‹ Le Prieure royal de Saint-Magloire de LehonChapitre 11 sur 44 · ÉGLISE ABBATIALE · texte numérisé non relu

ÉGLISE ABBATIALE

Nous avons raconté dans le chapitre premier de cette histoire, l'érection de la première chapelle bâtie à Lehon par les moines, avec les riches débris de l'ancien temple païen de Corseul. Le roi de Bretagne la fit solennellement consacrer en l'honneur des saints apôtres Pierre et Paul et de saint Magloire, dont les rehques, renfermées dans une châsse précieuse, avaient été déposées dans le sanctuaire de la chapelle. Nous avons également raconté la destruction de cette église et du monastère, par les Normands, vers l'an 920 le retour des religieux à Lehon dans les premières années

(1) Nous maintenons à l'église du monastère, le nom à'abbatiale, que les siècles semblent avoir consacré.

(2) Depuis que ce volume est en cours d'impression, M. A. de la Eorderie a publié une très lumineuse dissertation, prouvant jusqu'à l'évidence, que le départ des reliques des saints Bretons, de l'abbaye de Lehon et le pillage du monastère par les Normands, eurent lieu vers l'année 920, et non en 975. En présence du raisonnement concluant du savant Membre de l'Institut, nous acceptons, nous aussi, cette date de 920, contrairement à celle de 975, que nous avons indiquée, page 24, avec la plupart des historiens. — Nous profitons également de l'occasion, pour ajouter aux noms de saint Magloire et de saint Malo les noms des saints suivants : saint Léonore (Lunaire), saint Guenoël, saint Brieuc, saint Corentin, saint Méloir, saint Trémeur, saint Budoc, saint Wiganton, saint Leuciern, saint Leviau, saint Kiferian, dont les reliques vinrent chercher asile à Lehon, et dont la liste nous est fournie par M. A. de la Borderie.

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du XP siècle, et leur empressement à construire une nouvelle chapelle. Celle-ci devenue trop étroite, fut remplacée, un peu moins de deux siècles plus tard, par une autre plus spacieuse et plus belle, sous l'habile direction de Geoffroi de Corseul, prieur conventuel du monastère. Cette dernière est celle même dont les admirables ruines se voient encore aujourd'hui et dont la restauration est commencée.

L'Eghse abbatiale forme un vaste rectangle, long de 38 mètres et large de 10 ; sa hauteur sous voûte s'élevait à environ 18 mètres. Elle offre le caractère bien tranché du style roman et du style ogival ; la façade appartient à l'architecture romane, ainsi que la -moitié des murailles de la nef. Le grand portail occidental ouvert entre six colonnettes, avec six voussures en plein cintre, est orné d'une archivohe à dents de scie et surmonté d'une fenêtre ogivale à deux baies ; huit modillons à têtes d'hommes, forment au-dessus de cette entrée, une sorte de corniche ou terrasse. La chapelle se compose d'une nef unique, pleine d'harmonie dans ses proportions, de profondeur et d'élancement. Elle est divisée en quatre travées, par des colonnes ou des pieds droits à colonnes engagées, qui s'élèvent le long des murs latéraux et reçoivent sur les chapiteaux, les retombées des nervures de la voûte. Cette voûte toute en pierre, était d'une légèreté remarquable. Les fenêtres qui s'ouvrent dans chacune des travées, se composent de deux simples lancettes ogivales, sauf une à meneaux rayonnants, encadrées du côté de l'intérieur dans une ogive et du côté extérieur du mur, dans un cintre

surbaissé. Les chapiteaux, tant de l'intérieur de l'église que du portail principal, empruntent leurs motifs à l'ornementation végétale. Un mur droit remplace l'abside. Une vaste baie ouverte à la fin du XV^ siècle par Guillaume Guéguen, prieur commendataire, haute de onze mètres sur six de large, éclairait autrefois l'autel. La partie inférieure de cette belle fenêtre se composait de quatre meneaux séparant cinq fenêtres ogivales, surmontées d'une rosace parfaite d'élégance et de hardiesse dont il ne reste plus hélas ! aucune trace. Un clocher très élancé s'élevait au-dessus du chœur ; la foudre le détruisit au commencement du XIIP siècle Il fut aussitôt remplacé par un campanile plus modeste. Le maître-autel se composait d'un baldaquin garni de colonnes de marbre jaspé, surmonté d'une belle croix abbatiale ; le sanctuaire était décoré de tableaux et de statues remarquables Toutes les stalles du chœur étaient peintes et représentaient les chefs d'ordres religieux ; le chœur était « fermé par une balustrade et deux autels de boys de sculpture bien travaillée ; la nef était entièrement pavée ^''^ ».

