‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 79 sur 416 · LA SENSUALITÉ · texte numérisé non relu

LA SENSUALITÉ

■>' sans que la nature souffrit et que la pauvreté fût opposée 1 -ance des biens nérossaircs, mais à la délicatesse et au

luxe, laalledruil usaj,'*^ dfs choses est perverti parmi nous, liien plus, elle n)ôf>rise si fort la nature, et ses .sentiments la touchent si peu, qu'elle la force Icratin (jue la curiosité soit satisfaite dans ces habits superbes faire si étroits, aOn iiu'on admire votre belle taille, que vous ' Il ii' le laul de richesses pour étaler aux veux toute votre pompe.

• l*;tr là on trouve le secret d'être malheureux, sans l'être réellement. Saint .\ugustin dit que la félicité demande deux choses, pouvoir ce qu'on veut et voidoir ce qu'il faut : Posse quod velit, celle quod oportet. Le dernier est aussi né' • • lo le premier. 0»e 1p concours de ces deux choses soit absuliiiiici ire pour nous rendre heureux, c'est ce qui parait évident

p;!r cette i.ii^..ii . . ar comme si vous ne pouvez pas ce que vous voulez, votre Vdlniiié n'est pas satisfaite; de même si vous ne voulez pas ce qu'il faut, votre volôiit.' n'est pas réglée ; et l'un et l'autre l'empêche d'être bienh^rciisc. [lar. «• (|ne si la volonté (pii n'est pas contente est pauvre, aussi la volonté qui n .-I ii:i^ réglée est malade; ce oui exclut nécessairement la félicité, qui n'est ; la santé parfaite de la nature que l'aflluence universelle

du bien. M également nécessaire de désirer ce qu'il faut que de pou-

voir exécuter ce qu'on veut.

« .\joulons, si vous le voulez, qu'il est encore .sans difficulté plus essentiel de

désirer ce au'il faut,quede vouloir ce qu'on désire. Lorsque vous ne pouvez pas

ce que voulez, c'est que vous en avez été empêché par une cause étrangère ;

• vous ne voulez pas ce (pi'il faut, le défaut en arrive toujours in-

.•■nt par votre propre dépravation ; si bien que le premier n'est tout

au plus qu'un pur malheur, et le second toujours upe faute ; et en cela même

que c'est im*> \';\n\o. qui ne voit, s'il a des veux, que c'est sans comparaison

' heur? .\insi l'on ne peut nier sans perdre le sens qu'il ne

-aire à la félicité véritable d'avoir une volonté bien réglée

([ijf il .i\Mn- iiiiL- [iii:> 'il étendue. »

« Uuo peut servit ..-e aune volonté déréglée, si non qu'étant misé-

rable en \ ' ' ' mil, ciif le devient encore plus en l'exécutant. C'est pourquoi Mien à ses serviteurs, non à désirer tle pouvoir beaucoup,

f - . \. 1. 1 1 a vouloir le bien, A régler leurs désirs avant de songer à

lire: à commencer leur félicité par une volonté bien ordonnée,

.1.. I . • .nsornmer par une puissance absolue. Où je ne puis assez

1 veilleux de sa sago.sse. en ce que la félicité étant compo-

.. s. la bonne volonté et la puissance, il lesdonne l'une et

laulre à ses serviteiu's ; nuiis il lesdonne chacune en son temps. Si nous \muImiis (•*> iiiiil riiit dans la vie présente, nous pourrons tout ce 'iin' imus

■ future. Le prenjier est notre exercice, l'autre s. I . Kl U'our la mériter luttons sans cesse contre la >'

iOik». — iii. la moijens emploifer pour s'assurer le triomphe f

C'est ce que n in'liquer. l'> Fuite des occasions. Si ces tendances

nous av.r I commettre des fautes contre la vertu de pureté,

li'ti II • f> que d'éviter les lectru'es, les compagnies, les

■i'>us aurions fait ces chutes. Sans cette prèle.

lO.iT. i' l'ruif. l'ar elle un i.litient tout. Il" La pensée fréquente des exemples de Noire-Seigneur, de ses scmfTrauci's, pensée dont il faut surtout se l' in et le » in uuctorem fidei,

• sibi f/a te enim eum qui

l'-imnt iidrersus //errututn un chef couronue d cpines, ■ i- 11- m^ wm ml il a bu le (ici et le ^ • II' ' ' du miel ? Lui, innocent, a tout soui'

1 au ,,; ,-.i.. 1.,; ,,.. ferions-nous pas ce qui 1 1.,-.. p.. V -

la nature ? (1).

