‹ Le prêtre et le medecin devant la sociétéChapitre 16 sur 37 · ET AUX MEDECINS. XXIX · texte numérisé non relu

ET AUX MEDECINS. XXIX

pour y moissonner les palmes vives et immortelles du martyre, de la charité et du dévouement chrétien. Mais pourquoi faut-il qu'aujourd'hui le ministre sacré soit injustement repoussé de nos armées? 11 faut le dire ici sans détour, refuser des aumôniers aux régiments, c'est commettre

administration. A la faveur du laudanum , du sulfate de quinine, du bois de réglisse, etc — , j'ai trouvé grâce auprès de tous nos Arabes, j'ai pénéfié datis le fond de leurs harems et de leurs tentes, j'ai pailé de Dieu et je leui- ai fait prononcer dans un sens plus religieux leur Ellamdou lilah (gloire à Dieu); j'ai vu leurs dames, leurs filles, leurs enfants, se presser autour de moi pour recevoir des médailles de LelléMariem , et m'entendre raconter les merveilles de la cléiiience de la Mère de Dieu. A l'aide de vos médicaments, j'ai pu porter la lumière au sein de la plus affieuse ignorance. Oui, mon Père, un missionnaire devrait être au moins un peu médecin, et ne point voyager sans porter avec lui quelques remèdes, s'il veut avoir du succès. N'est-ce pas en guérissant les malades que nos pères les apôtres s'ouvraient un libre accès au cœur des idolâtres ?

Peu de temps après, le même médecin reçut de Ms»" Bataillon , mariste , vicaire-apostolique de l'Océanie , une lettre datée de Fiituna , par laquelle ce zélé missionnaire lui disait à peu près la même chose , en le remerciant d'une caisse de pharmacie qu'il en avait reçue. Ces médicaments, distribués avec choix et discernement sur les indications précises, lui avaient valu l'affection des indigènes, jusqu'à ceux des îles Marquises. {Noie du R. P. Muce, un de nos anciens élèves.)

XXX AUX PKETRES

une injustice et une cruauté envers nos soldats, qui donnent leur sang et leur vie pour le salut de leur pays. Malheur à une nation qui laisse consommer de pareilles iniquités! Si l'Etat n'a pas de religion, le soldat, en général, conserve au moins la foi dans le cœur, et en payant à la patrie le tribut de son sang il acquiert au moins le droit imprescriptible de tous les citoyens français, c'est-à-dire celui de recevoir à son moment suprême les consolations de la religion, les sacrements de l'Eglise et le gage de son salut éternel. Eh bien ! le soldat qui meurt pour la défense de la patrie, sur une terre étrangère, loin de ses parents, abandonné de tout le monde, est injustement privé de tous ces avantages , qui sont désormais tout son bien et toutes ses espérances. Quelle est donc la nation , quelle est donc la législation impie et sauvage qui souffre de pareilles énormités ou plutôt de pareils crimes de lèsehumanité et de lèse-société!!!

Ainsi nous voyons que la vie de l'homme et de la société tout entière, n'est ordinairement qu'un tissu de vices moraux et physiques, qu'une longue suite de peines, d'affections morales, de souffrances et de douleurs physiques, qui briseraient prématurément et infailliblement toutes les existences humaines, si la divine Providence n'avait donné à deux hommes la haute, la sublime mission de veiller à la conservation du genre humain.

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