XXII. — Exhortation à. la Conversion (Ij
4218. Ilodie si vocem ejiis audieritis ; nolite obdurare corda vestra. (Ps. xciv.) — Les paroles que le saint roi David adressait à son peuple, je
(1) Cette extiortalioo doit être placée à la messe spéciale pour les hommes, le dimaache avant la clôture de la mission. C'est en ce jour et en celle heure que l'auditoire est le plus complet; et il importe que tous entendent ce pressant appel.
k\Hoi\TaT!On' a La «'.onverstok 479
viens vous les adresser en ce jour. Ilien n'est plus fatal pour un lionime que dVmliircir son cœur. L'endurcissement est le père de limpénilence finale et de la damnation éternelle. Le prêtre vient à vous pour vous sauver et non pour vous perdre ; quelle douleur pour lui, si vous endurcissiez vos âmes en entendant la voix de Dieu! car Dieu vous parle et vous invite à profiter de sa grAcc.
lillL D'abord, par lui-inrme. Dieu, c'est cet être unique, infini en puisssnce. qui a tout fait de rien cl qui gouverne tout par sa providence. 1" C'est le Père qui nous a créés; à lui nous devons la vie, car toute créature a en lui la vie, le mouvement et l'être; il nous les donne goutte à goutte, à chaque minute et à chaque seconde. Il est donc notre maitre plus absolument que nous ne le sommes de la récolte que nous avons semée, des fruits de l'arbre que nous avons planté. Les fruits de notre vie, c'est-à-dire nos œuvres .sont & Dieu, il v a droit.
.N ■ "■■'•■i^rions dans une juste indignation, si on nous ravissait ce qui no'. nt. Craignons que Dieu ne nous poursuive de sa colère, si nous
m» t ....M.vc-wiis ses droits, si nous lui refusons l'amour et le service qu'il exige de nous et dont nous lui sommes redevables. Nous ne voudrions pas pour I lit "1 inonde avoir la réputation de ravir le bien de nos semblables ; no ~ >. injustes à l'égard de Dieu; car ses droits sont plus certains,
pluï plus sacrés que ceux de tout homme sur la terre; plus cpie
ceux du père, plus que ceux du maitre, plus que ceux du chef de l'Etat (1).
Ah ! où en sommes-nous, qu'avons-nous fait pour Dieu ? L'avons-nous aimé et servi comme il l'exigeait ? Tout le temps où nous ne l'avons pas fait est perdu, inutiles facti sunt ; car nous ne sommes en ce monde que pour cela. Voici qu'il vient aujourd'hui faire valoir ses droits. 11 vous presse fortement à cette heure de ne pas délaisser ni mépriser votre Père qui est au ciel. Vous, qui n'oseriez pas traiter indignement ce vieillard qui vous a donné le jour, endurciriez- vous vos cœurs, au point de ne pas promettre à votre Dieu de le servir, de l'aimer désormais et de revenir à la pratique de vos devoirs?
.Ne diips pas : je le ferai plus tard : le plus tard ne nous appartient pas. Et Die . :e uu jour présent qu'il nous donne. Le moyen de ne point avoir
de ! . c'est de ne pas profiter de ce jour qui nous appartient. Dieu,
d(iii moque pas impunément, peut nous retrancher ce temps dont
II" Hudie, aujourd'hui donc et non demain, si vocem ejus, etc.
