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LE MARQUIS DE MALATESTA

C'était aussi un décor de tragédie : d'immenses salons dans ce style large et plein d'air que l'Italie moderne emprunta aux souvemrs antiques. A l'extérieur, de longues colonnades blanches dont les socles purs s'entouraient de corbeilles fleuries, des terrasses avec balustrades attiques où la brise des nuits se parfumait en passant. A l'intérieur, des lambris de marbre aux moulures sévères et gracieuses; des voûtes illustrées par le pinceau des maîtres, et partout, ces trésors de l'art, peintures ou sculptures, dont Naples la riche est si prodigue.

Chacun savait que le roi était incognito, cette nuit, au palais Doria. Nul ne l'avait salué ni vu; mais son arrivée avait donné le signal du feu d'artifice. Quant aux princes du sang, ils s'étaient tous montrés plusieurs fois cette nuit. On avait vu l'héritier de la couronne, François de Bourbon son frère cadet, Léopold, prince de Saleme, et les princesses, filles du roi. Bien qu'il n'y eût point, ce soir, étiquette de cour à cause de l'incognito de Sa Majesté, une réserve se faisait sentir. Le bal tirait à sa fin, et les valets servaient cette liqueur romaine où la neige rafraîchit l'ardent tafia des Antilles.

Autour des princesses, un grave cercle d'hommes d'État se rangeait. Les princesses causaient toilettes et opéra. Dieu sait ce dont les hommes d'État s'entretenaient. On parlait peut-être de police, peut-être de chevaux, car la lèpre de la conquête anglaise commence à gagner l'Italie du sud; peut-être de jeu, car les Napolitains sont joueurs. Quel que fût le sujet de l'entretien, les voix étaient discrètes et contenues. Nul éclat ne troublait la calme causerie des princesses et de leur cour.

Les voix étaient encore plus discrètes dans le salon de gauche, la salle du Giorgione, où huit ou dix jeunes gens, tous masqués, étaient réunis. Au premier aspect, on n'aurait trop su dire ce qu'ils faisaient, massés dans l'angle le plus obscur de la galerie. Conspiraient-ils? Et contre qui? Ne mettaient-ils point en scène, plutôt, pour employer l'expression consacrée au théâtre, quelque œuvre dramatique? Ils semblaient, en vérité, se distribuer des rôles. L'un d'eux, fort beau jeune homme, avait écarté les revers de son domino et montrait un costume aussi riche que galant. Les autres l'appelaient marquis et nous eussions facilement reconnu en lui le mystérieux conjuré qui avait fait dans le massif ce serment bizarre ;

« Il ne sortira d'ici que déshonoré ou mort, fallût-il donner pour cela mon honneur ou ma vie ! »

Dans le salon voisin on jouait un jeu d'enfer.

— Cent onces d'or I cria-t-on de la table la plus proche : il manque cent onces d'or du côté de Vincent Capelli, les fais-tu. Malatesta?

Celui qu'on avait appelé si souvent le marquis, tourna la tête, mais l'un de ses compagnons répondit pour lui :

— Malatesta joue un autre jeu, cette nuit.

Et se tournant vers ses compagnons, il reprit en baissant la voix :

— S'O ne vient pas, tant mieux ! vous savez le proverbe : Les absents ont toujours tort :

C'étaient tous jeunes gens de la haute noblesse italienne; ils avaient soupe, le soir précédent, au palais Malatesta et venaient chez Lorédan Doria après boire. Vous eussiez vu, s'ils avaient ôté leurs masques, tous ces jeunes \'isages défaits et pâles.

Ils s'appelaient, ces seigneurs, Sampieri, Marescalchi, tous deux de Bologne et tous deux princes; Vespuccio Doria, Pitti de Florence, Colonna de Rome, Ziani de Venise, Gravina de Naples. Il n'y avait pas là un nom qui ne fût historique et illustre. Et quoique la passion les poussât, entre toutes les passions, celle qui a l'aiguillon le plus subtil, la conscience leur disait que ce qu'ils allaient faire n'ajouterait point à leur gloire. Triste besogne : Grande haine, rancune mortelle fondée sur un motif par trop frivole !