(t) L'exemple de > ' aocet tout ce qu'elles avaient

d'anjecl et d'bucaihao: ., il est glorieux d« uarcber tur Ml

iracet. Jésus-Cbmt a fieure; les jaruio) Kioi aooc nooorablM à MS ditcipiee ; Jétua*

it

402 StRMOKS DE MISSIONS

1058. La Bienlieiiroiise Mnrgiioiile-Marip, dans s.i jeunesse, étant un jour porlt'p h s"nc (lorquelfuies salisfaclions I(''ji,nlimes. Nolre-Seignour lui apparu! fliins le iiivslfrf ilo sa tlagolliillun f>l lui «lit : <• Voiidniis-tu prcnrlre ce plaisir f je u t-n ai jauiais pris am-im. » \/,i IJicrihcureuse versa «les larmes et (le|(iii.s liirs se refusa tout, (i'esl co souvenir de .Ndlre-Seigueur qui guérit la Uieuiicureuse Marie <les Anges des incHnalions naturelles qu'elle éprouvait, pour ses jeunes cousins. C'étaient des gentilshouimes acoouiitlis <pii lui témoignaient toutes sortes fl'égards. Se sentant portée }\ s'attacher à eu\, la Hienlioureuse réllécliissait (jue personne n'avait tant l'ait pour elle (pie ÎS'otrc- Seigneur, et elle lui donnait son amour. 0 Jésus, n'ètes-vous pas plus aimable et meilleur que toute créature? (V. n.l298).

lurit). 4» K.vmnen de rott«rie/ue. 5» Faire des actes de mortification, même dans les petites choses. C'est par \à (ju'on se prépare les plus grandes victoires. Hei'user à ses sens un regard de complaisance, même innocent : Pepit/i fœdiis cum ocufis tneis ; à son odorat, les [tarf'ums, le réservant pour ceux du ciel ; h son (u-eille. les [taroles de compliment, les chants trop langoureux ; i\ sa langue, tout discours tendre et de tlatterie ; h son goût, ce qui peut le llatter. Ma<lame Louise de Kramei devenue Carmélite, était si joyeuse des mets simples qu'on lui servait qu'une bonne so'ur s'imagina avoir acquis im talent particulier jiour la cuisine, cpie perscuine ne lui soupçonnait. Voyez, disait-elle, comme cet est(unac royal savoure nos citrouilles! J'espère qu'on ne dira plus maintenant (jue nous n'entendons rien à la cuisine.

l(Mj(). Mortifier tous ses sens. Je ne suis jamais mieux que quand je ne suis pas bien, disait saint Franrois de Sales. Mortilier son imagination et sa mémoire, en repoussant toute itiiage el tout souvenir dangereux ou mondain, ses alïeclions en ne les laissant pas s'attacher trop ardemment aux créatures. Marguerite du .Saint-Sacrement, rians sa jeunesse, se voyait entoiu'ée d'afTection par ime de ses cousines. Ma chère cousine, lui dit-elle, gardons toutes ces ten<lresses pour Notre-Seigneur. Kniinsupporter avec résignation les épreuves les maux de cette vie à l'exemple de Job (I). ( Voir sur la mortification des détails très jtratiques, aux n. 10 11 et svivants.)

Christ a souffert la faim et la soif; les saintes rigueurs de l'absiineoce consacrent donc le corps du fidèle; Jé8u.s-Christ a été humilié, calomnié, méprisé; les saintes humiliations des disciples de la Croix sont donc devenues des titres d'honneur; et il est des ignominies soulTertes pour la justice, plus glorieuses même devant le monde que toute la gloire du monde même.

