‹ Le prêtre intimeChapitre 34 sur 191 · II. — La Confirmation. — C'est le second La · texte numérisé non relu

II. — La Confirmation. — C'est le second La

o -« T » • • Confirmation

satellite du Sacrement des Sacrements. L amitié «tie

S rdoce.

de Jésus a confié cet astre au sacerdoce. Le simple sacerdoce, avec délégation de l'Évêque, peut suffire, par exception, pour conférer ce Sacrement. Mais normalement, le pouvoir de l'administrer est réservé à la plénitude épiscopale du sacerdoce. Et c'est là une des privautés les plus marquantes, répondant à de plus grands pouvoirs, dont l'amitié de Jésus favorise les Evèques. En elle-même la Confirmation est un bienfait inestimable. Son caractère marque Pâi sceau de Jésus plus parfaitement que le B terne. L'âme est par elle configurée à la plénitude

h tristia.

Prodigieux

pouvoir, et combien consolant !

confié dans la Pénitence

de la vie de Jésus, marquée du signe de recrutement dans l'armée des vrais chrétiens militants. Et sa grâce fait de celui qui le reçoit et veut en bien user un parfait chrétien , un soldat vaillant de Jésus, elle l'enrichit des dons du Saint-Esprit qui sont comme son armure.

J'ai reçu ce sacrement. Et nul doute que, en m'en donnant le caractère et la grâce, Jésus n'ait compté que je serais, plus qu'un autre, un parfait chrétien et son soldat intrépide. Hélas ! n'ai -je point trahi les vues .de son amitié ? Au lieu d'être un courageux dans la vie et le combat chrétiens, ne suis- je pas un languissant, peut-être un lâche ?

Mais la principale grandeur du sacrement de la Confirmation n'est-elle pas d'être divinement orienté et d'orienter les âmes vers l'Eucharistie? Si la Confirmation fait un parfait chrétien, un soldat de l'Église, ce parfait chrétien, ce soldat doit se nourrir de Jésus, afin de devenir plus parfait et plus fort, afin de mieux combattre pour lui. L'Eucharistie ferait de lui un lion s'il voulait.

III. — La Pénitence. — Les âmes tombées dans le péché mortel peuvent être ressuscitées par le prêtre. Jésus n'a point donné à son ami de pouvoir plus consolant.

A moins que l'Église, à laquelle la plénitude de ce pouvoir appartient tout d'abord, ne le

restreigne : — dans Tordre civil lui-même, les juges ne doivent exercer leurs pouvoirs que dans le domaine qui leur est assigné, — il n'est point de péchés que le prêtre ne puisse absoudre si une âme se repent. Il n'est point de peines éternelles qu'il ne puisse par là même remettre, et là où il rencontre les dispositions assez ferventes, point de peines temporelles qu'il ne puisse effacer.

Mais dans les vues de Jésus, pourquoi cette rémission des péchés, pourquoi cette réconciliation divine ? En elle-même, elle est infiniment précieuse : elle rend Dieu au pécheur. Et chose admirable, Jésus vise mieux encore : cette âme réconciliée va le recevoir lui-même dans l'Eucharistie et avec lui des grâces les plus précieuses d'amour , de joie...

IV. — U Extrême-Onction. — Jésus a, par ce Sacrement, confié au prêtre un pouvoir très touchant à l'égard des malades.

Quand les malades désirent assez tôt recevoir ce Sacrement, le prêtre peut par l'Extrême- Onction, si Dieu lejuge utile, leur rendre la santé. Ce pouvoir bien consolant du prêtre n assez apprécié... On dirait que l'amitié de J< envers 1»' prêtre s'ingénie pour lui mettre mains des biena très précieux qu'il pourra I lemenl communiquer aux corps des chn 1 iens et plus encore à leurs âmes.

i.e pouvoir

regarde encore l'Eucharistie.

Pouvoir

confié,

dans

l'Extrème-

au prêtre à l'égard

Ce pouvoir à l'égard de TArne se réfère encore à l'Eucharistie.

* Cf.

BlLLCART :

(De E. V.

a. vi.)

Pourquoi

le pouvoir

épiscopal

de multiplier

les prêtres

par l'ordination.

Mais il exerce un autre pouvoir plus consolant encore par le même Sacrement, en mettant dans Târne des grâces de purification suprême, de force et de joie dans les périls de la maladie et de la mort, et même, quand il le faut, une grâce rémissive du péché qui préparerait Târne pour une dernière réception de FEucharistie, pour la suprême intimité avec Jésus, en attendant Fintimité éternelle, si d'autres raisons n'avaient pas fait prévaloir la coutume de donner le dernier le sacrement de FExtrême-Onction*.

Au moins dans les vues de Dieu l'Extrême- Onction gravite autour de FEucharistie, et donne au prêtre et aux fidèles une suprême leçon de tout diriger, même et surtout la maladie, les souffrances et les dangers vers le centre des Sacrements, le centre de la vie, de la mort et de Féternité.

