‹ Le prêtre et le medecin devant la sociétéChapitre 8 sur 37 · ET AUX MEDECINS. XY · texte numérisé non relu

ET AUX MEDECINS. XY

La nicre, de son côté, avec ce charme ineffable et ce sentiment délicieux qu'inspire la maternité, s'occupera de la première éducation de son enfant. L'ordre à suivre dans l'éducation sensoriale, intellectuelle, morale et sociale de l'homme, n'est tout simplement, comme nous l'avons dit dans un autre ouvrage, que l'ordre physiologique, c'est-à-dire celui des développements successifs et progressifs des facultés de l'àme.

C'est d'après ce principe qu'il faut commencer l'éducation morale ou l'éducation proprement dite, dès la première enfance, avec l'éducation de la parole. L'une et l'autre sont nécessaires à l'homme; elles sont dans sa nature et dans son essence , c'est-à-dire qu'elles sont d'une nécessite physiologique... Les facultés qui se développent les premières chez l'enfant sont les fonctions sensoriales et la mémoire. Parlez donc à l'enfant et par images, comme aux peuplades dites sauvages, et par les mots du langage ordinaire, que peu à peu, à l'aide de sa mémoire naissante, il répétera, apprendra et comprendra. Dès que la raison de l'enfant jettera ses premières lueurs, montrez-lui le vrai et le beau, et déposez insensiblement, dans sa faculté principale ou la mémoire, les nolions du langage et des premiers et plus simples enseignements du catéchisme, c'est-à-dire la connaissance et l'amour de Dieu et du prochain; car tout est là, c'est là tout l'iiomme : Hoc est omnis

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