‹ Le prieuré conventuel de Chamalières-sur-Loire [microform] ordre de Saint-Benoit, observance de Cluny, dépendant de l'Abbaye du Monastier-Saint-ChaffreChapitre 20 sur 132 · Maltrait, aumônier, 18 octobre · texte numérisé non relu

Maltrait, aumônier, 18 octobre

3. Claude Usson, religieux profès de l'Ordre de Saint-Benoît à l'abbaye du Monastier-Saint-Ghaffre, est pourvu de l'aumônerie du prieuré de Ghàmalières, en suite de la résignation à lui faite par Glaude Ribeyron, du même ordre. Les Lettres Apostoliques de provisions sont visées par Armand de Béthune, évêque du Puy, le 26 août i68r. Obtint-il définitivement cette charge? Nous l'ignorons. En tout cas il vivait encore le

22 mars 1699. Il appartenait à une famille importante de la paroisse de Ghàmalières. Nous connaissons, grâce aux registres, plusieurs membres de cette famille : N. Usson, notaire à Ghàmalières en 1669 ; Glaude Usson, sieur de Dinhac en 1691, et Louis Usson, curé de Gayres en 1722.

4. Armand-François Dugone, religieux de Ghàmalières le I" juin i683, fait un. baptême audit lieu, le 25 du même mois. '

5. Dom Pierre de Lagrevol, sous-prieur, assiste le 3o octobre 1690 à un baptême dans l'église paroissiale de Ghàmalières. A une date que nous ne pouvons pas préciser, il présente une requête à Dom de Maïot, vicaire général de Saint-Ghaffre, pour obtenir permission d'informer par devant lé premier docteur gradué contre Dom Bardet, autre rehgieux de Ghàmalières, au sujet des faits énoncés dans ladite requête. Dom de Malot, faisant droit à cette demande, rend le

23 avril 171 1 une ordonnance « de soit enquis et commis, comme il est requis, de tout ce que par lesdites parties a été, mis, écrit et produit par devers le conseil » du vicaire général

de l'abbaye (0. Les 27 octobre 1718 et 18 novembre I7i9.,.le sous-prieur de Lagrevol reçoit de MM. Valicon, fermiers du prieuré de Ghamalières, la somme de quarante-cinq livres par trimestre ; il laisse entre leurs mains sept livres sept sols six deniers à remettre pour ses taxes au receveur du Clergé.

G. Christophe de Fébure, religieux, baptise un enfant à la place du curé dans l'église paroissiale, le 13 novembre 1677. Le 4 janvier 1686, il réclame au procureur de Vital de Roux un traitement en faveur du clerc ou pistolère.

Joseph-Vital de Roux Potier, quarante-huitième prieur de Ghamalières (1701-1718), abbé de Villelongue, neveu du précédent, résidait à Garcassonne. Ses armes portaient entre autres six hermines. Nous le voyons, le 21 décembre 1701, pourvoir Henri Bresson, docteur es droits, lieutenant en la juridiction criminelle de Saint-Didier, de l'office de juge et bailli de la seigneurie de Gonfolent, vacant par le décès de François Baseir, son beau-frère. Ges provisions sont données. h Garcassonne, en la maison du prieur (2).

Vivant loin de son prieuré, Joseph-Vital de Roux semble, comme la plupart des prieurs commendataires, ne guère se préoccuper d'en acquitter les charges. Aussi la Cour de Toulouse, par jugement du 12 avril 1704, le condamne-t-elle, d'abord à la requête du syndic des religieux du Monastier- Saint-Ghaffre, à leur payer une somme dé soixante-une livres, à laquelle s'élevaient les arrérages d'un repas annuel à raison de dix-huit livres par an ; ensuite, à la demande du dom chamarier, à solder à celui-ci les arrérages d'une rente de cinquante-deux sols six deniers que le couvent de Ghamalières devait depuis l'année 1687 (3). .

Le 12 novembre 1706, Messire Joseph- Vital de Roux vend un jardin et pigeonnier, appelé La Chavallade, sis sur la rue publique, à François Faure, au prix de cinquante

(1) Tablettes hist. du Velay,W, p. 377.

(2) Archives dép. de la Haute-Loire, B, 42 (Cahier en portefeuille).

(3) Archives dép. de la IJaute-Loire, f. de Ghamalières.

livres (1). L'acte est passé en présence de doms François Bergounhoux, aumônier, Théofrède Odde, sacristain, et Claude Usson, religieux C^). Dans, le cours de cette année 1706, le prieur succède à la cotte-morte de Jérôme Sauron, décédé. Il cédera plus tard, le i5 janvier 17 18, cette cotte au sieur Cottier, de Chamalières (3).