lil.M -■ I lieu c'est notre Uédempteur. Regardez le crucifix. Depuis votre tMi!,inr,> vous êtes iiabitué à lléchir le genou devant lui, et vous faites bien ; ■ II rvs\ ririiai.'i^ du Sauveur mourant. Il fut un temps où les rois catholiques ili' I ijiiij.. i.ii lient à honneur de le faire porter triomphalement devant • ^ - nilior à tous que Jésus crucifié est le Koi des rois, de qui ils re-
tenir leur puissance. Ce crucifix on vous le présentera à votre î.' .-iiiiiiiii' luii- clef mystérieuse avec laquelle vous pourrez oiivni sur vos lèvres déjà glacées par le froid de la
mm lidrait le dernier soii[iir en repoussant ce signe
sni r>
(\) Nuire vie n'e«t p-.i^ une renli-, nu. Le dépositaire n'est pas maître du dépôt
qui re»le à celui qui l'a iit-pi^t-. i|ui ir lui, qui peut être réclamé par lui
quand il voudra. Dieu e»i le prujdiéi.i • v- i -- ■■ •>- »-"x-""''"!es i'avaieov
compris. S^jcrale éuil condamné à ni er dans sa
prison. Socraie lui dil qu'il e»l heur«-u a tant dé-
reprend Cébés, si vous ave^ Uui uûïiré U ui<*rl, p^>urqu«>i uu I avcz-vuus pas S'il a'jf a qu'une porte pour entrer en ce monde, il y en a plusieurs pour en 'r$ Socrale lui répond saiçen. » ■ '' . nous n'en pou-
V v >ser que sur son ordre, ou l< >nnenl sa place.
ij 1 1 il r.i as sommes en p<Jsse8sion d'uii, , ^ -.. , . er une partie en
amusements, une autre dans noire commère**, une troisième a payer nus dettes. Si la vie é(aii une rente, nous poumons employer la jeunesse à nous divertir, l'kge mûr à acquérir de» biens, et la vieillesse 4 faire pénitence ; mais ce n'est qu'an dépdi qui appartient tout «ntier à Dieu.
On a mis en dépOl dans votre maison ■■ -■- >-->■- ..: ■■"" ..-.<.. ™,.n..r.,. ,.,i i,.,,...iii
n'e.st pas à vous, m.iiH au niilin- iie i
comme vulre vie elle-même, li vous O'
Stulte hac nocte animam luatn rejxUnt a te. (Lk ii.\ixk.i.
iSO i^ËftMONS t)E MlssloKS
Or que nous rappcllpl-il ? (Jue le Fils de Dieu, égal A son Père, ne faisant qu'un seul et ini''rne Dieu avec le P/'re elle Sainl-Ks()nl, est venu sur la terre, qu'il s'est fait lioinino r(unme nous. Pour expier nos péchés et nous soustraire A l'empire «lu dénion que le péché avait rendu notre maître, il est mort pour nous. Il nous a raidielés, lorsque nous étions captifs, de nos iniquités et de lenfer. Vous ctes maître du champ «pie vous ave/ acheté ; celui (pii viendrait, malgré vous, vous en ravir les fruits serait d'autant plus injuste que ce champ vous a coiUé plus cher. Kmpti esti pretio maf/no. non corruptibilibiis aura et arf/enfo, sed pretioso sant/ui/te. Kl nous refuserions de le servir et de l'aimer.
Vous aimeriez un de vos semblables qui aurait fait im sacrifice considérable, pour vous délivrer de quelque grand malheur. Si quehpi'im avait offert sa vie pour sauver la vùtre, vous ne pourriez penser i\ lui sans sentir votre cuMir s attemlrir et vos larmes couler. Mais ce que personne n'a fait ni ne fera pour nous, pas m^me noire père, pas même notre mère, Jésus l'a fait : IHle.rit me et tradidit semetipsum pro me.
Hegardez encore «me fois le «'rucilix. <;cs plaies et le sang ((ui en découle ne sont-ils pas autant de voix qui vous crient éloquemment : Quid ultra debui facere ? Mon peuple, que fai-je fait |)Our que tu m'oublies, pour que tu m'outrages? .N'esl-il pas temps jje m'aimer et de me servir enfin 1 .\\\ ! vous avez trop bon cu-ur pour ne pas comprendre ce langage ! Il n'y a (pTiin cu-ur de pierre, un endurci dans le mal, qui a perdu le sens par suite de ses habitudes coupables, qui puisse résister à cet appel de notre Dieu : llodie si voeem ejus. etc.
