XXI. — Qu'est-re que notre vie
1207. Quœ est vitavesfra ? (Jac. iv, 15.) Quel problème le Saint-Esprit nous donne à résoudre, quelle question il nous pose ! Question simple, il est vrai, mais pourtant la plus importante de toutes. Aussi vous l'étes-vous adressée plus d'une fois à vous-mêmes. L'insensé qui a perdu l'intelligence, et l'anitiial sans raison sont les seuls êtres qui ne cherchent pas à se rendre ciuiipte de ce qu'est leur vie. Tn homme intelligent ne manque pas de se dire souvent à lui-même : Je n'étais pas il v a trente ans. il y asoixanle ans. Je vis maintenant, j'habite ce monde rempli de merveilles. Qui m'y a placé f Poun/uoi i/ stiig-je f Où vais-je en le quittant "* La réponse nue votre raison vous a déjà donnée à toutes ces questions, nous allons vous la rappeler encore.
ti<)8. Qui nous a placés en ce monde ? Ce n'est pas nous. Nous n'étions pas, nous n'avions pas la vie, le rien ne peut rien faire ; personne ne donne ce qu'il n'a pas. Ce ne sont pas vos parents, k quel père et à quelle mère est-il venu en pensée qu'ils étaient les maîtres de la vie? Que de fois ils perdent leurs enfants et constatent qu'ils sont non seulement incapables de leur donner la vie, mais même de la leur conserver! Et peuvent-ils se la conserver à euxmêmes ?
Tu es enim, Domine, qui vitœ et mortis habes potes fatem. (Sap. xvi, \'^.) C'est l>ieu qui nous a formés et façonnés ; il s'est servi de nos parents comme d'un insi ruinent ; pour écrire nous nous servons d'une plume, m«is c'est nous qui écrivons. I>ieu seul est créateur: Omnia per ipsum farta sunt et sine i/i. " est nihil quod factum est. In ipso vivimus. moremur et sumus.
À ilons-nous notre Pore et tam Pater nemo. N'est-ce pas là notre
f <u- gloire? Je suis l'enfant <le Dieu, je lui appartiens. IL 1* Pourquoi m'a-t-H donné la rie? 1) La foi répond: Omnia ^'fi/'i'-r sfmefipsum oneratus est iJominus.'ij La raison : Quand Dieu agit, il doit se |>inj)osor un riut, ime fin digne de lui. Le seul but digne de lui, c'e.st lui-même. Il v a des homuies qui, danslem-s œuvres, se proposent pour fin la gloire de Dieu; leurs actions deviennent nobles et saintes, à cause de ce bol iipiils poursuivent. Quand Dieu agit, s'il ne cherchait pas sa gloire, il r:' ses œuvres au-dessous de celles des hommes qui travaillent pour
ln! ! , il est notre Père, n'est-il pas juste que nous l'aimions?
l'uisipi il est le souverain .Maître de toute chose, n'est-ce pas notre devoir et notre gloire de le servir et «le faire sa volonté ? Le chami) ne <loit-il pas ses fruits à celui ipii eues! le maître? Le.s créatures inanimées, les astres, la terre, les arbres obéissent à Dieu et suivent invariablement les lois qu'il leur
(t) Quand Anlrefois, un vaisseau partait chaque année des côtes d'Espagne pour celles de l'Afrique, portant le rachat des prisonnierH, avec quelle anxiété les captifs n'atten* daienl-ils pas sa venue ; Avec quelles ang'iissesnedemandKient-l-ils pa< si leur» femmes, leurs parents avaj»;: nx de leur , . ^^
n'était pas venu ci ' quand ils ^ A'e
de la prière desceii. . -.^ ■-, ne se pas&c . .. ,.„^ ., — ,,.^ „v ... ,,.-.... aat
encore ?
