DE VIE SURNATURELLE
« L'Église du Dieu vivant, colonne e.t immuable appui de la vérité. »
(I Tim., ni, 15.
Le Prêtre, avec son Ami adoré, Jésus, aime l'Église Maîtresse dévie surnaturelle1.
Le prêtre aime, avec Jésus, l'Église dans Tau- l'f*i
1 7 iii- linualion <\r
tcrité du Pape et des Evêques, dans la doctrine Jfsus- - E,1« qu'ils enseignent, dans les lois qu'ils portent. u,™"™^ Il l'aime dans son culte, il l'aime offrant, par ses prêtres, le Sacrifice, priant, adorant par eux, par eux consacrant, distribuant l'Eucharistie, administrant les Sacrements... il aime l'Église Maîtresse de vie. Il l'aime parce que Jésus l'aime et que Jésus est là.
11 voit dans l'Église la continuation de l'Incarnation, la continuation de Jésus. Des théologiens marquants, comme le C. Billot, font entrer cette idée même dans leur titre : Tractatus de Ecclesia Christi sivc continaatione iJieologiœ de Verbo incarnato. La théologie de l'Église n'est que la suite de la théologie de l'Incarnation, tant l'Église c'est bien Jésus qui continue de vivre parmi nous. Il continue de vivre dans le Souverain Pontife par son autoritc. Nous avons vénéré le Pape comme Vicaire de Jésus-Chri-î par la plénitude du pouvoir spirituel.
1. Nous nt- donnons i< i qu'un aperçu <i*un sujet bien importanl pour la vie intériei que nous de\
li.j.j,, r . es idi ■ Liturgie lntii
3l8 LE PRÊTRE INTIME.
Il continue de vivre dans les Évêques qui ontr eux-mêmes, .en Corps uni au Pape, cette plénitude du pouvoir d'enseigner et de régir.
Il continue de vivre dans chacun des Évêques gouvernant, enseignant, sanctifiant son diocèse. Et nous allons le voir vivre dans les prêtres par sa prière, l'oblation du saint Sacrifice, l'administration des Sacrements, par la Liturgie, par la prédication.
L'Église, en effet, tout particulièrement continue Jésus par sa vie intime et son enseignement ascétique et mystique.
comment l'église est maîtresse de vie de plusieurs manières en dehors de la liturgie
L'Église e<t L'Église est maîtresse de vie avant tout par
maîtresse de, n . . . . T s a 1} -, -, i i- «
vie d'abord la doctrine divine. L ame vit d abord de divine
par lu doc- f
irinerévéïée: vérité. Etudier, avec le cœur, autant qu avec
ci 'gmatique ' *
et morale, l'intelligence, la doctrine révélée : dogmatique, morale, ascétique, mystique : il n'y a point de manière plus nécessaire de se mettre à l'école de l'Église maîtresse de vie.
Et comment savons-nous la doctrine de l'Église ? Par la théologie ordinaire, par ce qu'on appelle l'École. La Théologie régulière
LE PRÊTRE AIME L'ÉGLISE. 3 rg
enseigne avec mission de l'Église, et sous son contrôle qui ne laisserait point passer une hérésie, une erreur, une témérité, sans protester.
Nous la savons par la théologie Pontificale. Les Actes des Papes et de leurs Organes en sont pleins. Quelle mine à fouiller pour Fauteur d'un traité d'ascétisme !•
Là-dessus tout le monde doit être d'accord. Union '«û«
en're la théo-
Sans doute, nous trouvons, et sûrement, la doc- ■#« ei la
liturgie.
trine divine dans la Liturgie, mais combien succinct ! Si' Ton n'éclaire les âmes par un enseignement doctrinal très sérieux et qui déjà les fait vivre, la Liturgie sera loin d'obtenir sa plénitude d'action illuminatrice et sanctifiante. Elle sera beaucoup moins bien comprise par des esprits peu avertis et peu instruits des dogmes qui la traversent à chaque instant. Beaucoup de traits doctrinaux leur échapperont ou ne les frapperont pas.
Évidemment la vérité est dans l'union intime, dans une réaction mutuelle entre la Théologie et la Liturgie : une profonde étude de la théologie illumine la vie liturgique, et la vie liturgique réagit sur la théologie pour lui donnerplus de saveur divine.
Maîtresse de vie par sa doctrine dogmatique, l'Église ne l'est pas moins par sa discipline1!