‹ Le prêtre intimeChapitre 129 sur 191 · CERTAINS ACTES DE L'AMITIÉ · texte numérisé non relu

CERTAINS ACTES DE L'AMITIÉ

Malheur au prêtre qui. oublieux de lui-même, perd le goût de la prière ; qui dédaigne de donner à son âme l'aliment des lectures de piété ; qui ne fait jamais un retour sur lui-même pour écouter la voix accusatrice de sa conscience. »

(S. S. Pie X : Exhort Hœrenl anima, alinéa 33.)

Le prêtre, ami de Jésus, aime particulière, ment certains actes de l'amitié divine.

Jésus se complaît dans le saint Sacrifice. Nous comphiisaal'avons médité : la Messe est, comme le sacrifice alL ie sacS-

. ,. A . . . fice de la

de la croix, 1 acte suprême de son amitié ; aussi „Mess,e.-

' x ' Complaisan-

une nouvelle messe est-elle la plus grande joie «*<*Uprêir«>. que de la terre on puisse donner à Jésus. Et les dispositions du prêtre doivent s'y rencontrer avec celles de son divin Ami : rien ne doit lui être cher comme la Messe, avec la Communion qui raccompagne. Rien ne doit provoquer en lui tant de foi, d'amour, de vénération, d'humilité, de soin de sa conscience, parce qu'il n'y a pas de plus grand témoignage de la charité -de Jésus que de répandre son sang pour nous. J'y apporterai tout ce que j'ai de foi pour profiter de ses divines lumières, tout ce que j'ai d'amour pour répondre à son amour, tout ce que j'ai de religion pour l'unir à la sienne, toute l'effusion de mon âme, en union avec l'effusion, actuelle encore, bien que non douloureuse, de son Sang.

Que tout le reste soit oublié : que les soucis, que les travaux, que les relations humaines fassent silence. Je ne sais plus rien que m'unir

hh

Prolongements de la sainte Messe

et de la sainte Communion :

action de grâces et visite

au Saint- > icrement.

" Jo.o. xi, 28.

L'n moyen de rendre plus utiles les visites au Saint- >arrement quand elles durentdavantage.

à mon Ami adoré, pour être avec lui prêtre et victime, au moins par Famour.

Et il faut que la sainte Messe et la sainte Communion me soient si chères que je tienne à les prolonger. Elles trouvent leur prolongement comme nécessaire à l'amitié, non seulement dans une fervente action de grâces, mais dans la visite au Saint Sacrement. Ce n'est plus la Communion sacramentelle, mais c'est la Communion du désir, des pensées, des joies, des adorations, des prières.

En combien de paroisses, la Messe finie, Jésus, de vingt-quatre heures, ne sera visité par personne ! Ayons le zèle de lui amener des âmes pour quelques minutes au moins, chaque jour. Donnons à ces âmes l'idée d'entrer à l'église, parce qu'il y a là quelqu'un qui les attend : Magister adest et vocal te*. Il y a là le Maître, qui est en même temps le Médecin, le Consolateur, l'Ami.

Il me semble que si nos visites au Saint Sacrement quand elles durent davantage, nos heures d'adoration étaient plus doctrinales, elles seraient souvent mieux réussies. Assurément, il faut ici, comme pour l'oraison, faire donner à son cœur tout ce qu'on en peut tirer. Mais ensuite, il est bien utile, quand la source ne veut plus couler, de perfectionner notre connaissance de Notre Seigneur : de Notre Seigneur eucharistique d'à-

Page 1