Il est vrai que la violence qu'on se fait continuellement, s'il n'y était mêlé aucun adoucissement, lasserait bientôt la faiblesse de l'homme. Mais la source des plaisirs véritables n'est pas dans les sens; elle est dans le cœur: or, c'est [& que Jésus-Christ porte le remède de la douceur de sa grâce, (Massillo.i.)

(1) (a) Ce saint homme avait perdu ses enfants et tousses biens. Sa femme, insultant à sa résignation, l'excilait au blasphème. « Vous parlez comme une femme insensée, lui dit-il ; si nous recevons les biens de la main de Dieu, pourquoi n'en recevrionsnous pas les maux ? Le Seigneur m a tout donné, il m'a tout ôlé, que son saint nom soit béni ! u

(b\ Sainte Elisabeth duchesse de Thuringe, après la mort de son mari, se vit chassée, avec ses enfants de son palais et de ses domaines, et abandonnée de tous ceux à qui elle avait fait du bien; ne sachant ou trouver un gtle, elle alla frappera la porte d'un cou- ^' " ' ' ~ ' 'is, et leur demanda de chanter un Te Deum pour remercier Dieu de

li'. François de Sales, c'est marchera pied sous l'étendard de Jésus que de 6 iiiipuser des mortifications volontaires; mais c'est marcher à cheval que de supporter patiemment les croix que Dieu nous envoie.

((il Sainte Lidwine s'est sanclitîéeen Hollande par la soufTrance; elle avait fait à l'âge de douze ans le vœu de virginité et elle fut pendant trente ans sans quitter le lit; et pendant sept ans, elle ne put faire aucun mouvement sinon du bras gauche. Souvent elle ne pouvait premlre ni nourriture ni sommeil. Les trois premières années elle sentait vivement ses soutTrances ; mais son confesseur lui ayant dit de méditer sept fois par jour la passion de Noire-Seigneur, elle y pu sa tant de force et de consohition qu'elle priait Dieu d'augmenter ses douleurs, auxquelles elle ajoutait de* mortifications volontaires. (Voir la note ûu n. 15i5j.

(e) Comme on demandait à sainte Rose de Lima, à son lit de mort, pourquoi elle pleurait: c Je ne pleure pas parce que je vais quitter la terre, mais bien parce que je n ai pas assez souffert pour mériter le ciel. »

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t'r à la passion du plaisir un objet saint, comme les consolations •t de l'amour dt^Dieu, la joieirune bonneconscience. Les passions par la. au lieu d'être un olislacle, deviennent un secours; comme on ne peut jauiais leséteindra, il est important de leur donner un aliment saint. L'amour • luit le mobile lie toutes les passions, celui qui aime Dieu avec ardeur n'a j .i> ilo peine à les diriger.

Heureuses les Ames qui par ces moyens arriveront à triompher de la sen- -^iialité, de l'amour du plaisir, et à garder leurs corps et leurs cœurs pui"s? Heureux ceux qm portent dans feurs corps ta mortification de Jéstis-Christ, ut et vitn Jesu manifestetur\ Heureux ici-bas!... Heureux à la mort ! En e monde point de plus grand plaisir que de mépriser le plaisir même, dit lertullion; et il ajoute : comment pourrions-nous vivre sans ce plaisir, nous ■■■ levons trouver du plaisir dans la mort elle-même? Si notre foi n'était vive pour nous faire ginlter les joies de la mortification, souvenez-vous "ins ipie le plaisir de mourir sans peine vaut bien la peine de vivre sans ir. Plus heureux au ciel; car s'il y h des supplices éternels pour ceux qui ;: aimé les plaisirs coupables, il y a des plaisirs et des joies sans tin pour ceux qui ont aimé les saintes fatigues de la mortilication ; et là-haut les martyrs chantent : Transii'imus j)er ignetn et aquam et edujcisti nos in refrif/erium !

Acte de contrition. Mon Dieu, jusqu'ici, selon l'expression de vos saints livres, j'ai suivi le plaisir comme le bœuf suit celui qui le mène au sacrifice ou à l'abattoir. Autrefois et parfois même de nos jours encore, on orne ce bœuf de fleurs et de rubans, on l'accompagne avec des instruments de musique, et on finit par l'abattre. Hélas! en suivant l'attrait du plaisir j'ai trouvé la mort. Pardon! Prière à .Votre-Seigneur en croix, à Marie, Mère de douleurs.