V. — L'Ordre. — La plénitude du sacerdoce que Famitié de Jésus a communiquée aux Évêques peut multiplier les prêtres. Pourquoi cette puissance ? Elle est avant tout, après tout, par dessus tout, pour FEucharistie. C'est afin que des prêtres toujours nombreux puissent offrir le saint Sacrifice, confectionner le saint Sacrement et le distribuer, que chaque année il y a des consacrés toujours nouveaux. C'est ensuite, pour qu'en vue de FEucharistie, centre

divin, il puissent baptiser, absoudre... Voilà pourquoi, entre les anges qui ne se reproduisent pas et rhumanité qui se reproduit par la famille, Dieu a établi le monde sublime du Sacerdoce qui se recrute par un divin enrôlement. Il veut que, par des prêtres de tous les pays et de tous les temps, s'accomplissent, sans cesse, à jamais, jusqu'à la fin des siècles, des actes dont ni les puissants de ce monde, ni les anges du ciel ne sont capables.

Les simples prêtres ne sauraient ordonner d'autres prêtres ; mais il leur appartient de présenter à l'Évêque des sujets qu'ils puissent consacrer.

Le prêtre qui n'a pas su former pour l'Église un autre prêtre devrait, d'ordinaire, pleurer amèrement.

Le prêtre qui a formé un bon prêtre n'a-t-ilpas fait autant de bien qu'en évangélisant une paroisse.

Heureux celui qui en a formé plusieurs, ce seront les plus beaux diamants de sa couronne.

Comment les simples prêtres, pour éveiller, cultiver, développer des vocations et présenter aux Évoques des sujets qu'il puissent consacrer, ii" seraient-ils pas encouragés, consolés, animés par la pensée de Jésus présent parmi nous qui demande à leur amitié de lui donner toujours de nouveaux amis particulièrement aimés, des apôtres !

Rôle des simples

prêtres :

ils préparent

des élus

Rôle du prêtre à l'égard du mariage chrétien, orienté, lui aussi, vers l'Eucharistie,

VI. — Le mariage chrétien. — Le rôle du mariage chrétien est magnifique. Outre qu'il est le signe divin de l'union entre Jésus et son Église, il donne, — non seulement à l'humanité une recrue, à la patrie des sujets, — mais des fils à Dieu, à l'Église : pour la vie chrétienne, pour la vie religieuse, pour le sacerdoce, pour le ciel.

Et, sans doute, ce n'est pas le prêtre qui administre le mariage : les conjoints seuls remplissent ce rôle. Mais la législation de l'Église montre combien Jésus désire que le prêtre veille avec le plus grand soin sur le mariage pour en être le premier témoin, pour l'éclairer de doctrine le soutenir et l'encourager de ses consolations y le fortifier par les sacrements : l'Absolution, l'Eucharistie.

Dans l'Eucharistie, dans l'union de Jésus avec l'Église, avec les âmes, les époux trouvent le modèle et l'aliment de leurs vertus conjugales. Et, selon l'intention de Dieu, ils vont donner pour l'Eucharistie des enfants qui, de bonne heure, à leur tour, viendront chercher en l'Ami par excellence, le Modèle, l'Aliment de leur vie.

Sans doute, par les Sacrements, Jésus vise les âmes : leur régénération, leur résurrection... JX/âïmé Mais n'oublions pas aussi que, si les baptêmes amdaîe.spe' et les absolutions que le prêtre donne ne refluent

pas sacramentellement sur lui, ils doivent le toucher, l'exciter à la perfection de la charité, parce que Jésus, en lui confiant les sacrements, lui donne une très grande marque d'amitié. Il compte sur lui pour sauver, par lui, les âmes, ou les sanctifier davantage.

Voilà donc, ô Jésus, à quel point vous comptez sur moi ! Vous me confieriez la terre, et le ciel avec ses soleils et ses planètes, ce serait moins que de me confier votre Eucharistie, Soleil adorable, et les Sacrements qui l'environnent et reçoivent d'elle leur fécondité, leur sens, leur orientation.

Si les prêtres songeaient davantage dans quel si r.,.. sonmonde ils entrent de plain-pied, se meuvent et ^^P vivent : Sacrifice de Jésus, Sacrement de l'Eu- Jl Ç^or charistie, tous les Sacrements ses satellites, qui deqJJiSUS nous donnent lumière et vie divines ; s'ils songeaient davantage qu'ils hantent chaque jour un monde si saint, si grand et si fécond, ils seraient plus saints et plus apôtres ; ils voudraient avancer sans cesse dans l'amitié et l'intimité de Jésus qui leur confie ses sources de vie.

Les fidèles aussi, quand ils sauront mieux choses, seront plus pénétrés de respect en\ les prêtres, plus confiants envers ceux à qui is a témoigné tant de confiance.

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