(2» 1^ sermon suivant «'arirr-»»» au* in.nimPi ■ ,,n •.«■Il 1.1 <<'>nner ou à "«» î^''»nii,\re réunii'n.ou <mi imIicu '1' .u le«dtï>p>'-^ ni-
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chirui-gi«u, eic , il.% répondruul, pour Muver ma vie. La vi« e»l duiic le bkvu aalurtl le plus précieux de rhomme.
i.u -1,i:M".n>> Di: MISSIONS
a II II a-t-il pas le «iroil <lo percevoir ic iumu'Iui' <ic son mi-
w.: h Dieu, el comiiionl pf^irrions-nous échapper noiis-
lUi'iiit's il snii ciMjiiic :'
lilO. 2" l'.umment reuf-il f/ue je le serre? Les créatures sans raison ne soni pas lilires. mais esclaves des lois de Dieu. La pierre ne peut pas lutter Contre la lui «pii lenlraine vers la terre, etc.; mais A lin inme créé intelligent et raisonnaltlc, Dieu a donné la liberté : Posait homiiiem in tnanu <ttnsiliisui. KtanI par nature notre souverain, il a vctulu I être encore par notre ch(»i\. Il a trouvé que celait nous faire honneur que de ne pas nous contraindre comme ses esclaves, mais de nous laisser lihres comme ses enfants, (iesl d'ailleurs pour Dieu une gloire que d'avoir des créatures (jui le servent non |>ar force, niais de plein gré et par amour, (".e n'est pas à dire que Dieu abandonne l'homme à ses caprices ou à ses passions et le laisse ici-bas sans règles. Non. (I)
1211. o'J /)ieu (/lie nous donne-t-il pour (/ue nous le serrions f i) sa loi. Deutn finie et mandata ejus serra, hor est enim omnis /lomo, et sans cela l'homme n'est rien. Il a appris à l'homme ce (]u'il devait faire et ce <pi'il devait éviter: Bona et mala ostendit eis. Il a écrit sa volonté, d'abord dans la conscience humaine qui, si elle n'est pas éloulïée ou égarée par la passion, nous lait discerner le bien du mal. Knsuite il a manifesté d'une manière éclatante sa volonté en donnant dix comman<lements : Si vis ad vitaminf/redi serra mandata, a-t-il dit. Je t'ordonne <le garder cette loi. je ne le la ferai pas observer malgré toi; luais si tu lai-complis, lu auras la vie; si lu ne l'observes point, la morl sera Ion partage. Les rois de ce monde ont des récompenses el des chiltimcnts pour imposer leur volonté (voirn" lli<i), Dieu n'en auraitil point:*
lili. i) Dieu a donné sa f/rdce. Toutefois comme l'homme, par suite de la désobéissance de son premier père, était tombé dans la disgrâce de Dieu el était devenu trop faible pour observer la loi. le Seigneur a eu nilié de sa misère : il a envové sur la terre son proju'c Fils, (le Fils a<lorabIc a passé
(i) « Dieu, en nous laisant ce choix ne renonce pas au droit qui lai est acquis. Il ne prétend pas nuus décliarger de IVbligatiun primitive que nous avons d'être à lui, ni nous déférer lellemenl le choix, que nous puissions sans révolte et sans injustice, nous soustraire à son empire. Maiâ il veut que nous soyons aussi voiontairement à lui, que nous y .sommes dfjà d<> druil naturel, el que nous conlirmions par un choix exprès notre dépendance nécessaire et inévitable. Pourquoi le veul-il ainsi? Pour notre perfection et notre gloire. Celui à (|iii nous devons tout veut nouvoir nous savoir gré de quelque chose; il veut nous donner un titre pour lui demander des récompen&es. Que si nous refusons notre obéissance, nous lui donnons un litre pour exiger des supplices.
