Gaubert, 986-992 {Cartulaire, n"' i85 et
3. Bruz figure dans une transaction passée entre 1179 et I300 (n* i3i).
4. N. Artaud, prieur-curé de Rosières, est choisi comme arbitre avec Falcon Vert, prieur d'Estivareilles, pour régler le
(1) Tablettes hist. du Velay, IV, 284.
différend qui s'était élevé entre Jean de Sotérène, prieur dé Grazac, d'une part, et noble Joucerand de Saussac, Hugues, Guillaume et Etienne de Saussac, ses fils, d'autre part, pour les droits de justice des lieux de Grazac et de Raucoules. Par sentence des arbitres, en date du 12 avril i3r3, la justice entière de Grazac est attribuée au prieur, et celle de Raucoules est départagée entre ledit prieur et le seigneur de Saussac (1).
5. Pons HouUe ? en 1820. A cette époque, il y avait à Rosières un autre prêtre nommé Jean Lafont.
6. Pierre Beiter est pourvu du prieuré de Rosières, Ordre de Cluny, diocèse du Puy, le 3 des calendes de janvier i536, la troisième année du pontificat de Paul III, par cession dû précédent titulaire C^).
7. Jean Délmas. Se trouvant à Montpezat, lieu de sa naissance, le 5 décembre i555, il consent une procuration pour résigner son bénéfice par devant Simon Valentin, notaire de cette localité (3).
8. François Valentin, chanoine de Notre-Dame du Puy, fut investi de la cure de Rosières, le 11 janvier i556, par le vicaire général de Monseigneur de Sercus, messire Hugues de Goubladour, chanoine de Notre-Dame du Puy, abbé de Saint- Pierre-Latour et prieur de Saint-Biaise de Jonzac, ainsi que du prieuré d'Ambert. Il prit possession de cette cure, le 17 du même mois, par les soins de Jacques Gordouan, chanoine de Saint-Vosy, son procureur. Antoine Doron, vicaire de Rosières, fut un des témoins delà cérémonie (4).
9. N. Margerit. — II devint curé de Rosières en 1608, comme le prouvent ceâ lignes écrites par lui dans les registres : « A l'éternelle mémoire. Amen. Ce livre fut donné à l'église
(1) Arch. dép. de la Haute-Loire, f. du l'Evêché, G. 59 (liasse).
(2) Abbé Henri de Surrel de Saikt-Julien, La Collation des bénéfices du diocèse du Puy, p. 59.
(3) Abbé J.-B. Payrard, Nouveaux Mélanges historiques, I,p. 70, ' (4) Abbé J.-B, Payrard, Nouveaux Mélanges historiques, l, p. 70,
de Rozières par Florence Gros de Ghastel, la Dieu Grâce estant reyne, l'an mil six cens dix, moy soubsigné estant curé dudit lieu : Margerit. — Le 2 de possession. »
Le 3 février i6i4, il affermait du prieur de Ghamalières « les ponhadayres de Rosières «.
Il écrivit encore dans les registres : « L'an 1618, la moisson fut fort fertile en tous grains, mais fort difficile à recueillir à cause des trop fréquentes pluies et inondations, le froment se vendait douze sols et vi deniers, le plus beau à Rozières, moy estant curé, Margerit. »
Il était encore curé le 26 novembre i634. A cette époque, il serait devenu curé de Ghaspignac. Il avait eu pour vicaires : Antoine Roche, qui va lui succéder, et A^. Romeiif (20 novembre 1 634-4 juillet i636).
10. Antoine Roche. — D'abord vicaire de Rosières et curé de Ghaspignac, il devint curé de Rosières en décembre.! 634. Le 23 décembre i635, il écrit en tête d'un registre :
« Dieu nous garde De la ruze d'un faussaire, Des mains de notre adversaire, D'un scélérat de notaire.
D'un quiproquo d'apothicaire Et de toute autre misère. »
Les registres tenus par Antoine Roche nous apprennent que le Jubilé de Notre-Dame du Puy de i644 dura du 21 au 26 mars ; que ce curé était « natif de Vais près le Puy ».
