‹ Le Prieure royal de Saint-Magloire de LehonChapitre 13 sur 44 · ÉGLISE PAROISSIALE · texte numérisé non relu

ÉGLISE PAROISSIALE

L'Eglise paroissiale dont le clocher pointu se détache d'une manière si pittoresque sur les coteaux de Beauvais, est voisine de celle du Prieuré. On pourrait l'appeler un vaste tombeau ; les dalles que l'on foule aux pieds, indiquent en effet, sans qu'il soit nécessaire de s'en rapporter aux registres paroissiaux, que dans les siècles précédents on y ensépulturait les morts (( munis des saints sacrements nécessaires à salut ». Le portail principal et la fenêtre géminée

(1) IRscbercbes sur Dinan et ses environs, par Luigi Odorici. — Souvenirs de Néel de Lavigne, ancien souspréfet. — Coup-d'œil rétrospectif sur la ville de Dinan depuis rétablissement de sa municipalité jusqu'à nos jours, par M. Joseph Le Sage, avocat et ancien maire de la ville de Dinan. J. Bazouge, imprimeur, 1871.

(2) Le musée de Dinan contient en outre plusieurs clefs de voûte provenant du prieuré de Lehon, et la tête de l'une des statues en pierre de la Croix du Saint-Esprit.

romane qui le surmonte, datent de la fin du XIP siècle. Cette porte en plein cintre, donne entrée dans une nef romane, percée au nord de fenêtres en entonnoir, et élargie en partie au sud, au moyen d'un collatéral à colonnes prismatiques qu'éclairent des fenêtres à lancettes.

La maîtresse vitre du chœur, à meneaux rayonnants, conserve encore quelques panneaux de verre de couleur du XIIP et du XIV^

siècles dont plusieurs ont été retouchés, croit-on, au XVIP. De cette dernière époque date un cartouche placé en supériorité, enchâssé

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dans un vitrage ordinaire et composé de six rinceaux semblables et symétriques deux à deux. Il renferme deux écussons accolés, timbrés le premier d'une crosse ou baston pastoral, le second d'une croix tréflée, posées en pal derrière les écus. Comme cimier unique une mitre et ses deux banderoles. L'écusson de droite est aux armes de Charles Bruslart de Sillery, prieur commendataire de Lehon ; il porte de gueules à une bande d'or chargée d'une traisnée de poudre de sable, accompagnée de cinq barillets de même L'écusson de gauche, de la maison de Derval porte : Ecartelé au i et 4 d'argent à cinq mouchetures d'hermines posées en sautoir ; au 2 et 3 fascé d'argent et de gueules de 8 pièces. Dans les soufflets du tympan deux anges gracieux balancent des encensoirs.

Les deux parties inférieures du trèfle représentent, l'un à gauche Adam et Eve chassés du Paradis Terrestre, l'ange tient à la main un vêtement de feuilles vertes ; à droite saint Pierre et saint Paul avec leurs attributs. Au-dessous, la fenêtre trilobée n'offre plus à gauche qu'une partie de la bordure composée de fleurs de lys d'or ; à droite même bordure avec la Vierge portant l'Enfant-Jésus, et un moine en adoration. L'ogive de la baie du milieu est entourée d'une bordure alternativement de gueules au château d'or ; au centre le Crucifiement avec la Vierge et saint Jean. Plus bas saint Magloire bénissant ; le donataire agenouillé porte sur sa cotte d'armes les armes

{i) D'après Palliot : « La Vraye et parfaite science des armoiries ou Indice -armoriai » 1650. — Vulsoa de la Colombière dans : « La science héroïque, 1669 » dit que cette armoirie fait allusion au nom de la maison des Bruslart, qu4 est composé de briisle et ard.

du seigneur de l'Echapt; derrière lui, la donatrice sa femme avec une jupe armoriée mi-partie des mêmes armes et de celles des Labbé de la Commériére. Ce vitrail fut la cause d'une contestation assez sérieuse entre les religieux et le seigneur de l'Echapt, Alexis Guitton. Ce dernier se fondant (( sur les dites effigies et écusi sons » prétendait \ au titre de supé- \ rieur fondateur