En 1792, le directoire du département des Côtes-du-Nord ordonna au district de Dinan, de faire (c toutes diligences pour vider la maison et dépendances de Lehon, de tous les meubles et effets mobiHers y existant, appartenant à la nation, y compris les grilles de fer, balustrades, stalles et autres boiseries de décoration dans

(1) BibL Nat. man. lat. N° 12679.

(2) Souvenirs de Néel de Lavigne.

(3) Lettre du Frère Pierre Gingatz, moine de Lehon. —

Voir la Note XXIV à la fin du vol.

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l'église, contenus dans l'inventaire du 7 Juin 1790 ». L'autel, dit M. Néel, transporté au chef-lieu du département, orne, dit-on, une de ses églises. Vers 181 5 l'église abbatiale fut offerte à la commune de Lehon eii échange de Véglise paroissiale ; cette proposition n'eut pas de résultat. Mais nous constaterons qu'à cette époque, « ce joli édifice était encore intact et en excellente conservation )). Depuis lors, le riche vitrail du chœur, dont le plomb avait été vendu et arraché, est tombé pièce par pièce. La voûte en pierre et ses arceaux ci'une grande hardiesse d'élévation, furent également détruits peu après, sauf un tiers environ, qui ne fut jeté par terre qu'en 1843. Ce morceau, d'une longueur de 10 à 12 mètres, était si solide encore, que quinze ouvriers employés à sa démolition, eurent beaucoup de peine à en venir à bout. Bien que détaché des murs de la nef avec des barres de fer et des pétards, ce vaste morceau se tenait d'une seule pièce, comme suspendu, et retenu seulement à l'édifice par le côté touchant au pignon Ouest ; la voûte enfin s'effondra d'un seul bloc, après de nouveaux efforts des ouvriers, avec un fracas épouvantable ; les murs de l'église, comme ivres de cette secousse imprévue, vacillèrent d'un bout à l'autre, le pignon chancela sur sa base et ne reprit son aplomb, qu'après avoir fait un immense

(1) Registre des délibérations du directoire du dép. des Côtes-du-Nord.

(2) Souvenirs de Néel de Lavigne. — Nous tenons à dire toute la vérité. Les commissaires envoyés par le district de Dinan, au prieuré, en 1791, trouvèrent le fils Rimoneau tirant au fusil, sur des pigeons réfugiés dans l'église abbatiale. Q.uelques vitres brisées aux fenêtres, avaient en effet permis à des pigeons de chercher asile dans l'église délaissée ; mais ce détail ne contredit en rien l'exactitude du fait constaté par M. Néel : « ce joli édifice était encore intact et en excellente conservation », vers 1815. Et il en devait être ainsi, puisque la couverture de l'Eglise abbatiale avait été remise à neuf en 1781, par les soins de Rimoneau.

salut qui effraya tous les assistants de cette scène véritablement imposante

LEcho du Monde Savant fait ainsi la description (c du vandalisme )) dont a été l'objet la vénérable chapelle : (( l'intérieur de cette (( église offre partout l'image de la dévastation. Les fenêtres sont (( brisées, les voûtes presque entièrement détruites ; le pavé a disparu (( sous un amas de décombres recouvert de broussailles. On trouve (( sous l'herbe quelques unes des têtes qui formaient jadis les clefs (( des voûtes. Une antique statue de femme, destinée à surmonter (( un noble tombeau, repose presque ensevelie dans la terre. Auprès, (( paraît encore à découvert la tombe gravée en pierre, d'un prieur (( mort il y a cinq siècles, et dont les destructeurs ont arraché la (( tête de marbre ; plus loin sont les armoiries d'un haut et puissant (( prélat, que la mousse efface chaque jour davantage. Dans le mur (( à droite, on remarque deux niches sépulcrales dont une sacrilège (( cupidité a fait arracher dernièrement les cercueils de plomb. Sous (( l'une de ces niches est couchée une statue de femme ; deux anges (( soutiennent sa tête enveloppée d'un voile de veuve ; un lion est à (( ses pieds. Le tombeau de l'autre niche n'existe plus ».

Un autre témoignage, non moins précis et accablant, de l'état lamentable du vieux sanctuaire et de ses nobles tombes, nous est

(1) Ce fut cet ébranlement violent qui détermina dans la première fenêtre sud, l'énorme lézarde qui donnait, au commencement de notre travail de restauration en 1885, des doutes sérieux sur la solidité de ce côté de la nef. Grâce à Dieu, cette réparation a pu être faite sans accident, et le mur est très solide aujourd'hui.

(2) Numéro du 2\ Avril 1839.

