
on lé et à la chair que, selon son
expression, il ne h ll^6all pds iudiû? «jijtj le «Jéiiiun.
A la vue des ravi^H» r|iie ffli^jnt dan-< la catholicité l'hérésie proteslanle, il fut si afflip, .. . . . , . ,. ,^j y,Qn\i le vi= '^ •' ' ' '- -- ■ 'U-
ci !e saint, à ! nx
ei .^ c. -,,.: la cendre t.1 . . - 'ins
q ■ taire, après que Jésus Christ est murt sur une croix, percé de clous et
d' ne voulut point non plu.t qu'on fit des consultations p^ur lui, disant au
même nitJccin que ses secours Kxtr;i>>rdinaire8 n'étaient poini os à un corps
méprisable comme le sien et que c'était usses pour un pauvn d'être soigné
p.-ir ••" ■■ '■ ' ^■- ^'irints uel'.if" •"•■'■■•■' - • ■•" ■ .,.,.0 une seule de
ti' 1 à la pers> le leur institut, aux
fut. ir le «.itiii l'ux ft 1 II (Tense
de rtalise coiiiie les hi- pardon, li - en
avoir jamais fiff»'n>** nn^ lui est bii ns
un homme i\v. i-.i. „j
les trois sacc re
ses deux ma :i , '*
de larmes et devant |M|iiei il xs ces par ''#
Domine, alttnde et f>ic, il r, (>our être i '>•
mortelle le 7 aoiil t547, la viotjtlr'jisième uauco de U fondation du souUrore et u soi* xante-septième de ion Age.
3î)8 .SKUMi)XS Pli MISSION^
lO'il. :V' Jiwn n'est plus ruisnnnubh. NVst-cc pas la raison qui «iini guider un lidinnie ? Ceux ijui sp laiss(Mil comluiro [lar les sens on par les lendan<es sonsiiolles. ne se rendcnl-ils pas seinhialilcs aux animaux ? Imaginezvous un homme mari»'- avec une femme, en qui la noblesse, la beaul»' et la vertu se rencontrent également ; supposez (pie cet honmie si heureusement m.iriéa en sa maison une servante aussi laide ipie méchante, qui, jalouse du lioiiheur de son maître, lui donne ipielques breuvages <pii lui pervertissent les sons, de telle sorte que méprisant sa remme, et la renfermant dans un coin de sa maison, il s'abandiume enlièremenl à celle inli\me créalui-e. (juil suive entièremenl ses conseils, cpTil conduise toutes les aflaii-es de la maison par ses ordres, et qu'enfin A sa persuasion il dissipe tout son bien en festins, enjeux, et en semblables folies ; et que non content de ses désordres, il force encore sa propre femme d'obéir à cette misérable. N'est-ce pas là le dernier point où la folie d'un homme puisse aller, et )■ aurail-il quelqu'un qui n'en demeurAt surpris ? Oiielle indignation n'aurait-on pas contre celte inl'Ame ? De cpudle comjtassion ne serait-on i>oinl touché pour cette honnête dame? et quelles plaintes n'enlendrait-on point contre cet insensé mari?
(ierles, si cela nous [uirail indigne, il faut pourtant avouer que l'indignité dont nous parlons est encore beauc(»up plus grande ; car nous avons dans nos Ames mêmes ces deux différentes femmes, qui sont l'esprit et la chair, que les Ihéologiens appellent la partie supérieure et inférieure ((rre/uufe;, la raison et la passion. (J'iolle folie île se rendre esclave de la passion, et de ne pas écouler la raison ! 1) Allez voir au cimelière, disait le vénérable curé d'.Xi-s, ce que l'on aime, quand on aime son corps. « Nous dations noire corps, que faisons-nous autre chose que d'accroilre la proie de la mort, lui enrichir son butin, lui engraisser sa victime. Notre Ame n'étant dans le corps qu'en passant, qu'elle ne s'attache pas trop à lui, (pi'elle se relire des cupidités corporelles et s'élève au-dessus dessens, j)ar unesorle de morl, alln de ne pas encourir la peine de mort, (pi'en donnant le mouvement aux organes corporels, elle ne se plonge point en eux, qu'elle ne les touche que d'une main légère, comme un instrumenl de musique. « (IJossiet) Caresser celte masse de boue, ipiellc folie! Du reste est-ce aimer son corps que de lui préparer îles suppli -es éternels? N'est-ce pas plutôt le ha'ir ? (1).