On dit que, la conscience itahenne n'a plus la voix bien forte, et cependant, ces jeunes gens avaient honte. Mais cette honte n'avait pas la forc« de les arrêter. Ils se liguaient dix contre un ; et ils appelaient par surcroît la trahison à leur aide.

L'épée à la main, chacun d'eux était brave. Ils s'associaient pour commettre une lâche et ténébreuse action; ils s'associaient pour jouer, nous avons prononcé le vrai mot tout à l'heure, une de ces comédies homicides qui tuent autrement et mieux que le poignard : Leur mise en scène se réglait d'avance. Ils prenaient leurs postes; ils faisaient leur dernière répétition.

Et pourquoi prenaient-ils cette arme lâche de la ruse; eux qui étaient jeunes, eux qui étaient forts, eux qui s'étaient montrés souvent chatouilleux sur ce que l'on appelle si naïvement le point d'honneur? Parce qu'ils avaient crainte? Certes, aucun d'eux ne l'eût avoué, mais peut-être, en effet, avaient-ils crainte de leur adversaire. Celui-là était un vainqueur d'habitude qui ne savait pas encore, après cent batailles, la signification du mot revers. Celui-là était le conquérant heureux, l'inconnu d'hier dont le nom sonnait aujourd'hui comme une fanfare, le vivant éblouissement, le soleil humain dont les rayons mettaient à l'ombre toute renommée rivale.

Celui-là était le prince Fulvio Coriolani, la foHe du peuple napolitain, l'astre de la cour, le demi-dieu, la fulgurante épée; celui-là était le cavaher préféré de la reine et de ses filles ; l'ami du prince royal; le favori du roi !

Non, ce n'était pas tout à fait par frayeur que nos conjurés jetaient l'épieu pour prendre le filet dans cette chaisse désespérée. C'était par excès de haine et pour mieux assurer leur coup. — Mais que leur avait-il fait, ce splendide jeune homme? pourquoi tant d'aversion irréconciliable?

Il avait commis un crime sans pardon. Avant la venue de Fulvio Coriolani, Malatesta, Sampieri, Marescalchi, Vespuccio Pitti, Colonna, Ziani, Gravina et autres, brillaient. Que deviennent les pauvres étoiles quand le soleil dépasse la lèvre de l'horizon?

Malatesta était évidemment l'acteur principal dans le drame qui allait se jouer. Ses compagnons l'entouraient et l'encourageaient. Il paraît que son rôle était difficile.

— J'aimerais mieux l'avoir là, en face de moi, dit-il, répondant aux derniers mots de Sampieri; je n'aime pas attaquer les gens par derrière.

— Tu n'as pas de bonheur, marquis, répliqua Colonna, quand tu attaques celui-là par devant !

Sampieri s'empressa de prendre la parole pour prévenir l'aigre discussion qui ne pouvait manquer de s'élever.

— La paix, Colonna! dit-il; toi, Malatesta, écoute, tu es tombé au sort, c'est toi qui dois porter le grand coup, mais si le cœur te manque, dis-le. Je vais remettre nos noms dans l'urne, et nous tirerons de nouveau.

Malatesta répondit :

— Celui d'entre vous qui se croit plus brave que moi, n'a qu'à venir au petit jour à droite de la porte de Capoue. S'il en revient, il vous donnera de mes nouvelles !

Sampieri s'interposa de nouveau :

• — Il ne s'agit point de bravoure, dit-il; tout le monde est brave, la rapière à la main. Ce qu'il nous faut c'est de la fermeté, du sang-froid, de la présence d'esprit. A l'heure qu'il est, marquis, as-tu tout cela?

