Ce pouvoir n'est pas une puissance d'engendrer dans
caractère ou pouvoir sacramentel.
Les Évêques sont donc, au titre le plus sacré, comment par
1 7 * ' !à ils sont
nos chefs et nos pères. Tous les fidèles doivent •><» pères,
r a nous, en
les vénérer comme des pères, et nous prêtres, ^'.J" '!*' ' mieux que personne, nous devons voir en eux — bien que le pouvoir d'ordonner ne soit pas précisément un pouvoir d'engendrer — les auteurs merveilleux de notre caractère sacerdotal, de notre grâce, de notre vie sacerdotale.
Et toutes les considérations que nous avons faites sur l'amitié entre Jésus et nous conviennent au premier chef, et dans une mesure à part, à chaque Évêque.
Si Notre Seigneur confie tout ce qu'il y a de plus délicat, de plus grave, à l'Évêque, c'est donc que l'Évêque et, à plus forte raison, le Pape sont appelés mieux que tous les autres hommes à son amitié.
Quelle place ont dans le Cœur de Jésus ceux par qui nous arrivent des biens si précieux ! Et
l'ordre spirituel. 11 n'y a que le baptême qui produise la vie par manière de génération.
La Confirmation et l'Ordre produisent la grâce, impriment le caractère par manière d'enrôlement dans une armée. Et nous savons d'ailleurs que le Pape a l'autorité souveraine sur cette arm
C'est ce qui explique qu'un simple prêtre peut donner la Confirmation, les Ordres mineurs et le Sous-Diaconat : le pouvoir du simple Sacerdoce peut aller jusque-là si le P lui donne La liberté el le droit de produire cet effet.
C'est à la fois La juridiction et Pordre qui t'ont ici la validité Pour le Diaconat et le Sacerdoce, l'Évêque seul peut en produire le caractère et la grâ
cette place à part dans le Royaume de Dieu, comme dans le Cœur de Jésus, peut être donnée au plus humble enfant de l'Église : un Évêque, un Pape peut être un fils d'ouvrier, de paysan 1
combien 1 au- La plénitude du pouvoir spirituel est tout
lorité du l * ^ L
^souverain entière dans le Chef de l'Eglise, sans restriction,
Ponlife et de . ° 7
LïSbîe indépendamment de l'Église. et cle l'Épiscopat.
pour la foi. ej- cene même plénitude du pouvoir spirituel réside dans le Corps épiscopal uni au Pape. Voilà bien le pouvoir le plus nettement caractérisé qui soit au monde. Un tel pouvoir agrée bien peu à nos instincts dépravés, qu'il humilie ou réprime.
Mais déjà la raison peut le trouver aimable, puisqu'il produit l'ordre parfait. Surtout qu'il est aimable pour notre foi ! Aucun bien aussi précieux pour le monde ne vient du Cœur de Jésus, si ce n'est l'Eucharistie, c'est-à-dire Jésus même. Rien de plus grand et de plus vital.
L'Egiise ca- C'est sans doute par sa vie, lumière du monde,
tholiqueclus-
lrsumnnïT mais c'est principalement par l'autorité toujours
ïîTterre» yiyante de ses Papes et de ses Évêques, que
l'Église mérite d'être caractérisée comme elle
,-"eMa,s" l'a été par un célèbre écrivain*. Il la compare
à un « lustre immense suspendu entre le ciel et
la terre ». Elle réalise ce rôle principalement
par le Souverain Pontife et l'Épiscopat.
Même ceux qui ne se soumettent pas à l'au-