« Il y a des pécheurs qui disent qu'ils se passeraii;ni facilement de cette liberté qui les expose à leur perte 0 homme, qui que tu sois, qui te fâches de n'être pas une brute, à (JUI la lumière de ta raison et l'honneur de ta liberté est à charge, cesse de le plaindre de les avantages et d'accuser témérairement ton bienfaiteur. Si tu étais indépendant par nature, et :]ue Dieu néanmoins exigeât de toi que lu te rendisses dépendant par ta volonté, peut-être aurais-iu raison ue trouver ou l'obligation importune ou la demande incivile. Mais pui>que l'usage qu'il prétend de ta liberté, c'est de travailler i ton bonheur en l'assujeHissani à s<>n empire, ce qu'il exige est trop aisé, trop naturel et trop juste. On peut bans grand effort, se donner à qui l'on est. Ce serait peut-être quelqie violence, s'il fallait sortir de notre état et nous transportera un domaine étranger. Il ne s'agit que d'y demeurer et d'y consentir. Enfin, quand Dieu exige que nous consentions h êtie ses sujets, il veut que nous consentions à être ce que nous sommes, et que nouH accommodions noire volonté au fond même de notre essence. Rien n'est plus nut n'est moins pénible, à moins que la volonté ne suit eolièrement dépravée.
" ; il avouer qu'elle l'est éirans^ement dans tous les pécheurs. Ils ne savent
p»-- ^ . entre la liberté et l'indépendance, ils n'ont pas vu que pour être libre,
rhomtiie n est pas souverain. L'homme est libre comme un sujet sous un prince légitime, ou comme un fils soucia dépendance de l'autorité paternelle. Ils veulent être libres jusqu'à oublier leur condition et jusqu'à perdre entièrement le respect. C'est la liberté d'un rebelle, et non la liberté d'un enfant soumis et d'un fidèle sujet. Dès qu'ils ne veulent pas dépendre de Dieu, Ils ne veulent donc plus être ce qu'ils sont. Ils combauent en euxmêmes les premiers princiues elle fondement de leur être. Ils corrompent leur propre droiture. lisse rendent contraires à Dieu, et Dieu par conséquent leur devient contraire. Il* sont noiimi» à Dieu comme juge, il les juge, paice qu'il coana'.t ce dérèglement, a (D aptes UossuET.)
Pis DE l'homme 477
trente-trois ads tians les souffrances et la pauvreté, et il est mort sur la croix pour nous et notre salut. C'est par sf)n sanp qu'il nous a mérité la grâce, le scroiirs '-élosle nui nous est nécessaire pour faire le bien et éviter le mal.
I; ■ 0 cruoilix, il vous dira ce que noire Dieu a fait pour nous déli-
vii . ..■. pour nous procurer la force de le servir et pour nous attirera
launor . iiuins. pieds percés, tête couronnée d'épines, a pfanfa pedvs usque ad rfrfirem, non est in eo sanifas. Malheur aux ingrats, malheur à qui ahuse de ic s.iiil' versé et de la prAce qu'il lui assure ! Malheur à celui qui n'aiuif i>.ist «'lui .pii l'a aiinéjustpi'à la mort ! Certes, si un homme avait l'ail pour nous la millième partie de ce qu'a fait notre Dieu, nous ne pourrions nous défendre d'un sentiment de reconnaissance envers lui; et un Dieu mort pour nous ne ravirait pas notre co'ur?
Iil:t. 3) Oieu nousdonnf If temps, pour profiler de la grâce en le servant et en laiuiant. le temps ijui vaut Vélernilé puisqu'il la prépare, le temps de réprouve durant lacpielle Dieu s'assure de notre fidélité. Nous l'avons ce temps, rhréliens : Kcte nunr tempus arceptabile, ecce nunc (lies salufis. I.ts jiMii-s de mission surtout sont l'avorablos à notre salut. C'est le moment df nous demander sérieusement, la main sur la conscience, si nous avons bien emplové notre vie. si nous avons profilé de la grâce de Dieu, de linslruclion religieuse reçue, des bons exemples, des bons désirs, des remords, etc.; si nous avons observé la loi de notre Créateur, si nous avons fait enfin ce pounpioi il nous a mis en ce monde : car uniim est necessarium.
