LE JUGEMENT
Jésus ne peut pas ne point être juste en dernier ressort. Sa patience, sa miséricorde, dépassent tout ce que nous pouvons concevoir ; et pourtant il est évident qu'il ne peut, en définitive, transiger avec le mal, pas plus qu'avec l'prreur. Autrement il ne serait pas saint, il ne serait pas Dieu.
C'est là sans doute une vérité redoutable ; Autre v,;rité
7 aussi eer-
mais il en est une autre qui n'est pas moins cer- ta(iuV J,ïbUS
1 I est noire Ami.
taine, c'est qu'il est notre Ami. Ami sincère, ~^^' bienveillant, bienfaisant, au-delà de tout ce que nous pouvons concevoir : a Je serai jugée, disait sainte Thérèse, par Celui que j'aime, o
Et de cet Ami, de sa bonté, de sa miséricorde immense, nous pouvons obtenir la grâce de l'humilité dans nos misères profondes, la grâce de l'aveu sincère, de la componction, du regret, de l'expiation de nos fautes.
S'il veut que nous communiions- à sa justice, . Aqudie
x * ' justice en lui
c'est seulement à sa justice qui justifie, qui inspire la pénitence, qui purifie, qui punit tempo- ni ;.;;'™,."',lftS rairement ici-bas et dans le Purgatoire, pour pïrSJÎtïiJt permettre à sa bonté infinie de béatifier éternellement.
Espérons de sa bonté immense, de sa pitié inénarrable, que sa justice s'exercera sur nous seulement en cette vie et au Purgatoire. Notre Ami est si saint, si pur, si beau, si parfait, que pour rien au monde, — eussions-nous des désirs cent fois plus ardents de le voir, — nous ne voudrions jamais nous unir à lui dans l'intimité éternelle avec la moindre faute, la moindre tache, la moindre dette, reste des péchés commis.