liii. \\" Dieu, c'est le Saint-Ksprit, un seul et même Dieu avec le Père qui nous a créés et avec le Filscpii nous a rfjichetés. Le Saint-Ksprit, nous sommes devenus .son temple [tar le baptême ; il a été répandu dans no» Ames par le sacrement de conlirmation. Ces deux sacrements nous ont consacrés A lui, comme ce temple a été consacré au culte de Dieu. Celui qui viendrait chasser Dieu de cette église, qui en rejetterait les saintes hosties, «pii la convertirait en une élable et y parquerait de vils animaux, serait un grand coupable. Hélas ! qu'avons-nous fait flu Saint-Ksprit ; ne l'avons-nous pas chassé par le péché de son sanctuaire (jui est notre Ame?
Il ne nous a pas abandonnés pour cela, et il est A la porte de notre cœur et il frappe. Il veut y rentrer ; il a droit d'y être, et il nous demande de lui ouvrir. 11. vous parle par les remords de votre conscience ; il vous parle par les bons désirs qu'il vous inspire ; il vous parle par les exeuqdesde ces hommes qui profitent si bien de la grAce. N'enicndrez-vous pas sa voix? Vous, si poli et si généreux à l'égard d'un de vos auùs : vous qui ne mettriez pas hors de chez vous un homme inconnu qui ne vous aurez fait ni bien ni mal, et qui n'aurait pourtant aucun droit d'être lA ; vous qui ne fermeriez j»as la porte de votre maison A un pauvre couvert de haillons, oseriez-vous bannir pour toujours votre Dieu de votre cœur et lui tenir toujours fermée la porte de votre Ame ? Non assurément ; fermer votre Ame au Saint-Esprit, ce serait vous fermer A vous-même le ciel : llodie si vocem ejusf
iit'i. II. Dieu ne se contente pas de vous parler par lui-même, il me semble qu'en ce moment des voix nombreuses, venant du ciel et de la terre, vous crient de vous convertir, l» Du ciel. La voix de Marie. Marie, c'est la Mère de Dieu, notre Mère. On vous a appris dès le berceau A l'invoquer ; vos mères de la terre vous ont fait sucer avec leur lait la dévotion A la Sainte Vierge. Knfant. vous aimiez A prier devant son image, ou au pied de ses autels; aujourd'hui encore vous recourez A elle ; et si grands que puissent être les ravages que le péché aurait faits dans vos âmes, vous n'avez pas ai»andonné toute pratique de dévotion envers elle. Malheur au pécheur, en effet, qui n'aurait pas recours A Marie ! Lui resterait-il encore une espérance de salut, A cet mfortuué ? (leux qui haïssent la Sainte N'ierge, aimen*. la mort.
Pas un d'entre vous ipii ne veuille que sa dernière parole soit l'invocation du saint nom île Marie. Kh bien! c'est elle, la Heine des .Vpotres, qui a envové le prêtre auprès «le vous. Toutes les grAces passent par ses mains, et celle que nous vous offrons est une des plus grandes que vous puissiez rece- Toir. Rendrions-nous iauliles les desseins de raiséricorde qu'elle a eus envem
EXHORTATION A l.A CONVKKSIOS 4^1
nous "" "■■•"' procurant ce bienfait? Ah ! souvenez-vous des larmes que nous lui .1 .-es, quaml. au (wilvîùî-e. elle a consenti, pour l'amour de nous,
à lai^.> .lir son divin Fils sur la croix! Souvenez-vous de celles quelle a
versées plus nScuiinent sur la montagne de la Salelte !
