‹ Le prieuré conventuel de Chamalières-sur-Loire [microform] ordre de Saint-Benoit, observance de Cluny, dépendant de l'Abbaye du Monastier-Saint-ChaffreChapitre 82 sur 132 · II. — Esquisse historique du xiii" au xvi° siècle · texte numérisé non relu

II. — Esquisse historique du xiii" au xvi° siècle

Notre modeste paroisse traverse dans l'ombre et sans bruit une longue période de trois siècles. Elle est rarement mentionnée par les vieux chroniqueurs. Voici, en peu de mots, tout ce que nous en savons.

Le Chapitre de Notre-Dame du Puy, qui avait donné l'église paroissiale de Saint-Agricol au monastère bénédictin de Ghamalières, conservait encore quelques droits sur elle, le 28 mai 1256. Ces droits sont énumérés dans une transaction passée, à cette date, entre le doyen et les chanoines du Chapitré cathédral (D.

L'église de Saint-Agricol avait, en 1266, un Chapitre ou une communauté de prêtres, que nous connaissons par le testament de Bertrand II du Fieu, paroisse de Saint-Julien-d'Ance. Le seigneur du Fieu demande que, les prêtres composant ce Chapitre assistent aux offices de quarantaine et d'anniversaire qui doivent être célébrés après sa mort ('^).

Le pape Clément IV, ancien évêque du Puy, par bulle de 1266 ou 1267, confirme aux religieux du Monastier- Saint-Ghaffre, et par conséquent au prieur de Chamalières tous leurs droits de collation et autres sur une foule de paroisses et en particulier sur celle de Saint- GeorgesrAgricol(3).

Le territoire de notre paroisse relevait en partie, à celte époque, del'évêché du Puy. De 1296 à i383, Bertrand, Guillaume e,t Guigon, seigneurs de Ghalencon, lui rendent hommage

(1) Tablettes historiques du Velay, V, pp. 82 et 83.

(2) Abbé Theiluère, Les Châteaux du Velay, IV" livr., p. 10. ~

(3) Ulysse Chevalier, Cartulaire dwilfonasfj'er, pages 491 àl98#.

pour les bois, terres et autres propriétés qu'ils possèdent dans cette paroisse (1).

Quelques villages relevaient aussi en partie de la seigneurie de Ghomelix-le-Bas. Guillaume de Ghalencon, chanoine de Notre-Dame du Puy, seigneur de Ghomelix-le-Bas, donne par testament, le 25 juillet 1827, à l'Université des Glercs du Puy quinze livres tournois de rente perpétuelle à percevoir sur quelques habitants de Saint-Georges-l'Agricol, Tranchebourse, Fraisse, Bonnefont, Theux et les Ghalas (2).

Les seigneurs de Mons avaient une chapelle et un tombeau dans l'église paroissiale de Saint-Georges-l'Agricol. Guillaume Mitte de Mons de Ghevrières mort en i35o, du vivant de son père et de tous ses enfants, y fut porté pour y être enseveli à côté de ses ancêtres. Sa fille Guicharde, décédée sans enfants en i384, avait, par testament en date de i382, laissé une rente pour l'entretien d'une lampe qui devait brûler continuellement sur le tombeau de son père (3).

A la fin du xiv" siècle^ Saint-Georges dépendait de l'archiprêtré de Saint-Paulien, de archipretratu Sancti PauUani, suivant une bulle de l'antipape Glément VII. Celte bulle publiée par lettres de Pierre Gérard, évêque du Puy (1384-90), devenu cardinal et appelé par les contemporains le cardinal du Pay, accordait des indulgences d'un an et quarante jours, à tous les fidèles qui visiteraient l'église de Saint-Pierre-ïe-Monastier, au Puy, à certains jours désignés et qui, de plus, feraient une aumône. Le chroniqueur Etienne Médicis W, à qui nous devons ces renseignements, nous apprend encore que notre paroisse s'appelait alors Saint- Georges- Agricol, Sancti-Georgii- AgHcolœ, et que le chapelain, capellanus, ou le curé, donnait pour le pain du Saint-Sacrifice à l'hostier de la maison de Saint-Pierre-le-Monastier un carton de seigle, chaque année.

(\) A. Lascombe, Répertoire des Hommages de l'Evéché du Puy, pp. 128 et n9.

(2) A. Jacotin, Preuves de la Maison de Polignao, I, p. 404,

(3) Saint-Georges-l'Agricol, la paroisse, les seigneuries, pp. 107 et 108,

(4) Tome II, pages 161 à il^passim.

Au xv^ siècle, même rareté de documents sur noire paroisse qu'aux deux siècles précédents ; elle n'en poursuit pas moins sa paisible existence. Par testament du 29 mars i,448, Guillaume de Beauzac, seigneur du Fieu, lui donne deux sous tournois pour le luminaire de son église d). Elle continue ellemême de payer au couvent de Saint-Gilles, de Ghamalières, les modiques rentes annuelles que nous avons déjà enregistrées. Le prieur de Saint-Georges était obligé de prélever luimême ces redevances et de les transmettre au monastère. Nous traduisons, du latin la pièce inédite où nous avons puisé ces renseignements :

« Par acte en date du 8 août i448, Mathieu Varenne, prêtre de l'église paroissiale de Saint-Agricol, près Craponne, reconnaît devoir, comme ses prédécesseurs ont dû depuis longtemps ab antiquoy au prieur de Ghamalières, Gautier, vingt-et-un cartons de seigle, mesure ordinaire de Craponne, payables chaque année en la fête de saint Michel, archange. »

ïll. — Saint-Georges AUX xvi*et xvii" siècles: fondations de

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