\ quoi sert tout le reste : Quid prodast f Profitons de ce temps; car un jour, qui n'est pas éloigné, on nous signifiera qu'il n'y a plus de temps : Temijus non erit ampiius. Ce sera la fin. Dieu aura fait pour nous tout ce qu'il devait, plus qu'il ne devait; il nous arrachera donc à cette terre. La mort viendra, elle nous ravira tout.
Si elle ne nous renverse pas subitement de sa faux redoutable, la voyant arriver de loin, vous direz adieu à vos bit^ns. Je laisse ma maison, mes terres, mes rentes à un tel. .Mais vous laissez tout! que gardez-vous doncMtien. Vous direz adieu « vos parents, à vos connaissances, à votre corps lui-même. Vf-itit finis : r\'s\. fini. 0 aveuglement de donner tous ses soins aux choses p;i - ' I ici-bas iju'il faudra si lot rpiilteret fie ne pas songer à nos inté-
1. ■ ! Kl la mort vient comme un voleur au moment où l'on s'y
11' . lus; si vous la crovez éloignée, tremblez: c'est une preuve «prelle
l:il i — MF Ff après la mort, où allons-nous ? Au tribunal de Dieu. Notre Ame iiii \ couiparaitra. La raison couime la foi nous l'enseigne, ici-
bas le ji. le souvent, le méchant prospère parfois; il faut une autre
vie où chai'im reçoive selon ses ii-uvres : Qikp seminaverif homo. hier et metet. Le laboureur, s'il semé du blé, recueille du blé; s'il sème de l'avoine, il ne moissonne pas du froment. Du côté où l'arbre tombe, il demeure, et il tomt»e du roté où il penche.
iilTi. i<i Où les ion* ,"' Semez de saintes œuvres, des prières, l'accomplissement de vos «levoirs d'homme et de chrétien, vous recevrez le ciel. Kf/o merres tua muf/na nimis, dit le Seignemv (Juand il a pnuiiis. il ne manque pas de parole : Cirtum et terra transibunt , rerbu autem mea non prtrteribunt. Les saints, dans le eiel, ne se plaignent pas d'avoir Irop fait pour lui : Orulus non ridit,nftc uuris auairit. etc. Ils voient Dieu tel ipiil est, du i..inl de leur âme. Ah ? quand n»è(ne vous feriez des sacrifices p«)ur !• - ' 1 ' Iwéliens. quanti même vous auriez â subir quelques railleries de la pari ilu monile. quand même la eroix pèserait sur vos épaules, ne murnuire/ pas; tout tela n esl pniul trop pour mèriler le paradis, et Dieu est assez riche
[K>ur voc- ' ■' 'is les services que vous lui aurez rendus, et
toutes \< iiir lui rester fiilèle!
Iil<; j "1 i"' «iinnne pas de voir les bons ri( mn
; Il mais il est des inciliani ut tard le mal qu ils vim
lu- : 1 li ne les tiimit i.is. n,i .lu \'ù\ iii^idli'ciil i>-ir !• m
un 1 !'■■ . ; ;i
S.l|l> JU>I|>'i', i ' ;
les poursuivant pus Uc sua courroux, un Dieu, euUu, i|ui nu «cruil ^u» DttiU|
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puisqu'il serait injuste et faible. El, à force de désirer pour les besoins de leur rause un Dieu si commode, ils finissent par s'imiiginer que Dieu est tel qu'ils se le (i^'urent.
