I. Cathédrale
• Dans la crypte :
t© Vierge noire ou Vierge de soue-ierre.
G'e3t la première chapelle en descendant du côté de révèché. Cette ?ierge est la même que la vierge druidique (voir p. 33). Elle est Tobjet d'upe grande dévotion et de nombreux pèlerinages. On Tinvoque pour toutes sortes de causes, spécialement pour faire cesser la stérilité des femmes.
2« Saint JoiepA.
Guérit les maux de jambes.
. 3^^ Saint Lubin.
4» Les Saints Forts.
L'histoire de ces Saints est comprise dans la légende fabuleuse du culte druidique, dont nous avons parlé cidessus. Saint Pierre avait envoyé, en Tan 68, Saint Sa* vinien et Saint Potentien pour évangiliser la partie centrale des Gaules; ces apôtres déléguèrent Saint Aitin et Saint Eoald qui vinrent à Chartres,, y trouvèrent une population chrétienne d'avance, chrétienne avant le Christ, grâce au culte de la Vierge, établi par les druides ;
ils y instituèrent pour évèque Saint Âventin. Le christianisme y ayant fait des progrès rapides, le gouverneur de la ville, nommé Cyrinus ou Quirinus, se livra contre eux à une horrible persécution, fit tuer un grand nombre de chrétiens parmi lesquels se trouva sa propre fille Modesta, et fit jeter leurs corps dans un puits qu'on appela le Puii$ des Saintê-FôrUf qui, plus tard, fut compris dans la crypte de la cathédrale (1).
A une époque bien postérieure et qui n'a jamais été précisée, pendant qu'on faisait la procession dans la crypte, un enfant de chœur tomba dans ce puits, et l'on ne put retrouver son corps. Mais l'année suivante, quand on fit la même procession, on fut tout étonné de retrouver cet enfant de chœur, vêtu de son aube (nullement mouillée), et tenant son cierge à la main. Sur les qùes- ' tiens qu'on lui fit, il déclara qu'au moment où il était tombé dans le puits, une belle dame, vêtue de blanc, l'avait reçu dans ses bras, l'avait soigné pendant toute l'année et Tavait ensuite remis à sa place.
Ce puits, d'après Souchçt (t. II, p. 225), et son annotateur le chanoine Etienne, aurait été comblé ; l'orifice en serait situé sous le marchepied de Tautel druidique; de sorte qu'il est impossible actuellement d*en apercevoir aucuns vestiges,
, L'existence de ce puits est fort problématique, et il serait bien étrange que le clergé n'eût pas conservé précieusement un monument qui rappelait de tels souvenirs.
Quelques pèlerins, peu nombreux, invoquent les SainU Forts.
(l)SoucHET, ii I, p. 315.^ RouiLUBD, Parthétûc.
Dans l'église supérieure :
6» La Vierge du Pilier, Pèlerinage, un des plus célèbres de la chrétienté. Voir p. 50.
6^ Notre-Dame de Pitiés dans la chapelle qui est au bas du clocher neuf. La Vierge y est représentée en présence du cadavre de son fils descendu de la croix. '
Elle secourt les malades.
1^ Notre-Dame de» Sept-Douleurs, dans la chapelle qui est au bas du vieux clocher. La Vierge est représentée avec sept épées enfoncées dans la poitrine.
Elle secourt les malades.
S^ Notre-Dame de la Ae/Ze-Farnère, appelée aussi la Vierge bleue^ Notre-Dame de Bon-Conseil et Notre-Dame d*aller ou venir. Elle est représentée sur le vitrail du bas-c6té, autour du chœur, le premier en partant de la droite. Ou lui allume des cierges. Elle passe pour donner de bonnes inspirations à ceux qui l'invoquent; et pour faire aller ou venir les malades, c'est-à-dire pour accélérer leur sort d'une manière quelconque.