‹ Le prieuré conventuel de Chamalières-sur-Loire [microform] ordre de Saint-Benoit, observance de Cluny, dépendant de l'Abbaye du Monastier-Saint-ChaffreChapitre 27 sur 132 · RELIGIEUSE BENEDICTINE · texte numérisé non relu

RELIGIEUSE BENEDICTINE

D'après une frcsquj du chœur de l'église.' Rckvc de Î\C. Lc'oii Gircn. — Ti:olograpJ}ic ik'^D\'C. Va:(eille, au Puy.'

Au siècle suivant, sous le priorat de Sylvius de Fay, vers 1145, Guigon Brun et son épouse Uneldis à qui Dieu n'avait pas donné d'enfant, prennent l'un et l'autre l'habit monastique dans les couvents de Gliamalières. Ils cèdent, à cette occasion, au prieuré un mas sis à Voirac, paroisse de Saint-Julien-d'Ance, dont le revenu s'élève à un setier de seigle, un d'avoine et vingt sous, et un autre mas au Genestoux, paroisse de Saillant, dont le revenu est de deux sous, douze deniers pour un agneau, neuf deniers en mai et neuf autres à Noël (234)-

Le Cartiilaive nous montre encore deux demoiselles, sœurs de Pierre et de Guillaume, et filles de Géraud de Saint-Paulien, reçues à leur tour comme religieuses dans les rangs des Bénédictines de Ghamalières, entre 1179 et 1200. Leurs frères leur constituent en dot moniale le quart du village de Leyret et cinq métans de seigle à prendre sur le lieu de Chambeyron, paroisse de Saint-Maurice-de-Roche (i35).

Le Cartulaire de ChamalièreÈ relate (i52) un fait de nature à faire supposer que le couvent des Bénédictines de ce lieu n'existait déjà plus à la fin du xii' siècle. Lorsque Francon, abbé de Saint-Chaffre, rattacha au prieuré de Saint-Gilles la maison de Confolent, entre 11 84 et 1190, le prieur Pierre IV de Servissac s'engagea en retour, à la place de l'abbé, à faire recevoir dans un couvent la fille unique du boulanger de Saint- Chaffre, qui venait de mourir. Au lieu de l'admettre au couvent des religieuses deCliamalières, comme ses prédécesseurs avaient fait pour d'autres, il la confia aux religieuses de Bellecombe, près Yssingeaux, et s'engagea à leur servir pour son entretien une rente annuelle de trois setiers de blé et deux sous, à prélever sur Adiac, paroisse de Beaulieu, 11 semble qu'il l'aurait fait entrer au couvent de Ghamalières, s'il avait encore existé.

Ces quelques notions sur les Bénédictines seront loin de satisfaire la légitime curiosité de nos lecteurs. Ils nous pardonneront s'ils se rappellent que leur couvent n'existait certainement déjà plus au commencement du xvi" siècle, puisqu'il ne figure pas dans le Fouillé de 1510.

Nous voyons sans doute Jean Jourda, par acte du 24 bctobre iC53, acheter le château et la terre de Vaux au prix de i3.3oo livres pour le domaine et de 3. 006 livres pour les rentes, à charge encore de payer chaque année, entre autres, trois setters de seigle, un setier d'avoine, deux gélines et sept livres en argent aux Religieuses de Chamalihres pour anciennes fondations affectées sur la propriété vendue (^). Ce fait prouve-t-il l'existence, au milieu du xvii" siècle, de notre Couvent de Bénédictines? Nous ne le croyons pas. Les rentes en question pouvaient alors avoir passé des Bénédictines aux Bénédictins.

Ainsi, nous en avons fini avec le personnel de nos deux monastères, avec ces moines et ces religieuses qui vinrent mériter ici par les austérités de la pénitence le bonheur parfait dans un monde à venir. Il nous reste seulement à nous occuper du grand œuvre qu'ils réalisèrent, nous voulons dire leur magnifique église.

(1) Truchard du Molin, Baronnie do Roche, p. 185.

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