Xll. — Respect liuniain, autre «source de péché.

MW)\. Je ne rovf/is pas de V Evangile. (Rom., i. 10.) — C'est saint Paul ni parle ainsi, il [Kircourtle monde. et il alTronte tous les périls pour prêcher devant les grands et les petits, devant les savants et les ignorants. Malheuiv^iisement tous les (chrétiens ne peuvent pas tenir ce noble langage, et le respect humain est aujourd'hui la cause la plus ordinaire de la négligence ries devoirs religieux. Considérons donc: I. (Combien le respect humain est injurieux h Dieu ; 11. Tiombien il est funeste pour l'homme ; et III, pour la société et lo famille.

{{yk\±. — I. Il outrage Dieu. I» Il méprise Dieu, son autorité, ses promesses, ses menaces. 1) Dieu attend de nous que nous le servions, il en a le droit. Le monde ne le veut pas. L'esclave du respect humain suit la loi du monde et non <;elle de Dieu. Il aime mieux désobéir au roi qu'à son co(dier. i) Dieu promet des récompenses si nous lui sommes litlcles; à ces récompenses le rts|ieid humain préfère ra|ipr(d»atiou du monde. c'est-A-dirc île ce qu'il y a 'If pire iiarmi les hoiumos.lt) Dieu menace relui oui enfreint ses commandeuicnts. le monde menace de ses i-ailleries, si ou les observe ; le respect humain craint plus les snurires îles méchants rpie la justice de Dieu.

« U ludiime, s écrie saint Chrvsnstome. saveï-vous bien quel est ce langage que vous tenez à Dieu! vous lui dites ; Maudissez-moi Seigneur, j'y consens, (iMiiivii iiiic 11' monde m approuve ; j'aime mieux être l'objet éternel de vos ' fie votre mépris, que de ne pas jouir ici-bas de l'estime et îles s des hommes. Otte impiété vous fait horreur, mon cher auditeur; et c est pourtant vous qui êtes l'impie. » (Massili.on.)

WHYS, — jo c/ett une ingratitude. In homme de lettres, tlu \vn« siècle, devait S(m éducalion aux sacrifices «pi'avait faits pour lui son pauvre vieux père. Tn jour qu'il avait lu une de se» poésies devant une société brill.uilc. et qu'il recevait les appbm l's de tous, son père, qui s'ci

dans la foule, s'avance pour >cr ; l'ingrat le repousse cl rc

reconnaître. Alors aux apjdaulissomculs succède l'indignation do to is nu ! le uiuuslre, obi le cœur uoir, aùe-t-ou de toutes parts. C'est le porlrait de

r<!S(lavc «lu rcspcrt hiiniiiin ; il doil loiil à son Dietiel il nose pas le reconnaître devant les lioinincs (t),

10(i4. — II. Le respect liiiniain est lunoste à l'Iiomnio (ju'il dégrade et (inil perd. l<i // le dégrade, 1) car c'est une Idc/icfé. Il avait du courage le \i' iMird Kh'uzar, (pii no voulait pas niî'ine faire semblant île manger des M iiilcs «Icfendiies |>ar la loi, de peur d'Atre un sujet de scandale aux jeunes «eus et de déshonorer sa vieillesse. Il préféra la mort à celle feinte qu'on lui conseillail. Il avait du courage, le dernier des frères Mucliabées, aimant mieux la mort que toutes les promesses d'un tvran. Ils ont eu du courage, les martyrs de tous les siècles ! (i) L'homme asservi au respect humam, presque semblable aux apostats, sacrifie la foi, la pratique de sa religion, trahit les engagemcnis de son baptême et de sa première conununion, non en face des tourments et de la mort, mais en face d'im sourire, d'une parole de blâme. Il lie (repitlaverunt timoré ubi non erut timor. Il est semblable à ces peureux qui, la nuit, prennent l'ombre des arbres pour des fantômes ; i\ ces oiseaux qui n'osent pas a|»procher d'un champ fraîchement ensemencé, ipiand ils y voient un chapeau au haut d'un bâton.

