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pourvue d'une fenêtre en plein cintre. Ils sont épaulés, eux aussi, chacun par deux contreforts, au-dessus desquels on a édifié postérieurement deux tourelles cylindriques.
{( Deux autres portes d'entrée donnaient autrefois accès dans l'édifice. L'une au nord, du côté des bâtiments conventuels, pénètre dans le bas de l'escalier qui conduit au clocher (fîg. 6). Une autre s'ouvrait au sud dans la première travée de l'église ; elle était analogue à la porte de la façade, mais avait perdu son archivolte extérieure et ses colonnettes ; elle a été condamnée (fig. 51. Trois contreforts rectangulaires sans ornement correspondent aux doubleaux des collatéraux. Chaque travée est pourvue d'une fenêtre avec archivolte extérieure, reposant sur des colonnettes ; seule la première travqe méridionale, où se trouve la porte déjà indiquée, en est dépourvue.
« La façade latérale de la nef est ornée^ au sud, d'arcades sur toute sa longueur (fig. 5). A chaque fenêtre haute delà nef correspond une grande arcade accostée de deux plus petites non percées, qui sont alternativement en plein cintre et trilobées. Il semble que l'architecte ait eu l'intention de décorer d'une façon analogue la façade septentrionale, car le même genre d'ornementation existe à la travée la plus rapprochée du transept, mais n'a pas été continuée sur les autres. Comme nous l'avons dit, l'église est construite jusque-là en pierres de taille de belles dimensions, assemblées à joints assez épais.
« Le transept est moins élevé que la nef, mais plus que les bas-côtés ; il est peu proéminent et pourvu de deux contreforts à chaque extrémité. La seule fenêtre qui l'éclairé dans l'axe de chaque bras est accostée de deux colonnettes portées sur un socle très élevé. L'appareil du transept est moins soigné que celui de la nef ; les pierres sont moins bien taillées ; les joints plus gros. Il est probablement de construction plus ancienne. Nous avons déjà, du reste, à l'intérieur, observé à cette place, plusieurs repentirs ; on voit de même, à l'extérieur, que les joints des collatéraux ne correspondent pas à ceux du transept; aussi nous paraît-il très vraisemblable d'admettre, comme nous l'avons dit, que l'église avait été commencée à la fois par l'abside et par la fa<^ade, et nous ne voyons guère
comment on pourrait expliquer autrement les anomalies qu'on remarque dans cette partie de l'édifice.
« A la suite du transept oii observe une toute petite retraite, puis un mur plat correspondant à la travée du chœur. Sur ce mur s'ouvre, au premier étage, une fenêtre en plein cintre, appartenant à la construction ancienne. Lorsque plus tard on a surélevé le mur de cette abside et construit le grand cul-defour intérieur, on a aussi plaqué contre cette travée de chœur un arc de décharge en cintre brisé destiné, comme ceux de l'intérieur que nous avons signalés, à donner plus d'assiette à la base de ce mur et à lui faire supporter plus efficacement la surcharge qu'on lui imposait. Enfin, entre cet arc de décharge et la corniche terminale, on a appliqué contre les murs deux arcades décoratives en cintre brisé, reposant au milieu sur une colonnette et aux deux extrémités sur des pilastres couronnés par d'élégants chapiteaux. Pour contrebuter la forte poussée que devait exercer à sa naissance la voûte de l'abside, on a construit après coup, et de chaque côté, un contrefort très saillant qui, au nord, est maladroitement appliqué contre l'une des fenêtres.
(( L'ordonnance extérieure de l'abside comporte deux étages ; l'inférieur est formé d'une succession d'absidioles pourvues chacune de deux contreforts et séparées par de grands arcs de décharge également construits après coup dans le but de renforcer le mur inférieur. Sous ces arcs de décharge et dans l'axe des absidioles on voit encore des fenêtres à plein cintre cantonnées de colonnettes cylindriques ou octogonales appartenant à la construction plus ancienne. Cet étage inférieur a en plan une forme semi-circulaire.
« Les absidioles étaient couvertes en belles dalles de pierres taillées. Au cours des dernières restaurations on a trouvé un assez grand nombre de ces dalles pour rétablir une de ces couvertures dans son état primitif (fig. 10).
A l'étage supérieur qui, au contraire, présente sept pans, chaque façade du polygone est occupée par une arcature décorative en cintre brisé. Les trois ociiU dont nous avoïis déjà parlé sont abrités sous trois de ces arcatures. Certains
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