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LE PRETRE DOIT SE FAIRE UN DEVOIR DE PARLER DU SOUVERAIN PONTIFE

La bouche Si nous jouissions de la société de Notre Sei-

doit parler J

c<ddaniedun' tneur sur ia terre, non seulement nous redirions,

cTouveSra.rale à qui voudrait nous entendre, sa doctrine, ses

Pontife. ]0jg^ ses consei}s (je v[e • mais nous ne pourrions

nous taire sur sa Personne, nous travaillerions à la faire aimer. La bouche, à son égard, parlerait de Fabondance du cœur.

De même, si nous avons un grand et profond respect envers l'autorité du Souverain Pontife, un grand et profond amour pour sa primauté et sa Personne, nous nous ferons un devoir sacré de le rappeler au souvenir et au cœur des fidèles.

Les bons catholiques s'intéressent extrêmement au Pape, mais trop souvent ils n'ont que des idées vagues sur son autorité, sur sa grandeur, sur les actes de son pouvoir doctrinal, sur son pouvoir de gouvernement, sur ies> or ganes dont il s'entoure.

Il faut qu'ils comprennent bien que surtout le Pape est le Vicaire et le Représentant de Jésus-Christ sur terre. Représentants de Jésus- Christ, d'autres le sont dans une mesure plus

ou moins restreinte, le Pape Test dans la plénitude du mot.

Nous nous fixerons au cours de chaque année certains jours, ou certaines circonstances, pour évangéliser cette très importante vérité.

Nous saisirons les occasions pour mettre la flamme romaine dans l'âme de nos fidèles, en même temps que la lumière ; pour faire tomber dans certains esprits qui n'ont pas encore retrouvé la foi, du moins la foi intégrale, certains préjugés lamentables... : n'a-t-on pas vu nombre de laïques, à une certaine époque, confondre de la manière la plus déraisonnable et la plus ridicule, Finfaillibilité pontificale avec l'impeccabilité !

Outre la parole fréquente, il est quelques manières simples et efficaces d'entretenir en nous et dans les fidèles envers le Souverain Pontife un souvenir religieux et priant, c'est de lire avec un empressement filial — , en communiquant aux fidèles ce qui est plus notable, — ses allocutions/ ses lettres ; c'est d'entourer de respect son portrait et de le répandre : les familles catholiques ne devraient-elles pas toutes posséder le portrait du Père par excellence, du Pape ? C'est encore d'installer à l'entrée de l'Église une Confession de Saint Pierre, et d'inviter les fidèles, par l'exemple et par l'exhortation, à en baiser le pied...

LE PRETRE SE FERA UN DEVOIR DE SECOUPIR MATÉRIELLEMENT LE SOUVERAIN PONTIFE

ïmn, Malgré des préjugés souvent odieux, ne erai-

comp'ex.tédu 1 i i- t^ \

gouverne- gnons pas de le redire : le Pape est le grand etdbnKœlT Pauvre à secourir. C'est ce que ne comprennent ^esendePavse Pas toujours assez les âmes chrétiennes, et par- ^iSour^r fois des âmes sacerdotales.

On ne réfléchit pas à la complexité extraordinaire du gouvernement pontifical, à la nécessité d'Organes suffisamment nombreux et pourvus de compétences très spéciales et qui doivent avoir le temps de beaucoup travailler.

On ne réfléchit pas non plus assez aux nécessités immenses de l'apostolat dans les pays infidèles et dans les pays chrétiens eux-mêmes. 11 faudrait au zèle des Papes des ressources cent fois plus grandes que celles dont ils disposent.

Aussi le prêtre1 se fait-il un devoir de pro-

1. La Ligue si belle pro Summo Pontifice, demande, dans une de ses conditions, le vœu de donner au moins vingt francs pnr an pour le Souverain Pontife : les prêtres qui, pour cette raison, ne peuvent en faire partie, doivent, du moins, en prendre- l'esprit sur ce point et sur les autres.

voquer des offrandes et de prendre lui-même une part aussi large qu'il le peut à ces offrandes. De personne, au dernier jour, ô Jésus, vous ne direz avec plus d'amour : J'ai été pauvre et vous m'avez secouru, que du Souverain Pontife, un autre vous-même par le pouvoir spirituel et, eu égard à ses charges immenses, par la pauvreté.

LE PB ETRE SE FERA UN DEVOIR DE SECOURIR LE SOUVERAIN PONTIFE PAR LA PRIERE

Personne n'a besoin de prière comme le Sou- Responsabi-

1 lité et nuis-

verain Pontife : sur lui pèse vraiment la sollici- . fanteA

* r'e la prière

tude de toutes les églises, et, on peut le dire, de du^S£^ toutes les âmes. Tous les intérêts du salut pour le monde et les individus sont les siens.

Aussi n'est-il personne sur la terre dont la prière soit si puissante. Il est évident que, toutes choses égales d'ailleurs, la prière d'un père et d'une mère de famille est plus puissante pour leurs enfants que celle d'une âme qui n'en a pas la charge et la responsabilité. Que dirai-je de la prière de celui qui est le père et, si j'ose ainsi parler, la mère de centaines de millions d'âmes ?