Si mon peuple. a-{-i'\\e dit, ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller le hras de mon Fils. Si je veujc que mon Fils ne vous abandonne pas. je suis chartfée de prier sans cesse pour vous. Depuis le temps que je souffre pour vous : jamais vous ne pourres récompense: la peine que j'ai prise pour vous. Oh ! quand elle a pleuré au Calvaire, les rochers se sont l'emlus, le« morts sont ressuscites ; et à la Saletle aussi le rocher s'est entrouvert et a laissé passage à une source, souvenir perpétuel des larmes de Marie ! Serions-nous plus durs que les pierres, plus morts que les cadavres ? llodie, etc.
I±i3. — i«> De la terre. La voix de l'Eglise, de la patrie, de la famille, de la conscience et de la raison. 1) De l'Eijlise. Nous sommes chrétiens ; par ni)tre l);iptème nous sommes devenus membres et enfants de la sainte Eglise calholi-pie. C'est elle qui nous a faits enfants de Dieu et nous a appris à le «iiiuiaiiie : l'osi olle (|ui nous a relevés de nos chutes ; c'est elle qui nous a nniiriis 'lo IKm h nistie: c'est elle qui a béni votre enfance, jeune homme; vulre mariii;.'e, épuux ; elle bénira à tous votre fosse. Nés dans son sein, vous voulez mourir avec les secours religieux (ju'elle offre à ses enfants. Trois fois !■■ "■■■■■• à qui les refuse!
K' ise, cette mère de vos âmes que Dieu nous a donnée pour nous
con.i , .,. ia main sur le chemin de la vie, vous ordonne de mettre, au
moins une lois l'an, votre conscience en règle et de recev-urla divine Kucharisiif I.'..l.Ii-Mtion qu'elleen fait est tellement grave que ceux qui la violaient auti lit bannis de l'église et privés à leur mortde la sépulture chré-
tieiii , 'ux tpii ont manqué au devoir de la confession annuelle, Taccompiisscnt du moins uiaintenant. L'Eglise vous presse tous, par la voii de volrc pasteur et par la notre, d'entendre celle de Dieu.
(jÉiolle consolation pour ce prêtre, qui a la charge de vos Ames, si vous prolitcz de la grande grAce qu'il vous a ménagée dans son zèle pour votre salut ! Quelle douleur pour lui, si quelques uns parmi vous restaient insensibles ! Ah ! ne contrislez pas le prêtre ! Vous n'avez point encore de meilleur ami sur la terre. Il veut vous aider à bien vivre, et vous aurez grand besoin de lui pour vous aider à bien mourir.
I" i avons la joie de vous annoncer la parole de Dieu, nous vous
pli iu nom de l'Eglise, et vous avez senti déjà que nous aimions
\ III.-.. .>ou8 ne sommes venus que pour elles. Ce n'est point Vur et i aiu'-iii. ni aucun intérêt périssiible que nous recherchons; depuis longtemps uniis avons renoncé à tous les biens de la terre. La vie «jue nous menons a de tel lis I fines, et si peu d'avantages matériels qu'on ne l'embrasserait jamais, si if 11 était pour ramener les pécheurs à Dieu et les conduire au ciel.
Nous vous disons donc A tous, avec toute l'anleur de notre Ame de prêtre : Salva animam tunm ne et tu simul pereas. Iloitie nolite ohdurare corda vestra. Hndie, c'est le temps de la mission, (iombien y a-t-il d'années qu'il ii'v a iH.iiii >u df misNidii i.ms icite paroisse :* l'anl d'années, l'ourriez-vous
1 dernière et qui ne sont plus de ce monde ? I' i-t-on une autre mission? Vous ne le savez
<*■& , iiiuis vous siivL'/. nioins enrore si vous y assisterez. Le tem|is est court, a vie «le riiommc s'éi-oule rapidement. La mort vient à cheval et au galop. C'est le pérhé qui iiie. .\h ! malheur, mon pauvre pécheur, si vous
ne rencontriez [)lu- is celte heureuse occasion de revenir à Dieu, et
si vous ne proliiie/. pas de celle qui vous est olTerte ! .Malheur pour vous, si vous n'enlenlii'/ ni notre voix, ni celle de votre pasteur, ni ''elle de l'EuIise !
