‹ Le prêtre et le medecin devant la sociétéChapitre 32 sur 37 · II- PARTIE · texte numérisé non relu

II- PARTIE

LE xMÉDECIN DEVANT LA SOCIÉTÉ.

UEFLEXIOXS PRELIMINAIRES.

Qu'est-ce que le médecin devant la société ou de la société? c'est évidemment celui qui lui offre la plus haute et la plus forte garantie de moralité, de dévouement et de science. Or, ces trois qualités se résument dans ce seul mot : médecin chrétien. Ante omnia , medicus sit chrislianus. C'est la pensée du grand Hoffmann.

Et en effet, le médecin chrétien-catholique, qui pratique sa religion, comprendra toujours suffisamment son état et la haute mission sociale qui lui est confiée; c'est-à-dire que, n'ayant d'autre mobile de sa conduite que sa foi religieuse et sa conscience, il sera à la fois suffisamment moral, suOisarnment dévoué et suffisamment instruit. Si sa foi et sa conscience l'avertissent qu'd manque de ces qualités indispensables, il se retirera de la carrière médicale et renoncera, par principe de religion, à une vocation à laquelle il n'est point appelé.

Ainsi, la société exige du médecin la moralité, Je dévouenir-nt nt la science, c'est-à-dire la plus

haute expression de la charilc chrélionne appliquée à l'exercice de la médecine. Que l'on ne. s'abuse pas ici sur la valeur intrinsèque de l'expression charité chrétienne : que l'on sache donc que cette divine chariic est bien différente de la philanthropie philosophique, qui n'est que l'amour de l'homme dans la vue de l'homme, tandis que la charité est l'amour de l'homme dans la vue de Dieu.

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