Antoine Roche a écrit au bas des registres des baptêmes trois notes d'un intérêt général, faisant allusion aux démêlés des évêques du Puy avec les vicomtes de Polignac, ou nous renseignant sur la vie des rois de nos montagnes : les voici dans leur ordre chronologique :
« Ge 18 juillet i658. — Au Puy y a tousjours trouble et aussi à la campaigne. Les uns, scavoir la populasse sont du parti de M. du Puy, et la noblesse pour M. de Polignac. »
« Ge i5 août i658. — Au Puy, y a division entre la populasse et les Grands. La populasse s'appellent couchons et les
Grands se dissent Gourgolias : ce qui trouble le négonce et tormente en tout le païa de Vellay. »
« Ce i8 mars 1659. — M. le vicomte Gaspard- Armand, aagé de 8a ans, bien mallade en son chasteau de la Volte, lequel je visita hyer. Dieu lui donne bonne santé. J'ay esté seul à servir la cure de Rozières despuis le 8 décembre i658 jusques huy, M. Gidon estant toujours mallade. »
L'acte suivant des registres des baptêmes mérite d'être relevé :
« Ce 12 février 1664 a esté baptizé Louis Lhéritier, fils légitime de M. Jean et de Claude Gravil, mariés du lieu de Rozières. Son parrain, haut et puissant seigneur Messire Louis de Polignac, chevalier des Ordres du Roy, sa marraine Mademoiselle Anthoinelte de Polignac. Signés : Polignac, parrin, Anthoinette de Polignac, marraine, Roche, curé. »
Une dernière note d'Autoine Roche, curé de Rosières, insérée dans les registres, intéresse seulement cette paroisse et annonce son successeur.
« Estant au Puy pour estre choysi parrin de M. Pierre Mombel qui a dist sa messe première à l'esglize Saint-George du Puy, où sont les séminaires, de laquelle j'ay esté parrin, le dimanche 4 octobre 1671, et resjoui avec le grand vicaire et séminaire. »
Antoine Roche signe pour la dernière fois les registres le 7 janvier 1670. Il avait eu pour vicaires : i, N. Romeuf, du 20 novembre i634 au 4 juillet i636: 2. A^. Gras, 19 octobre i636 ; 3. A^. Doron, du 4 février au 2 novembre i643 ; 4. A^. Gidon, du 3i juillet 1639 au 22 juillet 1673.
1 1 . Pierre Montbel, que nous connaissons déjà, administre plusieurs [fois le sacrement de baptême à Rosières à la fin de 1671 ; il est déjà curé le 9 février 1672. Nous le trouvons encore à la tête de cette paroisse en janvier 1691.
Il avait eu pour vicaires : i.N. Romieu, 29 novembre 1678- 23 avril 1679 ; 2. N. Chapuis, 22 octobre 1679 ; 3. N. Robert, 19 janvier-4 octobre 1690 ; 4. Claude PelUssier, octobre 1690- 6 mai 169 1, Sous Pierre Montbel, il y avait à Rosières, le 4 mars 1676, un prêtre nommé Rouchon.
12. Claude Pellissier^ originaire de la paroisse, était déjà curé de Rosières le 26 juin 169 1. En 17 19, il donne quittance à MM. Valicon, fermiers des rentes de Ghamalières, d'une somme de soixante-quinze livres représentant un trimestre de sa portion congrue. N. Obrier, son vicaire, reçoit à la même date, un trimestre de sa pension s'élevant à trente-sept livres dix sols.
En 1726, M. Pellissier acquiert pour son église une cloche qu'il bénit lui-même, d'après une note écrite de sa main dans les registres paroissiaux. « Le dix-septième jour du mois de décembre mil sept cens vingt-six, fut bénite nostre petite cloche par nous soubsigné, accompagné de Messieurs -Ravaisse, curé de Saint-Julien-du-Pinet, et Chevalier, curé de Mézères, M. Obrier, nostre vicaire, natif de Rioux, village de nostre dite paroisse. (Le parrain) M. de Rosières, lieutenant criminel du Puy et la marraine fut dame Lucresse-Françoise- Thérèze Dumas de Gultière de la ville de Mande. En foy de quoy me suis signé. — Ce 17 décembre 1726, Pellissier, curé. » . Par son testament du 29 juillet 1728, il légua une écurie, grange et pigeonnier à ses successeurs sous obligation de dire seize messes pour le repos de son âme et de celles de ses parents. Il voulut être enterré dans la chapelle du Cœur de Jésus dont il était fondateur. Il fit divers legs à ses paroissiens ,pauvres et appliqua un fidéi-commis qu'il avait reçu de Ghrisrtophe Rivier, naguère prêtre habitué dans l'église de Saint- Martin, à l'institution d'un troisième prêtre qui dirait la messe à perpétuité et tous les jours dans ladite église et jouirait d'un pâturai et d'un pré. Le troisième prêtre choisi dans le testament était Etienne Obrier, vicaire à Rosières. Les exécuteurs testamentaires des dernières volontés du curé Pellissier furent Jean Juge, curé de Chaspinhac, et Georges Peyronnel, curé de Saint-Etienne-Lardeyrol. Un extrait de ce testament fut , délivré en 1783, à Pierre de Soulages de Lamée, prieur et seigneur de Chamalières (1).
