‹ Le prêtre intimeChapitre 141 sur 191 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

Je sais bien que Jésus dans son admirable amitié c'est Jésus veut être tout entier à moi : Dilectus meus mihi 't^lt et ego Uli*. Il veut que je le connaisse et l'aime, *£?£!$ et l'évangélise et le fasse aimer intégralement. Je h*cZ.ïT contemplerai donc et aimerai tout de mon Ami . 16- ' divin.

J'étudierai et j'aimerai Jésus social*. Une des J*é.n*er.i

hérésies les pkis graves de notre temps, qui en a 'VivïïJT

vu naître plusieurs, c'est cette idée : que la Reli- SaS?

gion est chose purement individuelle et ne regarde .^

pas les Sociétés. Litanies du

T? c Cœur

erreur, au fond, monstrueuse! Si Dieu existe, il */$£' s'impose aux nations comme telles aussi bien qu'aux individus. Nier ce droit social de Dieu, c'est nier Dieu ou douter de lui. Si l'Église parlait comme les libéraux, elle ne serait plus qu'une opinion, elle ne serait plus la vérité infaillible, sûre de Dieu^ sûre de Jésus, sûre d'elle-même.

Et il n'est point de vérité plus importante à étu- P" * dier, à proclamer, que cette royauté sociale de Notre ?'< : Seigneur, parce qu'il n'en est pas de plus glorieuse ci" pour lui, et, actuellement, de plus méconnue. Il n*en est aussi point de plus grave pour le salut âmes : selon que l'Étal ' romme tel croit ou De

i. C'est une misérable équivoque de dire : l'État est une abstraction, et une abstraction n'a pas de droits, ni envers la vérité religieuse, envers Dieu, l,

croit pas en Dieu, à Jésus-Christ, à l'Église, c'est par millions qu'il faut compter les âmes qui se sauvent ou se perdent. Nous proclamerons donc et nous honorerons Jésus-Roi, nous prendrons part autant que nous pourrons aux manifestations qui tâchent de compenser les hommages sociaux rendus autrefois à Jésus, et qu'il faut travailler à ramener peu à peu.

Rien ne me doit être si doux, si cher à mon amitié envers Jésus que sa Royauté, la plus vraie, la plus sainte, la plus puissante, éternelle.

Et ce doit être l'attitude habituelle de mon âme de l'envisager ainsi, comme Seigneur et Roi du ciel et de la terre, non seulement quand je salue en lui mon Seigneur et mon Dieu, au moment où il vient de se cacher sous les voiles des humbles espèces du pain et du vin, mais partout, mais à tout instant de ma vie.

J'étudierai donc et je prêcherai Jésus-Roi. Plu-

abstrait, mais la chose est souverainement concrète. Qu'est-ce que l'État ? C'est tout ce qui dans la société civile détient l'autorité. — L'État, c'est d'abord le Chef de la nation, et quoi de plus concret, et quels avantages ou quels malheurs, souverainement concrets eux-mêmes, viennent de ce que le Chef de l'État est ou n'est pas comme Chef ce qu'il doit être envers Dieu ! Ce n'est pas une abstraction encore que les Parlements : quel bien ou quel mal ils font selon qu'ils sont, dans leurs lois, fidèles ou non à Dieu ! Ce n'est pas une abstraction non plus que les magistrats, les gouverneurs. Rien de plus concret que les instituteurs, Rien de plus concret que les gendarmes, l'armée... Non seulement tout cela ne doit pas être contre Dieu, mais doit lui rendre hommage ; et quand je nomme Dieu, c'est Jésus-Christ que je veux dire.

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