XX AUX PRÊTRES
sil)les. Aux incommensurables hauteurs de ces mystères, se mêlent les souvenirs des scènes les plus riantes. La nature ressuscite avec son Créateur, et l'ange du printemps semble lui ouvrir les portes du tombeau, comme cet esprit de la lumière qui dérangea la pierre du glorieux sépulcre. L'âge des tendres communiants et celui de la naissante année, confondent leurs jeunesses, leurs harmonies et leurs innocences. Le pain et le vin annoncent les dons des champs prêts à mûrir et retracent les tableaux de l'agriculture; enfin Dieu descend dans l'âme de ces enfants pour les féconder, comme il descend , en cette saison, dans le sein de la terre, pour lui faire porter les fleurs et ses richesses.
« La communion , précédée d'une confession générale, et ne pouvant avoir lieu qu'après une suite d'actions vertueuses, est très-favorable aux bonnes mœurs. Elle l'est même à tel point, que si un homme approchait dignement, une seule fois par mois, du sacrement d'eucharistie, cet homme serait, de nécessité, l'homme le plus vertueux de la terre. Transportez le raisonnement de l'individuel au collectif, de l'homme au peuple, et vous verrez que la communion est une législation tout entière.
« L'eucharistie a pris naissance à la cène;
cl nous en appelons aux peintres , pour la beauté du tableau où Jésus-Christ est représenté disant