; (1) Tablettes hist. du Velay, IV, p. 481; abbé J^-B. Payrar», Nouveaux Mélanges hist,, II, p. 71.
Claude Pellissier résigna sa cure en faveur d'Etienne Guigon, son vicaire, le t6 août 1727 (P). Il mourut le 3i juillet de l'année suivante. « L'an mil sept cens vingt-huit, lisons-nous dans les registres des décès, à une heure du matin est descédé messire Claude Pellissier, curé de l'église et paroisse de Rosières; après avoir régné et servi ladite paroisse pendant l'espace de trente-sept ans avec zèle, exemple et édification, ce qui l'a fait avec juste raison regretter généralement, non seulement de toute la paroisse, mais aussi de tout le voisinage, a été enterré ledit jour à six heures du soir. Furent présents messire George Peyronel, curé de Saint-Estienne- Larderol, messire Antoine Perrin, curé de Vaudevant, diocèse de Vienne, messire André Ravaisse, curé de Saint-Julien-du- Pinet, messire Estienne Hugon, ecclésiastique, messire Joseph Hugon, prêtre, et Estienne Chabrier, vicaire de Beaulieu, par nous Estienne Obrier, vicaire de ladite paroisse, soubsigné avec les susdits témoins. Signés : Ravaisse, curé, Peyronel, curé, Perrin, prêtre, Chabrier, vicaire de Beaulieu, Guigon, second vicaire de Rosières, Hugon, ecclésiastique, Obrier, vicaire. »
Claude Pellissier avait eu pour Vicaires : i. N. Roux (4 octobre 1698-2 mai 1695); 2. N. Theut (12 juin-21 septembre 1695); 3. N. Bertrand {16 janvier 1696-10 juillet 1697); 4. iV. Bouzac (3 janvier 1698-24 février 1701); 5. N. Faure (18 avril 1709); 6. N. Achard {iS îuia. 1709-11 août 1712); 7. Etienne 06ner signe pour la première fois les registres en qualité de vicaire le 18 octobre 1712 et pour la dernière fois le 21 décembre 1728. Il se retire alors du ministère, mais il continue d'habiter Rosières où 11 administre encore quelquefois les sacrements. Le 5 février 1747 il est qualifié do. prêtre habitué. A cette date, il donne à Antoine Obrier, son neveu, de Rioux, un champ sis audit lieu. Enfin, par testament du 2 décembre 1760, il donne aux prêtres de Rosières quarante livres à partager. Il vivait encore le 3i juillet 1759. 8. Etienne Guigon signe les registres comme vicaire du 16 août 1727 au 32 août 1729. Nous ne tarderons pas de le retrouver à la tête de la paroisse en quâUté de curé.
Sous M. Claude Pellissier nous voyons à Rosières deux prêtres, originaires de la paroisse, qui administrent quelquefois les sacrements : i. Christophe Rivier (4 juillet 1694- 4 février 1705); 2. A^. Tempère.
i3. Dominique Sabartès. Claude Pellissier avait à peine rendu le dernier soupir, que déjà l'évêque du Puy s'était préoccupé de lui trouver un successeur, comme en témoigne la lettre suivante :
Lettre de Mgr l'Evêque da Puy à M. le prieur de Lamée pour la cure de Rosières, adressée à Carcassonne.
Au Puy, ce 31 juillet 1728.
« Je viens d'apprendre. Monsieur, que la cure de Rosières est vacante, elle est à votre nomination et vous scavez qu'elle est une des plus considérables de mon diocèse, et que par conséquent il faut un bon sujet pour la remplir. Si vous n'avez aucun engagement avec personne, ou si vous pouvez vous dégager, je vous demande cette place pour un homme pour lequel je m'intéresse et qui est un des meilleurs sujets de cette ville. Il se nomme Jean Malosse, et je puis vous assurer que vous en serez parfaitement content.