(\\ Le flis unique d'un grand roi, en voyageant dans ses Elats, rencontra dans un huuibit: liameau la fille d'un fermier, dont la beauté le ravit. Oubliant sa grandeur pour ne &e souvenir que de l'afTeciion que lui inspirait cette jeune fiDe, il se fiança avec elle devant ses parents et devant le curé. Il l'aurait en.(nenée aussitôt avec lui; mais Comme elle n'avait pas encore des allures et des vêlements de reine, il lui remit entre les mains des sommes pour acheter perles et diamants, et lui laissa des gens de sa suite pour lui apprendre les usages de la cour. Miis la beauté ne donne pas toujours la sagesse, et la tyrannie d'une mauvaise habitude est si grande que cette pauvre fille ne fte trouvait bien qu'à la suite des animaux et passait son temps à entasser avec soin les engrtti- de la ferme, malgré toutes les remontrances de son curé, de ses parents, etc. Au niom ut venu, le prince donna ordre de la lui amener au palais; mais elle se présenta dans un état si rebutant que l'affection du prince se changea en colère et il la fit jeter dans une pll^on parce qu'elle s'était montrée si peu diurne de sa libéralité, pendant que l'engrais auquel elle avait donné ses soins allait féconder la terre de son père. Ah I c'est ici que c«> fait a eu lieu. Cette histoire est celle de toute flme, tirée du néant, mais belle par sa na'ure, c<ir (lie est à l'image de Dieu. I^e Fils du Roi du ciel, se l'est fiancée au Dat>i<>me.. Il lui a donné tout ce qui lui était nécessaire pour qu'elle pût se parer des oriicmiruts de la grâce; sacrements, prêtres, prédicateurs; malgré cela, elle ne se plaît qn*- ;•-■■•■ I ■' Tf-ns qui, comme les brutes, ne cherchent qu'à satisfaire leurs passions, et !■ i c'est de s'occuper de son corps qui, un jour, sera plus infect que les
engi : I me. La mor; arrive, el quand elle se présente au ciel, les anges la rebute,
car elle est couverte des souillures du péché, el le Fils de Dieu, voyant qu'elle a abusé de >es bienTails, la jette dans la prison de feu, pendant que son corps va servir d'engrais aux arbres el aux herbes d'un cimetière. Mais direzvous ? pourquoi Dieu veut-il que je maltriile el mortilie mon corps par des pénitences et des austérités? Si on disait à un hom:iie, qui est entre les mains du médecin: N'airaez-vous pas votre corps? Pourquoi le fa.tes-vous jeûner et faire diète? Pourquoi endurei-vous qu'on vous brûle les épaules, qu'on vous ouvre la veine du bras, qu'on vous applique un cautère à la jambe? il répondrait : c'est pour remettre mon corps en santé el pour lui conserver la vie. Je vous péponds de m(!me : Si Jésus permet que votre corps soil affligé de pauvreté, de maladiv
La SEKSUALITli H9f>
:' '' ' ' •"•'■^ Dieu liait Iniil ce que Uiou détestp, par conséquent les
I lis, et tout péolié dans lequel il nourrail tomber à l'ave-
1 "•' '1" il cherche à expier leg plaisirs coupables par la
se la guerre à la sensualité «pii est une source de
i , , 1, s'emporte contre les boules ou contre les caries ;
Il plus raison de nous en prendre à notre corps et à nos ten-
ises, qui ont él»' et jieuvent redevenir la cause de notre perle
: 'Ile. Iniajjinez-vous. chrétiens, quiin traître ou un envieui lAche de vous
r par de taux rapports conire vos amis les plus alTidés. Combien souffrez-
utrainte lorsque vous êtes en sa compagnie ? Avec quels yeux le re-
is. ce pcrOde. ce déloval, qui veut vous ravir ce que vous avez de
(lus clii r f El quels sont donc les transports des amis de Dieu, senlanl
I ;!mour-prfq>re en eux-mêmes, qui, par toutes sortes de flatteries, les sollicite
IHeu ? (iette seule pensée leur l'ait horreur, c'est elle qui les
ir propre chair? ils deviennent inventifs à se toui'menter. »
I ijuund on demandait à saint Dorothée, pourquoi il maltraitait son
■ |ue au point de le tuer, il répondait: Parce qu'il m'a tué. {On peut
' mettre ici le corps et l'dme en face et leur faire s'adresser les
mutuels qu'ils s'adresseront au jour du jugement de s'être
qui se mortifie ne fait que ce que les gens du monde font tous les
> ■ 't-on pas qui risquent leur vie pour défendre la patrie et la fa-
> ? et c'est là un litre de goire. Ne subit-on pas volontiers une
, "1 sj Ton espère un avantage considérable ? tjue de sacrifices,
que de v. accroître les biens tjue l'on [lossède ! L'homme qui lutte
tniih . r.iii, ,. saises. qui se refuse les satisfactions des sens, ne fait pas
; mais il agit par des motifs bien plus nobles. Il a en vue la joie du
I ' c'est pour cela qu'il se prive des satisfactions de la terre, etc. (1).