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de l'église; il refusait de rendre aveu aux religieux et voulait que le pain bénit lui fût offert avant eux. Un procès eut lieu en 1680. Le seigneur de l'Echapt fut débouté de ses prétentions et se vit contraint de consentir à rendre aveu aux religieux et à ne recevoir le pain bénit qu'après eux

Des deux côtés de cette maîtresse vitre sont placées sur des socles en pierre, deux figures remarquables, d'environ deux mètres de hauteur, peintes sur bois et découpées. L'un de ces panneaux représente saint Magloire en costume épiscopal, l'autre Notre-Dame, revêtue d'un manteau d'or et tenant FEnfant-Jésus dans ses bras. Ces peintures exécutées au XVIP siècle sont d'un beau caractère et d'une parfaite conservation ; elles viennent de l'église abbatiale. A droite et à gauche de l'autel, deux antiques statues de bois, l'une de la Vierge, l'autre de saint Joseph. Au jour de la fête de saint Magloire, un antique reliquaire en bois admirablement sculpté présente à la vénération des fidèles une parcelle importante des reliques du saint évêque dont le corps fut si dramatiquement enlevé de l'île de Serk par les moines de Lehon au IX^ siècle.

Le bénitier — une ancienne cuve baptismale — placé à la porte

(i) Voir la Note XXIII, à la fin du vol. — L'acte de décès de Dame Claire Guitton, morte en 1754, à sa terre de l'Echapt, nous apprend qu'elle était « veufve de défunt Messire Yves de Monoye, chevalier de Maux, dans son vivant commandant des villes et châteaux de Dinan et de Lehon. » Plus tard, en 1770, l'acte de baptême d'un enfant « trouvé dans le bois du Roy, de la paroisse de Lehon » nous fournit, comme parrain, le nom d'un autre commandant et « lieutenant pour le Roy, des villes et châteaux de Dinan et de Lehon » ; il s'appelait « Messire écuier Anne François de Monoye, chevalier de l'Ordre militaire royal de Saint-Louis, S"" de Maux. » Nous complétons avec plaisir par ces deux noms, la liste des gouverneurs de Dinan et d^ Lehon, citée page 80, et empruntée à M. Odorici.

latérale Sud est un <( beau monolithe de forme circulaire, d'un mètre dix centimètres de diamètre. 11 est extérieurement couvert de sculptures du XIIP siècle où l'on remarque d'abord une frise composée d'arcatures ogivales de trente centimètres de hauteur et dans chacune desquelles sont alternativement posées une palmette et une feuille de

chêne ; sous cette frise, une rangée de mascarons rappelant les modillons romans, séparés par une feuille de chêne ou de vigne ; l'intérieur porte en saillie un réseau ou filet )) au fond duquel on voit six poissons en relief en partie détériorés. Le tout repose sur un pied arrondi décoré de deux tores et appuyé sur un socle carré dont les angles sont pattés.

Au bas de la nef, les fonts baptismaux sont encadrés par de très élégantes sculptures. Ce sont les restes de huit stalles du chœur des religieux. Elles présentent les effigies peintes de la Vierge, de saint Norbert, de saint Dominique, de saint Augustin, de sainte Scholas-

(i) Répertoire Arch. des Côles-du-Nord. par M. Gaultier da Mottay.

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tique, de saint Placide, de saint Romuald et de saint Bruno. Cette boiserie n'est pas sans mérite ; elle sera replacée dans le chœur de l'église abbatiale après la restauration de l'édifice.