« J'espère, Monsieur, que vous ferez attention à ma recommandation, et je souhaite de trouver des occasions de vous faire plaisir et de vous prouver l'estime et la considération parfaite avec lesquelles je suis, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
« f Fr., évêque du Puy (^). »
Le chevalier de Lamée, prieur de Chamalières, ne dut pas accéder à la demande de l'évêque du Puy, car nous voyons, le 17 septembre, Dominique Sabartès, prendre possession de la cure de Rosières, en vertu sans doute du choix que le prieur de Chamalières, collateur du bénéfice, avait fait de sa personne.
(1) Archives dép* de la Haute^Loire, f» de Chamalières.
Cependant, le 6 avril 1729, il y a procès entre Dominique Sabartès et Etienne Guigon, vicaire de Rosières, en faveur de qui Claude Pellissier avait signé un acte de résignation. A cette date, Etienne GuigOn renonce à tous ses droits sur la cure, sous la réserve d'une pension annuelle de vingt-cinq livres, exempte de toutes charges, payable chaque année par Sabartès et ses successeurs, à partir du 12 février 1729 et la vie durant du cessionnaire. — Acte passé dans 'la maison çuriale de Rosières, en présence d'Etienne Obrier, autre vicaire, et de Joseph Hugon, sous-diacrre, du lieu de Roiron, paroisse de Rosières (^).
Dominique Sabartès signe les registres en qualité de curé du 17 septembre 1728 au 2 novembre 1729. Il avait eu pour vicaire : Jean Arnaud qui signe pour la première fois les registres le 10 novembre 1729. Le 3 janvier 17^0, Pierre Donat, de Goraze, paroisse de Lantriac, lui donne quittance d'une somme de trois cent quatre-vingt-quatre livres. Il était encore vicaire de Rosières le ik mars 1741-
i4. Etienne Guigon (1730-1740), natif de Jagonzac, paroisse de Saint-Haon. Malgré toutes les compétitions, malgré sa renonciation, il devient curé de Rosières. Gomment? Nous ne pouvons que faire des suppositions. Le prieur de Ghamalières avait dû refuser de nommer Jean Malosse, proposé par l'évêque, et présenter Dominique Sabartès, que l'évêque n'avait pas voulu agréer. Finalement l'entente. s'était faite sur Etienne Guigon. Au rapport de M. Payrard'(2), Dominique Sabartès « finit par renoncer à ses prétentions entre les mains du Pape, et l'évêque du PUy put confirmer par acte du 28 octobre 1730, la possession de la cure de Rosières en faveur du sieur (juigon » devenu son candidat.
Etienne Guigon signe les registres comme curé du 4 novembre 1729 au i5 avril 1740. Le 3 décembre 1736, il avait acheté de Balthazard Laniel, de Rosières, quelques arpents d'un jardin contigu au presbytère au prix de trente-quatre livres.
(i) Archives dép. de la Haute-Loire, f. de Ciiamalières. (2) Nouveaux Mélanges historiques, I, p. 69 ^ II, p. 71.
Il résignait sa cure en faveur de Jean Arnaud, son vicaire, le 19 avril 1740 (1). Il rendait son âme à Dieu le 3 mai suivant.
Voici l'acte de son décès : u Le troisième may mil sept cens quarante a été enterré messire Estienne Guigon, prêtre et curé de Rosières, ayant receu les Sacrements de la Sainte- Eglise, présents messires Estienne Obrier, prêtre, et Joseph Hugon, aussi prêtre de cette paroisse soubsignés, Obrier, prêtre, liugon, prêtre, Arnaud, vicaire. »
Il avait eu pour vicaires : 1° Etienne Obrier ; 2" Jean Arnaud,
i5. Jean Rochier se présente, le 3 mai 1740, pour prendre possession de la cure de Rosières vacante par suite du décès d'Etienne Guigon. Il est accompagné de Laurent Laval, curé de Reaulieu, et déclare avoir été nommé à ce riche bénéfice par Michel Galhon, docteur en théologie, curé de Saint-Jeanla-Ghevalerie, au Puy, procureur-fondé de messire Pierre de Soulages de Lamée, prieur de Chamalières par acte du 19 octobre 1736. Il est mis en possession de l'église et installé, suivant le cérémonial accoutumé, par le curé de Beaulieu, en présence de noble Jean-Joseph de Chabanoles, chevalier de Saintignac, de noble François de Giraud, sieur de Lachamp, de François de Planèzes, seigneur dudit lieu, de Paul-Louis Arcis, procureur du Roi, de Jean-Antoine Treveys, bourgeois de Chazelles, et d'autres (2).