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fourni par Maurice de Guérin, dans une lettre qu'il écrit de la Chênaie à Eugénie, le 21 Juin 1833. Il lui raconte en ces termes, sa visite attristée aux ruines de Lehon : J'ai visité, il (c y a quelques jours, les (( ruines d'une abbaye et (c d'un château gothi- (( que, aux environs de

(C Dinan • Six tours

(C tronquées comme un (C homme qu'on coupe- « rait par la moitié, sont (( tout ce qu'il en reste ; (( elles sont plantées sur (C la plate-forme d'un (( monticule qui domine « une belle étendue de (( pays. Je m'assis sur « une brèche et je me <( chauffai paisiblement au soleil avec les lézards gris qui font les (C honneurs du manoir. Les ruines de l'abbaye ont moins péri que (( celles-là ; mais c'est bien plus déplorable. Le cloître existe encore (C en entier ; c'est un édifice fort ordinaire. L'éghse seule, qui devait (( être remarquable, à juger par ce qu'il en reste, a été horriblement

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(( maltraitée. Elle n'a plus d'autre voûte que le ciel, et elle étale ses <( grands murs décoiffés et son enceinte béante avec une tristesse (( extraordinaire. Une vieille femme crasseuse nous introduisit dans (( cette pauvre nef, et nous y vîmes quelque chose de pire qu'une

(( écurie Les moines couchés, les bras en croix, sur leur oreiller

(( de pierre, gisent çà et là parmi les ordures, et leurs sépulcres « ouverts laissent voir, non pas des ossements, mais des débris de « vases que je ne veux pas nommer. J'étais surtout désireux de voir (( une chapelle, derrière le chœur, où les Beaumanoir avaient leurs (( caveaux. Même profanation. J'ai remarqué un bon vieux chevalier (( qui dort sur sa pierre, une main sur son cœur et l'autre sur son (( épée. Il ne faut pas s'étonner de cette désolation : je ne sais quels (( Anglais ont fait leur gîte dans l'abbaye et y parquent comme les (( troupeaux sur la tombe d'Achille. En allant demander à ces ce Anglais la permission de visiter les ruines, nous traversâmes leur (( cuisine, et nous y rencontrâmes deux miss, assez proprement (( mises et point mal du tout, acharnées à trancher les restes d'un (( roast-beef. Je t'avoue que mes idées qui, dans ce moment, étaient (( tant soit peu tournées à l'illusion des vieux souvenirs, éprou- (( vérent un rude échec à ce spectacle, et vraiment il y avait de quoi (( désarçonner l'imagination la plus chevaleresque et la plus aven-- « tureuse.... »

L'ensemble de ces ruines qui offraient naguère encore un carac-

(i) Maurice de Guérin, Journal, lettres et poèmes, par G. S. Trébutien.

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tére de si imposante désolation, courbe l'âme sous le poids de la mélancolie et presque de la douleur. Le visiteur se recueille comme arrêté par les siècles qui se dressent devant lui. Son âme rêve au passé ; elle revoit les nombreux moines qui vinrent jadis prier sur ces dalles, elle croit entendre encore les chants de leur psalmodie. Il lui semble que les murs vont parler, que des enfeux vont tout-àcoup surgir les vieux chevaliers et leurs nobles Dames. Alors, la pensée se transporte d'elle-même, des choses du temps qui passent, à celles de l'éternité qui ne passent pas, et le visiteur chrétien impressionné par tant de souvenirs peut méditer à l'aise, au milieu d'un mystérieux silence, ces vers tout remplis de tristesse et de sainte émotion :

« O ruines ! Voûtes désertes, A tous les vents du Ciel ouvertes, Où l'on entend gémir le soir, La grande Ombre des Beaumanoir ; Tombeaux vides, criez à l'homme Qu'il n'est ici-bas qu'un atome Par le souffle du vent jeté Au gouftre de l'Eternité !

Il n'est plus ce couvent superbe, Et le passant foule sous l'herbe Ses rosaces dont le vitrail Resplendissait d'or et d'émail ;

(i) Hist. et Panorama d'un beau pays, par B. Robidou,

Son ciel d'arceaux jonche la terre.