Mentionnons en passant, un drapeau placé prés de la balustrade du chœur. Ce drapeau, percé de plusieurs balles, a été enlevé aux Pirates Chinois, dits Pavillons Noirs, à la prise de Song Tay, le 16 Décembre 1883, par Jean Marie Lucas de Lehon qui en a fait présent à l'égHse

A l'ombre de l'église paroissiale dorment nos chers morts. Parmi ces tombes du cimetière, il en est une qu'on ne peut laisser dans l'oubli. Elle recouvre les restes d'un vénérable vieillard, M. Joseph Pépin qui fut le dernier survivant des marins du vaisseau Le

(i) Voir k Note LI, à la fin du vol.

Vengeur. Ce vaisseau, commandé par le capitaine Renaudin, faisait partie de l'escadre envoyée par la Convention en Floréal, an II, pour protéger l'entrée dans le port de Brest, d'un convoi chargé de grains venant d'Amérique. Villaret de Joyeuse commandait cette escadre. L'amiral avait déjà livré combat à la flotte anglaise, les 28 et 29 Mai. Le i^^ Juin, il engagea une troisième bataille. Hélas! elle se dénoua rapidement : commencée à dix heures du matin, elle était terminée à midi. La fumée une fois dissipée, on vit la ligne française coupée sur trois points et la flotte dispersée. Onze de nos vaisseaux démâtés, complètement désemparés, étaient entourés par les bâtiments anglais. Quatre d'entre eux parvinrent à s'échapper, six se rendirent et furent amarinés par l'ennemi. Le septième vaisseau était Je Vengeur. Abandonné de tous, foudroyé des deux bords, faisant eau de toutes parts, le Vengeur mit ses pavillons en berne pour implorer du secours. Les Anglais cessent aussitôt le feu et mettent à la mer toutes leurs- embarcations pour sauver ces malheureux (( Ces embarcations arrivées le long du bord reçurent tous (( ceux qui les premiers purent s'y jeter. A peine furent-elles débor- (( dées, que le plus aflfreux spectacle s'off"rit à nos regards : ceux de (( nos camarades qui étaient à bord du Vengeur, les mains levées au (( Ciel, imploraient, en poussant des cris lamentables, des secours (( qu'ils ne pouvaient plus espérer. Bientôt disparurent et le vaisseau (( et les malheureuses victimes qu'il contenait.... plusieurs revinrent

(i) F. le Bihan : La Vérité sur Vengeur.

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(( sur l'eau, les uns sur des planches, d'autres sur des mâts ou des (( débris du vaisseau : ils furent sauvés par un cutter, une chaloupe (( et quelques canots et conduits à bord des vaisseaux anglais » Sur 733 hommes qui composaient l'équipage, 367 furent ainsi sauvés ; 366 manquèrent à l'appel, sur lesquels 250 tués ou blessés.

M. Pépin fut du nombre des marins recueillis par les Anglais. Ces derniers enfermèrent leurs prisonniers sur des pontons, où ils furent indignement traités : on les laissait dévorer par la vermine et on ne leur donnait pour toute nourriture que du pain sec et de l'eau.

M. Pépin qui a lui-même raconté ces détails, demeura sept ans au pouvoir des Anglais. Par décret du 8 Février 1850, le Président de la République accorda la croix de la légion d'honneur à huit survivants des matelots qui montaient le vaisseau k Vengeur, lors du combat du 13 Prairial. M. Pépin, oublié alors, ne fut décoré que le 10 Novembre

Le vieux marin s'est éteint paisiblement à Lehon, au milieu de sa famille, le 18 Janvier 1857, ^ lage de 87 ans. Un excellent por-

(i) Procès-verbal du Capitaine Renaudin.

trait du vénérable grand'pére, peint en 1855, décore la salle du vieux manoir de Haiit-Eclair. Le vieillard y est représenté de grandeur naturelle, en culotte courte de velours noir, chaussé de bas blancs et de brodequins à rubans, revêtu d'une veste violette avec parements à boutons et manchettes de dentelle. Le gilet rouge, fermé jusqu'en haut, est orné de deux rangs de boutons dorés, et laisse voir le nœud coquet d'une cravate de moussehne blanche ; la croix d'honneur repose sur sa poitrine. Le portrait a grand air, et les traits du vieillard respirent à la fois, l'énergie et la bonté.