( )u ne peul pas jouir des biens de ce monde et mériter par là la jouissance des
l.i. ii'-dii i ici. (ihacunà son tf)iu'. .Notre- Seigneur a dit ;Mundus ijnudebit ros
■istnhimini. Pleurons donc, dilTertullien, pendant que les païens se
I .:, afin que nous puissions nous réjouir quand ils commenceront h
pi. iinr et lie peur <pie n(jus réjouissant avec eux nous n'ayons à pleurer avec
cn\. VbrHliam disait au mauvais riche : Fili, recordare t/uia rerepisti bona
Kl, et Lazarus similifer maïa nunc autein hic consolatur. tu
"tris. Aiis-si saint Jérôme dit-il : difficile, imo im/HJSsiljile est ut
' futuris fruatur bonis, ut et hic rentrent et ibi mentem
' ius transeat ad delicias, ut in ut roque sfeculo primus
iir. n ui I irii, fi m terra apparent f/loriosus.
lo.'ir». l" Rien n'est plus salutaire: 1) pour l'dme. Celui qui s'accorde tout ce qui est poruiis, disait saint Kranrois d'.V.ssise, ne lanlera pas de s'accorder ce quiesl iléfcndu. (jui peul calculer jusipi'à quels abîmes peut rouler une
et d'imtrmilë, c'est par an excès d'amoor qo'il lui porte, c'est pour lui faire acquérir la parfaite santé nui nV^i que dans le ciel. Il voit que si ^otre corps n'était soulTrant en ce monde, r <iit contre l'âme; <i\ se portait bien, il ne se comporterait pas
bien; il Ip ' < travaux, le^ f.TitruPS, le? plaies et Ips inrttmil^'x. pour le tenir
(■, .Ira sem-
I lies pro-
pi ir ,, ■> ,. p., ...^..in -, , ,., ,,,> ..ir -^ ,, iMMi ,.,.,■> .il ..il .-1 iiaui lut"' """-^ I* même
gloire que stjii corps giorilié possède dans le ciel. (Lt Jkuib).
int ♦■ .lise
nu.i, ti-.i.tiii I >. h'u^ ■ . > 1 i :i<i éleriiilé «le dciicea. <> raison. lU 6iil>irent
le iii.iri ;.)*•. j-i ! I ' .■ !.• 1; jn- On mil lou» leurs c." charml pour les je«
t ■' i(in, le pins ji'une, viv i !.• le
1 mère était I&. elle (r lui
^ , .■il.' I ! il in.1 ',,• i-l, I iii.>n
cIkt : le
Odiiil »iittS
heureuse dc& mères, a tt cette fimaïc b^ruli^ue accooipagni le cuariul jus^u'-tu bQctitr (V..;r a noie n" 117, ci n» 10%.^
i(M» skumons \m mi'^sio.ns
Aiuoqiii se laisso cmporlfr parles sons ol l'amniir du bion-èlre .' Abimos àé p«;ch»'8. filiiinos (le rliAtiuicuis : car Dion a créé les feux élernolspodr loiirtiienler 1rs Anios (jiii se sont faites esclaves «les plaisirs sensiiels. Tandis (pi'au contraire, celui <pii a riiahiludc de trioin[)lier de ses passions el de refusera Hon cirur cl à ses sens ce ipiiesl permis, n'en vient pas facilement à ce ijiii est coiipalde. De plus il jouit d'une grande paix, dominant paisililemeni ses passions, «piil a asservies cfuiime des ennemis vaincus et désarmés. Celui au contraire cpii n'a pas par la lutte remporté les mêmes victoires, est sans cesse en jîuerrc et toujours dans le trouble ; Unde bella et /ifes in vobis i etc. Plus on accorde aux sens, plus ils réclament. La passion ne dit jamais : c'est assez fl). Meliusesf, dit saint Kuclier, nol/e «/uœ non hnhi^tis. </u(im /inhcre i/iin' velis.