Il signe les registres du 11 juin 17/io au 3o mai 17/ii, et ne tarde pas de mourir. « Le onzième juin mil sept cens quarante-un a été enterré messire Jean Rochier, prêtre et curé de l'église paroissiale de Saint-Martin de Rozières, au milieu de la chapelle du Sacré-Cœur de Jésus de la susdite église, étant mort le dixième après avoir reçu les Sacrements de la Sainte-Eglise en présence de messires Obrier, prêtre, Hugon, prêtre, et Margerit, vicaire. »
iQ. Michel Calhon ('1741-1751). — Le chevalier de Lamée, prieur de Chamalières, écrit le 11 juin 1741, à Mgr l'Evêque du Puy (1) pour lui présenter comme curé de Rosières, par
(1) Minutes de Bernard, notaire à Rosières.
(2) Archives dép. de la Haute-Loire, f. de Chamalières»
suite du décès de Jean Rochier, la personne de Michel Calhon, docteur en théologie, curé de Saint-Jean de Jérusalem ou la Chevalerie au Puy, « de bonnes vie et mœurs, capable de bien et duement desservir ladite cure ou vicariat perpétuel ».
Sa nomination à la cure de Rosières agréée par l'évêque du Puy, Michel Galhon en prend possession le i4 juin. Il ne commence cependant à signer les registres que le i8 septembre.
11 donne quittance, le ii mars 1745, à Joseph Joumard, de Rosières, d'une certaine somme. Le 19 janvier 1747* Claude Ouillon, de Lolme, consent en sa faveur une obligation contenant assignat de fondation obituaire en décharge d'Etienne Roudon. Le 7 février suivant, Pierre Choumelis, meunier du moulin des Granges, déclare lui devoir une somme de quarante-deux livres, pour obits des trente dernières années. Le 27 avril 1749» Antoine Marcon des Granges, reconnaît lui devoir une somme de cinquante-neuf livres pour arrérages d'obits.
Dans le cours de l'année 1749, Michel Calhon exécuta des réparations considérables dans son église. En effet, le 28 octobre de cette année, Jean Laniel, de Glavenas, et Jean Boulhol, du Meysonnial, paroisse de Bessamorel, maîtres maçons, lui donnent, devant notaire (2), quittance d'une somme de cent vingt-deux livres dix sols « pour avoir fourni la pierre de taille et posé dix-sept toises et demi de pavé neuf, en l'église de Rosières, en conséquence de l'ordonnance de l'évêque du Puy, lors de sa visite, le 12 septembre 1747. » Il avait encore fait construire ou du moins réparer le caveau destiné à recevoir provisoirement « les morts non enterrés à cause du gel », en attendant leur sépulture au cimetière. Les hivers étaient sans doute alors beaucoup plus rigoureux qu'aux dix-neuvième et vingtième siècles .
Michel Calhon vivait encore le i"*" avril 176 1. 11 avait eu pour vicaires : i. N. Margerit (3r mai 1741-19 avril 1748);
(1) Archives dép. de la Haute-Loire f. de Chamalières,
(2) Minutes de Bernard, notaire à Rosières.
2. Armand Forestier (21 janvier 1748-9 janvier 1748); 3 Jacques Gire (29 juin 1748-11 février 1752).
Il y avait aussi, alors, à Rosières, un prêtre nommé Joseph Hugon, qui signe les registres à partir du 10 décembre 1783 et fait son testament le 25 juillet 1748. Il avait une prébende dans l'église de Rosières lorsqu'il mourut le 21 janvier 1764, à l'âge de 63 ans. Il fut enterré dans la chapelle du Sacré- Cœur. ,
17. Joseph-Hilaire Faiire, passe dé la cure de Ghamalières à celle de Rosières au mois de mai 1751. Il signe les registres le 20. Le 27 novembre suivant, André Chapon, consent en sa faveur une obligation d'une somme de cent livres.
Le 12 mars de l'année suivante, il afferme comme administrateur du bien des pauvres à Pierre Tempère un domaine situé à Hautevialle au prix annuel de soixante livres pour les foins et de cent cartons seigle, mesure de Lavalémblavès, pour les terres.
Le 25 juin 1754, Simon Perrin, de la FayoUe, lui donne quittance d'une somme de trois cents livres (l*. Il signe pour la dernière fois les registres le 17 septembre 1754.