liil. I" \ns. i) celle lie 1 1 p. it rie. i^wxn nuu' i
l'a vu na lé d hommes de même langue, ili'
ont ! 'il et s'enlr'ai'ii'ui mnn:
Il qui ont comhallu pour
il \ i\ ne-, jfiiin> i;cii> jiK iii>M mu- ii'iinc II ileur tpii, SI la patrie était «i i.ijii' ^ , voleraieut à l'ennemi prêts à verser «on sang pour la défcadre. Si dous,b<^
SI
482 SERMONS DE MISJÎIOSS
8o^^nn■^l>M> ii>ii|niii> .i|.(u'lôs à cet héroïsme, <lii uioîqs tlcvons-noiis toujours clionlicr à ccaricr «le noire pairie la inaiédiclion et désirer la prospérité et la gloire de notre i»a}s.
()r,qu'osl-oe (|iii lait le honliour et le uiailieur dune nalion?Je ncvousie dirai pas de nioi-in>iiie ; je vous le laisserai dire par le Dieu de toute vérité : <:'esl la justice qui élève les nations, et le péché rend les peuples malheureux. (Jue de inaux nt»us avons eu à subir! l'ounjuoi ? Nous avons ahamlonné Dieu, et Dieu nous a abandonnés; et une nation que Dieu abandonne devient le jouet <le ses ennemis. Le passé nous fait connaître quel sera l'avenir. (Jomme Français aussi bien que comuie chrétiens, nous devons donc servir Dieu (i).
iii.'i. \\) lie la famille. .Nous ne sommes pas seul§ sur la terre. Nous avons autour de nous d'autres hommes, auxquels nous sommes unis par les liens les plus forts et les plus doux, et qui occupent la première place dans notre co'ur. Kniants, vous avez vos parents ; pères, vous avez une épouse, vous avez vos enfants, vous avez vos parents qui ne sont plus, et en parlant d'eux je t(tuchc l'endroit le |)lus sensil)le »le votre cuMir. Jeune homme, et ici je m'adresse à tous ceux <pii tml encore le bonheur d'avoir lem-s parents, votre pore vous parlera ; votre père, c'est cet homme qui ne vit que pour vous, qui s'use dans un |tonible labeur pour vous faire un avenir heureux ; votre mère vous |»arlera : cette femme qui a veillé sur votre berceau, ipii a essuyé vos prenuéres larmes, (pii vous a nourri de son lait, qui a guidé comme im ange visible votre enfance, qui vous aime plus ipielle ne s'aime elle-même.
Kt ipio vous diront-ils J* (le (pi'ils ont le droit et le devoir <le vous dire : Mon lils, reviens à Dieu. Leur obéirez-vous ; ferez-vous pleurer votre mère? Ah ! prenez garde, ce serait attirer sur vous la colère divine, en résistant à l'autorité de Dieu lui-même. Kpoux, vous avez une épouse ; elle est chrétienne et vous y gagnez. Si elle était sans foi, sans religion, vous seriez bien h plaindre. Peut-être vous a-t-elle quelquefois conlristé ; mais n'importe, vous savez bien que personne sur la terre ne vous veut plus de bien qu'elle. Cette lemuie, que vous dira-t-elle f De vous convertir. L'écouterez-vous ? Oui, certes, car un bon conseil doit toujours être suivi, vint-il d'im ennemi. Ce serait donc agir sans bon sens que <ie ne pas le suivre, quand il nous vient de qui nous veut du bien.
i2i<î. Pères, vous avez des enfants. C'est peut-être celte pieuse jeune fille qui vous fait honneur par sa vertu ; ou bien c'est un des chers enlants à (jui nous avons l'ail le catéchisme. Ils vous ont «iéjà dit : Père, viens avec moi à confesse ; ils vous le diront encore. La vérité sort de la bouche de l'enfance. Kntendrez-vous cette voix, ou bien ferez-vous verser des larmes de douleur A ces êtres si chers ? Ah ! prenez garde, si vous leur donniez l'exemple de I indifférence, du nu'pris île la religion, il viendrait un jour où ces enfants, auxquels vous auriez afqu-is à mépriser Dieu, mépriseraient votre autorité et abreuveraient d injures votre vieillesse ! Ils seraient bien C(»upables ; mais seriez-vous innocents (2) ?