— J'ai tout cela, répliqua Malatesta.

— ■ Montre-nous ta figure, dit le Pitti de Florence; car ta voix tremble et tu ne te tiens pas droit sur tes jambes.

Malatesta fit un pas en arrière et leva la main. Sampieri l'arrêta encore. Pour un observ'ateur il eût été aisé de deviner que tous ces jeunes fous excitaient le Malatesta, comme on fait pour les taureaux avant la course.

Il arracha son masque d'un mouvement convulsif ; sa figure était livide, mais ses yeux brûlaient. L'aiguiUon devenait inutile, chacun le vit bien. Le taureau était suffisamment excité. Sampieri sourit sous son masqué en voyant la frange d'écume qui blanchissait ses lèvres convulsivement contractées, et la ligne sanglante qui bordait ses paupières.

— Bien, marquis, bien ! dit-il en lui tendant la main; je savais, moi, que le fils de ton père ne pouvait pas trembler !

— Je te défends de parler ici de mon père ! murmura Malatesta, qui baissa les yeux.

— Mais, se reprit-il, si mon père avait eu cet homme en face de lui, peut-être qu'il eût fait comme nous !

— Certes ! certes ! s'écria- t-on de toutes parts ; notre cause est bonne, marquis, pas de scrupule !

Une heure après minuit sonna à l'horloge du palais Doria.

— Il est temps, dit Sampieri, le roi pourrait se retirer. Marquis, es-tu prêt?

— Je suis prêt, répliqua le Malatesta.

— As-tu ton rôle bien présent?

— Si la mémoire me manque, fit le Malatesta avec un sourire amer, n'êtes-vous pas là pour me souffler, mes frères?

Il y eut un instant d'hésitation dans le groupe. Le marquis venait de passer la main sur son front baigné de sueur.

— Seigneurs, dit-il avec une certaine noblesse dans la voix, vous détestez cet homme depuis plus longtemps que moi. S'il ne m'avait pas pris le cœur de celle que j'aime, je sens que j'aurais été son ami. Il n'y a que mon sang ici qui ait rougi son épée. Laissez-moi pâHr si j'ai honte, on peut frapper en frémissant, je jure que je frapperai !

Toutes les mains cherchèrent la sienne, et l'on cria :

— Bravo, Malatesta !

Ce fut comme le signal de la bataille si longtemps préparée. Il se fit un mouvement parmi les conjurés qui traversèrent la saUe par petits groupes, et prirent leurs divers postes de combat : les uns en dedans, les autres en dehors de la porte haut voûtée du salon de l'Albane où était la cour. Dans ce dernier salon presque tout le monde était démasqué par respect pour les princesses. Sampieri, second premier rôle, chargé spécialement de donner la répUquc au Malatesta, resta près de lui sous la voûte. Colonna et Marescalchi entrèrent dans le salon; Pitti, Ziani et Gravina formèrent le centre de trois groupes.

Il y eut un grand silence, pendant lequel on entendit la conversation des princesses. Elles parlaient du beau, du grand, du séduisant, de l'incomparable Coriolani.

— Entends-tu cela? dit tout bas Sampieri, chacune de nos paroles va porter comme un coup de foudre. Y es-tu?

— J'y suis.

- — Commence.

Aussitôt le Malatesta prit tout haut, et bien mieux qu'on ne s'y fut attendu, le ton d'une discussion commencée.

— Si vous ne voulez pas me croire, dit-il, je vous le prouverai !

— Comment le prouveras-tu, marquis? demanda Sampieri également à haute voix et d'un accent de provocation.

Quelques indifférents tournèrent déjà la tête pour savoir quel différend allait surgir entre ce fou de Malatesta et cet autre fou, Domenico Sampieri, prince Sampieri del la Romana. La princesse de Salerne disait en ce moment :

— Mais que peut-il être devenu cette nuit?