Pauvres avougics ! Il ne dépend pas de nous de faire Dieu h noire mesure, à notre inudcle ; il est ce qu'il est, de toute éternité. Kl parce que nous sommes esclaves du mal, il ne va pas cesser d'être saint, ni d'i^lre bon, ni d'être juste. Dieu est saint ol bon, et sa bonté et sa sainteté son inlinies. Il a donc poiM" le niai une baine inlinie. Sa justice est en proportion de sa bonté pt de sa sainteté. « {Jni donne a droit d'exiger. Dieu exige des reconnaissances. S'il ne trouve pas des reconnaissances, il exigera des supplices. Il ne perd pas ses droits. Il est juste qu'il mesure sa justice fV ses bontés et à nos ingratitudes, et qu'il perce d'autant de traits un cœur intidéle, que son amour bienfaisant avait emplové d'attraits pour le gagner. » (Uossiet.) .Mallieur à <iui tombe sous ses coups! Ilorreiulum est incidere in manus IJei virent is!
Malheur, dès ce monde, car tribulntio et aiif/ustia omni opérant i ma/utn; malheur, f'est-à-dire,nuelquefois pertes, revers, maladies. Ne soyez pas rassurés ni sur vos maisons, ni sur vos terres, ni sur vos afTaires, ni sur vos enfants, ni sur vous-mêmes, si vous vive/ en ennemis de Dieu et si vous l'olTenscz. il a tout en sa main et il peut tout vous ravir. Mais si, quaml vous transgressez sa loi, il vous laisse jouir en paix des biens d'ici-bas, trois fois malheur ! Le bras du Seigneur sappesantit sur vous. Il ne ramène ordinairement les pécheurs que par les adversités, c'est là le moyen ordinaire dont il use dans sa miséricorde. S'il ne rem|»loie pas à votre égard, c'est ([u'en juste punition de vos habitudes coupables, il vous laisse aller tranquillement à une mort de réprouvé, et de là où ? Du côté où vous penchez.
Le pécheur ne veut j)oint de Dieu en ce monde, il méprise son amour et ses récompenses, il n'en aura point ; il tombera h^n de Dieu, loin du ciel. Le pécheur s'attache aux créatures pour lestpielles il n'était pas fait, cl il met tout son plaisir à en jouir. Toutes les créatures s'uniront après la mort pour le tourmenter et le torturer, et il trouvera en elles autant de bourreaux. Maudit de Dieu (pi'il a blasphémé et dont il a méprisé tous les desseins de miséricorde, le réprouvé s'en ira au feu éternel, inif/nem œternum.
\t\l. Voilà ce (pie nous enseigne notre foi, voilà ce que la conscience et la raison ont fait connaître aux païens eux-mêmes. Voilà la solution, le résultat du problème de la vie. Nous venons de Dieu, nous sommes sur la terre pour l'aimer et le servir en observant sa loi, nous sommes libres de faire le bien ou le mal, nous avons pour faire le bien la grâce et le temps. La mort viendra et l'homme ira dans la maison de son éternité ; s'il a fourni saintement sa carrière, il se reposera dans le ciel ; s'il a bravé Dieu et foulé aux pieds sa loi, Dieu aura son tour; car il le chassera loin de lui. Et, fuyant comme Caïn devant la face de son Juge, le réprouvé s'en ira dans l'enfer pour être foulé sous les pieds des démons.
Je vous propose, aujourd'hui, ou la bénédiction ou la malédiction, la vie ou la mort ; à vous de choisir la bénédiction et la vie, ou la malédiction et la mort, etc. Oh! choisissez donc la bénédiction. Pour cela qu'avez-vousà faire? Assistez aux instructions, repentez-vous de vos péchés, renoncez-y ; aidez les autres à choisir la bénédiction, moyen elïicace de l'appeler sur vous ; amenez aux pieds des autels vos amis, etc., quel service! C'est peut-être là pour eux la dernière grâce. Acte de contrition. Delicta juventutis meœ et if/norantius meas ne memineris. J'ai abusé de la vie et de la grâce, pardonnez-moi. Je veux commencer une vie nouvelle. Maria, mater r/ratiœ, mater misericordiœ, tu nos ub hoste protège et mortis hora suscipe !
N. H. — Sur l'éternité, voir n" 2029.