Il semble que j'ai parlé de tous les membres de votre famille, il n'en est rien |ioiirtant. Combien, que je n'ai pas nommés ! J'aperçois «les cheveux blancs dans cette enceinte. .Mon cher frère, vous voilà au déclin de la vie ; vous n'avez plus par conséquent votre père ni votre mère, d'autres plus jetmcs que votis les ont aussi perdus. \\\ ! s'ils étaient sur la terre, ces vieil-
(1) Clovis, le premier de nos rois qui embrassa le ctiristianisme, demamla à saint Rémi, de qui il avaii reçu rinsimclion et le bapiéme, ccmbien de temps devaii durer son royaume. « Autant : 'i).»nJil le saint, que la religion et la justice y fleuriront. »
Charles Vil, av.' ,> du ciel et ceUe de la glorieuse Jeanne d'Arc, venait de
déivrer la Fiance ^ , .:•, Anglais qui l'oppressait depuis si longtemps. Un gentilhomme anglais 8'emtmr.|iiait pour retourner en Angleterre, un Français lui dit en le raillant : « Quand reviendrez-vous en France? — Quand vos péchés seront plus grands que les niilres, » répundil l'Anglais,
(2) Il y a une malédiction de Dieu pour \q% familles comme pour les sociétés. Nicéphore t'hocas fai.sait (.jrtni.jr son palais, espérant le rendre imprenable, lorsqu'une voix lui dit : « Tu as h.lii .les nun iiiU;<. mais la ville sera toujours facile à prendre; car le mal est dedans » En elTei, des que les foriilicaiions furent achevées, le môme jour ou 00 lui en apportait les clefs, ce ma;heureu.\ empereur périt sous le poignard d'un assassin.
fiXHOHTATlON A LA CONVERSION 483
lards à qui nous devons tout, dont nous habitons les m lisons, dont nous possédons les terres, ils ne reslersiiont pas insensibles à la gnlre. En général, ils avaient plus lie foi que nous et ils étaient plus heureux ! venez, par la pensée, aveo lutti au cimetière, vous agenouiller sur ce tertre qui les recouvre; prêtez Toreille.
Il nie semble que votre more, que votre père se <lressenl dans leurs tombes •l vous disent : Mon fils, souviens-toi des conseils que je te donnais autrefois, ipie je t'ai donnés même sur mon lit de mort, lorsque, prenant ta main dans* ma main déjà glaroe, je te disais : Mon tils, ne m'oublie pas, prie pour moi, hrélien et nous nous retrouverons. !^e seul moven que nous avons de iver au ciel, ceux que nous pleurons, c'est de remplir nos devoirs. Ah ! voix qui part de la tombe touche vos âmes, je le sens : vous n'endur- \n\s votre cirur !
iii7. La voi.v de votre conscience, de votre raison, (a) Nous avons une onscience. Nous le disons hardiment ; et ce serait nous insulter (pie de dire ■le nous : <]et homme n'a pas de conscience. Kli bien! que vous dit-elle à ottc heure ? Ne vous crie-t-elle pas bien haut que nous ne vous exhortons qu'à ce qui est de votre devoir, que si vous négligez de l'accomplir vous laites mal: (b) Pascal a dit : « La raison nous commandé bien plus impérieusement qu'un maître : car en désobéissant à l'un, on est malheureux ; et en désobéissant à l'autre, on est un sot. » ]'otre raison ne vous dit-elle pas qu'on le faisant, vous n'avez qu'à y gagner et en consolations vraies, et en bénédictions du l'iel, et dans l'estime des gens de bien ?
