YINGT-ET-UN1ÈME ÉLÉVATION
LE PRÊTRE, EN UNION
AVEC SON AMI ADORÉ, JÉSUS
AIME LES ÉYÊQUES
« L'Esprit-Saint a établi les évêques gouverneurs de l'Église de Dieu. »
(Act., xx, 28.)
« Que le respect et i'obéissance promis solennellement par le prêtre à ceux que le Saint-Esprit a établis pour gouverner l'Église se fortifient et s'accroissent continuelle ment. »
(S. S. Pie X : Exhort. ad clerum' : Hœrent animo, alinéa 38.
Le Prêtre, en union avec son Ami adoré. Jésus, aime les Évêques.
Tous les hommes d'état, même incrédules, constitution
7 de-lF.g'ise,
ont admiré la constitution de l'Église, qui se ad^rna^eet résume ainsi. tHEf
Dans l'Église nous trouvons la plénitude du pouvoir spirituel. Elle ne réside en aucune manière dans la multitude. Le Pape la possède de droit divin tout entière. Le Corps épiscopal, uni au Souverain Pontife, la possède en même temps dans sa plénitude.
Presque toujours dans les Ëtats de ce monde les pouvoirs s'opposent. Ce que les Parlements ont de droit, le Monarque le perd. Les droits quelle Monarque garde, les Parlements en sont privés. Il y a ainsi division des pouvoirs, souvent opposition, parfois conflit.
Dans l'Église rien de pareil. Les pouvoirs ne sont pas divisés, ni opposés, ni en conflit.
La plénitude du pouvoir dans le Chef de l'Église, indépendamment de la multitude, indépendamment du Corps épiscopal, n'empêche pas le Corps épiscopal de posséder, uni au Chef, réellement cette plénitude de pouvoir. Et la plénitude du pouvoir spirituel dans le Corps épiscopal uni au Pape, n'empêche pas le Pape de
Tavoir pleine et entière, à lui seul, en vertu de sa Primauté même. C'est une constitution unique qui, avec les siècles, est apparue toujours plus salutaire.
Sans doute, une pareille constitution ne pourrait trouver son application dans Tordre ci val. Il y faut le surnaturel : le surnaturel dans son Fondateur, pour qui vouloir c'est créer ; — le surnaturel dans le Chef de FÉglise, dans le Corps des Évêques, surnaturel que le divin Fondateur, par sa présence, entretient jusqu'à la fin des siècles ; — le surnaturel dans la multitude qui d'un bon cœur se soumet à ses pasteurs, dans le même esprit qu'elle est gouvernée, « non par
ipetr.v,*. contrainte, mais volontairement*».
Mais combien, même temporellement, les États et les peuples profitent, sans y réfléchir, de voir s'appliquer sans cesse cette admirable Constitution ! Vivant, s'ils le veulent, grâce à elle, de lumièie divine et de divine justice, ils ne songent pas assez combien ils doivent de reconnaissance à ceux qui les instruisent et les gouvernent, surtout à vous, Jésus, qui vivez dans le Pape et les Évêques, pour faire vivre le monde.
Jésus est ià 0 Sauveur, comment oublierais-je que j'ai affaire à vous dans l'Épiscopat et dans chaque Évêque ? Vous savez, dans votre autorité, vous concentrer dans le Pape seul, vous étendre à
toujours.
l'Épiscopat tout entier uni au Souverain Pontife,
vous multiplier dans chaque Évêque, comme,
par votre vie, vous savez vous étendre à FÉglise
entière qui est « votre Corps, votre Plénitude* >\ 'JSph., 1.23.
Tout se transfigure quand je vous vois ainsi
partout où vous êtes.