t(M>."). 2) t^est un escluvar/e. i'auvres nègres! un maître cruel les arrache A leurs huttes, les traîne sur une terre lointaine, les condamne aux plus rudes travaux. L'homme dominé parle respect humain est sous un joug plus dégradant encore. Sa conscience i)arle et lui dit : Va à la messe, à la table sainte. Le tyran parle plus haut. Kt son e.sclave traîne sa lourde chaîne, ne faisant jamais le bien qu'il veut, mais presque toujours le mal qu'il ne veut pas. Il a autant de maîtres (pi'il y a d'hommes pervers jtour le cnti<juer.

UHm. 3) C'eut une folie que de voidoir contenter l'opinion publique. Les saints ni IS'olre-Seigneur lui-même n'y ont pas réussi. Pour plaire aux uns, il faut nécessairement déplaire aux autres. Contenter les méchants, c'est contrister les bons ; n'est-ce pas l'excès de la déraison de préférer le blâme des gens de bien â ceux des impies, de rougir du devoir, de se jeter avec les autres dans un précipice, à 1 exemple des brebis. Est-ce sage de n'oser se sauver par crainte d'un mal qu'on ne saurait éviter, même en se perdant? (>h! ipiand, en se livrant à ses passions, on scandalise le inonde lui-môme,

(1) Les patriarches, ces hommes si vénérables, si puissants, même selon le monde, ne se faisaient connaître aux rois et aux peuples des diilérenis pays où l'ordre du Seigneor les conduisait, que par ces termes religieux : Je crains le Seigneur : Timeo Deum. Il» ne se recumoianda enl pas par la grandeur de leur race, dont l'or gine loucliail encore celle de l'univers, par la gloire de leurs ancêtres, par l'éclat du sang d'Abraham, de cet homme, le vainqueur des rois, le modèle de tous leb sages de la terre, et le seul héros dont le monde pouvait alors se glorifier. Nous craignons le Seigneur: c'était là leur titre le plus pompeux, leur noblesi^e la plus auguste, le seul caractère par où iU voulaient être distingués de tous les autres hommes : c'était le signe magnifique qui paraissait à la tête de leurs tentes et de leurs troupeaux, qui brillait dans leurs étendards, et qui portait partout avec eux la gloire de leur nom et celle du Dieu de leurs pères. Et nous, mes Frères, nous nous défendons de la réputation d'hommes justes el craignant Dieu, comme d'un titre de honte et d'infamie : nous étalons avec orgueil les vaines distinctions du rang et de la naissance : les marques frivoles de nos noms, et de nos dignités nous précèdent, nous annoncent partout et nous cachons le signe glorieux du Dieu de nos pères, et nous nous glorifions même de n'être pas du nombre de ceux qui le craignent el qui l'adorent. (Massillo). Qui autem liment te, magni erunt apud te per omnia, (Judil. xvi. 19 )

(â; (a) En 1840, Marceau, lieutenant de vaisseau, qui devint commandant, s'était sincèrement converti. Dès lors il déclara une rude guerre au respect humain, dont il avait été pr*^cédemmeni l'esclave. Il entendait la messe tous les jours et communiait plusieurs fois nar senia- furme militaire, surtout dans les villes où dominait la peur.

Uuand on i i de prendre un habit civil pour faire ses dévotions : a On se

garderait bai,. j i-il, de se présenter devant un prince sans le costume militaire, el vous voulez que je le quitte devant le Rois des rois I »

(6) Valentinien, cummandant d'une compagnie des gardes de Julien l'Apostat, dut un jour accompagner l'empereur dans un temple païen. Un pes prêtres qui répandait l'eau lustrale sur rassemblée atteignit les vêtements de Valentinien. Ce dernier, non seulement manifesta son dépit en présence de Julien, mais même il déchira sur-le-champ la partie du manteau sur laquelle l'eau était tombée. Julien, furieux, l'envoya en exil. Mai» Pieu le récompeoM. Plus tard Valeotinien devint empereur.

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