— Il faut assurément une afîaire bien grave, répliqua le comte de Castro- Giovanni, cousin du roi apanage en Sicile, pour retenir notre cher Fulvio loin du palais Doria en ce moment.

Il regardait, en parlant ainsi, la comtesse Angéha. La comtesse de Palerme fit à cette dernière un signe caressant et affectueux pour l'engager à s'approcher. Angéha obéit.

Ce fut un murmure d'admiration dans le salon de l'Albane, quand on vit la respectueuse et gracieuse façon que prit la belle des belles pour aborder la princesse bru du roi. Celle-ci l'embrassa en souriant, et lui dit à l'oreille :

— Chère cousine, tirez-nous d'embarras et dites-nous où il est. Angélia baissa les yeux et répondit.

— Altesse, parmi les secrets que le prince ne me dit pas, il faut placer le bien qu'il fait. Dieu seul et lui le savent.

Nina Dolci lui envoya un baiser, et la princesse la fit placer auprès d'elle. Pendant cela, Malatesta et Sampieri discutaient avec une vivacité croissante. Les compères commençaient à s'approcher et à se mêler du différend. Les curieux ouvraient l'oreille. Tout à coup Malatesta s'écria ;

— Mille onces d'or si vous voulez !

— Deux mille pour peu que cela vous plaise ! riposta Sampieri.

— Qu'est-ce? qu'est-ce? fit-on aux alentours. La cour n'avait pas encore pris garde.

— Je vous dis que je le sais ! repris Malatesta avec une nuance d'aigreur.

— Qu'est-ce ! qu'est-ce? répétaient les curieux, dont le cercle s'épaississait autour de la porte.

— Sampieri soutient qu'il a le droit de s'appeler ainsi, répondit Colonna entrant en scène à son tour ; Malatesta prétend le contraire.

— Mais de qui parlent-ils?

— Eh ! fit Colonna ,ne le savez- vous pas?

Ils parlent, répondit Pitti en haussant les épaules, du prince Fulvio Coriolani.

— C'est absurde ! ajouta Ziani.

Et Gravina sentencieusement :

— Ce Malatesta ne se corrigera jamais !

— Corbac! s'écria Malatesta; que n'est-il ici? vous verriez la figure qu'il ferait !

— N'insultez pas un absent ! dit Baldi.

— Si le seigneur Baldi veut prendre en main la défense d'un misérable et d'un bandit, s'écria Malatesta d'une voix tout à coup éclatante, Ubre à lui, je soutiens mon dire !

Il fallut bien que la cour prêtât enfin attention. Cent personnes se massaient auprès de la porte. La princesse de Saleme demanda comme tant d'autres l'avaient fait avant elle :

— Qu'efct-ce donc?

— S'il plaît à votre Altesse Royale, répondit le Marescalchi en saluant avec respect, c'est le prince Coricîani qu'on accuse d'avoir volé son nom.

— Et qui ose avancer une pareille insolence? s'écria Marie-Clémentine d'Autriche.

Marescalchi répondit :

— 'C'est le cousin de notre Lorédan, Giulio Doria d'Angri marquis de Malatesta.

— Et dit-il cela^sérieusement ? dit le comte de Castro Giovanni.

— Très sérieusement, Altesse; il dit même des choses beaucoup plus graves, très sérieusement aussi.

Toutes les figures des dames de la cour peignaient uniformément l'indignation. Angéha Doria était pâle comme une morte. Quant à la Nina Dolci, que le lecteur doit supposer la plus indignée de toutes, nous sommes

obligé d'avouer qu'il n'y paraissait point. Elle s'accoudait au bras du fauteuil de sa maîtresse, éventant avec tranquillité son visage souriant et charmant. 11 n'y avait pour être aussi calme qu'elle en ce moment, que trois personnages mêlés à la foule, et rassemblés au coin de la porte voûtée. C'étaient le seigneur Visconti-Armellino, intendant second de la police royale, le grand banquier Massimo Dolci, oncle de Nina, et le cavalier Hercule Pisani. Derrière eux se tenait ce beau soldat, le colonel San- Severo, qui semblait, au contraire, en proie à une violente agitation.