Joseph-Hilaire Faure devint sur ces entrefaites, curé de Saint-Pierre-Duchamp. Il avait eu pour vicaires à Rosières : I. Jacques Glre, 29 janvier 1752 ; 2. Guillaume-François Bon à partir du 25 juin 1754. Le 26 juillet suivant, il prend possession, suivant le cérémonial accoutumé, en présence de Jean Chabanon, vicaire de Saint- Vincent, au nom et comme procureur fondé d'Antoine de Bellidenlis de Landes, curé de Lantriac, nommé par le vicomte de Polignac le i" mai 1754» de la chapelle de Saint-Michel de Seneuil, vacante par le décès de Sylvestre- Augustin de Bellidentis de Landes, prêtre de la communauté deSaint-Sulpiceà Paris (2). Guillaume-François Bon est encore vicaire de Rosières le 28 mars 1758.
18. Jean Hedde passe, comme son prédécesseur, de la cure de Chamalières à celle de Rosières. Nommé à la suite de
{{) Minutes de Bernard, notaire à Rosières.
(2) Minutes de Bernard, notaire à Kosières.
la démission du dernier titulaire, à cet important bénéfice par le chevalier de Lamée, prieur de Ghamalières, suivant acte du 25 septembre, visé le 26 par Jacques Baillard du Pinet, vicaire général de l'évêque du Puy, il en prend possession, conformément au cérémonial usité en pareille circonstance, à la daté du 29, en présence et avec l'assistance de Guillaume-François Bon, vicaire de la paroisse. Il signe pour la première fois les registres le 20 novembre 1754.
Nous connaissons quelques actes de son gouvernement. Le 7 novembre 1754. il renouvelle, comme administrateur du bien des pauvres, le bail à ferme du domaine d'Hautevialle en faveur de Pierre Tempère au prix déjà fixé par son prédécesseur. Le 6 septembre 1765, Claude Vérot, d'Adiac, consent en sa faveur une obligation d'une somme de cent trente livres. André Galhon, héritier de Michel Calhon, ancien curé de Rosières, lui donne quittance, le 5 octobre, d'une somme dé deux cent dix livres. Le 3o décembre, il achète de Pierre Fayolle, de Rosières, une parcelle de jardin contiguë à la cure de neuf pieds sur dix au prix de trente-sept livres. Enfin, le 17 mai 1766, agissant en qualité de procureur fondé de messire Pierre Gromier, docteur en théologie, prieur de Limon et de Ghaspignac, il afferme à Antoinette de Ghabanoles des Breux toutes les dîmes et rentes dépendant de ce dernier prieuré, au prix annuel de deux cents livres. Il signe pour la dernière fois les registres le 7 juillet 1767.
Il résigne la cure de Rosières en faveur du suivant au commencement de l'année 1768. Le 26 mai il est déjà curé d'Yssingeaux. Pendant son séjour à Rosières, il avait fourni aux auteurs de V Histoire du Languedoc concernant cette paroisse une description que nous avons donnée plus haut.
Il avait eu pour vicaires : i . Guillaume-François Bon ; — 2. N. Vacher {2k mai 1758- l'^juillet 1768) ; — 3. A^. Arsac (i4 juillet 1763 - II mai 1764) ; — 4- A'^. Eymard, vicaire du 18 juin 1764 au 26 juillet iqÇ»'], curé-commis y du 16 août 1767 au 27 mai 1768, puis de nouveau vicaire jusqu'au 19 octobre 1769 ; — 5, N. Rochier, du 27 août 1767 au i3 mai 1768.
Sous M Hedde, il y avait à Rosières deux prêtres : l'un
nommé Perrin, qui administre de loin en loin les sacrements du 23 juin 1767 au 4 janvier 1761 ; l'autre, nommé Mathieu Durand, prend possession d'une prébende dans l'église de Rosières le 8 février 1764 ; il signe les registres du 4 mai de celte année au 12 mai 1777,
19. Jean-Plerre-Guzin Coudert, précédemment curé de Çhamalières, prit possession de la cure de Rosières le 28 mai
Nous n'avons recueilli aucun renseignement sur ce curé jusqu'à la Révolution, mais nous connaissons sa conduite pendant la tourmente par des notes inédites sur quelques paroisses du diocèse du Puy (1). Lors de la Constitution civile du clergé, il fut des premiers à prêter le serment schismatique ; il ne tarda pas de se débarrasser des derniers principes religieux qu'il avait conservés jusque-là et de tout sentiment d'humanité. On l'entendit dans tous ses discours privés et publics • se répandre en invectives contre ses confrères demeurés fidèles, déclamer journellement contre les abus de l'Eglise, contre la conduite des papes et des évêques, vomir enfin les plus horribles blasphèmes contre tout ce qu'il y a de plus sacré dans la religion.