CHAPELLES DU SAINT-ESPRIT ; DE LA MAROTAIS ; DE CLERMONT ; DE SAINT-JOSEPH-DE-CONSOLATION.

Nous avons raconté, au Chapitre II, la fondation d'une chapelle au village du Saint-Esprit, en 1340. Elle fut d'abord desservie par un chapelain dépendant du prieuré ; mais en 1695, elle fut donnée au recteur de Lehon qui en eut l'entretien et en toucha les revenus, jusqu'à la Révolution française. Cette chapelle, ainsi que le courtil qui en dépendait, fut achetée comme bien national, par M. le 21 Avril 1795. Tout prés d'elle, s'élève la Croix dite du Saint-Esprit. C'est un calvaire de granit dont le travail très soigné rappelle tout ce que le XV^^ siècle a produit de plus luxuriant dans ce genre. Le mince et hardi fût de colonne qui forme le pied du calvaire, a pour

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base un piédestal à trois faces, surmonté d'arcs-boutants, et se termine par un prisme sculpté à jour sur ses quatre faces, regardant les points cardinaux : au Nord, l'Annonciation, le Couronnement de la Vierge ; à l'Est, la Nativité ; au Sud, la Vierge et l'Enfant-Jésus ; à l'Ouest, le Crucifiement, ou plutôt le Pére Eternel soutenant de ses deux bras, la croix de son divin Fils. Une colombe, symbole du Saint-Esprit, plane sur la tête du. Christ. Le faîte de cette croix, ainsi que les personnages qui ornaient le piédestal, ont été mutilés pendant la Révolution. On raconte même que l'un des misérables qui avaient essayé de détruire ce calvaire, fut écrasé par l'une des statues de pierre ; les autres bandits effrayés, prirent la fuite, poursuivis à coups de fléaux par ^■^"-^r"-^!^^ les paysans, et ne purent ainsi achever leur œuvre de destruction. Ce calvaire fut vendu avec ses dépendances, par le département des Côtes-du-Nord, à l'insatiable M. le 27 Octobre 1823 Cette jolie croix, très ébranlée par le vent, et dont les pierres délicates du

(i) Il est étrange que le département des Côtes-du-Nord ait cédé à un simple particulier la propriété de ce petit monument qui aurait dû rester national.

sommet se détachent de plus en plus, a besoin d'urgentes réparations.

La chapellenie ou prestimonie de la Marotais fut fondée, à la fin du XV*^ siècle, par deux frères prêtres, messieurs Thomas et Pierre Le Poussé ^'K Elle était desservie par un chapelain nommé par l'évêque de Saint-Malo, à la présentation des héritiers des deux prêtres fondateurs. Nous voyons plusieurs fois, le chapelain de la Marotais faire des baptêmes et des mariages, au nom du recteur de Lehon, dans les chapelles du Saint-Esprit et de Clermont, mais jamais dans la chapelle même de La Marotais, qui ne devait être qu'un simple oratoire privé. Aux terrains qui dépendaient de la chapellenie, Messire Jean des Granges, recteur de Saint-Domineuc, ajouta plus tard, une pièce de terre appelée k petit moulin à chevaux. La chapellenie relevait du prieuré, et devait lui payer chaque année, une redevance de 2 godets de froment. En 1695, après le décès du titulaire, M. Ch. Jounin, une contestation sérieuse s'éleva entre le recteur de Lehon, M. Vincent Cocquelin, et le nouveau chapelain de La Marotais, xM. Guillaume Guérin. Ce dernier prétendait acquitter dans l'ègUse paroissiale, les six messes annuelles qu'il devait dire pour les fondateurs et les bienfaiteurs de la chapellenie. Le recteur lui ayant refusé plusieurs fois des ornements et du luminaire pour

([) La chapellenie de La Marotais fut dans le principe, désignée du nom de ses fondateurs, sous le titre de Chapellenie des Le Toussé ; vers le milieu du XVIP siècle, des actes l'appellent la chapellenie des Poussé ; puis enfin dans les dernières années du siècle suivant, on la nommait la chapellenie de l'Epousée. Il est facile de suivre, comme à la piste, la transformation de ce nom.

