LETTRE DE S. E. LE CARDINAL LUÇON. XVII
spéculatif et pratique, de ce texte de saint Paul rapproché de la parole de Notre Seigneur.
Dans la première partie vous nous rappelez les dons que nous a faits notre divin Maître, les trésors surnaturels qu'il nous a confiés, pour que nous les communiquions à nos frères : sa doctrine, ses sacrements ses vertus, ses joies, ses douleurs, son Cœur : Jam non dicam vos servos, vos aulem dixi amicos, quia omnia quœcumque andivi a Pâtre meo nota feci vobis. Vous nous faites voir dans la seconde comment nous devons répondre aux faveurs singulières dont notre Ami divin nous a enrichis, en épousant toutes ses affections, en aimant son Père, son Saint-Esprit... son Église, son Vicaire, les successeurs de ses Apôtres, continuateurs de sa mission dans le monde, les âmes, les enfants, les pauvres, les malades... la vérité, la vertu, la grâce, la sainteté... Et toutes ces personnes, 'toutes ces choses, nous devons les aimer pour lui, en lui et comme lui : Hoc sentite in vobis quod et in Christo Jesu.
Substantiel, solidement fondé sur la doctrine, allant au fond des questions, profond parfois, le « Prêtre intime » doit être médité. Il ne suffit pas de le lire en courant d'un seul trait : il faut le méditer lentement, «lia pitre par chapitre, point par point, en savourer la doctrine pleine d'onction et de piété. Ainsi étudié, non seulement il rappellera au Prêtre >;i vocation et ses devoirs : il les lui fera aimer.
Je ne doute point, cher Monsieur le Directeur, que ce nouvel ouvrage sorti de votre intelligence et de votre cœur n'ait le même succès que ses aînés.
Il mérite, comme eux. de prendre place dans les bibliothèques sacerdotales à côté des écrits du P. Faber et de Mgr Gay.
Veuillez agréer, cher Monsieur le Directeur, l'assurance de mes sentiments respectueux et dévoués, avec l'hommage de mes sincères félicitations.
=f= L.-J. Cardinal Luçon,
Archevêque de Reims.