‹ Le prêtre et le medecin devant la sociétéChapitre 5 sur 37 · ET AUX MEDECINS. IX · texte numérisé non relu

ET AUX MEDECINS. IX

El en effet, sous l'empire de l'athéisme , la charité est bannie j un dogme dissolvant et subversif de tout ordre social lui est substitué : c'est l'égoïsme, ou l'amour désordonné de soi et de ses intérêts matériels. C'est, comme on sait, le froid cgoïsme qui dessèche, atrophie et endurcit insensiblement tous les cœurs , les ferme à tous les sentiments généreux, et tôt ou tard et nécessairement change toute société que la charité n'anime plus , en un assemblage hétérogène d'êtres humains forcément rapprochés par des liens purement terrestres et des nécessités physiques. Dès lors plus de rapports entre l'homme et Dieu, c'est-à-dire plus de religion , qui est l'expression de ces rapports , plus de morale qui n'est fondée que sur la religion , plus de lois qui ne s'appuient que sur la morale, et par conséquent plus de société, (i)

athées , il vaudrait autant être sous l'empire immédiat de ces êtres infernaux qu'on nous dépeint acharnés contre leurs victimes. » CHomélie sur V athéisme J

(i) « Aucun état, dit Rousseau, ne fut fondé, que la religion ne lui servît de base. » fContrat socialj

Il suit de ce principe incontestabk" de Jean- Jacques , qu'un Etat ou une société sans base , sans fondement, c'està-dire sans religion, et par conséquent sans morale et sans lois obligatoires, n'est plus un Etat, une société, mais une pure , une véritable anarchie. Et dès lors nulle garantie d'ordre public, nulle sûreté individuelle, nulle sécurité pour la propriété , et par conséijueut absence de tous les

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