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célébrer la messe, le chapelain humilié, assigna le recteur. L'affaire traîna en longueur et finit par être portée devant le tribunal des causes bénéficiales du Présidial de Rennes. Nous avons lu toutes les pièces de ce curieux procès, sauf malheureusement la sentence rendue par les juges, qui manque au dossier Nous inchnons à penser que le recteur, peut-être un peu trop strict, était néanmoins dans son droit ; M. Cocquelin qui gouverna la paroisse de Lehon durant près de 44 ans, laissa en mourant, au témoignage du R. P. Joseph Joly, prieur de Lehon, la réputation d'un pasteur vigilant et pieux. Nous publions aux Pièces Justificatives la lettre de nomination par l'évêque de Saint-Malo, de M. Thomas Thérèse Lucas à la chapellenie de la Marotais, en 1748 ; c'est un document intéressant pour l'histoire ecclésiastique. Les biens dépendant de cette chapellenie et consistant en plusieurs maisons, courtils, jardins et pièces de terre, dont la vente avait été ordonnée par le district de

(1) Papiers de M. Charles Amiot, de la Marotais, et de MM. Duponcel, de La Branclierie.

(2) Voir la Note XXX, à la fin du vol.

(^) M. Thomas Thérèse Lucas devint plus tard, recteur de Plorec. Deux autres Messieurs Lucas, prêtres, parents de Messire Thomas Thérèse, habitaient aussi à cette époque, la paroisse de Lehon. Ils demeuraient au Banchet, dans le village de la Grande-Haie. On les appelait dans le pays, Dom Pierre et Dom Jean. Dom Pierre périt d'accident en revenant un soir, d'accomplir à la Gautrais, malgré son grand âge — il avait 70 ans — un acte de charitable ministère. Il tomba dans l'étang de La Nourais, et s'y noya. Son petit chien qui l'accompagnait, resta toute la nuit, sur le bord de l'eau, attendant son maître ; les aboiements du fidèle animal firent retrouver, le lendemain matin, le corps du vénérable prêtre. A l'inhumation qui eut lieu dans l'église de Lehon, le 16 Juin 1766, assistèrent Messieurs : Corseul, acolyte ; Pérot^ prêtre ; Bourgeanx, curé d'office de Lanvallay ; Poillevé, recteur de Saint-Carné ; Soyer, recteur de Trélivan ; Macé de la Villéon, prêtre; P. Labbé, prêtre; Lucas, recteur de Trébédan ; frère P. Guyce, dominiquain ; F. Egault, prêtre ; Mainguy, curé de Saint-Sauveur ; J, Aubry, recteur de Lehon. — Dom J. Lucas était mort à Lehon, dix ans avant son frère, âgé d'environ 50 ans.

Dinan, furent mis aux enchères et vendus en deux fois, le 14 Mai, et le 26 Décembre 1794.

La chapelle de Ckrmont, dont nous ignorons la date de la fondation, dépendait du recteur de Lehon. On y faisait grande fête, les lundi et mardi de Pâques de chaque année, fête religieuse et assemblée populaire. Elle ne fut définitivement fermée qu'en 1807, par l'autorité municipale qui transféra dans le bourg, le pardon annuel, fit transporter dans l'égHse paroissiale les statues qui la décoraient encore, et défendit au propriétaire et au fermier d'y recevoir désormais aucune oflfrande. Une antique statue de la Vierge, enfermée dans une niche, au pignon de la chapelle, sur le bord de la route, reçoit encore aujourd'hui les hommages des pieux passants et les prières de la paroisse, le second jour des Rogations. — Nous avons parlé, au chapitre III, de la chapelle dédiée à Saint-Joseph-de-Consolatioiî, bâtie dans l'enceinte du vieux château.

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