2) Le corps lui-même qu'on traite avec une certaine vigueur devient plus souple et plus vigoureux. Les païens eux-mêmes l'avaient compris, et ils bannissaient de l'éducation de lem-s enfants toute mollesse, afin d'en faire des luunmes robustes. La sensualité est la ruine de la santé aussi bien que l'Ame.
i< On dissipe follement tout ce qu'on donne à la convoitise. l.,a figure de ce monde passe, et sa convoitise. Donc tout ce que vous lui donnez passe avec elle, et toutes ces dépenses prodigieuses .sont perdues inutilement. (Jelui qui dans le temps est si opulent deviendra pauvre et vide dans 1 éternité; tout ce qu'on donne à la nature au-delA des bornes »pii lui sont prescrites, non seulement ne lui sei't de rien, mais encore ordinairement lui est A charge. L'n exemple de l'Kcriture : Dieu avait maniué aux Israélites une certaine mesure jiour prendre la manne ; tout ce que l'avidité entassait au-dessus se trouvait le matin changé en vers (Kxod. \vi, 1(5. 19, 20), |)our nous apprendre, mes Krères, rpie de se vouloir remplir par-dessus la juste mesure, ce n'est pas amasser, mais perdre et dissiper entièrement. Kn vair> l'es-tu soiilé à celte table; tu as [>ris. dit sainl <;hrvsostome. plus de pourriture, et non pas plus de substance, ni [tins d'aliment ; la nature connaît ses bornes, et tout le reste la surcharge. La simplicité de ce logis suffisait à te mettre à couvert ; toute cette pompe (jue I ambition y a ajoutée, ne sert plus de rien à la nature, tout cela est perdu pour elle; ce n'est plus qu'un amusement el un vain specta«:le des yeux.
<i 11 n'y a rien qui soit plus perdu que ce que vous employez à contenter un insatiable. (>r, telle est votre convoitise, c'est un goufTre toujours ouvert, plus voiis jetez dedans, plus il se dilate : tout ce que vous lui donnez ne fait qu'irriter ses désirs. Il n'est donc rien qui soit plus penlu que ce (pie vous jetez ilans cet abime; il n'est rien de plus perdu que ce que vous donnez pour la contenter, puis([ue jamais elle ne se contente.
(( La première chose »pii nous fait connaître son avidité infinie, c'est qu'elle compte pour rien tout le nécessaire. Cela est trop commun et par conséquent la touche peu. Il est venu <lans le monde une certaine bienséance imaginaire qui nous a imposé de nouvelles lois, qui nous a fait de nouvelles nécessités, ipie la nature ne connaissait pas. De là, il est arrivé, le croirez-voiis, si je vous le dis, ce dérèglement des choses humaines ! de là dis-je, il est arrivé qu'on lifiii iMre pauvre sans mancpier de rien. Je n'ai ni faim, ni soif, je suis chaufTé ■ ' -lu, et avec tout <;ela je puis être pauvre, parce que la prétendue bien- .■>o.iuce a trouvé cpie la nature qui d'ellc-môme est sobre et modeste, n'avait pas le seDliinent assez délicat ; elle a raffiné par dessus son goût ; il lui a plu
(\) En ae laissant vaincre dans de petites tentations, on se prépare à succomber dans le« grandes. Sainl Augustin raconte qu'un çattiolique de son temps qui se fâchait contre les piqûres des mouches et qui se plaignait amèrement d'elles à un manichéen, tînil par convenir avec lui que ce n'était pas Dieu qui les avait faites. Cela une fois admis, le manichéen lui fit enendie qu'ilen devait être de même des abeilles, puis Jes sau'erelles, pu;s des brebis, puis des bœufs, el enfin de l'homme — Plus on larde de vaincre ses passions, plus elles deviennent puissantes. C'est ce que fitcomprendre un ancien solitaireà un de ses disciples, en lui faisant arracher quatre petits cyprès d'une taille différenle. Le plus petit céda auwilôi ; un autre plus diflicilemenl ; uo troisième exigea de grands efforts, el le quatrième ne pui être arraché par ua seui homme. Aiosi eo «atMl des poi* siODs, si on les laisse grandir.