— Où donc est le Doria? demanda la princesse de Salerne; il faudrait faire cesser ce scandale.

— Si Votre Altesse Royale le désire... commença Castro Giovanni. Mais il n'acheva point. Un bras se posa sur son épaule par derrière, et

une voix murmura à son oreille : « Je suis là et j'écoute ! » Il avait reconnu Lorédan Doria, masqué et confondu dans les rangs de la cour.

Cependant, comme il arrive toujours en ces circonstances, un grand silence se faisait peu à peu autour des deux interlocuteurs principaux. Chacun avait envie d'entendre désormais; la cour elle-même, malgré ses préventions en faveur du beau Fulvio, se taisait et devenait attentive.

— Je suis fâché, disait en ce moment Malatesta avec une évidente intention de sarcasme, que la chose ait été si loin. Je voulais bien causer, mais mon intention n'était point de porter une accusation pubhque.

— Tu ne la porteras pas loin, ton accusation ! grinça San Severo entre ses dents.

Armellino lui fit signe de se taire.

— Vous en a\ez trop dit, marquis, répliqua le Vénitien Ziani avec une apparente sévérité; rétractez- vous, ou donnez vos preuves.

— Vous parlez haut, seigneur Ziani ! s'écria Malatesta.

— Je parle comme je dois. Chacun ici a uni plus d'une fois le nom de celui que vous insultez au nom de la comtesse AngéUa Doria !

Tout cela était concerté d'avance. On voulait mettre le feu à la mine par tous les bouts à la fois.

• — C'est vrai ! c'est vrai ! dirent les uns ; Ziani a raison !

— Ziani a tort ! dirent les autres ; pourquoi mêler le nom de la Doria à ces querelles d'écervelés !

Sampieri prononça tout bas :

— Courage, marquis ! voilà que les princesses écoutent ! Puis il ajouta à voix haute :

— Tu as beaucoup parlé, Malatesta, mais tu n'as encore rien dit !

— J'ai accusé, repartit Malatesta, le prétendu prince Fulvio Coriolani d'avoir eu fort exactement la même vie que ce coquin titré qu'on devait exécuter demain.

— Oh ! oh ! protesta l'assemblée ; fi don ! Comparer Fuhdo au baron d'Altamonte !

— Ne faisaient-ils pas une paire d'amis? s'écria Malatesta.

— Quel est celui d'entre nous, objecta Sampieri, le bon apôtre, qui n*a pas serré la main d'Altamonte autrefois?

Ceci donnait au Malatesta l'occasion de cette réplique toute simple, qu'il lança vertement à son adversaire pour rire :

— Donc, j'ai dit quelque chose, seigneur Sampieri, puisque j'ai avancé, et puisque je soutiens qu'Altamonte et Coriolani, Coriolani et Altamonte, c'est bonnet blanc et blanc bonnet I

Nouvelle et grande rumeur. Deux personnages nouveaux étaient au premier rang de la foule. Un domino aux épaules courbées par l'âge et un jeune homme d'élégante tournure qui portait un masque à barbe de soie. Ceux qui étaient autour du vieillard s'écartèrent de lui avec respect, sauf un compagnon qu'il avait pour soutenir ses pas chancelants. Le jeune homme était placé non loin d'Armellino. Nina Dolci n'aurait eu besoin que d'un regard pour reconnaître en lui ce mystérieux personnage qui s'était glissé naguère dans la grotte d'Endymion, pendant qu'elle s'y entretenait avec Angélia : Le docteur Pietro Falcone.

Malatesta s'essuya le front. Sa tâche était rude.

— Courage ! lui dit tout bas Sampieri; marquis, le roi t'écoute !

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