Il ne s'emportait pas moins contre les fidèles qui refusaient d'embrasser le parti de la Révolution. Il tonnait publiquement contre les aristocrates, autorisait les brigandages et tous les genres de vexations que les révolutionnaires de sa paroisse pouvaient exercer coatre eux. Cette conduite indigne du curé de Rosières nous explique les excès désormais légendaires de ses malheureux paroissiens.
Guzin Coudert méritait d'être maintenu à son poste comme curé-intrus par Delcher, évêque-intrus de la Haute-Loire ; il le fut. Il signe pour la dernière fois les registres le 16 janvier 1793. D'après une note insérée dans un de ces registres, il serait mort à l'hôpital du Puy en 1797.
Il avait eu pour vicaires : i. Jean-Pierre Maurin (i3 dé-
(1) Si notre mémoire est fidèle, ces notes auraient pour auteur M, Lhoste, curé d'ArauIes,
cembre 1769-21 février 1771); 2. Martin Tempère (7 avril 1771-1792). Il suivit malheureusement les traces de son curé; prêta serment à la Constitution civile du Clergé et devint curé-intrus. Il gagna lui aussi beaucoup de partisans à la Révolution et par la morale honteuse qu'il prêchait et par les mauvais exemples qu'il donnait ; 3. A'' Gallien (12 et 18 octobre 1788) ; 4- Claude Parât, originaire de Mounedeyres, paroisse de Saint-Julien-Ghapteuil, était curé aux environs de Die en Dauphiné, lorsque la Révolution éclata. Il s'empressa de prêter serment à la Constitution civile du Clergé. Nommé curé-intrus de Champclause, il ne put prendre possession dé ce poste, grâce à l'attitude énergique de ses paroissiens qui le repoussèrent. Mieux accueilli par la population révolutionnaire de Rosières, il consentit à devenir vicaire de cette paroisse. Outré des turpitudes qui se commettaient et de la conduite ignominieuse de son curé, il reconnut qu'il faisait fausse route, et se rétracta publiquement. Arrêté, comme il devait s'y attendre, le 2 germinal an II (3 avril 1794J, il fut enfermé tout de suite dans une cave de la cure et interné le lendemain dans les prisons du Puy.
Transféré le 2 prairial suivant (i^' juin), des prisons du Puy dans celles de Paris, il ne tarda pas d'être traduit devant le tribunal révolutionnaire de la capitale, condamné comme « ayant avili la cocarde, ayant cherché à ébranler la fidélité des citoyens envers la nation et pour avoir entretenu des correspondances avec les. ennemis de la république » ; il fut guillotiné à Paris le t5 juillet 1794 (^).
5. Pierre Besset, vicaire de Rosières, figure sur la liste des émigrés en 1798.
Pendant la Révolution, le service paroissial fut assuré, autant qne cela était alors possible, par des prêtres fidèles, non assermentés. N. Aulagne, curé de Glavenas, et N. Bernard, mort curé de Bessamorel, tous deux approuvés par Mgr de
(\) Semaine religieuse du Puy, IV, 472; — A. Boudon, Les Municipalités du Puy, III, 299; — Abbé Payrard, iVbwueaï^a? Mélanges historiques, II, li,
Galard, administrent les sacrements de baptême et de mariage Il Rosières, le premier, du 20 novembre 1794 au 29 avril 1795, le second, de mai 1796 au i3 janvier 1796.
IV, — L'ANGlENiNI3 EgiJSE PaROISSIALE
« Ce dut être vers le milieu du xn" siècle, dit M. Noël ThioUier (i), au moment où Rosières était sous la domination du puissant prieuré de Ghamalières que fut construite son église, fort intéressante, mais bien remaniée. Il ne subsistait de roman, en 1896, que l'abside et la travée qui la précédait. A cette époque, le Conseil municipal d'accord avec le Conseil de fabrique, avait résolu de tout remplacer par un édifice neuf. Averti par hasard de ce déplorable projet, nous avons pu, grâce à une énergique intervention de la Société agricole et scientifique de la Haute-Loire, en obtenir l'ajournement. Au moment où s'impriment ces lignes, les restaurations de l'église s'exécutent, mais on conserve l'abside ancienne.
« Celle-ci a été défigurée à l'intérieur ; par contre, l'extérieur est un des morceaux les plus beaux et les plus artistiques de la région.