Dom Jacques Boyer, écrivain bénédictin, se trouve à Chamalières, le 29 octobre 17 10, pour faire des recherches dans les archives du monastère, a De Lagrevol, sous-prieur, et les autres religieux, dit-il dans son Journal W, me firent beaucoup d'amitiés. Je baisai le Saint Clou donné par Gharlemagne : il est fait en forme de mors de cheval, et conservé dans un reliquaire donné par le vicomte de Polignac. Mais n'ayant pu avoir la clef des archives qui est entre les mains du prieur commendataire qui demeure en Languedoc, je me rendis à Vorey. »

En 17 18, sous Joseph-Vital de Roux, les religieux de Chamalières payaient pour les taxes de leur communauté la somme de 89 livres 7 sols 6 deniers par trimestre ; le 3 juin 17 19, ils donnent encore à l'évêque du Puy vingt cartons seigle de rente annuelle pour le prieuré de Confolent. Pendant chacune des années de 1718 à 172 1, Jean Valicon, fermier du prieuré, paye 2.900 livres de ferme.

« M. l'abbé de Roux, lisons-nous dans un écrit du chevalier de Lamée, sbn successeur, pour faire plaisir au sieur Odde, sacristain, le laisse habiter sa maison du prieuré et lui laisse un cofTre en bois fermé à clef contenant les papiers. Il laisse aussi M. Bergounhoux, aumônier, user d'une maison que M. de Revel, prieur, avait achetée de M. Deschamps, comme aussi du grenier et écurie dépendant du prieuré. »

Joseph-Vital de Roux résigna, nous ne savons à quelle date

(i; On voit encore les restes de la tour de ce pigeonnier, au dessous de la route, à gauche, dans la direction de la gare.

(2) Acte reçu Parrel, notaire.

(3) Archives de la famille Lobeyrac, du Puy.

(4) A. Vernière, Journal de Dom Jacques Boyer, p. 13.

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précise, son prieuré eh faveur du chevalier dé Soulagés dé' Lamée, son compatriote. Le i3 décembre 17 19, il est qualifié de cy-devant prieur de Chamalières.

Nous connaissons déjà quelques religieux de Chamalières, contemporains de Joseph- Vital de Roux. Voici les noms de quelques autres et une notice sur chacun d'eux.

1" François Bergounhoux, aumônier,. 12 novembre 1706. Le 3 décembre 17 18, il donne quittance aux fermiers du prieuré d'une somme de 87 livres 12 sols 6 deniers représentant un trimestre de sa pension.

2" Jean-Théofrède Odde de Triors, religieux de Chamalières, préside un enterrement à Saint-Maurice-de-Roche, le 17 août 1 705 ; le 2 1 du même mois il y baptise un enfant, 1q tout en l'absence et en remplacement du curé. Il apparaît comme sacristain du couvent à partir dn 8 mars 1709. ;Nous le voyons, le 12 décembre 1714 « dans, un grand besoin, d'argent )). Le 19 janvier 17 17, il solUcite du sénéchal du Puy, en sa qualité de sacristain, l'autorisation de. faire saisir les revenus du prieur pour se payer des arrérages de la pension du pistolère qui n'ont pas été payés sous le précédent prieur et afin d'obhger le prieur actuel, Pierre de Soulages de Lamée, à subA^enir à ses frais et dépens à l'entretien du clerc ou pistolère et des ornements de la sacristie; il appuie ses. réclamations sur les traités passés entre prieurs et sacristains en i3ii, i3[6, 1671 et 1686, et sur les ordonnancés desvisiteurs de l'Ordre, des 12 septembre 1678 et ^10 avril 1717 (i). Le sacristain Jean-Théofrède Odde de ïriors est lui-même, le 10 août 1780, de la part des habitants de- Chamalières, l'objet de la plainte que voici :

« Nous soubsignés certifions à tous ceux qu'il appartiendra que despuis six ans ou environ que dom Théofrède Odde est prieur claustral du prioré de Chamalières, l'office et service divin a cessé d'estre cellébré, de mesme que les fondatiôtis acquittées dans ladite esglize. En foy de quoy nous avons signé

(1) Archives de la famille Lobeyrac, du Pay.

le présent à chamalières, ce dixiesme aoust mil sept cent

trente.

« Deveros, Blactton, Bresse, Bernard, Faure, Blaghon, greffier, Faure, procurear d'office, Visgonte, curé de Chamalières, Lamée, prieur commendatairc dudit Chamalières (I). »

3, Jean Sandriii, religieux bénédictin de Saint-Gilles, administre un très grand nombre de fois le sacrement de baptême dans l'église paroissiale, à partir du la février 1709 jusqu'au 4 novembre 1729. Convaincu, sur les poursuites du promoteur de l'abbaye du Monastier, d'avoir désobéi et pria les cordes du clocher, il est condamné par sentence de Dom de Malot, vicaire général de l'abbé, à des peines canoniques, dont nous ignorons les termes et la gravité iV. Le i5 octobre 17 18, il donne quittance à MM. Valicon, fermiers du. prieuré, d'une somme de quarante-cinq livres, laissant entre leurs mains sept livres sept sols six deniers, à charge par eux de payer u partie de la cotte portion de ses charges ». Le 21 novembre 1786, il était prieur claustral (3).

4 et 5. N. Bay et A^ Paulze, 12 avril 1709.

(1) Archives dép. de la Haute-Loire, série H, f. de Chamalières.

(2) Tablettes hist. du Velay, V, p. 376.

(3) Archives dép. de la Haute-Loire, série II, f. de Chamalières.

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