Les voix saintes du sanctuaire Qui perçaient ses murs glorieux, ■ N'ont plus d'écho que dans les cieux ! »

Le charme indicible de ces ruines disparaît peu à peu, mais pour faire place à une glorieuse restauration. M. Louis Chupin, maire de Lehon, homme d'un incomparable dévouement et Ms^ David admirateurs de ces belles ruines, conçurent le projet grandiose d'arracher aux coups du temps et à la destruction des hommes, ces murs témoins de tant de prières et épargnés jusque là par tant de siècles. Laisser tomber cette chapelle, type remarquable et presque unique aujourd'hui dans notre pays de la transition du roman au style ogival, c'eut été commettre un meurtre architectural, un acte de vandahsme honteux pour la Bretagne tout entière. Il devenait d'ailleurs urgent pour les habitants de Lehon, de construire à Dieu un nouveau sanctuaire. L'égHse paroissiale actuelle, entièrement délabrée, (( semble, comme le dit très joliment M. de Trémaudan, ne plus tenir debout que par la grâce de Dieu », et des réparations sérieuses y sont à peu près devenues impossibles. Dans cette nécessité de bâtir une éghse, pouvait-on faire un meilleur choix, que de restaurer ce qui restait encore debout de la vieille éghse abbatiale, pour en faire l'église de la paroisse ? Des démarches furent tentées dans ce but, auprès des propriétaires. Durant plusieurs années, M^^

(i) Revue de Bret de Vendée et d'Anjou. Déc. 1890.

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David, M. Chupin, maire, MM. Richard et Bouvet, successivement recteurs de Lehon, ne se lassèrent pas de solliciter. Leur pieuse persévérance fut enfin couronnée de succès, et l'antique chapelle fut donnée, le 30 Avril 1 881, à la commune de Lehon, pour être rendue au culte et servir d'église paroissiale. Cette donation fait honneur aux héritiers de M. ; nous les en remercions,. et nous avons la ferme espérance que cette bonne 'action leur sera méritoire devant Dieu.

(c Tous les amis de l'art, tous les chrétiens applaudirent au (( projet. Comme aux beaux jours du Moyen-Age, les dons firent (( le premier appoint de la caisse ; les moines de Saint-Jean-de-Dieu, (( dignes successeurs des bénédictins à Lehon, offrirent leur belle (c pierre, le talent d'un de leurs frères, autre chose encore ». Le Frère Vincent de Paul se mit à l'œuvre au printemps de 1885. Bien des gens appelaient cette entreprise une folie, on lui prédisait même un insuccès complet. Le travail ne manquait certes pas de difficultés. Mais, si des connaisseurs exigeants ne peuvent louer sans réserves, les clochetons extérieurs, la niche du sanctuaire et plusieurs chapiteaux ; s'ils expriment aussi le regret de la disparition dans le chœur, d'un trilobé du XIIP siècle, quoique mutilé en partie, ils doivent reconnaître cependant que l'architecte a compris qu'il doit se borner à restaurer cette vieille chapelle, et qu'il essaie de mettre en pratique ce conseil si sage que lui donnait M. Paul Sébillot : « Il faut

(1) Revue de Bret. de Vendée et d'Anjou. Déc. i8go.

(2) Revue illustrée de Bret. et d'Anjou. 15 Janvier, 1887.

(c espérer que l'architecte aura eu le bon esprit de considérer cette (( reconstruction comme la restauration d'un beau vieux meuble (( dont quelques parties sont détériorées. Le suprême mérite en (c cette matière, est de se contenter de boucher les trous et de (( refaire, avec une fidélité scrupuleuse, les pièces qui manquent ou (( sont trop usées ». Nous sommes assurés que le Frère Vincent de Paul patient et dévoué au-delà de toute expression, continuant de s'inspirer de ces pensées, évitera de toucher aux formerets, aux colonnettes et aux chapiteaux de la Chapelle des Beaumanoir, et qu'il respectera avec une délicatesse infinie, les deux enfeux de la

Chapelle Abbatiale, ce Et voilà (( que l'antique église apparaît (C aujourd'hui au fond de la (( vallée, toute blanche de sa (( nouvelle jeunesse, couron- (( née de clochetons et déjà à (( l'abri des injures du temps. Sur les échafaudages, au miHeu des (( ouvriers, on aperçoit la robe noire du frère hospitaher qui pource suit son œuvre, son hymne à la gloire de Dieu ».

Le 2 Juin 1885, Më' Bouché, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, bénissait la première pierre de l'une des fenêtres du sud. Depuis lors, le travail de restauration n'a pas cessé ; mais il avance lentement, faute de ressources suffisantes. Aussi nous permettons-

(i) Revue de Bret. de Vendée et d'Anjou. Déc. 1890.

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nous de faire ici même, cher lecteur, appel à votre charité. O vous, dirons-nous, qui gardez au cœur le culte des vieux souvenirs, venez à l'aide de cette restauration grandiose et difhcile. Les ossements des preux chevaliers bretons et des pieux moines qui dorment depuis longtemps dans la solitude et l'oubli de ces vieux murs, tressailleront d'aise en retrouvant un tombeau digne d'eux ; votre générosité aura ainsi rendu à cette antique chapelle, sa gloire d'autrefois et " Dieu vous bénira.

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