‹ Le prieuré conventuel de Chamalières-sur-Loire [microform] ordre de Saint-Benoit, observance de Cluny, dépendant de l'Abbaye du Monastier-Saint-ChaffreChapitre 117 sur 132 · II. — Esquisse msToaiQUE de la fin du xi" siècle a i4oi · texte numérisé non relu

II. — Esquisse msToaiQUE de la fin du xi" siècle a i4oi

Il est donc certain que Médeyrolles et trois de ses villages ont relevé de Ghamalières au commencement du w\ Il est

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aussi indubitable que ce prieuré passa, vers la fin du même siècle, des mains des prieurs de Saint-Gilles, en Velay, dans celles des abbés de Pébrac, en Auvergne. Nous en trouvons la preuve irréfutable dans le CaHiilaire de cette abbaye publié par le savant abbé J.-B. Payrard (1), que nous allons traduire de notre mieux :

« Don de Saint-Bonnet (de MédeyroUes) . — Je, Durand, évêque de Glermont, donne l'église de Saint-Bonn et-de- Médeyrolles, à Sainte-Marie de Pébrac et à Pierre, prévôt de ce lieu, et à ses successeurs, avec l'approbation de Bertrand Bœuf, de ses frères et de tous ceux qui avaient des droits sur ladite église. J'ai décrété cette annexion conformément aux lois canoniques, après avoir pris conseil des membres du synode et du chapitre de Glermont qui y ont en majorité consenti. A quiconque empêcherait l'effet de celte donation, j'interdis tout office divin, de l'autorité de Pierre et de la mienne. Les témoins de l'acte sont Anselme, doyen, Robert, Bertrand, archiprêlre, Gibert et Arbert de Montravel, Guillaume d'Ariane, Bertrand Bœuf et son frère Pierre. Je, Durand, ai fait dresser cette charte, et une fois dressée, je l'ai approuvée (l).

Faut-il dater cette charte de 1062, comme l'a fait l'abbé Grivel ? Peut-être oui. Peut-être aussi faut-il la placer entre 1077 et 1095, dates certaines de l'épiscopat de Durand.

La donation par l'évêque de Glermont du prieuré de MédeyroUes à l'abbaye de Pébrac souleva de justes réclamations de la part des prieurs de Chamalières. Les contestations entre le prieuré bénédictin de Ghamalières et l'abbaye des chanoines augustins de Pébrac n'avaient pas encore pris fin sous l'épiscopat d'Aimeric, évêque de Glermont (iiii-ii5o) qui eut à intervenir et se prononça en faveur de Pébrac contre le Monastier et Chamalières. « L'an de l'incarnation de Notre-Seigneiir 11 18, dit le Cartalalre de Pébrac (n" 24), les moines de Saint-Ghaffre portèrent d'injustes plaintes devant Aimeric, évêque d'Auvergne, contre l'église de Pébrac et

(1) Tablettes historiques du Velay, V, 129 à 216. (2j Cartulaire de Pébrac, n° H.

contre les chanoines de l'église Saint-Bonnet-de-MédeyroUes. Le seigneur évêque fit examiner et définir ces injustes plaintes en sa présence par Adhémar, doyen, V. d'Ermon, P., abbé d'Artone, P. Folchier, B., archiprêtre de Fornols, qui jugèrent les plaintes des moines dénuées de fondement. En conséquence Aimeric approuva et confirma le don fait par son prédécesseur à Notre-Dame de Pébrac et aux chanoines de cette abbaye. Cette définition eut lieu le 4 des calendes de mars, férié 1111% au commencement des jeûnes, à Clermont. »

Il faut descendre jusqu'aux premières années du xv° siècle pour trouver une nouvelle mention du prieuré de Médeyrolles enlevé à Chamalières et donné à Pébrac. Il figure dans le compte de Berthon Sannadre, receveur d'Auvergne, dressé en i4oi, où l'on ve^t la division du bas pays d'Auvergne en onze prévôtés et six cent trente paroisses ou collectes. « Il est taxé XII escus pour un feu (*). »

Quelques notes, que nous avons recueillies à la hâte sur les prieurs, vont nous prouver d'une manière irréfutable que cette paroisse avait été irrévocablement perdue pour le prieuré de Chamalières.

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