Mais précisément parce qu'il a de ces immei

nient èlre ••

responsabilités et qu'il ne peut vaquer conti- i. fnèÀ

5esdeenfaunts nueUement à la prière explicite, — le gouvernement de l'Église lui prenant chaque jour bien des heures, — il faut que nous, fidèles, et, nous surtout, prêtres, nous priions beaucoup pour lui, et à ses intentions, comme l'Église nous y invite si souvent.

Elle nous y encourage en particulier par la Liturgie. Fréquemment nous avons à dire, à la sainte Messe, l'Oraison pour le Pape ou pour l'Église à notre choix : le Pape résume si bien sa vie, que prier pour lui c'est prier pour elle : prier pour le Pape, diriger très spécialement vers lui nos messes, nos offices divins, nos prières individuelles, c'est intercéder pour le monde entier.

LE PRETRE SE FERA UN DEVOIR DE SECOURIR LE SOUVERAIN POXTIFE PAR DES SACRIFICES

h ofiHra et Cela, tout le monde, même les plus pauvres

provoquera x x

Mûr lui des et les plus infirmes, — surtout les plus pauvres

sacrifices. -1 ' a -1

et les plus infirmes, — le peuvent faire.

L'admirable puissance de la Communion des Saints, dont nous usons trop peu, nous permet d'entrer en relations actives, quand nous le voulons, avec le ciel, avec le purgatoire et, sur la terre, avec toute âme qui nous préoccupe, et en

particulier avec celui qui est comme le centre visible de cette communion.

Par cette prodigieuse télégraphie sans fil, nous pouvons diriger vers le Souverain Pontife, non seulement de ferventes prières, mais tous nos sacrifices de chaque jour, et, si nous le voulions, l'offrande de notre vie.

Il est, en effet, des âmes qui se vouent en vie- Ames ™1;-

T- mes pour le

times pour lui, telles que Mathilde de Nédon- spXfein chel pour Pie IX... Et il semble bien, — je ne rappelle que cet exemple, — que Dieu ait pris parfois ses victimes au mot.

En-deçà de cet héroïsme exceptionnel, il faut Sacd^er;isor" songer très sérieusement à réaliser et à thésauriser des sacrifices pour le Souverain Pontife, de même que nous quêtons pour lui des secours matériels et des prières.

Bon nombre d'âmes sont disposées à entendre ces requêtes : depuis les enfants souvent bien capables d'offrir de petits sacrifices journaliers pour le Pape qui leur a ouvert l'accès de la Sainte Table, jusqu'à l'humble petite bonne femme qui sait seulement prier et souffrir, et souhaiter du bien à l'Église et au Souverain Pontife.

Nous devons vénérer la plénitude du pouvoir , d'Ordre dans le Souverain Pontife. Et, bien qu'il puisse avoir la plénitude du pouvoir doctrinal

il I Oit

à regard et du pouvoir de gouvernement avant d'avoir la

du pouvoir A °

]éniïudee'.ii. plénitude du pouvoir d'Ordre, ces deux choses se^nï eieue vont naturellement ensemble.

Du reste, la plénitude de l'Ordre est dans les Évêques comme dans le Pape. Ce qui place, même à cet égard, le Pape essentiellement audessus de tout dans l'Église, ce n'est pas la plénitude du pouvoir d'Ordre, mais la plénitude des droits à l'égard du pouvoir d'Ordre, la plénitude du pouvoir doctrinal et du pouvoir de juridiction.

De la plénitude de ses droits sur l'Ordre et les autres Sacrements dérive partout leur administration légitime, — elle peut être valide sans être légitime, — et, par là même, l'immense effusion de grâces que chaque jour le monde reçoit par les Sacrements.

De la plénitude de son pouvoir doctrinal vient, par l'enseignement catholique, l'immense rayonnement de la lumière divine que reçoit la terre, et mille fois plus précieux que tous les rayonnements du soleil.

Enfin, de la plénitude de son pouvoir de gouverner dérive aussi cette immense vie de sainteté qui sans cesse enrichit les hommes.

Aussi, de quel amour, de quelle profonde reconnaissance doivent être remplis nos cœurs envers vous, Jésus, et envers votre Vicaire!

Après vous, dans votre Eucharistie, ô Sauveur,

il n'est personne qui donne la vie au monde comme le Souverain Pontife.

Et le Pape n'est pas sans nous rappeler votre présence eucharistique.

De même que vous êtes, ô Jésus, dans le saint Sacrement, caché et comme perdu sous les nuages des Espèces, dans un abîme inaccessible aux sens et à l'imagination ; ainsi, voilé sous les apparences d'un homme faible, et, d'ordinaire, chargé de travaux et d'années, la plénitude du pouvoir spirituel de votre Vicaire vit parmi nous comme un mystère.

Cependant, vous voulez demeurer plus caché que lui à tous : vous ne parlerez pas dans le très saint Sacrement, vous n'agissez plus d'une manière tangible. C'est lui qui parle pour son Maître silencieux. Il agit pour son divin Ami captif et qui s'est lié lui-même les mains.

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