« L'appareil en brèche volcanique est superbe et à petits joints. Simple tablette à la nef et aux contreforts, la corniche est, à l'abside, supportée par des modillons, dont quelquesuns, ornés de têtes d'hommes et d'animaux, sont très bien sculptés et d'un grand style (fig. 17).
« Les cinq pans que l'abside présente à l'intérieur, sont pourvus chacun d'une fenêtre, dont deux sont aujourd'hui cachées ; aucune des archivoltes n'est semblable. La plus orientale est formée d'un tore et d'une gorge ornée de sphères ; au Sud-Est, les deux tores sont séparés par une gorge sans ornement ; enfin, la plus méridionale est entourée de bâtons rompus.
(1) Notice archéologique sur l'Eglise de Bosines. Le Puy, Mar- CHESSou, 1897, in-12.
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« Ces archivoltes reposent sur des colonnettes dont l'astragale est prise dans le fût.
« Certains des chapiteaux sont de la plus grande beauté. A la fenêtre de l'Est on a sculpté un saint Michel terrassant le démon, qui serait digne de figurer parmi les meilleurs spécimens de la sculpture bourguignonne. Il est malheureusement bien mutilé. Sur d'autres, on voit, soit une grosse tête, soit des feuillages très découpés ^et sculptés avec beaucoup de finesse.
« Les bases sont formées d'un tore, d'un listel, d'une scotie et d'un tore plus proéminent. A l'une le boudin inférieur est orné d'oves ; à une autre, c'est un ruban entrelacé se terminant par une touffe de feuillages. Elles reposent sur un cordon qui fait le tour de l'abside et qui se profile en un bandeau, un onglet et un cavet ou une doucine. Ces mêmes tracés se voient aux tailloirs des chapiteaux qui se continuent dans l'intervalle des fenêtres.
{( A l'intérieur, l'abside circulaire est voûtée en cul-de-four. Les sommiers de l'arc triomphal plein cintre reposent sur de simples impostes qui terminent des piliers carrés sans ornement.
(( La voûte primitive en berceau plein cintre existait encore sur la travée démolie qui était éclairée par une fenêtre aussi en plein cintre ; les arcs latéraux sont brisés. Le reste de l'église avait été refait au xvi° siècle. Un portail de cette époque s'ouvrait au Sud.
«■ Une belle grille en fer forgé, qui a beaucoup de rapports avec celle du cloître du Puy, a été placée en avant de la fenêtre ouverte au Sud ».
Le beau clocher de la nouvelle église construite sous l'intelligente administration de M. Bénier, maire, et de M. Danthony, curé, qui s'inscrivirent chacun pour une grosse somme en tête de la liste des souscripteurs, renferme trois cloches fondues à Rosières en iSSa par le même fondeur, Pierre Décharme.
La première, qui pèse 5oo kilos, porte rinscriptiori suivante :
SANCTE MARTINE, OR/V PRO NOBIS (1). ANDRÉ ALLÉS. BIENFAITEUR. CIIANAL, CURÉ. PIERRE DÉGHARME, FONDEUR. LES PARRAIN ET MARRAINE SONT : M' LOUIS DE MONTREDON, ANNE-MARIE USSON.
La seconde pèse 3oo kilos ; on y lit :
SIT NOMEN DOMINI BENEDIGTUM. SANCTA MARIA MAGDALENA, ORA PRO NOBIS (2). CHANAL, CURÉ.
PIERRE DÉCHARME, FONDEUR. LES PARRAIN ET MARRAINE SONT : M-" ROCHE, PERCEPTEUR, COMMAN- DANT LA GARDE NATIONALE, MADAME MAURIN, NÉE CHARBONNIER.
Sur la troisième, du poids de i.5o kilos, on lit :
SIT NOMEN DÔMTNI BENEDIGTUM. SANCTA MARIA, ORA PRO NOBIS (3). ANDRÉ ALLÉS ET JEAN-ANTOINE DÉRAIL, DONATEURS. CHANAL, CURÉ. PIERRE DÉ- CHARME, FONDEUR. LES PARRAIN ET MARRAINE SONT : M'- CHARLES RICHON D'ADIAC, MADEMOISELLE MARIA DE ROZIÈRES. -
(1) Saint Martin, priez pour nous.
(2) Que le nom du Seigneur soit béni I Sainte Marle-Madeleiûe, priez pour nous.
(3) Que le rom du Seigneur soit béni I Sainte Marie, priez pour, nous. : ,