fa} En consolations. Quand vous oubliez Dieu, ètes-vous heureux? (b) En hpni-ilirtions. l'ensez-vous franchement qu'en vivant sans religion, vous attire i./. sur vous, sur votre famille, sur vos affaires, la pn)tection divine qui vous est nécessaire? (c) En estime. Croirions-nous <|ue l'opinion publique est tellement pervertie que ce soit un honneur de vivre sans religion 1* Certes, iimis ne sommes pas encore plus bas que les sauvages, ni que les païens ; et |i.iiiiii eux la religion et les pratiques religieuses furent toujours un titre de '. h)t ce n'est jamais sans un motif capable de couvrir de confusion, s'il -onnu, <pie l'on abandonne les devoirs du chrétien. Je pourrais décou- \; es motifs qui tiennent éloignés de Dieu; mais je vous estime et vous 'il' ris trop pour le faire : .Voiife ohdurare corda cestra.
' ' ■ ' "it« part vous vous sentez pressé de répondre à l'appel de la
:t capable de vous faire reculer ? .Serait-ce pir hasard le lâche
. .... .wi ? Je ne le |)uis croire, tju'un sourire, que les railleries d'un
III rli.ini liomme ; (car il n'y a que les iné<-h:inls qui essaient de jeter le ridi-
. u. s 11- ipiix qui font le bien), qu'une mauvaise plaisanterie fasse reculer
M', un enfant, je le convois; mais un homme... un jeune homme!
une ignoble bassesse dont vous n'êtes pas capables. Vous obéirez
.1 la voix lie Dieu le Père, fjui vous a créés, etc., à la voix de .Marie, de
. ise, de la patrie, de la famille, de votre conscience et de votre raison;
vniis vous convertirez. Plus de péchés, assistance aux instructions. Ne venez
pas seul ; amenez vus ronnaissances, nous comptons sur vous (1).
Acte de contrition. — .Mon Dieu, créateur, rédempteur, sancli<icaleur, je ne vous ai pas aimé ni servi comme je le devais. Pardon ! Si j'étais mort hier, que serais-jc devenu ? Merci, mon Dieu, «le m'avoir ménage le temps
'Il C'^Kurgg, conturge, excutere de pulvere, captiva filia Siou. Pauvre âme pé oher.'«sc, MirtPi de ce mauvais élal, relirvxvuus de ce bjurbier, élevez-voui à vuira I' ' : I ' ' I m^iin. ConsiJtirez sei ilivini aiiribuis, et vuus cuonatirez votra
le. Il Bit éiernei, il vout a préparé son royaume dùi avant feu
- ...•..„ 1. .,.i ............. ,1.. ' voire vie ; il v.tu* a aimé Jij louie
<e ; il n'a ceué de voni faire du .1 vous n'en pourrez pluj. 1> eai Kr.tii.i, I. i. ,. É i , , i , . . Mii»r» iUAi^ft» ei ma ades, et vous ne lui réservez
■ lUf 1 1 vi.i ,'.M' .t 1 ,.;ii II- Il I 1 • Il est ii>ut-puiManl el par con*^'iuen« inilir* de st'.s b fn-» ; S' vi.iii-. i-'s ,. :,i- . ' ' ■ . '
A l.i tiii'.;.'. Il f-l II .11, , .■
jujle, il J.jil ij.jac privtr de .. ^ ,. „,....... ^ .^. ,,-- -.
do «ua iiuaaeur, el vous dooaei 4 ^mUq le druii de l'iotuiier et de lui dire : le piu»
48i SKUMONS 1)1-: MISSIONS
(lu roldiir! Je veux en profiler, j'irai aux instructions, j ubi-irai à lu voix de ma conscience. Je ilonnerai de bons conseils à ceux sur qui j'ai quelque inlluence. 0 Marie, je suis encore votre enfant, soutenez-moi !