‹ Le prêtre et le medecin devant la sociétéChapitre 10 sur 37 · ET AUX MEDECINS. XIX · texte numérisé non relu

ET AUX MEDECINS. XIX

prêtre intervient ici de la manière la plus formelle, la plus immédiate et la plus edicace. La consommation de cette sainte et sublime action opérée par le ministère sacré, est, comme nous l'avons déjà insinué, une œuvre de la plus haute importance morale et sociale.

Voici ce que dit poétiquement M. de Chateaubriand, sur la première communion et la sainte communion en général : « C'est à douze ans, c'est au printemps de l'année, que l'adolescent s'unit à son Créateur. Après avoir pleuré la mort du rédempteur du monde avec la montagne de Sion, après avoir rappelé les ténèbres qui couvrirent la terre, la chrétienté sort de la douleur, les cloches se raniment, les saints se dévoilent, le cri delà joie, l'antique alléluia d'Abraham et de Jacob fait retentir le dôme des églises. De jeunes filles vêtues de lin, et des garçons parés de feuillage, marchent sur une route semée des premières fleurs de l'annéej ils s'avancent vers le temple, en répétant de nouveaux cantiquesj leurs parents les suivent^ bientôt le Christ descend sur l'autel pour ces âmes délicates. Le froment des anges est déposé sur la langue véridique qu'aucun mensonge n'a encore souillée, tandis que le prêtre boit, dans le vin pur, le sang méritoire de l'agneau.

« Dans cette solennité, Dieu rappelle un sacrifice sanglant, dans les espèces les plus pai-

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