‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 85 sur 416 · TABLÎÎAU DE LA MORT · texte numérisé non relu

TABLÎÎAU DE LA MORT

Iftft?. 8) Agonie. Pondant que le moriboml luUo avec ses fniveiirs, gémît ' t [)rie tour à tour. )ji mort avnni-o toujours. Les soii|iiis des [larenls. les ianiies qu'on ne eache que pour ne pas elTrayer le malade, ses lèvres livi.Iis. son nez effilé, ses ongles violets, tout annonce la dernière heure. L'ne le tombe du Iront de l'agonisant et ruisselle sur ses joues déjà > d'une pAleur mortelle. Ses veux sont grands ouverts et comme viii.iix. .sa langue se dessèche, sa bouche se remplit décumc, ses bras se lni-siMil tomber, sa poitrine se gonfle el laisse passer avec effort le râle de I i:: "iiie. On louche ses mains, elles sont froides ;ses pieds, ils sont glacés ; nii . liorrhe sur son cœur un reste de chaleur et de vie.

IIJSS. 9) Les adieu jc. Ven if finis, c'csl la fin. Les parents poussent des cris

lt> doideur, ils se jettent sur le mourant, l'arrosent de leui-s larmes, lui disent

' ' lut atiieu : u Adieu, ma mère, crie une jeune fille, que vais-je deve-

! us ! La vie est si amère, ne vous aurai-je donc plus pour adoucir

liits iiisifsses? Il y a tant de danger à craindre à mon âge, que vais-ie

ievenirf Je n'aurai pas votre main pour me guider. .\li ! du ciel protégez la

(.auvre orpheline que vous laissez siu" la terre! » l'ne autre fois, c'est la fille

qui meurt la première, el la mère est inconsolable : « Mon enfant, pourquoi

""" 'piittes-lu ? Je comptais que tu me remlrais dans ma vieillesse les soins

i ai entouré ton enfance ! J'espérais que tu me fermerais les veux, et

mm! .|iii (lois te rendre ce douloureux devoir! 0 mort, pounjuoï ne me

pas la première, puisque tu es assez cruelle pour séparer une

-I fille ? >> Cris, larmes, sanglots, tout est inutile: la mort ne se

laisse pas fléchir.

Pourquoi donc celle déplorable habitude de manifester une telle douleur en

I' -ince d'un agonisant, puis<ju'elle ne fait que hiUer sa mort, accroître sa

: l'iir et peut-être l'exposer au désespoir ? Ah ! quand vous assistez à la

i'-re heure d'un ^)arent ou d'un ami, ne laissez pas paraître votre dou-

: si vous ne pouviez la contenir, éloignez-vous du mourant, comme Agar

I' l' son fils; laissez auprès de lui le prêtre, ou quelque ami pieux qui

lii i.-rera des ados de foi, d'espérance, de charité et de contrition

ri 1 . III les prières de la recommandation de l'ftme. (V. la noteSdu

II' -'.''i )

lUJS".». 10) PrièreK. Tous les suints anges et archanges, pries pour lui; omnes sancti et sanctœ Dei, intenediie pro eo. (Juel besoin, à cette heure, ! ' ' ' vseurs ! Proficere. anima christiana, de hor mundo :

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